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samedi 13 octobre 2012

Précarité, flexibilité et licenciement au menu d’une réunion syndicats-patronat sous surveillance


Précarité, flexibilité et licenciement au menu d’une réunion syndicats-patronat sous surveillance

Rencontre Patronat syndicats_hollande
s'informerLa deuxième réunion entre les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et le patronat (MEDEF, CGPME, UPA), consacrée au volet précarité du marché du travail, s’est tenue hier dans une ambiance tendue. L’objectif fixé par le chef de l’État à ces réunions est d’aboutir à un « compromis historique ».
Quatre volets indissociables à l’ordre du jour : lutter contre la précarité, anticiper les évolutions de l’emploi, maintenir l’emploi lors de difficultés conjoncturelles et réformer le licenciement collectif. Le gouvernement a averti que, si un accord n’était pas trouvé il légiférerait.
Dans la réunion d’hier, pour la CGT, « le patronat s’est contenté de distribuer ses propositions de flexibilisation, y compris du CDI. Les organisations syndicales ont juste eu le droit à un tour de table pour lister leurs propres propositions ».  La méthode de travail, identique à celle du  précédent rendez-vous le 4 octobre, est condamnée depuis le début par la CGT.
Pour FO, « on a déjà flexibilisé à outrance le marché du travail : individualisation des rémunérations, envolée de l’épargne salariale, primat de la négociation d’entreprise sur la négociation de branche, annualisation du temps de travail, multiplication des emplois précaires… Nous disons stop. C’est allé trop loin. […] la négociation doit aboutir à ce que le CDI redevienne la forme normale d’embauche ».
Le MEDEF réclame, entre autres, l’assouplissement du code du travail pour faciliter les procédures de licenciements qui bloquent, selon lui, les embauches.

vendredi 12 octobre 2012

un article de Raoul Marc Jennar


12 oct2012
1/ Traité de Rome (1957) : Guy Mollet, Président du Conseil, majorité SFIO
2/ Accords de Schengen (1985) : Laurent Fabius, Premier ministre, majorité PS
3/ Acte unique européen (1986) : Laurent Fabius, Premier ministre, majorité PS ; Jacques Delors, PS, président de la Commission européenne
4/ Traité de Maastricht (1992) : Pierre Bérégovoy, Premier ministre, majorité PS ; Jacques Delors, PS, président de la Commission européenne
5/ Traité d’Amsterdam (1997) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS
6/ Création de la BCE (1998) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS
7/ Création de la zone euro (1999) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS
8/ Sommet de Lisbonne (2000) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS
9/ Traité de Nice (2001) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS
10/ Sommet de Barcelone (2002), Lionel Jospin, Premier Ministre, majorité PS
11) Ratification du Traité de Lisbonne (2008), approuvée grâce à l’appui du PS
12) MES et TSCG : Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, majorité PS
Entre 1997 et 2002, sur les 15 Etats membres de l’Union européenne à cette époque, 13 sont composés de sociaux-démocrates.
Une gauche de gauche s’avère indispensable pour reconstruire une union des peuples d’Europe qui soit démocratique, sociale et écologique.
(inspiré d’un message de Michel Hernando sur facebook)

Grève générale en Grèce le 18 octobre contre de nouvelles mesures d’austérité


Grève générale en Grèce le 18 octobre contre de nouvelles mesures d’austérité

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s'informerLes deux centrales syndicales grecques, celle du privé (GSSE) et celle du public Adedy, ont appelé à une grève générale de 24 heures le 18 octobre – pendant le sommet européen- contre les nouvelles mesures d’austérité, réclamées par la troïka (FMI, BCE, UE).
Les centrales appellent à poursuivre la mobilisation débutée le 26 septembre et appellent à « des rassemblements » pour « faire entendre la voix des peuples et non des créanciers ». « Si le gouvernement poursuit sa politique[…] nous continuerons notre lutte » a déclaré une responsable.
De son côté, « le gouvernement est tout près de boucler » ce train de mesures d’un montant prévu de 13,5 milliards d’euros, a indiqué son porte-parole, sans préciser à quelle date ce plan serait soumis au Parlement. Si le gouvernement et la troïka sont convenus d’un plan d’économies de près de 10 milliards d’euros, condition préalable au déblocage de 31,2 milliards d’euros, les tractations se poursuivaient jeudi soir au sujet des réformes structurelles.
La troïka avait reporté le versement de cette tranche, initialement prévu au printemps. « En raison du non versement des prêts, les finances publiques sont dans un état d’asphyxie. […] Cette pression va continuer jusqu’au versement de la prochaine tranche », s’est alarmé le ministre adjoint des Finances.
L’Autorité des statistiques grecques a annoncé hier que le chômage atteignait désormais un record historique, au-dessus des 25 %. Le plus élevé de la zone euro. Le même jour, l’un des principaux employeurs du pays, Coca Cola Hellenic  révélait qu’il déménageait son siège en Suisse.

