| JEUDI 17 SEPTEMBRE 2015 | |||
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| Burkina : coup de force de la garde présidentielle |
| Des membres de la garde présidentielle du Burkina Faso ont fait irruption, mercredi après-midi, dans la salle du conseil des ministres et ont arrêté le président de transition, Michel Kafando, le chef du gouvernement et deux ministres, ont annoncé les autorités. Mercredi soir, des militaires ont tiré en l'air devant le palais présidentiel, où s'étaient rassemblées plusieurs centaines de personnes pour protester contre la détention des dirigeants à l'intérieur, ont rapporté des témoins. Le régiment de sécurité présidentielle (RSP), nom officiel de la garde présidentielle, n'a pas donné d'explication à son geste, qui survient à moins d'un mois des élections présidentielle et législatives prévues le 11 octobre pour achever le processus de transition et le retour du pays à la démocratie. Le RSP était l'un des piliers du régime du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la pression de la rue en octobre 2014 pour avoir voulu changer la Constitution et prolonger ainsi ses vingt-sept années à la tête du pays. Il y a deux jours, la Commission de réconciliation et des réformes, chargée de présenter des réformes pour le gouvernement de transition, avait proposé de démanteler le RSP. Dans son rapport remis au premier ministre, la Commission décrit le régiment de 1 200 hommes comme "une armée au sein de l'armée". En février, le RSP avait tenté de forcer le premier ministre à démissionner, parce que celui-ci avait le projet de réduire ses effectifs. Dans un communiqué commun, les Nations unies, l'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont appelé à la libération immédiate des personnalités retenues et affirmé leur soutien au processus de retour à la démocratie. Le Quai d'Orsay a demandé aux Français se trouvant au Burkina Faso de limiter leurs déplacements "au strict minimum". |
| En Turquie, la presse indépendante mise à l'index | ||||
| Semaine après semaine, le pouvoir turc poursuit sa cabale contre la presse indépendante – comprendre : celle qui regimbe contre l'autorité du parti islamo-conservateur AKP. Mardi, la justice a ainsi ouvert une enquête contre le puissant groupe de médias Dogan, propriétaire du quotidien Hürriyet et de la chaîne d'information CNN-Türk, pour "propagande terroriste". A l'origine de cette offensive judiciaire, la publication d'images "non censurées" de soldats turcs tués lors d'attentats perpétrés par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un entretien réalisé avec une jeune militante censée appartenir au PKK, selon l'agence de presse progouvernementale Anatolie, citée par la BBC. Lundi, déjà, les locaux du magazine politique Nokta, à Istanbul, avaient été perquisitionnés après que celui-ci eut publié en première page un photomontage du président, Recep Tayyip Erdogan, prenant, tout sourire, un selfie devant le cercueil d'un soldat recouvert du drapeau national, rapporte Hürriyet. Lors des récentes funérailles d'un militaire tombé au combat, le chef de l'Etat avait en effet expliqué que le martyre était source de joie (Today's Zaman). La journaliste Sevgi Akarcesme, elle, a subi les mercuriales du régime pour un tweet jugé insultant envers le président (ce qui est considéré comme un crime dans le pays), mais dont elle n'était pas l'auteure ; preuve du caractère risible et kafkaïen de la répression, s'émeut Business Insider. Pour les contempteurs du gouvernement, la stratégie de celui-ci est limpide : étouffer tous les titres qui osent exprimer un avis critique (Middle East Eye). A l'approche des élections législatives anticipées, qui se tiendront le 1er novembre, Murat Yetkin, d'Hürriyet, redoute que les attaques contre la presse ne se multiplient. D'autant, conclut The Guardian, que la Turquie semble s'enfoncer dans une spirale de violence sans fin avec le PKK, son ennemi atavique. | ||||
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