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vendredi 6 décembre 2013

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , vendredi 6 décembre 2013

  L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , vendredi 6 décembre 2013

                                                          ( Sources Le MONDE)


France : baisse du déficit du budget et du solde commercial 
Le déficit budgétaire de l'Etat au 31 octobre s'est établi à 86 milliards d'euros, en amélioration de près de 9 milliards d'euros par rapport à fin octobre 2012, a annoncé vendredi le ministère de l'économie. Cette légère amélioration du déficit s'explique selon le ministère par "une progression des recettes fiscales et malgré des éléments exceptionnels qui jouent en sens inverse". Parmi les éléments exceptionnels, Bercy relève la perception, début 2012, de 2,6 milliards d'euros de recettes liée à l'attribution d'autorisations d'utilisation de fréquences 4G et, dans le sens inverse, une augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement (BEI). "Hors ces éléments de nature exceptionnelle, le solde à fin octobre s'améliore de près de 13 milliards d'euros", souligne Bercy dans un communiqué. Le solde budgétaire est l'une des composantes du déficit public de la France qui, outre l'Etat, prend aussi en compte les régimes de sécurité sociale et les collectivités locales. La France a obtenu de Bruxelles un délai de deux ans, soit jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous la barre de 3 % du produit intérieur brut, le seuil limite fixé par les traités européens.
Côté commerce extérieur, la situation s'améliore aussi. En octobre, "les importations refluent du fait d'une contraction marquée des approvisionnements en hydrocarbures naturels. Les exportations diminuent également, mais dans une moindre proportion, grâce à la fermeté des livraisons aéronautiques et à l'expédition d'œuvres d'art outre-Atlantique", indiquent les Douanes. Le déficit se réduit de près d'un milliard d'euros, passant de - 5,6 milliards en septembre à - 4,7 milliards en octobre. Cette diminution du déficit est principalement due à une "contraction marquée des approvisionnements en hydrocarbures naturels", ont expliqué les Douanes.
Le solde commercial  est déficitaire de - 4,7 milliards d'euros en octobre. Le déficit des 12 derniers mois atteint - 60,6 milliards d'euros, alors que celui de l'année 2012 s'établissait à
- 67,5 milliards d'euros.
La croissance allemande accélère
La Banque centrale allemande, la Bundesbank, a légèrement relevé ses prévisions de croissance pour l'Allemagne en 2014 estimant que la première économie européenne était désormais en phase d'accélération, dopée par la vigueur de son marché intérieur. La Bundesbank table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) allemand de 1,7 % en 2014, contre 1,5 % annoncé en juin, et n'attend "pas plus" de 0,5 % en 2013, contre 0,3 % auparavant. En 2015, la croissance devrait atteindre un rythme de 2 %, selon les projections de la "Buba". L'Allemagne est le principal moteur de la timide reprise économique de la zone euro dans son ensemble, qui est toutefois tirée vers le bas par l'atonie de l'activité en France et en Italie.
Ces projections contrastent avec celles de l'économie française où la croissance stagne et où les perspectives sont modestes en 2014 et 2015.
Le Club Med dans le rouge en 2013
L'opérateur touristique français est repassé dans le rouge sur l'exercice 2012-2013, inscrivant une perte nette de 9 millions d'euros après deux exercices bénéficiaires, selon ses résultats annuels publiés vendredi. Touché comme ses concurrents par la crise qui affecte une bonne partie des clientèles touristiques européennes, il a vu son chiffre d'affaires baisser de 3,5 % à 1,41 milliard d'euros. Les ventes ont été tirées par l'Amérique et l'Asie, tandis que la France et l'Europe reculaient. Le bénéfice opérationnel du groupe a chuté de 36 % à 14 millions d'euros, un niveau à peu près équivalent à l'exercice 2009-2010. La dette nette s'est accrue de 7,5 % à 127 millions d'euros. Le groupe, qui compte faire de la Chine son deuxième marché d'ici fin 2015, a franchi le cap des 100 000 clients chinois cette année (108 000), alors qu'un deuxième village Club Med a ouvert cet été à Guilin. 
Henri Giscard d'Estaing, président-directeur général du Club Méditerranée, a déclaré : "En 2013, la dégradation des marchés touristiques européens s'est confirmée et accentuée sur l'été, notamment en France, sous l'effet d'une double crise touchant l'économie des pays émetteurs et les destinations Egypte et Tunisie.
Dans ce contexte, le Club Med a affiché une activité stable et a su préserver sa rentabilité
opérationnelle grâce à la résistance de son nouveau modèle économique et à sa présence dans les marchés à croissance rapide. C'est pourquoi, tout en renforçant sa position dans les pays matures, le groupe doit accélérer son
internationalisation avec une offre encore plus haut de gamme s'appuyant sur de nouvelles ouvertures de village et de nombreuses innovations". 
Alcatel : augmentation de capital et retour dans le CAC40
L'équipementier télécoms Alcatel-Lucent a annoncé jeudi le succès de son augmentation de capital d'un montant de 956,7 millions d'euros, dont 478 millions d'euros d'obligations, afin de se doter des moyens financiers nécessaires pour accompagner son redressement. Cette augmentation de capital est le volet financier du plan "Shift", souvent qualifié par les analystes de "plan de la dernière chance", mis en place par le nouveau directeur du groupe franco-américain, Michel Combes. Ce plan prévoit notamment la suppression nette de 10 000 emplois dans le monde et un recentrage sur un nombre limité de métiers, alors qu'Alcatel-Lucent faisait jusqu'ici figure de généraliste dans le secteur des équipements télécoms.
L'équipementier télécoms Alcatel-Lucent va faire son retour lundi dans le CAC 40 un an après avoir été évincé de l'indice vedette parisien et au moment où il a engagé un plan drastique pour se relancer. Alcatel-Lucent va remplacer le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics selon une décision prise jeudi par le Conseil scientifique des indices et annoncée par l'opérateur boursier NYSE Euronext.
TEXTOS
UE : une réunion sur l'union bancaire se tiendra vendredi à Berlin pour tenter d'avancer sur le dossier du mécanisme de résolution unique appelé à gérer les cas de banques en difficulté, rapporte le journal Handelsblattdans son édition de vendredi.
Cellectis : le groupe de biotechnologies Cellectis a annoncé jeudi soir un plan de restructuration comportant une réduction d'effectifs"significative", à la
suite de la dégradation de son activité
de vente d'outils d'ingénierie des génomes pour la recherche.
Agriculture : les rendements deprincipales cultures
au Canada
 ont atteint des niveaux records
en 2013, selon un rapport de l'institut de la statistique publié
jeudi. Pour la culture du blé, les agriculteurs canadiens ont enregistré une production inégalée
de 37,5 millions de tonnes, en hausse
de 38 % par rapport
à 2012. La
production de colza s'est accrue de
29,5 % pour atteindre un nouveau sommet à 18 millions de tonnes.
Afrique du Sud :Nelson Mandela, héros de la lutte contre l'apartheid est mort hier à 95 ans. Pierre Moscovici a déclaré :"Grâce à l'action
de Nelson Mandela, l'Afrique du Sud est devenue une puissance économique
de premier plan, qui a trouvé sa place au cœur du concert des nations. Il lègue à l'humanité un
message de courage
et d'espérance."
 
