La centrale des fonctionnaires grecs ADEDY a décidé hier lundi une grève nationale pour demain jeudi 29 août. Le syndicat des enseignants du secondaire (OLME) a lancé un appel international au soutien des syndicats.
En Grèce, où le taux de chômage a atteint 27%, le gouvernement présidé par le conservateur A. Samaras et dont le vice président est le socialiste E. Vénizélos, a approuvé la mise en œuvre d’ici fin septembre de la mutation forcée de 12 500 fonctionnaires.
Il s’agit d’une nouvelle phase d’un plan global de 4 000 licenciements et de mutation forcée de 25 000 fonctionnaires d’ici la fin de l’année, condition imposée par la « troïka » (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) à la poursuite des versements des prêts accordés par les pays de la zone Euro et le FMI. La « troïka » vient fin septembre, en vérifier l’exécution.
4 000 fonctionnaires ont déjà été mutés en juillet, pour la plupart enseignants et employés du Ministère de l’Education. Mutés, ils sont obligés d’accepter leur nouveau poste sous peine de mise en disponibilité avec salaire réduit avant licenciement. C’est déjà le cas de 2 122 enseignants.
Sont touchés aussi les personnels hospitaliers : fusions de divers organismes, d’hôpitaux, avec suppressions de postes à la clé, fermetures d’hôpitaux transformés en « centres de santé » , contre lesquelles les agents hospitaliers ont manifesté, Vendredi dernier, à Athènes.
Un appel du syndicat des enseignants OLME à la solidarité internationale contre la répression et la destruction de l’école publique
On lira dans Informations Ouvrières du 22 août que OLME a lancé un appel au plan international à l’ensemble des organisations syndicales enseignantes pour « qu’aucun enseignant ne soit suspendu ou licencié, que tous les lycéens puissent s’inscrire dans la filière de leur choix dans les lycées professionnels, ainsi que l’arrêt de la mobilité et de la politique de coupes dans les dépenses publiques qui détruit l’enseignement public en Grèce ».
En France, la direction de la FSU a transmis le message d’appel au soutien adressé par OLME à l’ensemble de ses syndicats, en « les invitant vivement à apporter leur soutien et à relayer ce message » et la FNEC FP-FO s’est adressée au Premier ministre grec et au ministre de l’Education afin de leur faire part de son extrême inquiétude.
L'absence de riposte des Occidentaux face à l'utilisation d'armes chimiques par le régime d'Assad délivrerait à tous les dictateurs de la terre un passeport pour la barbarie.
Ce "compte d'épargne" attribuera des points aux salariés qui travaillent dans des conditions pénibles, pour leur permettre de partir plus tôt à la retraite.
Agée de 16 ans, elle avait rapporté avoir été victime d'une agression islamophobe. Elle doit subir une intervention chirurgicale ce mardi. Son état est préoccupant.
L'ADN d'Allison Benitez a été retrouvé dans le congélateur familial et dans un lave-linge de la caserne où travaillait son père. L'ADN de sa mère y aurait également été prélevé.
"60 millions de consommateurs" a analysé les substances émises par différentes e-cigarettes. Qu'en penser ? Sciences et Avenir se penche sur la question.
"Le Grand Journal" version de Caunes, "C à vous" orchestré par Anne-Sophie Lapix, "Touche pas à mon poste" saison 2 : c'est reparti pour une saison télé.
Liens historiques, échanges commerciaux et fermeté face aux Occidentaux expliquent la position inflexible de Moscou. Décryptage.
Le président russe, Vladimir Poutine, lors d'une réunion le 26 août 2013 à Kemerovo (Russie). (ALEKSEY NIKOLSKY / RIA NOVOSTI / AFP)Par Julie Rasplus
Mis à jour le , publié le
Pas d'infidélité en vue entre Moscou et Damas. Alors que des enquêteurs de l'ONU se sont rendus, lundi 26 août, sur les lieux d'une attaque chimique présumée, le chef de la diplomatie russe a redit son inquiétude quant à une possible intervention armée en Syrie."C'est un terrain glissant et très dangereux" et "une grossière violation du droit international", a prévenu Sergueï Lavrov, au cours d'une conférence de presse convoquée en urgence. Deux ans après le début du conflit, les Russes restent toujours le meilleur allié du régime syrien. Pour quelles raisons ? Eléments de réponse.
