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jeudi 2 août 2018

à lire sur L'OBS - édition du matin - mercredi 1 er Août 2018


                                       Benalla 1er-Mai


01 août 2018
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 Avec "Mission : imposible", Tom Cruise sauve le monde... et sa carrière 

Tom Cruise a ringardisé James Bond et trouvé son assurance-vie au box-office. Le sixième volet de la franchise sort cette semaine.
 
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Sauvetage des migrants en mer : lettre ouverte à Emmanuel Macron sur le rôle des ONG

Sauvetage des migrants en mer : lettre ouverte à Emmanuel Macron sur le rôle des ONG

Lettre ouverte de plusieurs organisations françaises au président de la République

Monsieur le Président,
Le 26 juin, vous avez notamment déclaré, à propos des ONG qui sauvent en mer des migrants, qu’elles « font le jeu des passeurs ». Nos organisations, et l’ensemble de la communauté des ONG françaises, nos 250.000 militants bénévoles, salariés et volontaires, et les millions de citoyens qui soutiennent nos actions, ont été heurtés par vos propos.
Monsieur le Président, le premier rôle d’une ONG humanitaire est de sauver toute vie lorsque celle-ci est en péril, sans aucune distinction et cela ne peut se négocier. La solidarité ne se divise pas. Elle ne peut sélectionner les personnes auxquelles elle se doit de porter secours. Ou alors, ce n’est plus de la solidarité.
C’est en revanche le rôle des États d’assurer des voies légales et sûres pour la migration et l’accueil des personnes en danger. C’est le rôle de notre pays que de continuer à porter une parole courageuse en faveur des réfugiés. C’est le rôle de notre pays enfin que de porter une voix généreuse et solidaire.
Et nul ne peut faire porter sur les ONG la responsabilité des échecs tragiques de la communauté internationale à rétablir la paix au Moyen Orient ou en Afrique. Nul ne peut faire porter aux ONG la responsabilité de la pauvreté endémique qui continue de miner des territoires entiers en Afrique subsaharienne ou l’accroissement abyssal des inégalités partout dans le monde y compris dans nos territoires. Les ONG ne sont pas responsables du volume scandaleux de l’évasion fiscale qui mine le développement de nombre de pays. Elles ne sont pas plus responsables de l’accroissement du réchauffement climatique qui met sur les routes de l’exil forcé nombre d’hommes et de femmes dont les territoires de vie deviennent proprement invivables.
Monsieur le Président, nos organisations militent et agissent au quotidien et dans des conditions de plus en plus difficiles, pour apporter assistance aux personnes en danger, pour tisser des liens de solidarité et de coopération entre nos territoires et des territoires du monde. Elles portent et appellent sans cesse à la responsabilité collective pour réduire les inégalités et la pauvreté, engager les transitions écologiques et démocratiques nécessaires et investir dans le dialogue entre les peuples. Ces actions permettent le plus souvent de réduire les fractures, d’apaiser les tensions, de faire renaitre l’espoir et de contribuer à la paix au moment où les discours de haine, de peur et de défiance envahissent les relations internationales.
Nous sommes entrés depuis quelques années dans un contexte européen et mondial qui voit, mois après mois, le basculement de pays lointains et bien plus proches vers des régimes de plus en plus autoritaires et liberticides. Dans un nombre croissant de pays, tous les jours des lois sont votées, des directives données pour réduire la liberté de parole de la société civile, pour restreindre le droit d’association, voire pour criminaliser tout engagement associatif. Ainsi le recul des droits humains s’accentue et celui de la capacité à s’en indigner régresse tout autant. Chaque pouce perdu sur ce terrain est un revers pour tout ce qui a fait notre histoire et pour les valeurs qui fondent nos propres institutions.
C’est une lame de fond qui nous alerte au plus haut point, et oblige tous les démocrates convaincus que l’heure désormais doit être à la résistance et à la fermeté sur le terrain des droits humains et de l’aide humanitaire parce que c’est un impératif consubstantiel de ce que sont nos sociétés. La France peut et doit porter cette voix dans le monde, et éviter d’ajouter par des déclarations intempestives, de la confusion à la confusion. Faute de quoi, cette tendance risque également de nous emporter.
Monsieur le Président, nos causes sont justes et attendent de vous un soutien sans ambiguïté, plein et entier.
Paris, le 26 juillet 2017

