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mardi 2 avril 2013

Cour de cassation : une application cohérente du principe de laïcité


Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme, de la Fédération nationale de la libre pensée et de la Ligue de l’enseignement.
Paris, le 2 avril 2013

Cour de cassation : une application cohérente du principe de laïcité

Il est rare que des décisions juridictionnelles enflamment le débat public et que l’on cherche à faire appel devant le Parlement de ce que le juge a décidé. Ceci impose d’être particulièrement attentif aux deux arrêts que vient de rendre la Cour de Cassation, le 19 mars 2013, l’un à propos du licenciement d’une employée de la CPAM de Seine Saint Denis, l’autre relatif au licenciement d’une salariée de l’association gestionnaire de la crèche Baby loup à Chanteloup-les-Vignes.

Ces arrêts rappellent, à juste titre, que la sphère publique est d’abord soumise à un principe de stricte neutralité confessionnelle. La liberté d’expression des opinions, philosophiques, confessionnelles, etc., ne pouvant, dans la sphère privée, être limitée que pour des raisons précises et justifiées.

Dans le premier des deux arrêts, la Cour a rejeté un pourvoi en cassation dirigé contre un arrêt de la cour d’appel de Paris qui avait validé le licenciement d’une employée de la caisse primaire d’assurance maladie de Seine-Saint-Denis portant un voile à caractère religieux. La Cour de cassation a considéré que le juge d’appel « a retenu exactement que les principes de neutralité et de laïcité du service public sont applicables à l’ensemble des services publics, y compris lorsque ceux-ci sont assurés par des organismes de droit privé et que, si les dispositions du code du travail ont vocation à s’appliquer [à leurs agents], ces derniers sont toutefois soumis à des contraintes spécifiques résultant du fait qu’ils participent à une mission de service public […] ». Cet arrêt est parfaitement justifié.  Les caisses d’assurance maladie gèrent un service public. Leurs agents ne doivent pas afficher leurs options personnelles, philosophiques ou religieuses dans le cadre de leur travail. 

Dans le second arrêt la Cour de cassation a, en revanche, cassé un arrêt de la Cour d’appel de Versailles qui validait le licenciement d’une salariée de l’association gestionnaire de la crèche Baby loup au motif qu’elle venait travailler revêtue d’un voile. La Cour a jugé que « le principe de laïcité instauré par l’article 1er de la Constitution n’est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public (et) les restrictions à la liberté religieuse doivent être justifiées par la nature de la tâche à accomplir, répondre à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et proportionnée au but recherché ». Ainsi, encourt la critique la disposition du règlement intérieur tendant à « les priver de la protection que leur assurent les dispositions du code du travail », le licenciement étant, par voie de conséquence nul. Cet arrêt est, lui aussi, parfaitement justifié, cette crèche privée n’étant pas chargée d’une mission de service public. C’est la situation générale de toutes les entreprises qui n’ont aucune délégation de service public, dans lesquelles d’éventuelles restrictions ne peuvent être justifiées que pour des raisons d’hygiène ou de sécurité ou propres à l’activité de l’entreprise.

La solution est conforme au droit positif et traduit, assez exactement, la portée habituellement reconnue au principe de laïcité pour peu que l’on accepte de lire l’arrêt dans sa totalité et, notamment, le motif tiré de ce que le règlement intérieur instaurait « une restriction générale et imprécise » à la liberté religieuse.

C’est donc de façon juste et cohérente que la liberté de conscience des salariés est protégée avec comme limite principale la laïcité intangible du service public. Elle se décline en fonction de la nature des entreprises et non en fonction des options personnelles des employeurs. Une loi d’interdiction générale de port de signes religieux ne prendrait pas en compte la diversité des statuts juridiques et sociaux des établissements, accomplissant une mission de service public, associatif, ou entreprise commerciale… Elle serait vouée, de plus, à être en contradiction avec les traités internationaux signés par notre pays, et avec la constitution.

Profondément attachées à la laïcité, nos organisations s’inquiètent d’une interprétation voire d’un détournement de ce principe de la République qui conduirait, une fois de plus, à favoriser les replis communautaires, à stigmatiser une partie de la population et à en nier la diversité.


Aveux de Cahuzac : Hollande "prend acte", Mélenchon accuse


Aveux de Cahuzac : Hollande "prend acte", Mélenchon accuse

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

                               Le président François Hollande et Jérôme Cahuzac, le 4 janvier 2013 à l'Elysée.

La réaction de François Hollande ne s'est pas fait attendre très longtemps. Le chef de l'Etat a pris "acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme Cahuzac", explique un communiqué de l'Elysée. L'ancien ministre du budget a "commis une impardonnable faute morale" en "niant l'existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays, ainsi que devant la représentation nationale". Jérôme Cahuzac a avoué, mardi 2 avril, avoir détenu des comptes en Suisse pendant des années et en posséder toujours un à Singapour, avec plus d'un demi-million d'euros dessus.

Jean-Marc Ayrault a exprimé sa "tristesse et [sa] consternation". "Un hommepolitique doit être irréprochable. Il doit, plus que tout autre citoyen, respecter la loi", ajoute dans un communiqué le premier ministre, pour qui "le mensonge n'est pas acceptable en démocratie".
Le président de l'Assemblée nationale – devant laquelle Jérôme Cahuzac, interpellé sur le sujet le 5 décembre, avait nié – a également fait part de sa"consternation" et de sa "colère". Mais "au-delà (...) avoir menti devant la représentation nationale est impardonnable, a déclaré Claude BartoloneLa parole prononcée dans l'hémicycle est sacrée".
A droite, l'UMP demande à Hollande et Ayrault de s'expliquer sur ce qu'ils "savaient"...
  • Au PS : il faut que "Cahuzac s'explique"
Au PS, la plupart des cadres n'en reviennent pas. "Les bras m'en tombent, je n'ai pas de mots", a expliqué Arnaud Montebourg, en déplacement à Marseille."C'est un rude coup pour la parole publique", a ajouté le ministre du redressement productif, estimant qu'il est "difficile à admettre" que des "déclarations solennelles devant le président de la République et la représentation nationale" soient"fausses".
Harlem Désir a lui été "stupéfait" et "choqué par les faits", "inacceptables et "le mensonge", selon le porte parole du PS, David Assouline"On est atterrés, c'est gravissime d'avoir menti devant la représentation nationale, s'est indigné de son côté le porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Thierry Mandon. Nous n'imaginons pas que celui qui juridiquement le peut revienne siéger à nos côtés",a-t-il rajouté. L'ancien ministre du budget devait réintégrer son poste de député après avoir démissionné du gouvernement.
La députée de Paris Annick Lepetit souhaite, quant à elle, que Jérôme Cahuzac revienne à l'Assemblée nationale, pas pour y siéger, mais pour "s'expliquer de son mensonge". L'ancien ministre avait toujours nié devant les parlementaires détenir un compte à l'étranger.
  • La charge sévère de Mélenchon : "Qui savait ? Qui n'a rien dit ?"
Au Front de gauche, on veut désormais remonter la chaîne des responsabilités. "Où s'arrête la chaîne du mensonge ?", s'interroge Jean-Luc Mélenchon"J'ai vraiment beaucoup de mal à croire que personne ne savait rien et d'ailleurs si personne ne savait rien pourquoi tout d'un coup le président de la République a-t-il décidé de retirer à Jérôme Cahuzac sa mission. Donc ça veut dire qu'à ce moment-là au moins il savait quelque chose puisque Monsieur Cahuzac n'était même pas inculpé à ce moment-là", ajoute-t-il sur RTL.
"On a beaucoup discuté ces derniers jours de ce que voulait dire le mot salopard et bien voilà un salopard c'est ça", lance-t-il encore.
Pour Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF, le "feuilleton où Jérôme Cahuzac a multiplié les mensonges" est "une véritable bombe politique qui vient d'éclater".
Pascal Durand, le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, n'est pas en reste : "C'est un mensonge d'Etat qui décrédibilise la parole collective des politiques et la représentation de l'Etat. Il est comptable du recul de la capacité des politiques à être entendus lorsqu'ils portent une parole forte. C'est un drame pour la démocratie."
Le patron des écolos s'interroge également sur la responsabilité directe de M. Hollande dans cette affaire : "S'il est avéré que l'information du Canard Enchaînéselon laquelle l'Elysée est au courant depuis décembre et qu'aucune mesure, à ce moment, n'a été prise, on est en droit de s'interroger sur la notion de l'intérêt général qui préside dans ce pays." En réalité, selon Le Canard enchaînéFrançois Hollande "dispose depuis Noël d'une note (...) émanant de Beauvau" affirmant que la voix sur la bande enregistrée diffusée par Mediapart "est proche de celle du ministre du budget".