Maintenir des liens historiques
La loyauté de Moscou vis-à-vis du régime syrien tient d'abord aux liens entretenus de longue date, dès les années 1950, sous l'époque soviétique. Les relations entre les deux pays se sont renforcées à partir de 1980, au moment "où la Syrie était le seul pion de la diplomatie soviétique dans la région", explique à francetv info Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie et chercheur à l'université de Tours.
"Les Russes mettent beaucoup en avant ce rapport à l'histoire et défendent le fait qu'ils connaissent très bien la région", note pour francetv info Julien Nocetti, de la cellule Russie à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Leur soutien trouve notamment sa source dans des questions religieuses, et plus précisément dans la présence de minorités chrétiennes en Syrie : 7 à 9% des Syriens seraient chrétiens. Or, "les Russes se posent en défenseur des chrétiens d'Orient et veulent jouer leur rôle de protecteur", précise Julien Nocetti.
Préserver une position stratégique
Damas constitue aussi une position stratégique pour Moscou dans la région. Depuis 1971, la Russie dispose d'une base navale dans le port de Tartous, ville située sur la côte ouest de la Syrie. Hors de question pour Moscou de la perdre : après une longue période d'abandon, le pays souhaite désormais en faire une véritable base de ravitaillement, abritant des navires lourds, tels des frégates ou des croiseurs.
Tartous est d'autant plus précieuse aux yeux des Russes qu'il s'agit de leur seul accès sur la Méditerranée. "Il ne faut pas la surestimer, mais c'est leur seule ouverture sur les mers chaudes", analyse Frédéric Pichon. "L'endroit rêvé pour installer des radars et prendre la Turquie en tenailles", précisait en 2012 le spécialiste Fabrice Balanche, sur Europe 1.
Conserver un atout commercial
La Syrie reste aussi un partenaire économique de poids pour la Russie, indique Hélène Blanc, spécialiste de la Russie, sur RFI. Elle "est un très bon client de [Moscou] qui n'exporte plus rien sinon des matières premières et des armes". Depuis 2005, les échanges entre les deux pays se sont envolés, atteignant le pic des 2 milliards de dollars en 2008, détaille un rapport de l'Ifri (PDF).
Outre les contrats d'armements, souvent signés "à crédit" selon Frédéric Pichon, les Russes possèdent aussi des intérêts énergétiques en Syrie. "Il y a plusieurs acteurs russes qui y exploitent du pétrole et du gaz. Un grand jeu énergétique se joue là-bas", précise Julien Nocetti. La question du gaz, surtout, n'est pas négligeable. Depuis des années, Russes et Syriens s'opposent en effet à un projet de pipeline "poussé par le Qatar et qui doit traverser la Syrie". "On peut voir dans le soutien de Moscou à Damas une manière de bloquer ce projet qatari", analyse Frédéric Pichon.
S'opposer par principe
Pour Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe interrogée par Europe 1, la Russie entend "montrer [aux Occidentaux] qu'elle est une puissance, qu'elle a toute légitimité à être présente au Moyen-Orient, car c'est le dernier pays où elle a une influence dans la région." Et pour cela, Moscou brandit la carte de l'intervention en Libye, déclenchée par les Occidentaux en 2011, et toujours pas digérée.
"Les Russes, qui se sont abstenus de voter la résolution 1973 de l'ONU, considèrent que les Occidentaux sont allés trop loin.Pour eux, l'intervention ne devait pas aboutir à la chute du régime de Kadhafi. Ils ont l'impression d'avoir été floués", résume Frédéric Pichon. "Ils ont fait du cas libyen un exemple pour dire qu'une intervention armée en Syrie ne fera qu'empirer la situation", renchérit Julien Nocetti. Face à cela, Moscou reste donc inflexible, au nom de "la souveraineté territoriale et du principe de non-intervention dans la vie des Etats".