Signataires : Acting for life Bertrand Lebel, directeur ; Action contre la faim Thomas Ribémont, président ; Action contre la faim Véronique Andrieux, directrice générale ; Action santé mondiale Patrick Bertrand, directeur ; Action-Aid France Birthe Pedersen, présidente ; ADTTF Abdoulaye Bah, président ; Agrisud international Yvonnick Huet, directeur ; Agronomes et vétérinaires sans frontières – AVSF Frédéric Apollin, directeur ; Aide et action France-Europe Charles-Emmanuel Ballanger, directeur ; Aides Aurélien Beaucamp, président ; ASAH Yves Knipper, directeur ; Asmae-association sœur Emmanuelle Alain Barrau, président ; Asti Christian Bulot, bénévole ; Avocats sans frontières France Vincent Fillola, co-président ; C4D Sophie Nick, directrice ; Care France Philippe Lévêque, directeur ; cartONG Charlotte Pierrat, présidente ; CCFD-Terre Solidaire Benoît Faucheux, délégué général ; Ciedel Catherine Delhaye, directrice ; CNAJEP François Mandil, président ; Collectif des associations citoyennes (CAC) Jean Claude Boual, président ; Comede Didier Fassin, président ; Comité d’accueil 72 Amélie Polachowska, membre ; Comité français pour la solidarité internationale Yves Le Bars, président ; Commerce équitable France Julie Stoll, déléguée générale ; Coordination humanitaire et développement Xavier Boutin et Thierry Mauricet, co-présidents ; Coordination SUD Philippe Jahshan, président ; CRID Emmanuel Poilane, président ; ECPAT France Emilie Vallat, directrice ; Electriciens sans frontières Hervé Gouyet, président ; Entraide médicale internationale, EMI Alain Roussel, président délégué ; Etudiants et développement Vincent Pradier, délégué général ; Fédération artisans du monde Anne Chassaing et Daniel Beauchêne, coprésident-e-s ; Fondation Danielle Mitterrand France libertés Emmanuel Poilane, directeur général ; Fondation GoodPlanet Henri Landes, directeur général ; Forim Thierno Camara, président ; Frères des Hommes Bernard Cabut, membre du Conseil d’administration ; Frères des Hommes Luc Michelon, président ; GERES (Groupe Energie Renouvelable environnement et solidarité) Laurence Tommasino, déléguée générale ; Gevalor Jean-Michel Royer, président ; Grandir dignement Hélène Muller, directrice ; GREF Agnès Riffonneau, présidente ; Gret – Professionnels du développement solidaire Olivier Bruyeron, directeur ; Groupe initiatives Pierre Jacquemot, président ; Habitat-cité Annabella Orange, directrice ; Handicap international/humanité et inclusion Manuel Patrouillard, directeur général ; IECD Tobias Hartig, directeur ; Ingénieurs sans frontières Sébastien Gondron, président ; La Chaîne de l’espoir Jean-Roch Serra, directeur général ; Ligue des droits de l’Homme Malik Salemkour, président ; Maison des citoyens du monde de Loire-Atlantique Jean-Clair Michel, président ; Medair France Annick Balocco, directrice ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – Mrap Jean-François Quantin, co-président ; Oxfam France Cécile Duflot, directrice ; Partage Nicolas Lenssens, directeur général ; Peuples solidaires – Action aid (groupe Le mans-la Suze) Patrick Brossard, président ; Plateforme d’associations franco-haitïennes Jimitry Annexile, chargé de missions ; Première urgence internationale Thierry Mauricet, directeur général ; Ritimo Danielle Moreau, co-présidente ; Secours islamique France Rachid Lahlou, président ; Sherpa Sandra Cossart, directrice ; Sidaction Florence Thune, directrice générale ; Solidarité laïque Roland Biache, délégué général ; Solidarités international Alexandre Giraud, directeur général ; SOLTHIS Louis Pizarro, directeur général ; SOS Villages d’enfants Isabelle Moret, directrice générale ; SOS Villages d’enfants France Gilles Paillard, directeur général ; Vision du monde Camille des Boscs, directrice générale.

