| Rebsamen veut renforcer le contrôle des chômeurs |
| Le Pôle emploi doit mieux contrôler les chômeurs afin de s'assurer qu'ils recherchent effectivement un emploi, a déclaré mardi le ministre du travail, François Rebsamen. La hausse du chômage s'est poursuivie en juillet en France, où le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a atteint 3 424 400, un nouveau record. Au moins 350 000 postes ne sont pas pourvus en France et le ministère du travail a mis en place des formations adaptées "pour pouvoir répondre à ces offres d'emplois qui ne trouvent pas preneurs", a dit François Rebsamen sur i-Télé."Dans un pays qui compte 3,4 millions de chômeurs, c'est quand même quelque chose d'insupportable", a-t-il ajouté. S'il dit compter sur la formation de 100 000 personnes afin de répondre à la demande, le ministre estime aussi qu'il faut davantage veiller à ce que tous les chômeurs cherchent un emploi. "Je pense qu'il faut renforcer les contrôles, a-t-il dit. Quand on est chômeur au sens du Bureau international du travail, on recherche un emploi, et donc c'est négatif pour ceux qui recherchent un emploi d'être à coté de personnes qui ne cherchent pas d'emploi. […] Ce n'est pas la majorité. Certains, il y a des problèmes de salaire, des problèmes d'adéquation, c'est pour ça qu'on fait des formations prioritaires, mais je souhaite qu'on vérifie, au sens du BIT, que les chômeurs cherchent du travail." Invité à se prononcer sur la méthode, François Rebsamen a évoqué "un état d'esprit, des convocations, des vérifications". "Sinon, on est radié", a-t-il prévenu. |
| Le nouveau ministre de l'économie, Emmanuel Macron, a déclaré dans une interview au quotidien régional "Ouest-France" qu'il attendait des entreprises qu'elles montrent leur engagement, à l'instar du gouvernement. "Le gouvernement a montré son engagement à travers le CICE, le pacte de responsabilité et de solidarité. J'attends qu'il en soit de même pour les entreprises", a affirmé M. Macron. |
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| Athènes face à ses créanciers |
| Le ministre des finances grec, Guikas Hardouvelis, et une dizaine d'autres ministres et secrétaires d'Etat, entameront mardi à Paris trois jours d'entretiens avec les créanciers de la Grèce, dans le cadre de l'audit régulier du pays. Cette rencontre avec les hauts représentants de la troïka (UE, BCE et FMI) revêt une importance significative pour le gouvernement à l'approche du terme du second plan d'aide d'ici à décembre. La précédente évaluation des comptes grecs s'était achevée fin juin par le versement d'un milliard d'€ de l'UE, à l'issue de difficiles tractations de plusieurs mois. "Bras de fer à Paris", titrait dimanche Kathimérini (libéral) ajoutant qu'Athènes espère être récompensé des efforts entrepris pour assainir son économie et souhaiterait réclamer l'assouplissement de la politique de rigueur qui pèse sur le pays, notamment par des allégements fiscaux. (Lire l'article d'Adéa Guillot.) |
| Comme chaque fois, la troïka doit passer au crible l'avancement des réformes, surtout la réduction des dépenses publiques. La Grèce s'est engagée à licencier 6 500 fonctionnaires d'ici la fin de l'année après la mise au chômage partiel d'environ 20 000 agents les années précédentes. Autre sujet épineux, le renforcement des banques, qui sont plombées par les créances douteuses. S'y ajoute le fardeau de la dette publique, de 318 milliards d'euros (175,1 % du PIB), un sujet d'inquiétude pour l'économie. Athènes espère arriver à un accord avec ses d'ici à la fin de l'année. |
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| Obama satisfait de l'économie américaine |
| Le président américain, accusé d'indécision par ses adversaires, s'est félicité lundi de la bonne santé de l'économie d'outre-Atlantique. Depuis son accession à la Maison Blanche, en janvier 2009, le président a régulièrement été attaqué sur l'état de l'économie américaine. Mais la croissance s'est redressée pour atteindre des niveaux jamais vus depuis le début de son premier mandat. En août, le taux de chômage a baissé à 6,2 %, plus d'un point de moins qu'un an plus tôt. Le PIB, qui s'était contracté de 2,1 % au premier trimestre, a rebondi au deuxième trimestre à 4,2 % de croissance. |
| "Je veux simplement que chacun le comprenne, parce que vous ne le saurez pas forcément en regardant les informations : à tous les égards ou presque, l'économie américaine et les salariés américains se portent mieux que lorsque je suis entré en fonctions", a-t-il dit lors d'un déplacement à Milwaukee. |
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| UE : Draghi et Hollande unis face au risque déflationniste |
| François Hollande et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, ont exprimé lundi leur convergence en faveur d'une relance en Europe face aux risques de déflation, a-t-on indiqué dans l'entourage du président Français à l'issue d'un entretien à l'Elysée. Les deux dirigeants ont partagé le même "souci concernant la croissance et l'évolution de l'inflation" en Europe, et ils ont convenu de la nécessité de "travailler ensemble sur la demande européenne", en faisant jouer à la fois les leviers budgétaires et monétaires. Selon un conseiller de M. Hollande, Mario Draghi "apprécie énormément la volonté de la France d'élever son potentiel de croissance avec les réformes structurelles"prévues dans le pacte de responsabilité. |
| Cet entretien intervenait alors que M. Draghi est sur la sellette à quelques jours de la réunion de rentrée de l'institution monétaire, sur fond d'inflation toujours plus basse, tombée à 0,3 % en août sur un an en zone euro. Cette situation préoccupe les responsables politiques et monétaires européens. La plupart des économistes n'attendent aucune décision nouvelle de la part de la BCE jeudi, mais un discours plus offensif de l'Italien. |
| TEXTOS |
Espagne : le chômage a légèrement augmenté au mois d'août, pour la première fois depuis février, ce qui porte à presque 4,43 millions le nombre de demandeurs d'emplois, selon les chiffres publiés mardi par le ministère de l'emploi. Le mois d'août, correspondant à la fin des embauches saisonnières, est traditionnellement mauvais pour l'emploi en Espagne. Le chômage a toujours augmenté à cette période depuis 2000, à l'exception de l'an dernier. En un an, le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 270 853, selon le ministère.