Retraites : la CGT et le Medef ne sont pas satisfaits
"Le Premier ministre a essuyé d'un revers de main les propositions de la CGT", estime Eric Aubin, secrétaire confédéral du syndicat. Il n'est pas le seul à critiquer les annonces de Jean-Marc Ayrault.
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, arrive à l'hôtel Matignon, à Paris, le 26 août 2013. (BERTRAND GUAY / AFP)Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le , publié le
La réforme des retraites présentée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, mardi 27 août, n'a pas convaincu tous les partenaires sociaux et a été critiquée par l'opposition. Si la CFDT s'est félicitée "des mesures de justice" obtenues lors des annonces du chef du gouvernement, les réactions et les déclarations de mécontement se sont multipliées. Francetv info vous les détaille.
La CGT maintient sa manifestation du 10 septembre
Elle estime qu'elle "n'a pas été entendue par le gouvernement". La direction de la CGT a affirmé qu'elle maintient son appel à manifester le 10 septembre. "Le Premier ministre a essuyé d'un revers de main les propositions de la CGT", a affirmé Eric Aubin, secrétaire confédéral. "Plus que jamais, la manifestation du 10 septembre", appelée par plusieurs centrales, dont la CGT, contre la réforme, "est nécessaire pour peser sur les choix", a-t-il déclaré. "On n'est pas sur une réforme de fond", ni sur une réforme qui "rétablit l'équilibre entre capital et travail", a-t-il ajouté.
Le Medef dénonce une "non-réforme"
"C'est une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous. À vrai dire, c'est même une 'non-réforme' : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer", a déclaré Philippe Gattaz, le président du Medef, dans un entretien au Figaro. Selon lui, "les mesures annoncées ce soir par le Premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme".
Mélenchon condamne le "bobard" du gouvernement
Invité sur le plateau du 20 heures de France 2 pour commenter la réforme des retraites, le leader du Front de gauche a indiqué ne pas avoir apprécié le discours de Jean-Marc Ayrault. "La vraie solution, c'est de prendre des mesures qui relancent l'activité", a-t-il expliqué.
(FRANCE 2 )
L'aile gauche du PS réclame des "clarifications"
Au sein même du PS, les annonces du Premier ministre n'ont pas plu. Marie-Noëlle Lienemann, l'une des animatrices de l'aile gauche du parti, a affirmé mardi : "nous ne pouvons [pas] accepter" les 43 annuités de cotisation en 2035 prévues par la réforme des retraites présentée par Jean-Marc Ayrault. "Si des décisions positives sont prévues (...), la décision de rallonger la durée de cotisations après 2020 va faire peser de graves risques de baisse des retraites de nos concitoyens", écrit-elle dans un communiqué.
La sénatrice de Paris "demande que le gouvernement clarifie son intention et sa position après les déclarations du Medef, qui prétend obtenir une nouvelle baisse du 'coût' du travail, dont on sait qu'il n'est pas la cause principale des difficultés de compétitivité". "Il serait inacceptable qu'on fasse payer aux salariés et aux consommateurs un substitut aux cotisations des entreprises, car cela reviendrait à leur faire payer l'intégralité de la réforme des retraites", ajoute-t-elle.
L'UMP et FN ne sont pas satisfaits
De son côté, le président de l'UMP a affirmé sur TF1 que la réforme des retraites présentée mardi par le gouvernement était "simplement une hausse de taxes qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés". "Le Premier ministre a jeté le masque et a clairement fait la démonstration que ce n'était malheureusement pas une réforme des retraites", a affirmé Jean-François Copé, qui a aussi réagi sur France 2. "On ne fait qu'abuser les Français, c'est l'inverse d'une réforme courageuse", selon lui.
(FRANCE 2 )
Cette réforme ne permet pas de changer "de politique économique", a regretté de son côté Florian Philippot, vice-président du Front national. Pour lui, "la coupe est pleine".