Fonction publique : quatre "chantiers" pour parvenir à un projet de loi en 2019


https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr

Fonction publique : quatre "chantiers" pour parvenir à un projet de loi en 2019

 
Olivier Dussopt
© AFP | Olivier Dussopt
Engagée au printemps, la concertation sur les réformes de la fonction publique va se poursuivre à partir de la rentrée, dans la perspective d'un projet de loi qui sera présenté au premier semestre 2019. Les principaux objectifs du gouvernement sont au nombre de quatre : rénover les instances de dialogue social, élargir le recours au contrat, renforcer "la rémunération au mérite" et mieux accompagner les évolutions professionnelles. Une concertation spécifique à la "modernisation" de la fonction publique territoriale est en cours.
"Adapter" et "assouplir" le statut de la fonction publique, "faire en sorte qu'il puisse redevenir un cadre efficace pour l'action publique". Telle était l'ambition affichée par le Premier ministre, en annonçant le 1er février le lancement d'une concertation au long cours avec les syndicats et les employeurs publics. Depuis l'ouverture effective, fin mars, de cette concertation, plusieurs dizaines de réunions ont eu lieu, parfois sans certains syndicats - ceux-ci choisissant de les boycotter. Au fil des travaux, le projet gouvernemental s'est précisé. Jusqu'au "point d'étape" que le secrétaire d'État, Olivier Dussopt, a organisé le 19 juillet. Les instances de dialogue social pourraient être profondément renouvelées. Une nouvelle instance "chargée des questions collectives" serait créée par la fusion des comités techniques et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). De leur côté, les commissions administratives paritaires, qui traitent des carrières individuelles, verraient leur rôle recentré sur "l’examen des situations les plus délicates".
En outre, le gouvernement entend élargir le recours au contrat. Pour cela, un nouveau type de contrat, dit "de projet", ou "de mission", ferait son apparition. Avec ce CDD d'une durée maximale de six ans, les employeurs publics pourraient plus facilement "s’adjoindre temporairement des compétences spécifiques de tous niveaux pour la conduite de projets". La concertation sur cet axe de la réforme doit se poursuivre à la rentrée. Une réunion devrait ainsi traiter de l’amélioration des conditions d’emploi des contractuels.

"Individualisation des rémunérations"

Deux autres questions ont été abordées plus tardivement. D'abord, celle de "l'individualisation des rémunérations". "Nous réfléchissons à de nouvelles formes d’intéressement des agents publics, sur le plan individuel comme collectif, pour mieux reconnaître l’exercice de certaines fonctions ou responsabilités", précisait Olivier Dussopt, le 11 juillet dernier. Il s'agit aussi, a-t-il dit, d'"apporter des réponses concrètes aux problématiques d’attractivité de certains territoires ou de certains métiers". L'autre chantier porte sur les évolutions de carrière. L'enjeu consiste, selon le secrétaire d'État, à "offrir aux agents candidats à une mobilité mais également à ceux qui sont concernés par l’évolution de leurs métiers ou de leur service, de nouvelles perspectives d’évolution professionnelle, dans la fonction publique ou, pour celles et ceux qui le souhaitent, dans le secteur privé". Ces départs dans le privé s'effectueraient notamment dans le cadre de plans volontaires.
Les discussions sur les rémunérations et l'accompagnement des évolutions professionnelles feront l'objet d'un point d'étape au mois d'octobre. Ensuite, tandis que les syndicats consacreront leurs forces aux élections professionnelles du 6 décembre, le gouvernement préparera un projet de loi pour le premier semestre 2019. En sachant que de nouvelles réunions de concertation ne sont pas exclues, au début de l'année prochaine.