Ukraine : un homme d'affaires chinois participera à la construction d'un port en eaux profondes en Ukraine, un projet
à 10 milliards de dollars, selon un média officiel, le Shanghai Zhengquan Bao.
Si Wang Jing dément toute connexion avec le pouvoir chinois, des médias ont rapporté qu'il possédait un véhicule avec une immatriculation militaire, qu'il diffusait des chansons de l'Armée populaire de libération dans l'une
de ses entreprises et qu'il collectionnait des photos de dirigeants
lui rendant visite.
Chine-France : Jean-Marc Ayrault mise sur un objectif de
50 000 étudiants chinois en France d'ici à 2015. 
ÉTUDES
DIVERS
Pourquoi les consommateurs des marchés émergents demeurent positifs ?
Source : BCG.
INTERNATIONAL (1)
Vue d'ensemble du budget fédéral des Etats-Unis
Source : CBO.
SECTEUR FINANCIER
Evaluation des bilans des banques par la BCE et Union bancaire : où est vraiment le risque ?
Source : Natixis.
INTERNATIONAL (2)
Le Maghreb face au poids de la sphère informelle
Source : IFRI.

"Malgré ses atouts, la métropole d'Aix-Marseille reste confrontée à de nombreux défis"
Déclaration hier de l'OCDE commentant la publication du dernier rapport de l'institution basée à Paris sur Aix-Marseille. "La forte progression de l'emploi n'a cependant pas été suffisante pour réduire le chômage de manière significative : à
12 %, celui-ci reste supérieur à la moyenne nationale et à la moyenne des 275 métropoles de l'OCDE de plus de 500 000 habitants. Aix-Marseille doit aussi faire face à la concurrence internationale sur certains créneaux. Par exemple, le port de Marseille-Fos a cédé du terrain au cours des dernières décennies, face à des villes portuaires comme Gênes, Anvers ou Barcelone." 
 Le rapport souligne "que les défis les plus importants pour l'aire métropolitaine ne viennent pas tant de l'extérieur, que de l'intérieur. Aix-Marseille est une des métropoles les plus inégales de France, que ce soit en matière de revenus, d'accès à l'emploi ou d'éducation. Ces inégalités socio-économiques sont très déterminées territorialement. Le taux de chômage des jeunes atteint 50 % dans certains quartiers où plus de d'un tiers de la population n'a pas de diplôme". L'étude souligne que la métropole d'Aix-Marseille doit surmonter ses fragmentations en matière de gouvernance afin de renouer avec une croissance plus inclusive et durable. L'OCDE prône donc "une échelle métropolitaine adéquate", dont le projet de loi sur les métropoles en cours d'élaboration n'est qu"une première étape". "La future métropole devra montrer qu'elle apporte une réelle valeur ajoutée et qu'elle résout des problèmes demeurés jusque-là sans réponse", souligne l'OCDE. 