Jérôme Cahuzac : "J'ai été pris dans une spirale du mensonge"


Jérôme Cahuzac : "J'ai été pris dans une spirale du mensonge"

Le Monde.fr  • Mis à jour le 

                    Jérôme Cahuzac, le 7 mars.

Après avoir soutenu le contraire, à maintes reprises, sur les réseaux sociaux ou à l'Assemblée nationale, et même "les yeux dans les yeux" au président de la République, l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a finalement reconnu mardi après-midi, sur son blog, qu'il détenait bien un compte bancaire à l'étranger depuis vingt ans.

"Par lettre du 26 mars 2013, j'ai demandé à Messieurs les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s'imposent au regard de la détention à l'étranger d'un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d'années", écrit-il.
MISE EN EXAMEN
"J'ai rencontré les deux juges aujourd'hui. Je leur ai confirmé l'existence de ce compte et je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600 000 euros, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris", poursuit l'ancien ministre.
L'ancien ministre, qui a été entendu pendant un peu plus d'une heure mardi après-midi par les deux juges d'instruction du pôle financier, a du même coup été mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale", a indiqué son avocat à l'AFP.
Extrait du communiqué de Jérôme Cahuzac sur son blog, mardi.
DES MOIS D'ACCUSATIONS ET DE DÉMENTIS
Le ministre avait démissionné de ses fonctions le 19 mars, lorsque le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour blanchiment de fraude fiscale, à la suite d'une enquête publiée le 4 décembre par le site Mediapart.
Dans un article intitulé "Le compte suisse du ministre du budget", Mediapart assurait que Jérôme Cahuzac avait possédé "pendant de longues années et jusqu'en 2010" un compte au sein de la banque suisse UBS, à Genève, qu'il n'avait jamais déclaré au fisc. Ce compte aurait été vidé et l'argent qu'il contenait placé dans une banque singapourienne.
Des informations alors qualifiées de "diffamatoires" et immédiatement démenties par le ministre sur Twitter, où il annonçait alors son intention de porter plainte....
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Grève dans des centres d’appel en Tunisie

                            http://parti-ouvrier-independant.fr


Grève dans des centres d’appel en Tunisie

s'informerHier, le syndicat affilié à Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) de l’entreprise française Téléperformance implantée en Tunisie a lancé une grève de 72 heures dans ses sites de Tunis, Ben Arous et Sousse. Selon Mongi Ben Mbarek, dirigeant de la fédération des postes et télécommunications, la grève est suivie à 80 %.
Le conflit porte sur les salaires, la réintégration de syndicalistes licenciés en février dernier, l’application d’une convention de 2010 sur les carrières. Une manifestation est prévue aujourd’hui à Tunis devant le siège de la compagnie.
Les employés avec leur syndicat UGTT s’étaient mis en grève ces derniers mois, les 30 et 31 octobre 2011 puis le 15 février dernier, déjà pour l’augmentation des salaires, la réintégration de plusieurs employés licenciés en raison de leurs activités syndicales, la rémunération des jours fériés et l’application de la convention 2010.
Dans les centres d’appels tunisiens de Téléperformance, plus de 5 000 employés répondent sur les « hot lines » aux clients des principales entreprises françaises de téléphonie.
Téléperformance est un des plus grandes entreprises mondiales dans son domaine. Fondée en 1978, elle gère 260 centres d’appels dans 49 pays où travaillent plus de 135 000 employés. En 2012, son chiffre d’affaires a atteint 2,347 milliards euros, en progression de 6,9 %, avec un bénéfice de 214 millions euros (+18,3 %). Elle est implantée dans toute l’Europe, en Russie, Chine, Inde, Amérique du Nord et du Sud, Maroc, Tunisie, Égypte, Turquie.

