Bruno Le Maire : le journalisme, pas la com’
À Mediapart, on se fait toujours la même promesse : prendre la politique au sérieux ; enquêter sur la vie des partis, et celle des bifurqueurs ; éviter les dispositifs de com’ et la course de petits chevaux qui étouffent le débat public.
Bruno Le Maire est un cas d’école. Le ministre de l’économie a lancé, sans le dire, sa candidature pour 2027 (oui, déjà). Il écrit un livre (encore un), il reçoit (beaucoup), il multiplie les confidences aux éditorialistes installés. La technique est rodée, d’autres l’ont tant fait avant lui. Il faut bien la décrypter.
Mais à nous, aussi, de revenir sur le bilan de celui qui dirige Bercy depuis 2017. Bruno Le Maire promet la fin de l’État social. Rien que ça. Mais qui a laissé les finances publiques dans cette situation ? Le ministre ne peut plus esquiver le bilan : il est le produit des choix passés, les siens. Il faut bien les rappeler.
Un journal a aussi de la mémoire, en l’espèce celle de notre enquête de 2013, avant la création du parquet national financier (PNF), portant sur la rémunération de l’épouse de Bruno Le Maire par l’Assemblée.
Pauline Le Maire, diplômée des Beaux-Arts et artiste peintre de métier, a été rémunérée pendant des années sur fonds publics, entre 2007 et 2013, pour un poste caché d’assistante parlementaire aux contours ultraflous et aux concrétisations plus nébuleuses encore. |
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