Que les populations n’attendent pas du rachat des dettes des États par la BCE un allégement de l’austérité, avertit Draghi


Que les populations n’attendent pas du rachat des dettes des États par la BCE un allégement de l’austérité, avertit Draghi

s'informerMario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne (BCE), a rappelé mardi que le programme illimité de rachat de dettes par la BCE (appelé OMT) des pays qui ont des difficultés à rembourser leurs dettes aux banques, décidé le 6 septembre, n’implique pas que la BCE imprimera plus de monnaie.
Les Traités européens (Maastricht, Lisbonne), dont elle est une pièce maîtresse, lui interdisent de financer les déficits publics, son seul mandat est de maintenir l’inflation au plus bas.
«Il est trop facile de penser que la BCE peut remplacer l’action des gouvernements ou leur manque d’action en imprimant de la monnaie. Cela n’arrivera pas», a-t-il affirmé devant la Commission économique et monétaire du Parlement Européen.
Il rappelle que ce rachat de dettes ne pourra être enclenché que sous conditions réunies par les États demandeurs. Ils devront exposer  les nouvelles mesures d’austérité budgétaire et les réformes qu’ils comptent entreprendre en contrepartie de ce rachat : réduction des emplois publics, baisse des prestations sociales, privatisations, baisse des pensions de retraite, pour atteindre l’objectif de suppression des déficits publics inscrit dans le Traité Européen TSCG.
Lors de sa création par le Conseil des gouverneurs de la BCE, ce programme de rachat des dettes par la BCE  a été présenté comme devant permettre aux États endettés de trouver plus facilement des ressources financières pour régler leurs dettes aux banques.

mercredi 10 octobre 2012

Informations Ouvrières vient de paraître

Informations Ouvrières vient de paraître

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Catégories: INFORMATIONS OUVRIERESPOLITIQUESOMMAIREVIDEO


Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI ! Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo. Après le vote du TSCG : Non à l’austérité : les comités entrent en campagne pour le retrait du TSCG et la résistance aux plans qui en découlent
Lire la Suite

Bruxelles veut ouvrir la Sécurité sociale au privé


10 oct2012
Lire l’article sur Mediapart :
http://www.mediapart.fr/journal/international/091012/bruxelles-veut-ouvrir-la-securite-sociale-au-prive
Depuis plus de dix ans, le mouvement altermondialiste met en garde contre les dangers de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), un des accords que gère l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En vain. Indifférence ou sarcasme sont les réponses de pratiquement tous les journalistes ; nous sommes accusés de catastrophisme.
Ce qui était dans la proposition Bolkestein – qui n’est qu’une transposition partielle de l’AGCS à l’espace européen – et qui fut écarté du texte adopté par la pression exercée alors contre cette proposition revient maintenant à l’initiative d’une Commission européenne qui, représentante unique des 27 Etats membres à l’OMC,  est à la pointe pour la mise en œuvre complète de l’AGCS.
Après le MES, après le TSCG, l’offensive néolibérale se poursuit. Parce qu’elle ne trouve aucune résistance de la part des partis qui s’intitulent socialistes, parce que la plupart des confédérations syndicales sont indifférentes à ce qui se passe à l’OMC et à l’Europe, parce qu’en face, le patronat lui est organisé et mobilisé pour arriver à un objectif dont il ne se cache pas : transférer tous les secteurs d’activités au privé.
A quand donc un surgissement populaire européen pour s’opposer à cette Europe-là ?
Pour qui s’intéresse à l’AGCS,
- voir sur Google : « Jennar et l’AGCS » ; plusieurs de mes interventions sur le sujet sont accessibles
- lire Raoul Marc JENNAR et Laurence KALAFATIDES, AGCS Quand les Etats abdiquent face aux multinationales, Paris, Raison d’Agir, 2007

Les conséquences de l’adoption du TSCG sont catastrophiques


Le POI s’adresse à la population

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Les conséquences de l’adoption du TSCG sont catastrophiques

(tract diffusé par le POI à dater du 10 octobre)

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La majorité des députés vote le TSCG

Le 9 octobre, à Athènes
Angela Merkel, protégée par une armada de policiers, vient s’assurer de la mise en œuvre des plans de l’Union européenne qui affament le peuple grec.
Le 9 octobre, à Paris
Le gouvernement fait adopter par l’Assemblée nationale le TSCG écrit par Merkel et Sarkozy.
Qu’en disent les députés UMP ?« Nous vous aidons monsieur le Premier ministre (…). La réalité, c’est simplement que Monsieur le président de République et votre gouvernement ont accepté une politique et un traité sans en changer une virgule » (Christian Jacob au nom des députés UMP).
Les conséquences de l’adoption du TSCG sont catastrophiques
C’est le budget d’austérité, qui taille à la hache dans les services publics, la santé, la Sécurité sociale, augmente les impôts, taxe les retraités.
L’austérité est encouragée par les députés UMP qui, comme Jean Leonetti, offrent leurs services au gouvernement Hollande-Ayrault : « Si vous allez plus loin, monsieur le Premier ministre, nous vous aiderons (…), nous resterons à vos côtés. »
Ce 9 octobre, les mêmes députés UMP apportent leurs voix à la majorité PS-PCF-PG-EELV, votant les emplois d’avenir qui aggravent la précarisation de la jeunesse (CDD de droit privé, possibilité de licenciement économique à tout moment, exonération des charges sociales pour l’employeur, etc.).
Et maintenant, c’est au tour de la Sécurité sociale d’être dans le collimateur : 2,5 milliards de coupe! Selon le journal Le Monde, le gouvernement travaillerait à un allégement de charges patronales dès l’an prochain de 40 milliards d’euros sur cinq ans, compensé par une augmentation de la CSG, au nom de la baisse du coût du travail réclamée par le Medef !
Voilà le résultat de la soumission du gouvernement et de sa majorité à l’Union européenne !
Ce 9 octobre, à Athènes, Mme Merkel a été accueillie par 30 000 manifestants, sous les mots d’ordre : « Dehors la troïka ! »
Dimanche 30 septembre, des dizaines de milliers de travailleurs, de jeunes de retraités manifestaient à Paris contre la ratification du TSCG et ses conséquences : le budget d’austérité du gouvernement.
Abrogation du TSCG !
Unité contre l’austérité du budget Hollande-Ayrault et toutes ses conséquences !
Rupture avec l’Union européenne et son pacte de stabilité !
filet pointilles gris


picto agirpour l’unité contre l’austérité du budget Hollande-Ayrault et toutes ses conséquences !

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