Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | Journaliste contacté par la famille, Jules Laurans fait partie de ceux qui connaissent le mieux l’affaire du meurtre de Louis. Il rappelle le cadre : « Il est 23 h 30 lorsque Louis va être victime d'un guet-apens. C'est-à-dire que cinq individus, dont trois mineurs, vont lui donner un rendez-vous dans un chantier ». Le caractère meurtrier du lynchage ne laisse aucun doute : « Ils vont concentrer tous leurs coups sur la tête de Louis dans une volonté réelle de le tuer ». Plus glaçant encore, ces jeunes se filment, reviennent « quelques minutes après pour filmer à nouveau le corps inerte de Louis agonisant dans son sang ». Une partie de la famille découvre les images avant même d’être prévenue officiellement par la police. Cette scène d’horreur n’est que la dernière séquence d’une mécanique malheureusement implacable dans laquelle la responsabilité de l’aide sociale à l’enfance est écrasante. Jules Laurans relate que Louis, enfant fragile et sujet à des troubles TDAH, était régulièrement « humilié, insulté, frappé à plusieurs reprises » et qu’il avait « porté plainte une première fois le 11 mai », avant d’être entendu le 12 juin, sans qu’« aucun éducateur ne prenne la parole, n’informe les parents, ne décide d’une mise à l’écart » des bourreaux. Vincent Pavan va plus loin : « ce n’est pas du tout un dysfonctionnement qui viendrait du manque de moyens », mais le « fonctionnement normal » d’une institution qui produit des « phénomènes de violence institutionnelle » et fait des enfants des « souffre-douleur » pour des « petits caïds ». Le placement d’enfants handicapés est plébiscité par l’ASE, car ceux-ci rapportent davantage d’argent, du fait qu’ils sont censés nécessiter davantage d’encadrement. C’est bien sûr un prétexte jamais suivi de véritables actes, et ces enfants fragiles sont livrés à la merci d’autres enfants caïds, comme Louis l’a été. En somme, pour Vincent Pavan, « L’ASE est une immense machine à déstructurer, à déscolariser et, hélas, à médicaliser les enfants en dehors de toute forme raisonnable de soin ». Clémence constate que « tous ces jeunes publiaient les vidéos des violences » et s’interroge : « à quoi servent toutes les lois numériques, si ce n’est pour censurer les médias alternatifs ? On voit bien ici qu’il n’y a aucune protection qui est mise en place ». De quoi faire réagir maître Sassi : « ceux qui sont responsables des poursuites, ce sont les parquets. Les parquets qui sont nommés par le gouvernement ». Selon lui, « L’objectif ou la priorité du gouvernement, c’est de tenir l’opinion publique, soit prioriser tous les délits politiques ou les délits d’opinion ». Le contraste est saisissant avec la communication officielle : Gabriel Attal et Emmanuel Macron ont fait du harcèlement et de la jeunesse des « grandes causes », mais Jules Laurans souligne que Louis incarne exactement ce que ces grandes causes prétendent protéger, sans que l’État ait empêché le pire. Si, pour les invités, la « culture racaille » des jeunes auteurs du meurtre barbare de Louis ne fait aucun doute, Mathieu Sassi refuse de faire de l’immigration un simple bouc émissaire : « Nos ennemis sont bien ceux qui nous gouvernent ». Il relève qu’« en Arabie Saoudite, au Qatar ou à Dubaï, nous n’avons pas le problème de jeunes arabo-musulmans qui sont ultra-violents ». Pour lui, le cœur du problème est l’absence de cadre, le laxisme et la « culture de l’excuse » pour certains profils. C’est cette culture de l’excuse que la population ne peut plus supporter, à commencer par la famille de Louis. La mère de Louis, citée via le JDD, pose le ton : « Ce n’est pas le temps du deuil, c’est le temps de la guerre. Ces personnes ont tué un homme, ils doivent payer comme un homme ». Maître Sassi renchérit : « Bien que je sois avocat, je ne suis pas très favorable au juridisme. Je crois davantage à la mobilisation populaire ». D’où sa conclusion : « Plutôt que de passer par des avocats, unissons-nous, avec fourches et tracteurs pour faire entendre nos voix devant toutes les préfectures, dans toutes les villes de France ». |
|
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire