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dimanche 15 février 2026

L'ECLAIREUR - Médecine administrée, humanité sacrifiée - Dimanche 15 février 2026

 

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Médecine administrée, humanité sacrifiée

Au-delà de la rentabilité financière de l’hôpital-entreprise se profile la rentabilité sociale de l’individu, nous dit Mathilde Jaffre. La loi fin de vie en est la dernière illustration.

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En France, la gestion "comme une entreprise" des hôpitaux, très critiquée

Dans notre rubrique Réflexions libres, les propos des auteurs n’engagent qu’eux-mêmes et ne reflètent en aucun cas les opinions de L’Eclaireur, au-delà de notre choix, que nous jugeons nécessaire, de leur donner la parole dans un soucis de pluralisme et de meilleure compréhension du monde.

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Depuis quelques décennies, notre système de santé est mis à rudes épreuves. Nous assistons, impuissants et stupéfaits, à un changement majeur de la société qui implique tous les acteurs du soin. Dans un avenir proche, les médecins pourront-ils continuer de « prendre soin » de leurs patients ? ou seront-ils contraints d’aller à l’encontre de leur morale, de leurs valeurs, de leur destinée ?

À la lecture d’un article d’Éric Werner ¹, philosophe politique et essayiste, sur les violences policières justifiées par les procédures, je fis aussitôt le lien entre les maltraitances médicales et les protocoles.

Depuis le début des années 2000, des décisions politiques ont insidieusement et profondément modifié notre système de santé. Lois, plans et réformes déshumanisent insensiblement l’hôpital avec une bureaucratisation outrancière et l’instauration de protocoles. Les protocoles hospitaliers sont apparus durant la seconde moitié du XXe siècle et se sont développés avec la loi HPST (Hôpital Patient Santé Territoire) ou loi Bachelot promulguée en 2009. Adoptée le 21 juillet 2009, cette loi a profondément réformé notre système hospitalier en mettant en place une « nouvelle gouvernance » inspirée du modèle des entreprises du secteur marchand.

L’hôpital est devenu une entreprise dont les mots d’ordre sont : planification, gestion, évaluation. Cette refonte organisationnelle et managériale ne laisse plus la place à l’humain. La course à la rentabilité supplante la recherche de la qualité des soins et de l’accueil. Les médecins et soignants deviennent, malgré eux, maltraitants. Les protocoles, exigés pour la certification des établissements, sont sources de contraintes pour les soignants ; le médecin doit se conformer et gare à celui qui s’autoriserait des actes bénéfiques à son patient mais non validés par les diverses institutions qui gangrènent notre système de santé ! Tout est sous le contrôle de bureaucrates.

Les soignants sont instrumentalisés par l’État et dépossédés de leur liberté de soigner. La technologie s’est substituée aux examens cliniques et aux soins. Hannah ², étudiante en médecine, déplore cette bureaucratisation. Elle constate qu’« en milieu hospitalier les médecins ne sont plus libres. Je pense qu’ils le sont encore en libéral, dans le cadre de ‘‘bonnes pratiques’’ et recommandations de l’HAS (Haute Autorité de Santé). Mais la pratique libérale tend à diminuer, parce que les heures sont beaucoup plus nombreuses qu’en hospitalier, la responsabilité individualisée, les difficultés liées à la relation humaine démultipliées, etc ; et que l’humain moderne est de moins en moins attiré par la liberté, précisément. »

Mon activité en milieu hospitalier reste un souvenir douloureux. En intégrant un hôpital public, je présumais participer à une mission de service public qui s’appuyait sur des valeurs tant humaines que sociales. Quelle ne fût ma surprise en découvrant que le patient en tant qu’individu unique n’existait plus !

L’individu, supplanté par le Groupe Homogène de Malades (GHM), devait se plier à des protocoles ; pour telle pathologie, tels actes et un nombre de nuitées congruent. Le patient n’a plus son mot à dire et toute contestation peut être source de dépréciation du personnel soignant ; un grain de sable n’a pas lieu d’être dans cet engrenage parfaitement huilé. Si vous demandez à sortir de l’hôpital en raison de soins ou de traitements auxquels vous ne consentez pas, il est ardu d’obtenir un accord et votre volonté entraîne menaces et chantage. La loi Kouchner de 2002 semblait donner du pouvoir au patient assujetti à ce monde en blanc grâce au fameux « consentement libre et éclairé » qui se révélera n’être qu’un leurre. L’hôpital est devenu un antre, lieu obscur d’où il est délicat de s’échapper. Qu’en sera-t-il dans quelques années ? Avec l’euthanasie légiférée, ces établissements de santé pourraient devenir ténébreux et terrifiants.

