| OCDE : le marché du travail, fragile, doit être stimulé |
| L'OCDE a dévoilé mercredi matin ses"Perspectives de l'emploi 2014". Six ans après que la crise financière mondiale a éclaté, la reprise du marché du travail dans la zone OCDE reste limitée, mais avec des différences marquées selon les pays. La zone de l'OCDE continue d'enregistrer un déficit d'emploi. La croissance de l'emploi ne s'est redressée que légèrement, souligne-t-elle. Néanmoins, on observe des signes d'une reprise plus large sur le marché du travail. La zone euro a à tout le moins dépassé le point de retournement tandis que la création nette d'emploi aux Etats-Unis s'affermit. Après être resté pour l'essentiel inchangé aux alentours de 8 % pendant près de trois ans, le taux de chômage dans la zone OCDE est tombé à 7,4 % au cours des mois allant jusqu'en mai 2014. Il reste encore 1,8 point de pourcentage au-dessus du niveau qui prévalait au début de la crise. Actuellement, presque 45 millions de personnes sont au chômage dans l'OCDE, ce qui représente 12,1 millions de chômeurs de plus qu'avant la crise. Le mouvement de recul a surtout été marqué aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, dans la zone euro et au Japon. Mais il subsiste d'importantes disparités entre les pays. Le taux de chômage le plus élevé a été enregistré en Grèce (26,8 %, mars 2014) contre un taux en Norvège de 3,3 % (avril 2014). Et le chômage de longue durée a continué d'augmenter… |
| "Compte tenu de ces évolutions, cela devrait rester un objectif-clé pour les politiques publiques que de promouvoir la demande globale là où la reprise a été assez peu robuste, tout en redoublant d'efforts pour lutter contre la montée du chômage structurel", insiste l'OCDE. Pour les jeunes, l'OCDE fait savoir que : "L'enquête [internationale de l'OCDE sur les compétences des adultes] montre combien il importe d'encourager la poursuite des études, mais aussi d'améliorer les compétences en lecture et écriture, en calcul et en résolution de problèmes, et les informations dont disposent les jeunes pour faire leurs choix d'orientation." |
|
| Compétitivité : la Suisse première, la France vingt-troisième |
| La France a réussi à maintenir son rang dans leclassement mondial de la compétitivité, établi tous les ans par le Forum économique mondial (WEF) et publié mercredi à Genève. La France occupe en 2014-2015 le vingt-troisième rang de ce classement, comme en 2013-2014, alors qu'elle avait reculé auparavant durant quatre années d'affilée. Pour la sixième fois consécutive, la Suisse occupe cette année le premier rang. Concernant la France, les experts du WEF relèvent que le gouvernement a promis un "choc de compétitivité" et qu'il est en train d'évaluer un certain "nombre de mesures favorables" à l'environnement économique, notamment "une simplification des processus administratifs", afin de relancer la croissance et réduire le chômage, qui reste à un niveau "obstinément élevé". |
| La France a nettement amélioré son rang sur le plan de l'efficacité du marché du travail. Parmi les mauvais points figure la situation fiscale de la France, qui continue à se détériorer, perdant neuf rangs, à la quatre-vingt-deuxième place. Le pays garde des avantages concurrentiels, comme ses infrastructures, qui font partie des "meilleures du monde", ou son système éducatif. |
|
| Danone : changement de gouvernance |
| Danone a annoncé mardi la dissociation des fonctions de président et de directeur général à compter du 1er octobre, et le départ de Franck Riboud de la direction générale du groupe confronté à d'importantes difficultés en Asie et en Europe. A 58 ans, Franck Riboud, qui avait succédé à son père, Antoine, à la tête de l'entreprise en 1996, restera dans le groupe en tant que président du conseil d'administration, tandis que la direction générale reviendra à Emmanuel Faber, 50 ans, actuel directeur général délégué. |
| Ce changement de gouvernance a lieu au moment où le numéro un mondial des produits laitiers frais et de l'eau peine dans les produits laitiers en Europe et la nutrition infantile en Asie et où les investisseurs s'interrogent sur sa capacité à conserver son indépendance. |
|
| L'absentéisme se tasse, mais reste élevé |
| L'absentéisme a légèrement baissé en 2013 dans les entreprises en France, mais "reste élevé", les salariés s'absentant en moyenne 15,6 jours par an pour cause de maladie ou accident, selon une étude publiée mardi. Le taux d'absentéisme, qui peut être considéré comme un indicateur du climat social dans l'entreprise, était de 4,26 % en 2013, contre 4,53 % l'année précédente, selon l'institut Alma Consulting Group. Cela représente un jour de moins d'absence par an et par salarié. La part des salariés n'ayant eu aucune absence s'est améliorée (55 %, + 4 points). |
| Par contre, le coût direct de l'absentéisme pour les entreprises a augmenté en 2013, car les entreprises ont "plus souvent remplacé les absents" qu'en 2012, souligne l'étude. Les absences pour maladie, accident de travail, accident de trajet ou maladie professionnelle ont ainsi représenté une charge de 8,83 milliards d'euros pour les entreprises du secteur privé, contre 6,98 milliards d'euros l'année d'avant. |
| TEXTOS |
Santé : un tiers de la population mondiale risque d'avoir des problèmes de santé ou de mourir prématurément à cause de la pollution de l'air domestique, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet Respiratory Medicine.Cette pollution serait à l'origine de 4,3 millions de morts en 2012.
Crise ukrainienne :le rouble et la Bourse de Moscou, en chute depuis près d'une semaine à cause des tensions liées à la crise ukrainienne, rebondissaient mercredi après l'annonce par Kiev d'unaccord avec Moscou sur un cessez-le-feu.
Défense : l'accord pour l'acquisition de 126 avions de combat Rafale français pour 25 milliards de dollars, qui a connu plusieurs retards, va bientôt être conclu, assure le chef de l'armée de l'air indienne au Hindustan Times mercredi.
|
Japon : le premier ministre, Shinzo Abe, a remanié son gouvernement, faisant entrer un de ses rivaux mais conservant les ministres lés, notamment Taro Aso aux finances. Il vise à resserrer les rangs de son Parti libéral démocrate au moment où Abe va devoir décider d'une seconde hausse de la TVA, prévue pour 2015.
Football : les meilleurs clubs européens achètent leurs joueurs 16 % plus cher qu'il y a cinq ans, indique une étude parue mardi. Angel Di Maria, David Luiz ont été surpayés selon cerapport de l'Observatoire du football du CIES, une fondation suisse. Les 62 millions d'euros dépensés par le PSG pour le défenseur brésilien David Luiz seraient ainsi 29 millions d'euros au dessus de son juste prix, analyse le CIES.
Luxe : LVMH et Hermès ont mis fin aux contentieux qui les opposaient depuis près de quatre ans et l'irruption du premier au capital du second. L'opération va générer pour LVMH une plus-value de l'ordre de 2,8 milliards d'euros.
|
|
|
 |
| 38 à 64 milliards de dollars |
C'est ce que coûtent le blanchiment, la fraude et la corruption chaque année aux pays en développement, selon un rapport publié mercredi par l'association ONE. Cette organisation britannique, fondée par le chanteur Bono, estime qu'au total ces pratiques frauduleuses dans les pays en développement représentent un volume annuel de 1 000 milliards de dollars (750 milliards d'euros), ce que ONE qualifie de "casse du siècle".Selon Friederike Röder, qui dirige ONE en France, ce manque à gagner pourraient être "investi dans les soins de santé, la sécurité alimentaire et les infrastructures essentielles et sauver ainsi des millions de vies". ONE avance le chiffre de 3,6 millions de morts qui pourraient être évités chaque année dans les pays les plus pauvres si ces recettes fiscales étaient rétablies. L'association, s'adressant aux ministres des finances du G20 qui se réuniront les 20 et 21 septembre, formule quatre revendications. Ainsi, contre la fraude fiscale, ONE défend la mise en place "d'un système d'échange automatique des données fiscales accessible aux pays en développement (en accordant une exemption temporaire de réciprocité d'échange des données)" tout en obligeant les entreprises "à publier leurs données financières pays par pays". |
|
|
|

 |
|
|
| BLOG |
RATP : la schizophrénie du poinçonneur
|
La stabilité et la continuité du management sont un luxe dont les entreprises publiques françaises ont longtemps été privées. François Hollande, en renouvelant en juillet le mandat de Pierre Mongin à la tête de la RATP, a peut-être déplu à certains de ses amis qui lorgnaient le poste. Mais le président de la République a offert une certaine sérénité à l'entreprise francilienne de transport.
Nommé en 2006 PDG de la Régie autonome des transports parisiens, l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin au ministère de l'intérieur, puis à Matignon entame ainsi un nouveau mandat de cinq ans.
Les quatre précédents patrons de la RATP ne sont restés en moyenne que quatre ans et trois mois. Trop peu pour être redevables de leurs succès ou de leurs erreurs.
A 60 ans tout juste, M. Mongin sait qu'il ne pourra pas se défausser de ses responsabilités. Le temps qu'il a gagné pour mener la transformation de l'opérateur public parisien en un groupe international n'atténue en rien l'ampleur des défis.
Affaire profitable
La difficulté tient à la schizophrénie de l'exercice. La RATP se prend pour une entreprise privée qui remporte des contrats internationaux, mais elle reste essentiellement un service public de transport en Ile-de-France avec les contraintes (obligations de couverture, statut des personnels, etc.) et le confort (financement public) que cela implique…
|
Lu sur Pertes et profits
|
| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Contrôle des chômeurs : un nouveau tabou tombe à gauche |
| Le Figaro économie : Economies : le gouvernement renonce à ses objectifs |
| Financial Times : Un tribunal allemand frappe Uber d'interdiction dans tout le pays |
| The Wall Street Journal : Un enquête interne chez Credit Suisse secoue la salle de marché actions |
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire