
Chère lectrice, cher lecteur,
Qu’est-ce qui a changé dans la vie du Morgien Jacques Dubochet un an après s’être vu décerner le Prix Nobel de chimie? Le professeur émerite de l’Université de Lausanne croule sous les propositions. Il y en a une qui le tente plus que les autres: la création d’un institut du Nobel Dubochet de biophysique à Shenzhen, la zone économique spéciale voisine de Hongkong pour introduire un programme d’enseignement «biologie et société» comme à l’Université de Lausanne. «Enseigner l’éthique en Chine, ce serait intéressant, non?» Dans les années 1980, le chercheur a développé une méthode permettant de préserver l’eau sous forme vitrifiée pour l’observation du matériel biologique au microscope électronique. Et c’est pour cette prouesse qu’on le connaît désormais, mais il ne se résume pas à ses recherches et son parcours académique. De son propre aveu, il est un «prétentieux», «génétiquement altruiste». Faites mieux connaissance avec lui dans notre grande interview du samedi pleine d’humour et de sensibilité.
– Xavier Filliez, rédacteur en chef adjoint
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