La critique de notre système de santé déclenche le plus souvent une levée de boucliers. L’idée de détenir le meilleur système au monde reste ancrée dans les esprits. Les lois et les réformes l’ont pourtant anéanti en le vidant de sa substance. Qu’est-il devenu ? Pourquoi ce délitement ? Les raisons sont multiples et nous tenterons d’apporter quelques éléments de réflexion.

Auscultons brièvement notre histoire afin d’évaluer les changements. Dès le IVe siècle, les chrétiens, encouragés par le clergé, créent les maisons d’hospitalité dédiées à l’accueil des pauvres, des malades, des vieillards isolés et des pèlerins sur le chemin de Compostelle. N’en déplaise à certains, la France, fille aînée de l’Église, s’est construite sur les valeurs chrétiennes et la nécessité de soigner les âmes autant que les corps. Les valeurs d’assistance et d’hospitalité ont naturellement conduit à la fondation de ces lieux de charité qu’étaient les Maisons-Dieu et Hôtel-Dieu ³ puis les hôpitaux. Hôpital vient du latin hospitalis qui signifie hospitalier.

La définition de l’hôpital a largement évolué au fil des siècles. Au XIIe siècle, la première édition du dictionnaire de l’Académie française le définit comme « Maison fondée & establie pour recevoir les pauvres, les malades, les passants, les y loger, les nourrir, les traiter par charité ». Pour Le Littré, dictionnaire paru à la fin du XIXe siècle, l’hôpital est défini comme suit : « 1.Établissement où l’on reçoit gratuitement des pauvres, des infirmes, des enfants, des malades. 2. Particulièrement, dans le langage administratif, maison de charité établie pour donner des soins gratuits aux malades indigents, par opposition à hospice où on ne reçoit pas les malades ».

De nos jours, le Larousse indique : « Établissement public ou établissement privé ayant passé certaines conventions avec l’État et où peuvent être admis tous les malades pour y être traités ».

Ces modifications interpellent et le choix des mots n’est certainement pas anodin. Au fil des siècles, cette institution évoluait, chaperonnée par la royauté. Les Maisons-Dieu, sous l’autorité du clergé, se développaient dans le royaume de France. Le maître des Maisons était généralement un prêtre dont les fonctions étaient établies par l’évêque. Les sœurs s’occupaient des soins, les frères travaillaient à l’exploitation. Les revenus provenaient de la culture des terres et de l’élevage. Elles recevaient également des dons, des legs, des dotations.

À partir du XIIe siècle, les taxes et les prélèvements locaux apparurent. Sous le règne de Louis IX, l’Hôtel-Dieu de Paris se développa ; hommes, femmes et enfants étaient admis, quel que soit leur âge et leur nationalité. En 1260, Louis IX fonda et exempta d’impôts l’hôpital des Quinze-Vingts pour les aveugles. Avec le développement de la médecine et les progrès chirurgicaux, les hospices se différencièrent des hôpitaux. À partir de 1662, Louis XIV créa dans chaque ville importante un Hôtel-Dieu et un hospice. Les soins médicaux, tout d’abord limités et rudimentaires, évoluaient et leur efficacité progressait.

Dès 1789, les révolutionnaires fermèrent les hôpitaux pour lutter contre la mendicité. En 1790, ils les confisquèrent aux congrégations religieuses. Cela marqua la fin des valeurs de charité chrétienne qui distinguaient la France et traversaient les siècles. À partir de 1941, les hôpitaux furent nationalisés par décret. Il est troublant de noter que la loi du 21 décembre 1941, dite « charte hospitalière », ouvre l’hôpital à « toutes les classes sociales ». N’en était-il pas ainsi avant la Révolution ? La bureaucratisation n’aura alors de cesse de se développer et de se fortifier. Les soignants perdent leur pouvoir au profit d’un contrôle administratif et technologique de plus en plus intrusif.