CAC 40

12:11 06/12/20134 107,62 + 0,19 %
Intraday
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PALMARES CAC 40
 Libell?bsp; Cours  Variation 
 L'OREAL  126,350  + 3,27 % 
 SAFRAN  48,000  + 1,43 % 
 SCHNEIDER ELECTRIC  58,600  + 1,23 % 
 EADS  50,450  + 1,11 % 
 SAINT-GOBAIN  36,580  + 1,05 % 
 VEOLIA ENVIRONNEMENT  11,160  - 1,06 % 
 KERING (EX-PPR)  152,550  - 1,07 % 
 ACCOR  32,695  - 1,27 % 
 STMICROELECTRONICS  5,520  - 1,74 % 
 DEXIA  0,040  - 20,00 % 
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VALEUR DU JOUR

Club Med

11:45 06/12/201317,340 € - 0,40 %
Intraday
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DEVISES ET MATIERES PREMIERES
 Libell?bsp; Heure  Cours  Variation 
 EUR/USD  12h11  1,3666  - 0,04 % 
 PETROLE  11h01  111,54  + 0,50 % 
 OR  15h34  1 222,50  - 0,41 % 
INDICES
 Libell?bsp; Heure  Cours  Variation 
 CAC 40  12h11  4 107,62  + 0,19 % 
 DJ30  16h02  15 821,51  - 0,43 % 
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Quand l'OCDE persiste dans l'erreur…

L'OCDE vient de publier une note de politique économique : "Choosing fiscal consolidation compatible with growth and equity" ("choisir les instruments d'assainissement budgétaire compatibles avec la croissance et l'équité"). Deux raisons nous amènent à nous intéresser à cette note. L'OCDE la juge importante puisqu'elle la promeut avec insistance ; ainsi son économiste en chef est-il venu la présenter au Commissariat à la stratégie et à la prospective. Le sujet nous interpelle : peut-on vraiment avoir une politique d'austérité budgétaire qui impulse la croissance et réduit les inégalités ? L'exemple récent semble montrer le contraire. La zone euro connaît une croissance nulle depuis qu'elle s'est lancée dans une politique d'austérité. Une étude soigneuse du FMI écrit : "Les assainissements budgétaires ont eu des effets redistributifs en augmentant les inégalités, en réduisant la part des salaires et en augmentant le chômage de long terme." Existerait-il donc une politique d'austérité miracle qui éviterait ces deux défauts ?

1) Quels objectifs pour la politique budgétaire ?

Selon les auteurs de l'étude de l'OCDE, l'objectif de la politique budgétaire doit être de ramener à l'horizon 2060 la dette publique à un niveau "prudent", défini par souci de simplicité, nous dit-on, comme 60 % du PIB. Tous les pays membres de l'OCDE doivent tendre vers cet objectif et mettre en place dès maintenant les ajustements nécessaires.

Mais, un objectif de 60 % est totalement arbitraire. Pourquoi pas 50 ou 80 % ? De plus, c'est un objectif en termes de dette brute (au sens de l'OCDE) et non de dette au sens de Maastricht.
Or la différence n'est pas minime (fin 2012, pour
la France, 110 % du PIB au lieu de 91 %).

L'OCDE ne cherche pas à comprendre pourquoi une large majorité des pays membres de l'organisation (20 sur 31, dont tous les grands pays) ont une dette publique qui dépasse largement 60 % du PIB (tableau 1). Peut-on penser que tous ces pays sont mal gérés ? Ce niveau important de dette publique s'accompagne de taux d'intérêt très faibles, nettement inférieurs, en termes réel, à la croissance potentielle. En 2012, par exemple, les Etats-Unis se sont endettés, en moyenne, à 1,8 % ; le Japon à 0,8 %, l'Allemagne à 1,5 %, la France à 2,5 %. On ne peut estimer que ce niveau de dette génère des déséquilibres, qu'il est responsable de taux d'intérêt trop élevés qui brideraient l'investissement. Au contraire, les dettes actuelles semblent nécessaires à l'équilibre macroéconomique.

Proposons trois explications non exclusives
à l'augmentation des dettes publiques...

Lu sur l'OFCE

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : ISF : ce que paient vraiment les riches
Le Figaro économie : Le spectaculaire redémarrage de l'économie britannique
La Tribune : Joyeux Noël, e-commerce !
The Wall Street Journal : L'économie américaine donne des signes de sa force

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