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vendredi 12 octobre 2012

Grève générale en Grèce le 18 octobre contre de nouvelles mesures d’austérité


Grève générale en Grèce le 18 octobre contre de nouvelles mesures d’austérité

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s'informerLes deux centrales syndicales grecques, celle du privé (GSSE) et celle du public Adedy, ont appelé à une grève générale de 24 heures le 18 octobre – pendant le sommet européen- contre les nouvelles mesures d’austérité, réclamées par la troïka (FMI, BCE, UE).
Les centrales appellent à poursuivre la mobilisation débutée le 26 septembre et appellent à « des rassemblements » pour « faire entendre la voix des peuples et non des créanciers ». « Si le gouvernement poursuit sa politique[…] nous continuerons notre lutte » a déclaré une responsable.
De son côté, « le gouvernement est tout près de boucler » ce train de mesures d’un montant prévu de 13,5 milliards d’euros, a indiqué son porte-parole, sans préciser à quelle date ce plan serait soumis au Parlement. Si le gouvernement et la troïka sont convenus d’un plan d’économies de près de 10 milliards d’euros, condition préalable au déblocage de 31,2 milliards d’euros, les tractations se poursuivaient jeudi soir au sujet des réformes structurelles.
La troïka avait reporté le versement de cette tranche, initialement prévu au printemps. « En raison du non versement des prêts, les finances publiques sont dans un état d’asphyxie. […] Cette pression va continuer jusqu’au versement de la prochaine tranche », s’est alarmé le ministre adjoint des Finances.
L’Autorité des statistiques grecques a annoncé hier que le chômage atteignait désormais un record historique, au-dessus des 25 %. Le plus élevé de la zone euro. Le même jour, l’un des principaux employeurs du pays, Coca Cola Hellenic  révélait qu’il déménageait son siège en Suisse.

Que les populations n’attendent pas du rachat des dettes des États par la BCE un allégement de l’austérité, avertit Draghi


Que les populations n’attendent pas du rachat des dettes des États par la BCE un allégement de l’austérité, avertit Draghi

s'informerMario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne (BCE), a rappelé mardi que le programme illimité de rachat de dettes par la BCE (appelé OMT) des pays qui ont des difficultés à rembourser leurs dettes aux banques, décidé le 6 septembre, n’implique pas que la BCE imprimera plus de monnaie.
Les Traités européens (Maastricht, Lisbonne), dont elle est une pièce maîtresse, lui interdisent de financer les déficits publics, son seul mandat est de maintenir l’inflation au plus bas.
«Il est trop facile de penser que la BCE peut remplacer l’action des gouvernements ou leur manque d’action en imprimant de la monnaie. Cela n’arrivera pas», a-t-il affirmé devant la Commission économique et monétaire du Parlement Européen.
Il rappelle que ce rachat de dettes ne pourra être enclenché que sous conditions réunies par les États demandeurs. Ils devront exposer  les nouvelles mesures d’austérité budgétaire et les réformes qu’ils comptent entreprendre en contrepartie de ce rachat : réduction des emplois publics, baisse des prestations sociales, privatisations, baisse des pensions de retraite, pour atteindre l’objectif de suppression des déficits publics inscrit dans le Traité Européen TSCG.
Lors de sa création par le Conseil des gouverneurs de la BCE, ce programme de rachat des dettes par la BCE  a été présenté comme devant permettre aux États endettés de trouver plus facilement des ressources financières pour régler leurs dettes aux banques.

mercredi 10 octobre 2012

Informations Ouvrières vient de paraître

Informations Ouvrières vient de paraître

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Catégories: INFORMATIONS OUVRIERESPOLITIQUESOMMAIREVIDEO


Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI ! Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo. Après le vote du TSCG : Non à l’austérité : les comités entrent en campagne pour le retrait du TSCG et la résistance aux plans qui en découlent
Lire la Suite