Depuis le Plan Hôpital 2007, les réformes ont fait leur œuvre ; exit l’égalité des soins ; exit l’humanité. L’hôpital se retrouve peuplé d’individus robotisés au milieu desquels quelques humains résistent à l’oppression. Les émotions sont vilipendées ; faire plutôt qu’être. Le système vous vampirise et ne vous laisse aucun répit. Il ne vous permet pas de « prendre soin » par manque de temps, par manque de moyens humains et matériels. Hannah confie : « Ce que je vais écrire va peut-être vous choquer, mais je ne pense pas qu’en l’état actuel des choses, la vocation de l’hôpital public soit de prendre soin. On prend soin dans des conditions dédiées à ça. Le milieu hospitalier est gangrené par l’administration, comme tout le service public français, et les soignants font de leur mieux. »

Des profils de soignants émergent ; les sarcastiques et les sans-cœur étouffent leurs émotions pour survivre ; il y a ceux qui sombrent et il y a ceux qui renoncent pour ne pas se perdre. Avec un système malade, il est vital de ne pas accepter l’innommable. Il est possible d’œuvrer différemment afin de ne pas se noyer dans une masse informe vouée à s’autodétruire. S’écarter, changer de point de vue, considérer ce nouvel angle et envisager de prendre soin autrement.

Cette vision d’une médecine plus humaine ne pourra émerger sans un autre changement essentiel qu’Hannah révèle à travers ces paroles : « Je me demande, [...] si une nouvelle réforme m’empêchera complètement d’exercer une médecine ‘‘à mon image’’, si je pourrai l’exercer dans un pays en voie de destruction, et auprès, il faut le dire, d’une population qui considère de plus en plus que le soin est un dû ». Remarque glaçante qui révèle, au-delà du métier de médecin qui se dénature, un problème majeur ; le problème de responsabilisation de la population qui consomme le soin comme elle consomme toutes choses alléchantes ou distrayantes, à outrance ! Le manque de sensibilisation et d’éducation aux soins ou aux secours d’urgence est flagrant et ne fait qu’envenimer l’appauvrissement de notre système de santé.

Pour soulager les cœurs et les corps, la médecine allopathique, extrêmement rentable, n’est pas l’unique issue. Tout comme la disparition des zones blanches, la disparition de la beauté engendre de nombreux maux. C’est pourtant ce qu’on nous prêche inlassablement pour mieux nous soumettre aux dogmes, aux injonctions et injections, aux protocoles dits sanitaires, aux médications outrancières. La puissance de l’être humain est inimaginable ; à force de nous empoisonner, de nous infantiliser et de nous rendre dépendants, nous perdons la conscience de notre force et de notre capacité à sortir de situations délicates. Le corps, le cœur et l’esprit ont des besoins séculaires ; nul besoin de pilules multicolores magiques ; nous avons des appétences simples : être écouté et touché, être enlacé et aimé, recevoir un sourire, rire, fouler la terre chaude et humide, observer la majesté des arbres ou la délicatesse des fleurs, écouter le chant des oiseaux, rester sobre, etc. Cette simplicité semble désormais inaccessible en raison de lois, de protocoles, de procédures, de devoirs et d’obligations. L’isolement, le confinement, les traitements médicaux nous tuent insensiblement. L’hôpital, devenu prison, est gardé par des médecins et des soignants broyés par un système exempt d’humanité.

Hannah livre des constats troublants et préoccupants : « Les étudiants en médecine sont systématiquement pressurisés, écrasés, maltraités, par l’ensemble du personnel, y compris paramédical. Chacun se venge sur plus faible que lui. L’hôpital fabrique des gens maltraitants ». L’industrialisation des soins a engendré « beaucoup de maltraitance tolérée, acceptée même comme quelque chose de normal ». Ces phénomènes de violences ou de harcèlement à l’encontre des soignants ne bénéficient aucunement, par phénomène de ricochet, aux patients.

À son tour, la psychologue Marie-Estelle Dupont rapporte que « les médecins répondent aujourd’hui à des statistiques et n’ont plus qu’une vision morcelée de la réalité ». La formation des médecins a évolué et concourt à la déshumanisation observée. « On ne leur enseigne plus la philosophie, tout ce qui est clinique, humain. Ils sont formés avec des QCM et n’ont plus de vision holistique, globale de la santé ».

