Translate

lundi 1 juillet 2024

à la UNE du LE TEMPS - lundi 1 er juillet 2024

 

Logo Le Temps

Lundi 01 juillet 2024

Portrait de l'auteur Lorène MesotLorène Mesot, journaliste

Bonjour,

La foudre a frappé trois fois ce week-end. D’abord dans les urnes, en France, où les électeurs ont choisi l’extrême droite pour écrire le futur. Le premier tour des législatives consacre le Rassemblement national de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Ensuite en Valais et au Tessin, où les intempéries ont tué. Les deux cantons se réveillent ce matin endeuillés, les pieds dans l’eau et la boue. Enfin, à l’Olympiastadion de Berlin samedi, où la Nati a eu le bon goût de battre l’Italie avec la manière, en huitième de finale de l’Euro; on sait maintenant qu’elle affrontera l’Angleterre en quarts.


📍A la une: La France version Le Pen, bientôt réalité

Denis Allard / Leextra via opale.photo

Denis Allard / Leextra via opale.photo

Pourquoi c’est important: La France a pris la mesure de la dimension historique de ces élections législatives anticipées. Preuve en est la participation, la plus élevée depuis des décennies. Les dernières projections des instituts de sondage disponibles hier soir estimaient qu’entre 34% et 35% des électeurs français ont voté pour un candidat du RN ou de ses alliés. Ce qui place le parti d’extrême droite juste devant le Nouveau Front Populaire, l’alliance de tous les partis de gauche. Notre analyse à l’issue du premier tour

Sur le terrain: «Marine! Marine! Marine!», se sont époumonés les sympathisants du RN à Hénin-Beaumont hier soir, dans le fief de Marine Le Pen. Plus de six électeurs sur dix ont voté pour elle dans cette ancienne ville minière, fer de lance de l’extrême droite française. Lire le reportage, et un autre à Pontarlier, où nos voisins, désenchantés, sont venus voter en masse

Un grand entretien: Professeur à l’Université de Princeton, aux Etats-Unis, le politologue allemand Jan-Werner Müller est un spécialiste reconnu du phénomène du populisme. Il évoque la responsabilité de ceux qui ont aidé au regain de l’extrême droite et des moyens de la contrer. Lire l’interview

Vu de Suisse: «La démocratie en France est en train de parler et nous n’avons pas envie de l’entendre. Elle nous fait douter de la possibilité d’une société républicaine universaliste», écrit notre rédactrice en chef Madeleine von Holzen. Lire l’éditorial



Les 3 actualités du matin

1

En Valais, la furie des torrents sème la mort

epa11447401 Buildings stand amid the rubble from a landslide following storms that caused major flooding in Saas-Grund, in the canton of Valais, Switzerland, 30 June 2024. Massive thunderstorms and rainfall led to a flooding situation with large-scale landslides. One person was found dead in a hotel in Saas-Grund. EPA/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
2

L'ouragan Béryl, de catégorie 4, menace les Caraïbes

A man walks past boarded up shop windows before the arrival of Hurricane Beryl in Bridgetown, Barbados on June 30, 2024. Beryl, the first hurricane of the 2024 Atlantic season, strengthened into an "extremely dangerous" Category 4 storm Sunday as it threatened the southeast Caribbean with potentially life-threatening winds and storm surge, US trackers said. (Photo by CHANDAN KHANNA / AFP)
3

Afrique du Sud: le président Cyril Ramaphosa présente son gouvernement de coalition

In this photo provided by the South African Government Communication and Information System, (GCIS), South African Président Cyril Ramaphosa, right, greets opposition Democratic Alliance (DA) leader, John Steenhuisen, left, at the first sitting of Parliament since elections, in Cape Town, South Africa, Friday, June 14, 2024. In a country where racial segregation was once brutally enforced, South Africa's new coalition government has brought a Black president and a white opposition leader together in what is on the face of it a picture of unity. (South African GCIS via AP)

desktop

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Au foyer pour jeunes autistes de Collonge, tourner la page du scandale de Mancy
Deux ans et demi après les révélations de maltraitances sur des pensionnaires, l’établissement spécialisé a entamé un profond travail de reconstruction. Au quotidien, la prise en charge reste complexe. Reportage Lire l'article


