| Prévision de croissance relevée pour le 4e trimestre en France |
| La Banque de France (BDF) a relevé lundi sa prévision de croissance de l'économie française pour le quatrième trimestre 2013 à 0,5 %, contre une première estimation de 0,4 %, une prévision qui contraste avec certaines études de conjoncture récentes. L'institution a souligné dans un communiqué qu'en novembre, "la production et les livraisons [avaient progressé] nettement"dans tous les secteurs de l'industrie française, tandis que l'activité avait "augmenté légèrement"dans les services. Dans son enquête mensuelle de conjoncture à la fin de novembre, la Banque centrale souligne que dans l'industrie, "les carnets sont jugés légèrement mieux garnis", "les stocks restent maîtrisés", "les prix des produits finis demeurent stables", "les effectifs se stabilisent", "les trésoreries se maintiennent", et "les chefs d'entreprise interrogés prévoient une stabilité de l'activité dans les prochaines semaines". Dans les services, le tableau est un peu plus sombre. Selon la BDF "les activités informatiques et de transport augmentent, celles liées à l'hébergement-restauration et aux services aux ménages baissent". Par ailleurs "les effectifs se renforcent à peine", "les prix restent faiblement orientés à la baisse", et "les prévisions tablent sur une amélioration modeste de l'activité en décembre". Le communiqué de la Banque de France tranche avec la récente enquête de conjoncture du cabinet Markit, qui évalue lui aussi l'activité dans l'industrie et les services. Markit, dont les publications sont très suivies par les marchés, avait constaté en novembre une contraction de l'activité du secteur privé, et souligné "le risque" d'une baisse du PIB français au 4e trimestre, là où la Banque de France table donc sur un rebond. |
| Ce rebond, après un troisième trimestre médiocre, serait indispensable pour atteindre la prévision de croissance annuelle du gouvernement, qui se monte à 0,1 %. Par ailleurs, l'OCDE a fait savoir lundi que selon son dernier "indicateur composite avancé", en hausse pour la France de 0,19 % en octobre par rapport à septembre, la perspective continuait de s'améliorer pour l'économie française. La France se situe dans une phase "d'inflexion positive de la croissance", autrement dit de reprise, selon cette étude mensuelle de l'Organisation de coopération et de développement économiques. |
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| Croissance ralentie au Japon |
| La croissance a nettement ralenti dans l'archipel nippon entre juillet et septembre, à 0,3 % d'un trimestre sur l'autre, comme pour rappeler l'ampleur du défi auquel fait face la politique de relance du premier ministre, Shinzo Abe, (les "Abenomics"). Le coup de frein est net par rapport aux premier et deuxième trimestres : dopé par un rebond de la consommation des ménages, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale avait augmenté de 1,1 % puis 0,9 %. Les ménages, dont les revenus stagnent, ont à peine augmenté leurs dépenses au troisième trimestre, bien que de nombreux économistes prévoient un rebond avant la hausse en avril de la taxe sur la consommation. Certains économistes restent cependant optimistes pour le moyen terme. "Il y a des signes de redressement des exportations et des investissements, alors je reste optimiste pour les perspectives économiques", déclare Yasuo Yamamot, économiste chez Mizuho Research Institute à Tokyo. Publiée lundi, l'enquête ReutersTankan montre une amélioration de cinq points de la confiance des entreprises japonaises en décembre par rapport à la précédente enquête, en septembre. |
| Le Japon a déploré un déficit courant de quelque 900 millions d'euros en octobre, à cause du lourd déficit de sa balance commerciale plombée par la dépréciation du yen et l'arrêt des réacteurs nucléaires, a annoncé lundi le ministère des finances. Le déficit commercial a plus que doublé, s'établissant à 1 092 milliards de yens (7,8 milliards d'euros), son niveau le plus important jamais enregistré pour un mois d'octobre. |
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| Suppression de postes chez EADS |
| La restructuration des activités défense et espace du géant aéronautique européen EADS, qui sera dévoilée lundi, prévoit la suppression de cinq mille à six mille postes. C'est "moins que les 8 000 postes" qui avaient été évoqués en novembre par l'agence de presse allemande DPA, écrivait dimanche soir Le Figaro. Selon le journal, qui ne cite pas ses sources, "il n'y aura pas de licenciement", et ce grâce à un ensemble de mesures, "plan de départs volontaires, reclassements, non-remplacement des salariés partant en retraite et non-renouvellement des contrats d'intérimaires et des CDD (10 % des effectifs)". |