On ne s’occupe plus d’individus mais de maladies. On ne voit plus un être humain mais une somme d’organes à faire fonctionner coûte que coûte. Nous ne sommes plus des êtres uniques et complexes dont la santé dépend de nombreux facteurs qui diffèrent d’une personne à l’autre ; nous sommes des choses à traiter indifféremment selon des protocoles liés à une rentabilité maximale. Au-delà de la rentabilité financière de l’hôpital-entreprise se profile la rentabilité sociale de l’individu et le contrôle des corps. Vous êtes vieux ? Les soins vous sont refusés. Je connus une dame âgée de 78 printemps qui présentait un prolapsus vésical impressionnant. Cette femme souffrait quotidiennement. Les médecins l’avaient abandonnée car trop vieille. La case était cochée, aucune échappatoire n’était possible.

Depuis 2009, ces nouvelles façons de prendre en charge ne sont plus basées sur des rapports humains et des examens cliniques mais orientées vers des analyses, des statistiques, des algorithmes. La médecine dérive vers un déni de la vie et de sa complexité.

Le projet de loi sur l’euthanasie, judicieusement nommé « aide à mourir », confirme la volonté politique d’orienter la cité vers la destruction et d’honorer la mort plutôt que la vie. Cette nouvelle vision sociétale révèle un changement anthropologique considérable : « C’est une rupture de civilisation », précise le sénateur Francis Szpiner. Et la légalisation d’un acte létal constitue une rupture juridique majeure. Nous nous enlisons et l’infamie gagne car le caractère sacré de la vie n’est plus.

Malgré tout, Hannah persévère parce que ses stages la confortent dans son choix : « j’aime le métier de médecin, exercer auprès des gens, [...] faire de mon mieux pour les soigner, les accompagner dans leur vie, car le médecin n’est pas un épicier [...], c’est aussi et avant tout celui à qui on se confie, auprès de qui on peut se sentir en confiance » ; elle estime que la médecine est encore un art, « car il existe des artistes pour pratiquer l’art de la médecine, mais l’esprit du temps est à la production de masse, alors les artistes doivent se battre beaucoup plus fort pour exister. Il en va de la survie de l’humanité, en médecine comme partout ailleurs, le désir de préserver nos spécificités face à la machine, au machinisme, et pire, à l’homme machinal. »

Notre système de santé, qui n’est qu’une partie d’un tout, ne pourra retrouver ses lettres de noblesse sans un retour à la spiritualité et au christianisme qui fonda notre civilisation française. Pour contrer la mise en abîme de notre société, des antidotes sont salutaires : lire, écrire, prier, s’instruire inlassablement pour continuer d’éveiller notre esprit critique et ne pas nous laisser séduire et corrompre par des idéologies perverses et destructrices.

Mise en pratique

Dans notre précédent article, nous annoncions les débats parlementaires à venir concernant la proposition de loi relative au « droit à l’aide à mourir » transformé depuis en « assistance médicale à mourir », c’est-à-dire euthanasie ou suicide assisté ; ne nous laissons pas berner par cette novlangue  dont les systèmes totalitaires sont friands . Le médecin ne devrait plus soigner mais tuer. Qu’est devenue la médecine hippocratique ?

Début janvier, les évêques de France et des congrégations catholiques françaises ont dénoncé cette proposition de loi. Il est utile de mentionner que la mise à mort nous concerne tous, croyants et athées. Des sondages indiquent que les Français privilégient les soins palliatifs à une mort programmée. Il est pernicieux de la part des médias de faire passer le combat pour la vie et le soulagement de la souffrance, tant physique que psychologique, grâce aux soins, comme un caprice de chrétiens le plus souvent ostracisés par les vendeurs d’un nouveau monde sans âme et sans espérance.

Rappel : la proposition de loi relative au « droit à l’aide à mourir » fut adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 11 mars 2025, puis rejetée en première lecture par le Sénat le 27 mai 2025. Le 28 janvier 2026, coup de théâtre ! Le Sénat modifie d’une part l’article 2 en supprimant la possibilité de suicide assisté et d’euthanasie et y substitue un « droit opposable au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance », et d’autre part, il rejette l’article 4 qui fixait les conditions d’accès à « l’assistance médicale à mourir », ce qui rend l’ensemble du texte inopérant.