Notre sélection

Gilles Rufenacht: «L’aviation n’est pas mon domaine d’expertise, comme la santé ne l’était pas au départ»
Le patron démissionnaire de la Clinique des Grangettes et futur directeur de l’aéroport de Genève voit des points communs entre deux secteurs pourtant très différents. Son cheval de bataille: les partenariats entre le public et le privé Lire l'article

Pour la Nati, 31 passes et 31 ans
L’équipe de Suisse a battu l’Italie pour la première fois depuis 1993 au bout d’une séquence de jeu qui a démontré toute sa maîtrise technique et les progrès de son football. Elle affrontera l’Angleterre le 6 juillet à Düsseldorf en quart de finale Lire l'article

AC/DC à Zurich, l’éternel retour d’un groupe miraculé
Le groupe fondé en Australie en 1973 a retrouvé samedi soir le stade du Letzigrund, où 50 000 personnes sont venues vibrer avec Angus Young et Brian Johnson, qui pourraient bien effectuer cette année leur ultime tournée Lire l'article


L'actualité en Suisse

A view of the Rhone river, at right, and the Navizence river overflowing, following the storms that caused major flooding, in Chippis, Switzerland, Sunday, June 30, 2024. The Rhone river burst its banks in several areas of Valais canton, flooding a highway and a railway line. (Olivier Maire/Keystone via AP)

Raphaël Mayoraz, chef des Dangers naturels en Valais: «Je me suis dit: c’est complètement dingue»
Le Valais accuse le coup d’une nuit d’intempéries historiques qui ont pris la vie d’une personne et dévasté de nombreux endroits du canton. Au cœur de l’urgence, Raphaël Mayoraz précise le cours des événements Lire l'article

Mauro Poggia: «Une caisse cantonale de compensation des coûts insufflerait la transparence qui fait défaut»
Le conseiller aux Etats a convaincu de l’intérêt qu’il y a à laisser aux cantons davantage de latitude, pour insuffler de la transparence et clarifier les compétences dans l’assurance maladie. Le chemin est encore long, mais l’idée pourrait séduire alors que se profile une nouvelle initiative pour une caisse unique Lire l'article

Guy Parmelin: quand un ministre suisse ose enfin retourner en Chine
Guy Parmelin se rend à Pékin lundi prochain pour une visite de cinq jours. Il sera question d’accord de libre-échange et d’échange scientifique. Cela faisait cinq ans qu’un conseiller fédéral n’avait plus effectué un déplacement de plusieurs jours en Chine Lire l'article

Grand Format

Le Bateau Genève, lieu d’accueil, de soutien et d’insertion socio-professionnelle pour les personnes en situation de précarité, à Genève, le 24 juin 2024.

Le Bateau Genève maintient les âmes à flot depuis cinquante ans
Racheté par deux pasteurs le 29 juin 1974 et transformé en lieu d’entraide et de fête, le Bateau Genève célèbre 50 ans d’action sociale. L’occasion de retracer le destin de ce lieu hors du commun Lire l'article


Dans le débat

Portrait de l'auteur {this.author.name}}

L’argument ultime du «faire barrage» a vécu

Laure Lugon Zugravu

Portrait de l'auteur {this.author.name}}

L’impossible chantier d’Alain Berset: la Suisse

Yves Petignat, chroniqueur

Contenu partenaire
 

Verbier, le tremplin des talents précoces

Le Verbier Festival s’est toujours attaché à soutenir les jeunes talents. Que ce soit dans ses orchestres, par des masterclasses, ou des concerts qui ont vu passer la plupart des virtuoses précoces aujourd’hui devenus stars Lire l'article


desktop

Pour le plaisir

🫱🏻‍🫲🏽 S’aimer sans le sexe. Notre série «Plaisirs partagés» s’arrête cette semaine sur les couples qui ne font pas (ou rarement) l’amour, et qui trouvent leur épanouissement conjugal ailleurs que dans la sexualité. Lire l’article