Les emplois de direction générale largement ouverts aux contractuels

Le futur texte de loi sur la fonction publique constitue le vecteur idéal pour élargir les possibilités de recours au contrat, comme le souhaite le gouvernement. Mais, alors que venait de débuter la concertation dédiée à ce sujet, il a voulu anticiper la réforme, pour partie, afin de mettre en œuvre rapidement l'une des mesures du programme d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle : la très large ouverture des postes d'encadrement supérieur aux contractuels. Dans ce but, il a déposédes amendements dans le cadre de la discussion en première lecture à l'Assemblée nationale du projet de loi "Avenir professionnel", qui a démarré le 11 juin. Des dispositions que la majorité a adoptées sans le moindre débat, dans la nuit du 15 au 16 juin. Mais, qui ont fait l'unanimité contre elles, tant du côté des associations et syndicats de cadres supérieurs que des institutions de la fonction publique territoriale. Une hostilité entendue par les sénateurs, mais aussi et surtout, finalement, par les députés. Lors de l'examen en nouvelle lecture du projet de loi, ceux-ci ont réservé la possibilité d'un recrutement direct des contractuels sur des emplois de direction générale aux collectivités territoriales d'au moins 40.000 habitants - ce seuil étant celui à partir duquel les employeurs locaux peuvent recruter des administrateurs.
"La mesure n’a jamais été demandée ni par le collège des employeurs du CSFPT [ndlr : Conseil supérieur de la fonction publique territoriale], [ni] par les associations d’élus territoriaux", a tenu à souligner Philippe Laurent, président de l'instance de concertation de la FPT. Ce dernier sait de quoi il parle. A la demande du Premier ministre, il conduit avec le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics une mission sur la "modernisation de la fonction publique territoriale", dont un point d'étape a été dressé, début juillet, en présence du Premier ministre et des représentants de la plupart des associations de maires et de présidents d'intercommunalités. Proposition phare : la création d'une coordination des employeurs territoriaux - prévue pour l'automne - qui permettrait de renforcer la capacité des employeurs territoriaux à participer aux négociations sur les décisions en matière de gestion des ressources humaines. En matière de temps de travail, les employeurs locaux souhaitent que toutes les collectivités se conforment à la durée légale de 1.607 heures par an. Ils prônent un "retour" à la norme qui soit "progressif et négocié dans le cadre du dialogue social". Ils ont aussi, entre autres, rejeté la décorrélation du point d'indice proposée par le président de la République et souhaité une évolution des centres de gestion et du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Le gouvernement paraît accepter l'ensemble de ces demandes.

Climat tendu

La concertation sur ces différents chantiers va se poursuivre au cours de l'automne. Une saison qui sera riche en discussions, puisque le gouvernement annonce deux autres axes de travail, dans le cadre de l'Agenda social de la fonction publique : l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes - avec une possible négociation sur ce thème - et la protection sociale complémentaire.
Ces travaux seront menés avec des syndicats excédés par la politique du gouvernement et qui se sentent peu ou pas entendus. Gel du point d'indice, report d'un an de la mise en œuvre des mesures de revalorisation des carrières décidées sous le précédent quinquennat, retour du jour de carence, compensation de la CSG sans gain de pouvoir d'achat… les différends entre l'exécutif et les représentants des agents publics se sont multipliés depuis un an. Les minces annonces faites lors durendez-vous salarial du 18 juin n'ont pas arrangé les choses. Pas plus que les recommandations du rapport du Comité action publique 2022 mis en place en octobre 2017 par le Premier ministre. Ce rapport d'une quarantaine de personnalités des secteurs public et privé, longtemps tenu secret, promet 30 milliards d'euros d'économies - alors que le gouvernement ne lui demandait d'en trouver qu'à hauteur de 4,5 milliards d'euros - tout en améliorant la qualité du service public. L'une de ses recettes consiste à élargir le "recours au contrat de droit privé" - et non celui de droit public - dans les administrations de l'État, les hôpitaux et les collectivités territoriales. Ce type de contrat serait, selon ce document, "la voie 'normale' d’accès à certaines fonctions du service public".
Pour les syndicats, le gouvernement a anticipé cette recommandation du comité en la plaçant au cœur de la concertation lancée au début du printemps. Et en dépit des déclarations rassurantes d'Olivier Dussopt, l'exécutif tente, selon eux, ni plus ni moins de remettre en cause le statut de la fonction publique. Cette inquiétude sera certainement au cœur de la campagne que les syndicats mèneront pour les élections professionnelles, décisives pour leur influence.