Une écrivaine communarde, le Festival CulturAmérica et les "escraches".

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MONDE -  le 2 Avril 2013

Une écrivaine communarde, le Festival CulturAmérica et les "escraches".

       

Chronique du festival latino-américain, CulturAmerica, par Jean Ortiz. Cristina Fallaras , prix Dashell Hammett du roman noir 2012,  a écrit "quelques réflexions" après avoir participé au Festival CulturAmérica  de Pau. Féroces. Sans concessions. Nous en reproduisons l'essentiel.
Cristina Fallaras, romancière pourtant connue et reconnue, s'est retrouvée pendant plusieurs mois sans ressources. Victime des "expulsions bancaires immobilières"; depuis, elle résiste, squatte, et participe à toutes les actions des "desahuciados", y compris "les "chahuts accusateurs" ( "escraches" ) devant les domiciles "fils de P": banquiers, bourgeois, politiciens, patrons... Des actions que le gouvernement vient d'assimiler au "terrorisme de l'ETA" et que le syndicat des policiers refuse de réprimer.
"Je suis arrivée à Pau, invitée par un Festival rebelle, pour présenter mon "roman très noir", "Deux petites filles", sur la violence faite aux jeunes filles, aux femmes, et j'ai surtout parlé de crise -je préfère dire: de spoliation-, d'expulsions, de colère, de misère... La situation en Espagne l'exige. Des propos coup de poing...
"Il y a en Espagne plus de six millions de chômeurs dont deux millions ne touchent aucune aide. Des milliers de personnes, abandonnées, victimes des expulsions provoquées par les "hypothèques bancaires", vivent désormais à la rue, désespérées...L'éclatement de la bulle immobilière spéculative, gonflée par le PSOE puis par la droite, a fait des ravages terribles... Les banques rapaces, ces charognardes, n'ont même pas effacé les dettes de ceux que l'on a poussé à l'époque à acquérir un logement... Il a fallu que le Tribunal de justice de l'UE déclare illégaux plusieurs aspects de la loi espagnole sur les hypothèques et les expulsions pour freiner un peu cette situation inhumaine... Des enfants ont faim, fouillent dans les poubelles... C'est cela leur "libéralisme"!
Quel bonheur d'avoir pu témoigner à Pau, au pied de nos Pyrénées, près de ces vallées maquisardes, "guerrilleras", de cette Espagne bafouée, saignée, devant de vieux républicains espagnols exilés, vieillissants, mais plus "rouges" que jamais, et devant leurs fils et filles, leurs petits-fils...
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Grève à la SNCM : les marins protestent contre l'affrètement d'un ferry sous pavillon grec

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SOCIAL-ECO -  le 2 Avril 2013

Grève à la SNCM : les marins protestent contre l'affrètement d'un ferry sous pavillon grec