🎭 Sous le pont d’Avignon, on y joue. Au Festival d’Avignon, une tribu de jeunes comédiens suisses, fraîchement sortis de la Manufacture, déploiera ses ailes. Le Temps a suivi les répétitions d’une création hors du commun. Lire le reportage et découvrir les images

📖 Quand la plume rencontre le fusain. Cellule dormante, c’est le récit poignant d’un jeune radicalisé d’une cité française conté par le journaliste Christian Lecomte, qui avait frappé le public à sa sortie en 2019. Cinq ans plus tard, les mots ont pris corps sous le fusain du fantastique Jean-Philippe Kalonji. Découvrir le fruit de cette rencontre

🍓Que mangerons-nous en 2025? L’experte culinaire Hanni Rützler décortique les tendances qui nous attendent à table l’année prochaine. L’heure «n’est plus aux 14 plats, mais à des assiettes plus pures», explique-t-elle. Lire l’interview

🦸‍♂️ Des super-héros en super galère. Dans la série SupraCell, Netflix raconte les aventures de cinq inconnus dans la banlieue sud de Londres, qui se découvrent des capacités extraordinaires. Un focus sur la communauté noire et des quartiers chauffés à blanc, pour une sympathique revisite du genre. Lire la critique


Découvrez notre newsletter sportive

🏟️ Le Vestiaire. Chaque semaine, nos journalistes racontent le sport sous toutes ses coutures. La newsletter vous fait vivre l’aventure de la Nati à l’Euro de football avant de plonger cet été dans le grand bain olympique. S’inscrire


Avant de se quitter

💌 Vous pouvez faire découvrir Le Briefing à une personne de votre entourage en lui transférant l’édition du jour. Et si vous n’êtes pas encore inscrit, c’est par ici.

📬 Une suggestion, une remarque ou un mot gentil? Vous pouvez nous écrire à cette adresse: redactionweb@letemps.ch

Bonne journée!

Cet e-mail vous a été transmis?
Inscrivez-vous ici

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux
et ne ratez plus aucune information

Facebook
Twitter
Linked in
Instagram

Le Temps, Avenue du Bouchet 2, 1209 Genève, Suisse


Législatives : Comment Macron a fait d’un échec personnel un potentiel désastre dans le pays - le 1.07.2024


https://www.huffingtonpost.fr


Législatives : Comment Macron a fait d’un échec personnel un potentiel désastre dans le pays

Des européennes au sprint des législatives anticipées, le président de la République a enchaîné les décisions et stratégies dangereuses.

























Attention ⚠️, les médias vous racontent n’importe quoi....Voici les résultats officiels 👇🏼 RN 29% & NFP 28% ! La victoire est à notre portée ! 🥳 le 1.07.2024





 

Blogs médiapart. fr : Lettre à ma famille d’immigré·e·s (et aux gens qui ont peur de la gauche) le 28.06.2024

 

https://blogs.mediapart.fr

BILLET DE BLOG 28 JUIN 2024

Lettre à ma famille d’immigré·e·s (et aux gens qui ont peur de la gauche)

D'habitude je suis prudente, j'ai peur de blesser ou de brusquer. Mais l'urgence est trop grande. Si cette lettre, adressée avec amour et colère, peut faire bouger une seule personne et changer un bulletin dans l'urne, ça vaut la peine.


Lettre à ma famille d’immigré·e·s (et aux gens qui ont peur de la gauche)

Je suis née dans la communauté russe chrétienne orthodoxe en 1979. Petite-fille de quatre grands-parents qui ont immigré au moment de la révolution russe, dont les familles ont trouvé refuge en France après le traumatisme de l’exil et de l’assassinat de plusieurs membres de leurs familles. Ils et elles se sont reconstruits en France, à l’abri. Ils et elles ont pu cultiver leurs racines, leur religion, leurs coutumes sans être mis au ban de la société, sans presque subir de discrimination dans leur accès aux droits fondamentaux, à la dignité, au logement, aux études, au travail, à la propriété etc… Je n’ai moi-même jamais été renvoyée au fait d’être une sous-française ou une citoyenne à demi, au fait de n’être pas d’ici, de ne pas appartenir assez ou d’être de trop.