Croissance et langue de bois

Lu dans le DL du 1/08/2018

LE BILLET PAR GEORGES BOURQUARD 

Croissance et langue de bois

En plein tohu-bohu Benalla, la nouvelle risque de passer inaperçue. Il faut dire qu’elle n’est pas agréable à entendre. 
Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, révèle que la croissance est en berne. 
Autant dire que ce n’est pas demain la veille que le chômage va se dégonfler. 
L’objectif des 2 % claironné sur tous les tons ne sera pas atteint cette année.
 Le nouveau monde aurait-il des ratés…
 La faute à qui alors ? Le ministre connaît les coupables. 
Le gouvernement auquel il appartient n’est pas en cause évidemment.
 Ce n’est pas non plus de la faute à « pas de chance », l’argument ne ferait pas très sérieux dans une bouche ministérielle.
 Bruno Le Maire pointe du doigt les responsables : les grèves, l’augmentation du prix du pétrole et la guerre commerciale déclenchée par Trump. Bref, si la France patine, c’est à cause des autres.
 Dans les cours de récré, les potaches pris en flagrant de chahut ne disent pas autre chose.
 Et ce n’est pas fini : la loi Pacte censée booster les entreprises va également avoir du retard à l’allumage. 
À cause de qui ? De l’opposition qui bloque les travaux de l’Assemblée nationale avec ses palabres à n’en plus finir.
 C’est vrai ça, si on se met à débattre au Parlement, où va-t-on ?
 En conséquence, Le Maire demande aux Français d’être patients, l’amélioration est pour bientôt.
 Ou plus tard. On a déjà connu des courbes qui devaient s’inverser, le pouvoir d’achat s’envoler et le pays prospérer comme jamais. D’un gouvernement à l’autre, seule la langue de bois échappe à la crise de croissance

mercredi 1 août 2018

- Les Crises.fr - Revue de presse du 01/08/2018

https://www.les-crises.fr


                                  Les Crises

1.août.2018 // Les Crises




Revue de presse du 01/08/2018

                                  

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CRISE DE L’EMPLOI

Migrants : l'Allemagne crée des emplois... à 80 centimes de l'heure

"Berlin compte créer 100.000 "minijobs" à destination des populations réfugiées en Allemagne pour faciliter leur intégration. A moindre coût."
Source : Europe 1

Les salariés et indépendants face aux plateformes digitales

"La fin du travail, ou a minima la fin du salariat, ce sont les deux grandes prophéties qui ont accompagné la montée en puissance de l’économie des plateformes. Toute l’économie pourrait basculer à terme dans une ubérisation de la relation de travail. Derrière ce spectre du délitement du travail et du salariat, il y a deux idées bien ancrées."
Source : XERFI CANAL

DÉMOCRATIE

Rencontres économiques d’Aix : la fine fleur du journalisme au service des puissants

"Comme chaque année, du 6 au 8 juillet, les « Rencontres économiques d’Aix-en-Provence » se sont tenues sous le patronage du Cercle des économistes, « réunion notoire, à quelques différences secondes près, d’amis du système [ayant à cœur] la célébration de la mondialisation et de l’Europe orthodoxe » qui influent fortement sur les politiques publiques [1] et de Bpifrance, organisatrice du « Village start-up ». Haut lieu de l’économie libérale rassemblant le gratin des « décideurs », des grands patrons aux membres du gouvernement en passant par de « jeunes entrepreneurs innovants », les rencontres d’Aix sont aussi un haut lieu de ménages pour les journalistes."
Source : ACRIMED

EUROPE

Droits d’auteur : l’étrange campagne « citoyenne » contre « l’impitoyable » article 13 qui fait enrager les lobbies