Bruxelles veut ouvrir la Sécurité sociale au privé


10 oct2012
Lire l’article sur Mediapart :
http://www.mediapart.fr/journal/international/091012/bruxelles-veut-ouvrir-la-securite-sociale-au-prive
Depuis plus de dix ans, le mouvement altermondialiste met en garde contre les dangers de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), un des accords que gère l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En vain. Indifférence ou sarcasme sont les réponses de pratiquement tous les journalistes ; nous sommes accusés de catastrophisme.
Ce qui était dans la proposition Bolkestein – qui n’est qu’une transposition partielle de l’AGCS à l’espace européen – et qui fut écarté du texte adopté par la pression exercée alors contre cette proposition revient maintenant à l’initiative d’une Commission européenne qui, représentante unique des 27 Etats membres à l’OMC,  est à la pointe pour la mise en œuvre complète de l’AGCS.
Après le MES, après le TSCG, l’offensive néolibérale se poursuit. Parce qu’elle ne trouve aucune résistance de la part des partis qui s’intitulent socialistes, parce que la plupart des confédérations syndicales sont indifférentes à ce qui se passe à l’OMC et à l’Europe, parce qu’en face, le patronat lui est organisé et mobilisé pour arriver à un objectif dont il ne se cache pas : transférer tous les secteurs d’activités au privé.
A quand donc un surgissement populaire européen pour s’opposer à cette Europe-là ?
Pour qui s’intéresse à l’AGCS,
- voir sur Google : « Jennar et l’AGCS » ; plusieurs de mes interventions sur le sujet sont accessibles
- lire Raoul Marc JENNAR et Laurence KALAFATIDES, AGCS Quand les Etats abdiquent face aux multinationales, Paris, Raison d’Agir, 2007

Les conséquences de l’adoption du TSCG sont catastrophiques


Le POI s’adresse à la population

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Les conséquences de l’adoption du TSCG sont catastrophiques

(tract diffusé par le POI à dater du 10 octobre)

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La majorité des députés vote le TSCG

Le 9 octobre, à Athènes
Angela Merkel, protégée par une armada de policiers, vient s’assurer de la mise en œuvre des plans de l’Union européenne qui affament le peuple grec.
Le 9 octobre, à Paris
Le gouvernement fait adopter par l’Assemblée nationale le TSCG écrit par Merkel et Sarkozy.
Qu’en disent les députés UMP ?« Nous vous aidons monsieur le Premier ministre (…). La réalité, c’est simplement que Monsieur le président de République et votre gouvernement ont accepté une politique et un traité sans en changer une virgule » (Christian Jacob au nom des députés UMP).
Les conséquences de l’adoption du TSCG sont catastrophiques
C’est le budget d’austérité, qui taille à la hache dans les services publics, la santé, la Sécurité sociale, augmente les impôts, taxe les retraités.
L’austérité est encouragée par les députés UMP qui, comme Jean Leonetti, offrent leurs services au gouvernement Hollande-Ayrault : « Si vous allez plus loin, monsieur le Premier ministre, nous vous aiderons (…), nous resterons à vos côtés. »
Ce 9 octobre, les mêmes députés UMP apportent leurs voix à la majorité PS-PCF-PG-EELV, votant les emplois d’avenir qui aggravent la précarisation de la jeunesse (CDD de droit privé, possibilité de licenciement économique à tout moment, exonération des charges sociales pour l’employeur, etc.).
Et maintenant, c’est au tour de la Sécurité sociale d’être dans le collimateur : 2,5 milliards de coupe! Selon le journal Le Monde, le gouvernement travaillerait à un allégement de charges patronales dès l’an prochain de 40 milliards d’euros sur cinq ans, compensé par une augmentation de la CSG, au nom de la baisse du coût du travail réclamée par le Medef !
Voilà le résultat de la soumission du gouvernement et de sa majorité à l’Union européenne !
Ce 9 octobre, à Athènes, Mme Merkel a été accueillie par 30 000 manifestants, sous les mots d’ordre : « Dehors la troïka ! »
Dimanche 30 septembre, des dizaines de milliers de travailleurs, de jeunes de retraités manifestaient à Paris contre la ratification du TSCG et ses conséquences : le budget d’austérité du gouvernement.
Abrogation du TSCG !
Unité contre l’austérité du budget Hollande-Ayrault et toutes ses conséquences !
Rupture avec l’Union européenne et son pacte de stabilité !
filet pointilles gris


picto agirpour l’unité contre l’austérité du budget Hollande-Ayrault et toutes ses conséquences !

Rejoignez les comités pour l’unité. Lisez Informations ouvrières. Prenez contact avec le POI.

Vous voulez rejoindre les comités pour l’unité, contacter le Parti ouvrier indépendant sur votre localité ? Cliquez ici.

mardi 9 octobre 2012

Commentaires de J.L. Mélenchon après l’adoption du TSCG

Commentaires de J.L. Mélenchon après l’adoption du TSCG

“Ils ont voté, et puis après ?” (Léo Ferré)


“Ils ont voté, et puis après ?” (Léo Ferré)