Le chômage augmente moins vite en juillet, avec 6 300 demandeurs d'emplois de plus
Après une forte hausse en juin, le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A continue de croître, mais à un rythme moins élevé (+ 0,2%) que les mois précédents. Mais sur un an, la hausse atteint 10%.
Une agence Pôle emploi à Reims (Marne), le 10 août 2013. ( MAXPPP)
La hausse du chômage se poursuit, mais de façon plus modérée. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s'établit à 3 285 700 en France métropolitaine fin juillet, selon les données du ministère de l'Emploi, publiées mardi 27 août. Il s'agit d'un nouveau record. Ce nombre a augmenté de 6 300 par rapport au mois précédent, soit une hausse de 0,2%. Sur un an, ce nombre croît de 10%.
Au total, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 4 851 900 en France métropolitaine fin juillet 2013. Il est en hausse de 1,1% (+52 200) au mois de juillet. Sur un an, il augmente de 9%.
L'objectif d'inversion de la courbe du chômage maintenu
Dans un communiqué, le ministère du Travail affirme que "la tendance à l'amélioration sur le front du chômage se confirme au mois de juillet". Surtout, le ministère se félicite que l'inversion de la courbe du chômage des jeunes, "première priorité de la politique de l'emploi du gouvernement", soit d'ores et déjà engagée. "Pour le troisième mois consécutif, le nombre de jeunes demandeurs d'emploi en catégorie A diminue, de 0,8% ce mois-ci, après -0,3% en juin et -0,5% en mai", indique le ministère.
Le gouvernement continue d'affirmer que la courbe du chômage va s'inverser en fin d'année, grâce aux emplois subventionnés. Lors de son discours sur la réforme des retraites, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a estimé, mardi, que "les chiffres du chômage du mois de juillet constit[uaient] un encouragement pour poursuivre dans la voie tracée" par le gouvernement.
Réforme des retraites : il faudra cotiser plus dès 2014, et plus longtemps
Les cotisations salariales et patronales augmenteront de 0,15 point dès 2014. La durée de cotisation sera allongée à 43 ans à partir de 2035.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault (au c.), aux côtés de la ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine (à gauche), et du ministre du Travail, Michel Sapin, le 27 août 2013, à Matignon. (BERTRAND GUAY / AFP)Par Francetv info
Mis à jour le , publié le
Assurer l'équilibre du système après 2020 : c'est l'objectif de la réforme des retraites du gouvernement. Pour y parvenir, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dévoilé, mardi 27 août, ses arbitrages, à l'issue de deux journées de concertation avec syndicats et patronat.
Francetv info liste les mesures annoncées par le gouvernement, qui rapporteront, selon Matignon, 7,3 milliards d'euros en 2020.
(FRANCE TELEVISIONS )
Allongement de la durée de cotisation à 43 ans en 2035
Matignon a annoncé l'allongement de la durée de cotisations à 43 ans en 2035, contre 41,5 ans jusqu'ici. La durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein s'élèvera bien à 41 ans et trois trimestres en 2020. Puis, l'allongement sera progressif : il sera porté à 42 ans en 2023, 42 ans et un trimestre en 2026, 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032, avant d'atteindre 43 ans en 2035. "Entre 2020 et 2035, nous poursuivrons l'augmentation de la durée de cotisation, au rythme d'un trimestre tous les trois ans", a résumé Jean-Marc Ayrault.
"A l'issue de ce processus, la génération née en 1973 devra avoir cotisé 43 ans pour bénéficier d'une cotisation à taux plein, contre 41 ans et demie aujourd'hui pour la génération née en 1956", a commenté le Premier ministre. "Nous pourrons ensuite nous arrêter là, car la démographie permettra l'équilibre du système des retraites", a ajouté Jean-Marc Ayrault, qui défend un système "plus juste".