          
Les navires de la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM) resteront à quai ce mardi. Les salariés, à l'appel de l'intersyndicale, demandent que le navire sous pavillon grec,le El-Vénizélos, qui doit desservir la Tunisie et la Corse à partir du printemps en remplacement de L'Ile de Beauté, soit placé sous pavillon français afin de sécuriser l'emploi.
L'intersyndicale de la SNCM (la CGT, le SAMMM, la CFE CGC, la CFDT, la CFTC et le STC) a déposé un préavis de grève de 24 heures ce mardi, jour de la tenue du conseil de surveillance de la compagnie maritime. Les syndicats protestent contre le recours à un équipage grec sur un navire battant pavillon grec en remplacement d'un navire de la SNCM dont l'équipage est français. "Nous sommes entre 80 et 100% de grévistes", a affirmé le délégué CGT (majoritaire) Frédéric Alpozzo, selon lui, ce mouvement de grève a "pour but de faire intervenir l'État", actionnaire de la SNCM à hauteur de 25 %, dans une affaire, que les syndicats jugent "honteuse".
Présenté le 20 février en comité d'entreprise, le ferry El-Vénizélos de l'armateur grec Anek Lines doit desservir la Tunisie et la Corse en remplacement de L'Ile de Beauté. Un scénario que les syndicats refusent, préférant que L'Ile de Beauté soit remplacé par le navireExcelsior, un navire de la compagnie italienne Grandi Navi Veloci récemment affrété par la SNCM pour remplacer. L'Excelsior a été inscrit au pavillon français 1er registre, ce qui lui garantit un équipage 100% français, au contraire de El-Vénizélos qui conserverait son équipage de conduite grec - la SNCM fournissant le personnel d'hôtellerie - ce que refusent les syndicats. Ceux-ci avaient ainsi réclamé que la question du remplacement de l'Ile de Beauté soit portée à l'ordre du jour du conseil de surveillance de ce mardi, mais cela n'a pas été le cas. En conséquence de quoi l'intersyndicale a appellé les marins, officiers et sédentaires de la compagnie maritime marseillaise à cesser le travail dans les principaux ports corses ainsi qu'à Marseille, Nice et Toulon....
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André Chassaigne sur l'ANI "Ce texte met en cause la protection des salariés"

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SOCIAL-ECO -  le 2 Avril 2013
Emploi

André Chassaigne sur l'ANI "Ce texte met en cause la protection des salariés"

             
Les députés Front de gauche, qui ont déposé plusieurs milliers d’amendements au projet de loi retranscrivant l’ANI, entendent, comme l’explique leur président (PCF) André Chassaigne, sauvegarder les intérêts des travailleurs.
Le débat sur l’ANI s’ouvre 
à l’Assemblée nationale, 
quel est votre état d’esprit ?
André Chassaigne. Ce débat 
est la mère des batailles. 
Nous sommes extrêmement mobilisés et offensifs 
pour démontrer à quel point ce texte porte 
un coup très dur à toute l’organisation sociale de notre pays, met en cause l’ensemble 
de l’architecture de la protection des salariés 
et joue contre l’emploi.
En commission des Affaires sociales, 
vous avez demandé l’abrogation de chacun 
des articles avant de faire des propositions pour 
en améliorer le contenu. Pourquoi ?
André Chassaigne. Notre premier objectif, 
c’est le retrait total du texte. C’est pourquoi nous avons demandé l’abrogation de chacun des articles. Ce choix ne signifie pas qu’il n’y ait pas, dans tel ou tel article, des points positifs. Mais le plus souvent, ils sont accompagnés de tellement de dérogations que les aspects positifs en sont dénaturés. De plus, leur mise en œuvre est le plus souvent renvoyée à des négociations ultérieures dont on ne peut pas anticiper les conclusions.
Sur quels aspects essentiels allez-vous batailler pour modifier le texte de loi ?
André Chassaigne. Nous voulons limiter 
au maximum les conséquences néfastes du texte....
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ce-texte-met-en-cause-la-protection-des-salaries


                                                          anidecryptage.pdf

L’ANI, le poison d’avril que la gauche ne digère pas

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SOCIAL-ECO -  le 2 Avril 2013
Emploi