Ils ont voté et puis après ? (Léo Ferré)
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
logoio.jpg?w=150&h=42Il s’est trouvé à l’Assemblée nationale quelques centaines de députés pour ratifier le TSCG, qui donne à la troïka (Union européenne-BCE-FMI) tous les pouvoirs d’imposer ses plans destructeurs.
Donc, ils ont voté. Et puis après ? Qui osera prétendre que cette majorité parlementaire PS-UMP, au parfum d’union nationale, agit conformément aux aspirations de la majorité du peuple ?
Au nom de l’objectif de ramener les déficits publics à 3 % du PIB puis à 0 % en 2017, le gouvernement soumet un budget d’austérité, planifie le démantèlement de la Sécurité sociale, remet en cause le Code du travail, étrangle les finances locales, privatise les services publics à tous les niveaux, multiplie réformes, « refondations », états généraux et autres conférences sociales par lesquels les organisations syndicales sont sommées de s’associer à ces plans, tandis qu’il accompagne les fermetures des sites à PSA, Sanofi, ArcelorMittal…
Qui osera prétendre que le passage du « changement maintenant » à « l’austérité tout de suite » est conforme à la démocratie ?
Toutes ces attaques sont portées au nom de la « nécessaire réduction du coût du travail ». Le « coût du travail » ? C’est le capital qui coûte. Des milliers de milliards d’euros ont été accordés gratuitement (ou quasiment) par la Banque centrale européenne (BCE) pour renflouer les banques, gonflant la dette des Etats et accroissant les déficits publics. Le paiement des intérêts de cette dette constitue, aujourd’hui, le premier budget de la France.
Les travailleurs et les jeunes savent où conduit cette politique du gouvernement Hollande-Ayrault, capitulant devant le FMI, la BCE et l’Union européenne : la Grèce, l’Espagne, le Portugal, le montrent à l’envi. Et que l’on nous épargne les discours sur la « reprise ». Comment reprise pourrait-il y avoir sur fond de chômage de masse, de destruction des emplois à statut, de régression du pouvoir d’achat ?
Le carcan de l’Union européenne, ses 3 %, ses plans, sa troïka, sa banque centrale doivent être brisés (1). Le combat contre le budget d’austérité et chacune des mesures et contre-réformes prises au nom de cette logique infernale, c’est le premier pas sur la voie de la reconquête de la démocratie et de la souveraineté du peuple, dans la perspective de l’abrogation du TSCG (et des traités précédents, à commencer par celui de Maastricht). Ce combat exige que soit préservée l’indépendance du mouvement ouvrier.
Pour et dans ce combat, le Parti ouvrier indépendant saura s’appuyer sur les résultats de la campagne menée six mois durant contre la ratification du TSCG. Les relations politiques nouées dans cette campagne constituent le socle à partir duquel le conseil fédéral national du Parti ouvrier indépendant pourra formuler des propositions, notamment en direction des milliers et milliers qui, avec les militants du POI, se sont engagés dans les comités pour l’unité contre la ratification et qui, dans les semaines qui viennent, chercheront à poursuivre l’action politique pour aider à forger l’unité pour bloquer les plans et contre-réformes dictés par la troïka et repris à son compte par le gouvernement Hollande-Ayrault.
____
(1) Oui, il s’agit bien de les briser, et non de « réorienter la Banque centrale européenne » ou « la construction européenne », phrases creuses au nom desquelles, restant prisonniers de ce carcan… les députés du Front de gauche votent dans un même élan contre le TSCG et pour les emplois d’avenir qui, pourtant, en découlent.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est entré en vigueur


Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est entré en vigueur hier et peut imposer ses conditions aux États qui le solliciteront

Mécanisme européen de stabilité ( MES )
s'informerLes ministres des Finances des 17 se sont retrouvés hier à Luxembourg, en présence de la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, pour officialiser la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES).
Pourvu d’un montant de 500 milliards d’euros auxquels s’ajoutent les 200 milliards restants de son prédécesseur (le Fonds Européen de Secours), le MES, constitué au prorata du poids économique des États participants, permet de lever de l’argent sur les marchés financiers afin d’aider les États qui le solliciteront, « sur la base d’une stricte conditionnalité », selon les termes du traité qui l’institue.
Le MES pourra racheter la dette des États pour faire baisser les taux d’emprunt sur les marchés ; mettre en place des programmes d’aide préventifs pour des pays qui le demandent ; recapitaliser directement (sans passer par les États) les banques en difficulté afin d’éviter d’alourdir la dette des États.
Le MES concerne les États de la zone euro qui auront ratifié en parallèle le traité renforçant la discipline budgétaire (TSCG).
L’Espagne – qui a obtenu en juin une ligne de crédit de 100 milliards d’euros de la zone euro pour ses établissements de crédit – hésite toujours à demander officiellement une nouvelle aide. Elle redoute que le MES lui imposer de nouvelles conditions, encore plus strictes que les précédentes en terme d’austérité, en échange d’un plan de sauvetage.