"L’europarlement vote jeudi 5 juillet sur un projet de directive réglementant « le droit d’auteur dans le marché unique numérique ». C’est peu dire que cette perspective a mobilisé les géants mondiaux de l’Internet qui redoutent d’être soumis à quelques contraintes. La proposition émanant de la Commission européenne est pourtant fort prudente, et ne menace guère les Facebook et autres Google de la guillotine immédiate. Mais, pour les firmes, surtout américaines, c’est déjà trop."
Source : RUPTURES

FRANCE

Les 500 grandes fortunes françaises possèdent 30 pour cent du PIB français

"Depuis le krach de 2008, les Français les plus riches ont triplé le pourcentage de l’économie qu’ils détiennent personnellement. De 2009 à 2018, leur fortune collective est passée de 10 à 30 pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, atteignant un niveau record de 650 milliards d’euros, selon le classement 2018 du magazine Challenges. La production nationale, quant à elle, n’a crû que de 12 pour cent. Ce montant cumulé des 500 plus grandes fortunes de France est le produit de l’austérité sociale menée par les gouvernements successifs depuis 2008, pour détruire les acquis sociaux obtenus par les travailleurs à la Libération de l’Occupation nazie et du régime de Vichy."

Général Soubelet : «Notre pays n'est pas gouverné, il est administré par des technocrates»

"Le Général Soubelet revient sur une affaire opposant un autoentrepreneur à l'État. Selon lui, cette affaire est le symptome de la dérive technocratique de l'administration française."
Source : Le Figaro

GÉOPOLITIQUE

Et si la politique de Trump profitait au final à la Chine ?

"Et si la politique protectionniste de Donald Trump servait avant tout les intérêts de la Chine ? Selon Automotive News, la guerre commerciale lancée par le locataire de la Maison Blanche ventant les mérites de l’America Firstoffre en effet un avantage inattendu à l’industrie automobile chinoise. Les États-Unis ont été de loin le plus gros marché d’exportation pour la Chine pendant de nombreuses années. Pour cette raison, la guerre commerciale que le président américain Donald Trump mène contre la Chine pourrait bien – au premier abord – saper la croissance de l’économie chinoise. Mais, selon le journal, l’industrie automobile chinoise a peu à perdre et beaucoup plus à gagner de la croisade menée par Trump … mais aussi de la riposte du gouvernement chinois qu’elle a engendrée. Chose que l’administration Trump n’avait probablement pas prévu ou du moins anticipé."
Source : LE BLOG FINANCE

Bras-de-fer américano-iranien en Mésopotamie

"Les forces américaines à Al-Tanf sont en difficulté tant du côté syrien qu’irakien. Téhéran résiste aux manœuvres américaines en Irak et refuse que Haidar Abadi, le nouvel allié de l’imprévisible Moqtada Sadr, soit reconduit à la tête du gouvernement. Abadi est par ailleurs lâché par certains alliés traditionnels et fragilisé par les émeutes dans les principales villes à majorité chiites du Sud et du centre…Quant aux leaders sunnites, ils refusent de voir Moqtada Sadr associé au pouvoir, comme les y invite les émissaires américains."
Source : AFRIQUE ASIE

Exportations d'armes : Koweït, Qatar, Emirats, les trois principaux clients de la France en 2017

"Les exportations d'armement françaises sont en très nette régression, passant de 13,9 milliards d'euros en 2016 à 6,94 milliards en 2017. Les industriels ont livré pour 6,73 milliards de matériels militaires à l'étranger l'an dernier."
Source : La Tribune

MATIÈRES PREMIÈRES

Le PDG de Total ne serait pas surpris de voir un baril de pétrole à 100 dollars « dans les prochains mois »

" Il a souligné que les variations de prix sur le marché étaient actuellement assez fortes en raison des tensions diplomatiques. "Nous sommes dans un nouveau monde où les tensions géopolitiques dominent le marché à nouveau", a dit le PDG du groupe pétrolier français."