À ce stade, le texte repasse entre les mains de l’Assemblée nationale pour une seconde lecture en reprenant la version adoptée au printemps 2025. Dès le 4 février 2026, elle réhabilite en commission l’article 2 avec la validation du « droit à l’aide à mourir». Pourquoi une telle promptitude à légiférer sur un sujet d’ampleur qui engage l’avenir de la médecine et des Français ? Nous savons que les satrapes veulent à tout prix ouvrir la boîte de Pandore en légalisant la mort. Le docteur Jean-Louis Touraine est parfaitement explicite sur le sujet : « Une fois qu’on aura mis le pied dans la porte, il faudra revenir tous les ans, et dire on veut étendre ça », c’est-à-dire étendre aux mineurs, aux maladies psychiatriques, aux maladies d’Alzheimer ; des personnes incapables de consentir.

Pourrions-nous supposer que tous les individus seront un jour concernés ? Le texte sur la fin de vie est un enjeu majeur pour Emmanuel Macron qui s’est prononcé dès mars 2025 en faveur d’une « aide à mourir », tout en minimisant le débat sur les soins palliatifs qui devraient être prioritaires . Il réitère son intention de voir le débat législatif aboutir cette année 2026 et, à défaut, avant la présidentielle. Sa priorité d’action est clairement funèbre. Si le Sénat et l’Assemblée nationale ne s’accordent pas, le gouvernement pourrait donner le dernier mot à l’Assemblée nationale dont la position est claire. Il ne nous reste plus qu’à attendre les prochaines étapes : l’examen du texte en séance plénière à partir de ce lundi 16 février avant un vote solennel le 24 février.


Lectures recommandées

  • Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme - Eichmann à Jérusalem, éd. Gallimard, mai 2002.

  • Ariane Bilheran, Psychopathologie du totalitarisme. Sommes-nous dans une dérive totalitaire ?, éd. Guy Trédaniel, septembre 2023, 2ᵉ édition.

  • Ariane Bilheran, Psychopathologie du harcèlement, éd. Dunod, janvier 2026

  • Ariane Bilheran, La manipulation : entre pouvoir et perversion, éd. Dunod, 24 sept. 2025

  • Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIème Reich

  • Arthur Koestler, Le zéro et l’infini, Calmann-Lévy, 03 sept. 2025.

  • Fiodor Dostoïevski, Les Frères Karamazov, Folio classique, 23 juin 1994.

  • Fiodor Dostoïevski, Les Démons, Le Livre de Poche, 01 sept. 1977.

  • George Orwell, 1984, éd. Gallimard, coll. Folio, 2020.

Remerciements

À Hannah (prénom emprunté) pour sa disponibilité, sa diligence et son autorisation à la citer.

1

Éric Werner, Du totalitarisme en Suisse, chronique publiée le 31 mars 2024 dans la revue Antipresse (n°435).

2

Le prénom a été modifié afin de préserver l’anonymat de la personne interviewée.

3

« Au Moyen-Âge, le rapport d’appartenance ne nécessite pas de préposition : ainsi on dit Hôtel-Dieu et non Hôtel de Dieu. » Source : https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2018/11/P.2069-2082.pdf

4

La novlangue est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984, paru en 1949.

5

Ariane Bilheran, Psychopathologie du totalitarisme. Sommes-nous dans une dérive totalitaire ?, éd. Guy Trédaniel, septembre 2023, 2ᵉ édition.

6

3% des patients pris en charge en soins palliatifs veulent mourir d’après Philippe Juvin ; après une semaine, ils ne sont plus que 0,3% car ils ont été écoutés et entendus dans leurs besoins :

Une étude réalisée dans l’établissement de soins palliatifs Jeanne Garnier avait ainsi établi que sur 90% des demandes d’euthanasie formulées à l’entrée en hospitalisation, seules 10% des demandes persistent (à 7:45).

Un article invité par
Mathilde Jaffre
Après avoir travaillé dans le cinéma et l’audiovisuel, je me suis dédiée aux soins et à l'écriture, dans une perpétuelle curiosité et une constante quête de sens.

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Directrice de la publication : Patricia Cerinsek

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