On crève de chaud. Littéralement. On meurt de devoir travailler sous 40 degrés, d'habiter dans une bouilloire thermique, de vivre dans la rue ou parce qu'il n'y a même pas de ventilateur dans sa chambre d'hôpital. On meurt surtout parce que le gouvernement refuse d'agir et coupe toujours plus dans les services publics. La canicule qui percute la France en cette fin de mois de juin n'a rien d'une suprise. Les bons gestes, « à adopter », ne sont pas suffiants : on suffoque car les lieux de fraîcheur sont inexistants, les bâtiments publics laissés à l'abandon et car aucune protection des travailleur·ses n'est inscrite dans la loi en cas de canicule. La canicule est avant tout un phénomène politique qui démultiplie les effets des inégalités sociales. Les plus pauvres en paient le prix fort. 37% des ménages les plus modestes subissent une chaleur excessive dans leur logement, c’est deux fois plus que les ménages les plus aisés : rénover son logement, avoir un jardin ou même installer un système de climatisation et pouvoir partir en vacances ou simplement en week-end sont des privilèges. Mardi 23 juin 2026, 63,5 millions de personnes étaient concernées par une vigilance orange ou rouge, soit plus de 90% de la population. Les mort·es de la canicule ne sont pas une fatalité. Elles et ils sont le bilan d'un échec politique. Pour faire face aux canicules à venir, le groupe parlementaire de la France insoumise a publié son plan d'urgence canicule mis à jour. Il propose notamment d'inscrire, en urgence, à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale plusieurs textes pour : ⬪ Instaurer un droit de retrait climatique pour protéger les travailleur·ses de l'exposition aux températures extrêmes ⬪ Permettre aux parents de garder leurs enfants en cas de fermeture d'un établissement, en introduisant un congé climatique ⬪ Réquisitionner les logements vides pour donner un toit aux personnes sans abri ⬪ Lutter en urgence contre les bouilloires thermiques ⬪ Planifier la rénovation thermique des bâtiments publics pour protéger les plus vulnérables accueilli·es dans les écoles, hopitaux et EHPAD
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