RÉFLEXION

Le narcissisme pathologique de la civilisation

"Le 4 mai 2018, à l’université de St. Olaf, dans le Minnesota, aux États-Unis, Noam Chomsky a prononcé un discours organisé autour, selon lui, de « la plus importante question jamais posée dans l’histoire de l’humanité », à savoir « si oui ou non la vie humaine organisée survivra », sur la planète Terre, aux nombreux problèmes de notre temps, qui se posent de manière urgente, sur le court terme plutôt que sur le long. Dans une tribune récemment publiée sur le site du journal Libération, Élise Rousseau, écrivaine naturaliste, et Philippe J. Dubois, écologue, affirment que la « destruction de la nature » est un « crime contre l’humanité ». Il fallait oser."
Source : LE PARTAGE

SOCIETÉ

Les compagnies pharmaceutiques dépensent deux fois plus en marketing qu'en recherche

"Les manufacturiers de médicaments dépensent près de deux fois plus pour la promotion de leurs produits que pour la recherche et le développement, révèle une nouvelle étude. Dans leur analyse des données provenant de deux entreprises spécialisées dans les études de marché, Marc-André Gagnon et Joel Lexchin, de l'université York, de Toronto, ont constaté que les sociétés pharmaceutiques américaines ont consacré, en 2004, 57,5 milliards $ US à leurs activités de promotion. Par comparaison, les dépenses en recherche et en développement de l'industrie pharmaceutique aux Etats-Unis se chiffraient la même année à 31,5 milliards $, selon un rapport de la Fondation nationale des sciences, incluant les fonds publics dévolus à la recherche industrielle."
Source : LE DEVOIR

Quand le gouvernement prône la réparabilité, Amazon détruit ses produits

"Alors que demain la Secrétaire d’Etat Brune Poirson fera la promotion d’un indice de réparabilité sur les produits à l’occasion d’une visite chez le groupe Fnac Darty, un nouveau scandale révèle que le géant de la vente en ligne Amazon pratique la destruction massive des biens qui lui sont retournés."
Source : Amis de la terre

ÉCONOMIE

Théorie économique : une belle erreur d’analyse

"Alors que nous étions invités il y a quelques jours par France Inter à débattre sur le thème : Emmanuel Macron est-il le président des riches ?, l’animatrice nous demande en fin d’émission de raconter la fois où l’on a changé d’avis sur un sujet. L’occasion d’avouer une belle erreur d’analyse. La mienne a été de croire que la crise allait changer la dynamique de la réflexion économique."

Une multinationale coûte en moyenne 300 millions d’euros par an à la collectivité

"Les vrais assistés de la société française ne sont pas forcément ceux qui sont le plus souvent montrés du doigt. Les gouvernements successifs ont fait de la préservation de la « compétitivité » des entreprises françaises leur mantra. « Compétitivité » qui s’est traduite par des allègements de cotisations sociales, par une précarisation de l’emploi, par des cadeaux fiscaux toujours plus importants, et qui a également servi à justifier l’absence d’action ambitieuse pour s’attaquer à la pollution de l’air ou réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Une étude publiée par le Basic et l’Observatoire des multinationales à l’occasion de la parution du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » essaie pour la première fois de mettre un prix sur ces politiques."
Source : BASTAMAG

Eric83 // 01.08.2018 à 07h49
Sur la menace terroriste :
“L’auteur de l’attentat de Manchester en mai 2017 aurait été pris en charge par la marine britannique trois ans plus tôt alors que les combats faisaient rage en Libye. L’information complète les conclusions d’un rapport du renseignement britannique.”
Et en 2018, des Etats de l’UE, la France, l’Angleterre et l’Allemagne ont annoncé qu’ils allaient accueillir, dans les 3 mois, des “Casques Blancs” avec leurs familles qui ont été exfiltrés de Syrie, via Israël, en Jordanie.
Or, quantité de documents, vidéos, témoignages démontrent que les “Casques Blancs” sont soit des sympathisants des groupes islamistes radicaux/djihadistes/islamistes soit des activistes eux-mêmes de ces groupes.
Refusons cette nouvelle forfaiture de l’Etat Français qui alimente la menace terroriste à la place de chercher à l’éradiquer.
Pétition : NON à l’accueil des “Casques Blancs” en France et au sein de l’UE
https://www.mesopinions.com/petition/politique/accueil-casques-blancs-france/46456