Issus de milieux plus que privilégiés en Russie, ayant perdu soudainement et violemment tous leurs privilèges, plusieurs de mes grands-parents et la plupart de mes oncles et tantes ont, le temps d’une génération, construit des situations confortables, pour être pour la plupart aujourd’hui installés dans les classes moyennes ou privilégiées de ce pays.

J’ai grandi dans ce milieu à la culture très vivace, à la vie communautaire très forte, au point qu’enfant j’appelais mes amis de l’école « les français ». Nous étions donc « les russes ». Nous parlions cette langue grand-parentale avec plus ou moins d’aisance ou de maladresse, selon qu’elle était entretenue ou non à l’intérieur de nos familles. Nous pratiquions plus ou moins assidument notre religion, chez moi c’était extrêmement présent, tous les samedis soir, tous les dimanches matin, et de manière accrue au moment des grandes fêtes liturgiques. C’était de manière générale le prisme à travers lequel était pensé toute notre vie. J’adorais rater l’école pour participer à ces rituels qui transportait mon cœur d’enfant. L’été, j’allais dans un camp de vacances en pleine nature avec des enfants et adolescents de ma communauté, dans lequel ces mêmes choses étaient partagées, librement. On n’était pas aidés par les pouvoirs publics, pas empêchés non plus. On a bien fait ce qu’on a voulu, en bref.

J’ai été éduquée dans des valeurs chrétiennes qui se pensaient humanistes et généreuses et que j’ai aimé. J’ai perçu une fois adolescente puis jeune adulte ses angles morts, comme le sexisme intériorisé de mes modèles, un essentialisme à tous les coins de rue et une homophobie profondément ancrée. J’ai été baignée dans l’hétéronormativité inhérente à sa morale et dans le dégoût des « rouges » qui, de tous ceux contre lesquels on nous mettait en garde, étaient sans doute « les pires ».

Je n’ai pas été éduquée dans la peur de l’autre, puisque « l’autre » c’était déjà nous. Mais subtilement dans l’idée que rester entre nous, c’était quand même mieux. Quand des « français » ont commencé à entrer dans notre milieu, au gré des amours et des amitiés qui nous ouvraient les un·e·s les autres au monde qui nous entourait, on était accueillants pour la plupart, franchement sympas même, si on laisse de côté quelques récalcitrants terrifiés de voir se diluer nos traditions. J’ai malgré tout entendu régulièrement des remarques méprisantes qui ridiculisaient les Français, qui épinglaient la vulgarité des catholiques, le ridicule des beaufs grossiers et perçu une condescendance moqueuse vis-à-vis de « la haute » française, tellement moins spirituelle que notre aristocratie déchue. J’ai aussi entendu plus d’une fois des remarques et des clichés racistes sur les non-blancs. Adolescente, alors que mon amoureux durant plusieurs années était juif séfarade, j’ai des remarques antisémites à son sujet, et à propos de ma prétendue « mésalliance » avec lui.

Et me voilà, aujourd’hui, issue de tout cela. Je suis française. Mes enfants sont français. Je ne leur ai jamais parlé cette langue qu’ils et elles me reprochent de ne pas connaitre. Je ne leur ai pas transmis cette religion qui m’étouffait, mais une ouverture sans limites aux spiritualités dans lesquelles chacun·e est invité·e à faire ses choix, avec, sans, ou à plusieurs, très librement. Je regarde autour de moi, mes cousins, cousines, mes sœurs, qui ont gardé plus ou moins de cette culture selon leurs désirs et leurs choix. Sans le moindre fracas, nous sommes devenus, héritiers et héritières de cette immigration, la France. Sans l’ombre d’un doute, nous sommes partie prenante de cette société, nous y avons notre place, et chacun est protégé dans le lien singulier qu’il a à ses origines, à ses racines, à ses choix religieux.