L’ANI, le poison d’avril que la gauche ne digère pas

                 
Cet après-midi s’ouvre, pour quatre jours et demi, l’examen du projet de loi qui transcrit l’accord national interprofessionnel (ANI). Le scénario rêvé par le gouvernement d’une adoption sans vague par les députés s’éloigne à mesure que des convergences se font jour à gauche pour amender sérieusement le texte.
Treize séances publiques à l’Assemblée nationale, entrecoupées par les nuits ou les repas, et étalées sur quatre jours et demi, de cet après-midi à samedi. C’est à un sprint plus qu’à une course de fond que sont conviés les députés, à partir de cet après-midi, pour venir à bout du projet de loi dit de sécurisation de l’emploi, retranscription de l’accord national interprofessionnel (ANI) signé par trois syndicats sur cinq (CFDT, CFTC et CFE-CGC ont signé, la CGT et FO ont refusé d’apposer leur paraphe), et qui se propose d’introduire davantage de flexibilité dans l’organisation du travail, via la facilitation des procédures de licenciement, ou encore la modification de la durée et de la rémunération du travail.
D’emblée, il y a un hic : treize séances à l’Assemblée, c’est, par exemple, la durée qui a été consacrée, ces dernières semaines, à un projet de loi sans commune mesure, comme le remplacement des conseillers généraux par les conseillers départementaux. Un délai insuffisant, en tous les cas, pour un examen sérieux et approfondi des plus de cinq mille amendements déposés sur le texte, lesquels émanent pour la plupart de parlementaires de gauche. Le gage que l’on n’a pas affaire à une manœuvre d’obstruction classique quand elle vient de l’opposition, mais à l’insatisfaction profonde d’élus de la majorité de gauche à l’Assemblée nationale. « Nous ne sommes pas pour le tout ou rien, explique d’ailleurs à l’Humanité André Chassaigne, président (PCF) du groupe des députés Front de gauche, auteurs du plus grand nombre de ces amendements (voir l’entretien en page 5). Nous allons essayer de construire des convergences pour améliorer le texte. Elles sont possibles avec des élus écologistes, radicaux de gauche ou de l’aile gau che du PS sur nos amendements ou sur ceux des leurs. » Des convergences qui se cherchent depuis plusieurs semaines au fil des prises de position à la tonalité de plus en plus critiques, émanant tant d’Europe Écologie-les Verts, qui a demandé à ses parlementaires, le 23 mars, d’« amender » un texte « trop déséquilibré et insuffisamment sécurisant les salariés », que du PS lui-même, avec la pétition lancée par plus de mille responsables et élus socialistes locaux (1 600 hier soir, consultable sur nonsocialisteaumedef.tumblr.com). « Amender le projet de loi, améliorer le Code du travail, écouter les syndicats majoritaires... Il n’y a rien de plus urgent quand on est socialiste », estiment les signataires de l’appel, pour lesquels « le Parti socialiste n’est donc pas comme un seul homme derrière ce texte législatif en préparation qui entérinerait de nombreuses régressions dans le droit de travail pour les salariés ».
Ce scénario n’était pas vraiment prévu par le gouvernement, qui comptait sur la docilité des parlementaires socialistes pour adopter sans faire de vagues le projet de loi, au nom du respect prétendu du dialogue social, nouvelle pierre de touche du compromis social-démocrate dont se revendique le pouvoir. Le rapporteur (PS) du texte à l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Germain, s’est ainsi résolu à donner son feu vert certains amendements au texte, portant sur la mobilité interne des salariés ou la définition d’un plancher de rémunérations interdites à la baisse, manière de prendre « en compte les inquiétudes des non-signataires ». Mais avec une limite de taille : « Toute correction devra être approuvée par les signataires », a prévenu François Hollande.
Sébastien Crépel

Le Front de gauche "déclare la guerre à la spéculation immobilière" à Paris

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POLITIQUE -  le 2 Avril 2013