Agriculture : le géant américain Monsanto, spécialisé dans les semences OGM, est accusé d'abus de position dominante en Argentine par des producteurs et organisations agricoles. En Argentine, il a confié la distribution de ses semences aux entreprises Don Mario et Nidera, qui détiennent 80 % du marché.
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Suisse : le PIB de la confédération a stagné au deuxième trimestre par rapport au premier, selon des chiffres publiés mardi par lesecrétariat d'Etat à l'économie. Par rapport à la même période en 2013, le PIB a augmenté de 0,6 % au deuxième trimestre 2014. Au premier trimestre, la croissance suisse avait affiché un taux de 0,5 % par rapport au quatrième trimestre 2013. Sur douze mois, elle s'était inscrite à 2 %.
Virus Ebola : la"réponse catastrophiquement inadéquate" apportée par le monde à l'épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest est responsable de nombreuses morts qui n'auraient pas dû arriver, accuse le président de la Banque mondiale dans The Washington Post. L'OMS a dévoilé la semaine dernière un plan d'action qui nécessiterait près de 370 millions d'euros pour mettre fin à l'épidémie. Par ailleurs, des chercheurs japonais ont dit mardi avoir développé unenouvelle méthode pour détecter en trente minutes le virus.
Vuitton : Yves Carcelle, PDG de Louis Vuitton de 1990 à 2012, sous l'impulsion duquel la société au monogramme est devenue la première marque de luxe au monde, est mort à 66 ans. (Lire l'article de Nicole Vulser.)
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| 3 milliards de dollars |
| C'est le montant du contrat franco-saoudien de livraison d'armes au Liban, qui est en voie de"finalisation", a annoncé l'Elysée, où le présidentFrançois Hollande a reçu lundi le prince héritier d'Arabie saoudite, Salmane Ben Abdel Aziz. "Le contrat est acquis, il manque juste quelques éléments techniques pour le bouclage", a-t-on fait savoir dans l'entourage du chef de l'Etat. Pays"magnifique et en même temps vulnérable", le Liban a "besoin lui aussi de sécurité au moment où il accueille des milliers de réfugiés", a déclaré François Hollande, lors d'un dîner officiel en l'honneur de son hôte auquel avaient été conviés quelque 200 invités, parmi lesquels de nombreux chefs d'entreprise. Le président s'est félicité de "la coopération militaire de grande qualité" entre la France et l'Arabie saoudite, et a souligné que leurs armées respectives avaient "établi de longue date une action opérationnelle dans les domaines cruciaux de la sécurité du Royaume et au-delà de la sécurité de la région". |
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| BLOG |
La chute de la France est-elle inéluctable ?
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La semaine dernière dans le New York Times, Paul Krugman, néanmoins Prix Nobel d'économie, et la coqueluche de nombreux penseurs français, titre son éditorial "La Chute de la France".L'annonciateur en 2012 de la chute de l'euro et le pourfendeur des politiques d'austérité continue à avoir une crédibilité en matière européenne qui surprend ceux qui ne se fient pas aux slogans. Tout en disant que la France n'est pas pire que ses partenaires européens (à l'exception de l'Allemagne et de quelques autres) il argumente que François Hollande a abandonné la France, et ce faisant, l'Europe. Mais laissons-le à ses opinions, et examinons de plus près une réalité inquiétante.
La débâcle politique
L'éclatement des deux principales familles politiques qui ont régné sur la France depuis la seconde guerre mondiale n'est pas une coïncidence. Il intervient à un moment où les problèmes économiques et sociaux de la France, fruits d'une absence de réformes de plusieurs décennies, atteignent un niveau insoutenable.
Il ne s'agit pas ici de blâmer l'une plus que l'autre de ces formations, divisées par des guerres de personnes maquillées derrière des débats idéologiques. En attendant une (ré)solution de ces divisions, le blocage du processus de décision laisse les amis et alliés de la France désespérés de voir une amélioration de la situation du pays.
Le faux débat de l'austérité
Un de ces débats entre les acteurs politiques utilise comme arme leur souhait ou leur rejet de l'austérité.
La source de cette opposition est profondément ancrée dans un refus de regarder avec objectivité ce qu'est la situation de la France...
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Lu sur Démystifier la finance
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
Les Echos : Pourquoi la finance prête pour rien à la France |
| Le Figaro économie : Le fiasco finlandais d'Areva |
| The Wall Street Journal : Les investisseurs s'attendent à une défaillance des marchés actions |
| Financial Times : La BCE sous pression alors que les difficultés des entreprises s'accroissent |
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