"C'est ma responsabilité de rétablir durablement l'équilibre financier de nos régime de retraite. Et pour y parvenir, il n'est pas d'autre solution que d'allonger la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d'une pension à taux plein", a-t-il déclaré pour justifier cet arbitrage. "L'allongement de la durée de cotisations (...) conduira petit à petit à un recul de l'âge effectif de départ à la retraite et c'est en cela que cette retraite est une réforme structurelle majeure", a-t-il dit. Si le mode de calcul des pensions des fonctionnaires et des agents des régimes spéciaux ne sera pas modifié, en revanche, ils seront aussi concernés par l'allongement de la durée de cotisation.
Hausse des cotisations salariales et patronales dès 2014
Autre annonce : les cotisations des actifs et des entreprises seront augmentées de 0,15 point pour les actifs et les employeurs en 2014, puis 0,05 pour les trois années suivantes. Ce qui fera, au total, une augmentation de 0,3 point en 2017. "Tous les régimes seront concernés : celui des fonctionnaires, les régimes spéciaux comme le régime général ou, par exemple, celui des indépendants selon des modalités propres", a dit Jean-Marc Ayrault. Concrètement, la hausse de 0,3 point se traduira pour un salarié touchant le Smic par une perte de 4,50 euros par mois.
En contrepartie, afin d'apaiser les craintes du patronat qui redoute une perte de compétitivité, le gouvernement a aussi annoncé une réforme du financement de la protection sociale qui pèsera moins sur le coût du travail. Cette réforme rappelle la TVA sociale votée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais abrogée par François Hollande.
"Nous engagerons une réforme pour que le financement de la protection sociale, et de la branche famille en particulier, pèse moins sur le coût du travail et donc sur l'emploi", a déclaré le Premier ministre depuis Matignon."Cette réforme, nous devons l'engager dès maintenant. Cette évolution sera engagée dès 2014, de sorte qu'il n'y ait pas de hausse du coût du travail l'année prochaine", a-t-il dit. "C'est donc un chantier pour lequel la discussion avec les partenaires va s'engager résolument", a-t-il encore souligné. Cette réforme prolongera les mesures déjà prises avec la création du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE).
Pas de hausse de la CSG
Le gouvernement a donc choisi de financer la réforme des retraites par une hausse des cotisations patronales et salariales. Il renonce donc à augmenter la CSG. Dimanche, le Premier ministre a indiqué que "rien n'était décidé". Lundi, cette piste avait été jugée"cohérente", par la ministre des Affaires sociales, et "pas encore écartée" par le secrétaire général de la CGT.
Mais en plein débat sur le poids de la fiscalité en France, cette mesure semblait difficile à faire accepter. "Je le dis immédiatement : le gouvernement écarte l'augmentation de la CSG. Elle pèserait sur l'ensemble des ménages, elle n'a pas été créée pour financer les retraites", a déclaré mardi soir le Premier ministre.
La création d'un compte pénibilité
La création, en 2015, d'un compte pénibilité financé par les entreprises, comme l'avait annoncé peu avant le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, est officialisée. Ce compte personnel de pénibilité sera "financé par une cotisation des employeurs : une cotisation minimale de toutes les entreprises et une cotisation de chaque entreprise tenant compte de la pénibilité qui lui est propre", a détaillé Jean-Marc Ayrault.
Des mesures pour les apprentis, les jeunes et les femmes
Pour les apprentis. Avec les jeunes en alternance, ils pourront valider leurs trimestres d'apprentissage. Ces cotisations seront prises en charge par la solidarité nationale. La France comptait 435 000 apprentis en formation fin 2012.
Pour les jeunes. Les bacheliers pourront racheter leurs périodes d'études supérieures réalisées depuis 2003, jusqu'à 12 trimestres, pour compléter la durée de cotisation à la retraite.
Pour les femmes. Pour réduire les inégalités hommes-femmes, les congés de maternité seront mieux pris en compte, de même que les petits temps partiels. Au-delà de 2020, les règles instituant une majoration de pension de 10% pour les parents de trois enfants et plus seront modifiées pour bénéficier principalement aux femmes.