Le Front de gauche "déclare la guerre à la spéculation immobilière" à Paris

       
                       Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris
Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris, et Jacques Baudrier, adjoint au maire du XXe, publient jeudi un livre de propositions phares pour sortir la capitale de l’engrenage de la spéculation immobilière. "Paris n'est pas à vendre" place le logement au cœur de la campagne pour les municipales à venir.
En quelques chiffres, Ian Brossat et Jacques Baudrier placent leurs ambitions. Il y a 140.000 logements vacants, meublés touristiques et résidences secondaires à Paris. "Notre objectif, d'ici 2020, serait d'en libérer au moins les deux tiers, soit 100.000. Ce qui représenterait une augmentation de 7% du nombre de logements à l'échelle de la Ville, et sans poser une pierre". L'augmentation des taxes, pour les logements vacants et les résidences secondaires, et des amendes, pour les meublés illégaux, permettraient d'aboutir à ce résultat.
Autre proposition, les loyers doivent faire l'objet d'un véritable encadrement, en allant plus loin que le décret Duflot, qui limite l'augmentation des loyers à la relocation. L’objectif est de faire réellement baisser les prix, de revenir à un prix moyen de 14 euros le m2, comme il y a dix ans, alors que le prix moyen était début 2012 de 21 euros le m2.
Troisième axe fondamental : la construction. Enfin, il faudrait ainsi construire en Ile-de-France 100.000 nouveaux logements par an (contre 40.000 en moyenne sur la dernière décennie), et agir sur les prix du neuf en demandant aux promoteurs de s'engager contractuellement sur un prix maximum à la vente. Un tel système a été mis en place avec succès à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), commune limitrophe de Paris. Le Front de gauche entend également poursuivre l'effort entrepris par la Ville de Paris en faveur du logement social, en portant sa part de 20% (taux qui devrait être atteint à la fin de la mandature) à 30% à l'horizon 2030.
Au cœur des municipales
"Nous voulons, par cet ouvrage, imposer ce thème comme l'enjeu majeur de cette élection. Parce que nous sommes convaincus que la spéculation immobilière est une maladie grave qui défigure, qui transforme et condamne Paris à moyen terme", écrivent les auteurs dans le préambule de leur ouvrage.
"Tout le monde dans ce début de campagne sous-estime cet enjeu (...) Nous allons voir comment les socialistes réagissent à nos propositions", explique à l'AFP Ian Brossat, qui pourrait conduire des éventuelles listes autonomes si la réponse du PS à cette problématique n’est pas satisfaisante. Interrogé à ce sujet sur 20 Minutes, Ian Brossat répond : "Ce n’est pas encore tranché et nous déciderons en juin si nous faisons une liste d’union avec le PS dès le premier tour ou si nous présentons une liste autonome. Notre force a un rôle majeur à jouer dans les municipales et le PS ne gagnera pas cette élection sans nous."
Le diagnostic que dressent les deux élus est sans appel: "Le logement est désormais un traumatisme, une obsession, une angoisse (...) Vivre à Paris a longtemps représenté un certain art de vivre, mais devient désormais un privilège". "Depuis 2003, les salaires des Parisiens n'ont que très peu augmenté. En revanche, les prix ont été multipliés par deux et les loyers ont pris plus de 40%".

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU MARDI 2 AVRIL 2013

                                                             LCP Assemblée nationale

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU MARDI 2 AVRIL 2013

La matinale du mardi 2 avril 2013
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Votre petit-déjeuner politique décline l’actualité sur tous les tons et bouscule les codes convenus.
Émission quotidienne présentée par Patrick Chêne avec Gérard Leclerc, Denis Jeambar, Jean-Pierre Denis et Yves Thréard
Invitée politique du jour : 
-  Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement
A l’heure du fast news et du prêt-à-penser, LCP propose chaque jour en DIRECT : Politique Matin, un rendez-vous unique qui bouscule les codes convenus de l’information et éclaire l’actualité sous un jour nouveau.
Présentée par Patrick Chêne, cette émission quotidienne dédiée à l’information politique décline l’actualité sur tous les tons. Résolument pertinente, forcément agitée, délibérément décalée, Politique Matin impose une autre façon d’aborder l’information politique.
Revues de presse nationale et régionale incontournables, Chroniques d’information thématiques indispensables, LCP Politique Matin, c’est aussi et surtout deux temps forts qui animent cette matinale d’info :
+ Vu d’ailleurs !
Une chronique présentée par Kathia Gilder.
+ Le débat
-  Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement
+ Ça va faire du bruit
un temps d’avance sur l’info ! 

Entouré de quatre chroniqueurs (journalistes et experts), Patrick Chêne met en perspective un événement, un texte de loi, un thème, une décision politique… qui demain fera les grands titres et alimentera le débat.
en partenariat avec LeFigaro.fr
en partenariat avec : La Tribune
Diffusions : du lundi au vendredi de 8h30 à 9h30, en direct

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