Aujourd’hui dans mon métier d’autrice, directrice d’une compagnie de théâtre, je parcours les collèges et les lycées dans lesquels je rencontre des jeunes gens issus des multiples migrations qui font la France, son histoire, sa culture. Ils et elles répondent à mes interrogations sur leur vécu de notre société et le plus souvent leurs réponses témoignent de combien il est difficile d’être ramené sans cesse à ses origines, de sentir qu’ils et elles ne sont pas vraiment perçus comme étant ici chez eux, en tous cas pas pour tout le monde, contrôlés régulièrement par la police, si ce n’est pire. Ils et elles témoignent ne pas pouvoir évoquer leurs religions, et une d’entre elles plus que les autres, sans être regardés de travers, pris de haut, amalgamés, priés de se positionner vite et de prouver qu’ils elles sont bien modérés, sûr de sûr, croix de bois croix de fer, que tu mentes ou pas, on te fait vivre l’enfer. On traque chez eux la moindre absence en période de fête, la moindre allusion religieuse, la moindre jupe un peu trop longue comme un signe non-laïque et menaçant. Je vois le cœur serré ces jeunes devoir sans cesse montrer cette patte blanche avec laquelle moi je suis née et qu’on ne m’a donc jamais demandé de montrer. Nombreux sont comme moi la deuxième génération née en France, certains sont descendants d’ancêtres naturalisés depuis plusieurs générations, beaucoup sont issus de familles venues de territoires anciennement colonisés. Tous sont non-blancs.

Nous n’avons pas été, mes ancêtres et moi, de « bons immigrés », parce que nous respections la France mais parce que la France nous a respecté. Parce que la France nous a tout offert sans jamais nous demander de nous justifier, parce qu’on nous a donné le bon dieu peu importait notre confession, parce qu’on avait gagné d’avance l’estime, la confiance, le respect, parce qu’on était blancs.

Pourquoi cette France inclusive dont on a bénéficié, ne serait pas la France de tous et toutes ? Que pourrait-on faire pour partager ce gâteau qu’on nous a offert gratos ?
A l’avant-veille de ce moment qui mettra certains d’entre vous face à deux bulletins dont on a peut-être réussi à vous faire croire qu’ils étaient les mêmes, je vous demande de lire les tracts. De regarder les programmes. De vous méfier des diabolisations outrancières. Si je me remémore ce que j’ai reçu de meilleur dans mon éducation, il y avait une grande idée de l’amour, du soin du prochain et de garder toujours en nous, selon Jésus, l’innocence des petits enfants. Je pense que si on leur présentait les programmes en détail, sans séduction ni arrières pensés, juste les valeurs et les projets, les petits enfants voteraient pour la gauche unie, d’après tout ce qu’on m’a appris.
En tant qu’enfants et petits-enfants d’immigrés, ne serait-ce pas notre tour de redonner ce qu’on a reçu, en faisant un acte protecteur pour toutes les personnes minorisées ?

Je sais combien la gauche peut faire peur à certains d'entre vous, « irréaliste, bisounours, menteuse, arnaqueuse, assoiffée de pouvoir… » et on a un champion du monde en ce moment qui fait tout pour la diaboliser, en faire une extrême qu’elle devient dans les esprits qu’il parvient à coloniser. La gauche imparfaite et unie est faite de gens comme moi, qui ont bien l’intention d’avoir leur famille politique à l’œil et de rester fidèle à ce que nous construisons collectivement.

Et puis, c’est juste un bulletin dans l’urne. Si c’est très dur, sachez que je comprends, moi aussi j’ai eu du mal à voter, et deux quinquennats de suite, pour quelqu’un en qui je n’avais aucune confiance, dont je voyais les arnaques, les manipulations, l’égo surdimensionné, la soumission à des intérêts privés et à la protection des plus privilégiés. Mais je l’ai fait, avec tant d’autres, pour éviter le pire. Je vous demande de le faire à votre tour.