Une banque française surprise dans des manœuvres financières qui rappellent celles qui déclenchèrent la crise des subprimes
Selon le jugement, elle ne s’est pas donné les moyens de contrôler les activités de gestion d’actifs « afin d’apprécier la qualité de leur organisation interne ». Avait été repoussée une demande de créations de postes « justifiée par une surcharge de travail se traduisant par une procédure de simplification du contrôle à l’extrême augmentant le risque de ne pas détecter des anomalies ».
Cette amende vient s’ajouter à une autre, de 280 000 euros, prononcée par l’AMF fin juillet contre la société de gestion Amundi, dont Société Générale est actionnaire à hauteur de 25 %, portant sur les conditions de commercialisation d’un FCP, Fonds commun de placement.
L’AMF reproche à Société Générale Gestion, filiale à 100 % d’Amundi qui gère ce FCP (SGAM Invest Prudence PEA), de n’avoir pas « servi au mieux l’intérêt des porteurs » en n’évaluant pas précisément des produits financiers complexes, comme les CDO (titres dérivés adossés à des crédits immobiliers). Ces montages rappellent précisément les « subprimes » à l’origine de la dernière crise financière mondiale.
Dans une situation typique de conflit d’intérêt, la Société Générale a transféré des titres risqués sur le FCP , au lieu de les assumer elle-même en les reprenant pour compte propre.
Catégories: BANQUE
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