| Le directeur exécutif du groupe, Tom Enders, a rendez-vous lundi soir à Munich avec le comité d'entreprise européen, à qui il a déjà annoncé, mais par voie de presse, des "mesures draconiennes", surtout dans les activités de défense en Allemagne. Mardi se réuniront des comités européens par branche, selon des sources syndicales. |
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| Berlin réduit son excédent commercial |
| L'excédent commercial de l'Allemagne s'est réduit en octobre par rapport au mois de septembre, s'établissant à 16,8 milliards d'euros. L'Allemagne, qui s'est vue récemment fortement critiquée pour des exportations jugées par certains trop fortes et potentiellement pénalisantes pour ses voisins européens, a accru ses importations en octobre de 2,9 %, à 76,1 milliards d'euros, en chiffres corrigés des variations saisonnières et calendaires (CVS),selon l'office fédéral des statistiques (Destatis). Les exportations n'ont, elles, grignoté que 0,2 % par rapport à septembre, à 92,9 milliards d'euros. Les exportations allemandes vers les pays de la zone euro ont reculé de 0,1 % sur un an, alors qu'elles ont grimpé de 2,1 % dans l'ensemble de l'Union européenne. En septembre, l'excédent commercial de l'Allemagne avait en revanche augmenté, pour atteindre 18,7 milliards d'euros. La vigueur des exportations a été ces dernières semaines fortement montrée du doigt à la fois par les Etats-Unis et Bruxelles, qui a ouvert une enquête sur le sujet à la mi-novembre, ces détracteurs soulignant un effet néfaste pour l'économie européenne, voire mondiale, du succès à l'étranger des produits allemands, alors que le pays ne consommerait pas assez les fabrications de ses voisins. |
| Si l'Allemagne continue effectivement d'afficher des excédents commerciaux à des niveaux très élevés, surtout par rapport aux déficits de ses voisins, les chiffres de la croissance du pays au troisième trimestre sont venus confirmer un changement dans les forces en présence dans l'économie allemande, la demande intérieure étant ces derniers temps le principal moteur de la croissance. |
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Iran : le président Hassan Rohani a présenté dimanche au Parlement un projet de budget centré sur la croissance économique que devrait entraîner une levée des sanctions occidentales, selon les médias iraniens. Téhéran table sur une croissance économique de 3 % pour la prochaine année (mars 2014-mars 2015).
Télécoms : Bouygues Telecom a relancé lundi la guerre des prix entre opérateurs téléphoniques en annonçant qu'ilétendait la 4G, sans surcoût, à l'ensemble de sa gamme forfaits, hors B&You, une semaine après son concurrent Free.
Union européenne :Pierre Moscovici a exprimé dimanche sa confiance dans la capacité des Européens à s'entendre sur l'Union bancaire, qui sera au menu d'une réunion mardi à Bruxelles, après des discussions en petit comité vendredi à Berlin.
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Chine : la hausse des prix à la consommation a légèrement ralenti en novembre, à 3 % sur un an, contre 3,2 % en octobre, a rapporté lundi le Bureau national des statistiques (BNS). La Chine a annoncé dimanche un excédent commercial en novembre nettement supérieur aux attentes, les exportations bénéficiant d'un rebond de la demande aux Etats-Unis et dans l'UE.
Pérou : Lima a annoncé dimanche son intention d'investir 3,5 mds de dollars (2,55 mds d'euros) dans la modernisation de la compagnie nationale de pétrole, Petroperu, qui sera également partiellement privatisée.
Chine : le PM Ayrault a assuré hier que la France était "prête", si Pékin le décide, à construire deux nouvelles tranches EPR à Taishan (Sud), où Français et Chinois édifient deux premiers réacteurs de ce type sur l'un des plus importants chantiers nucléaires au monde.
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"Pour la première fois de son histoire, l'OMC a vraiment tenu ses promesses" |
| L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a finalement conclu samedi 7 décembre à Bali, après bien des retournements, un accord "historique", le premier signé depuis la création de l'organisation, en 1995, la sauvant ainsi de l'obsolescence, mais au prix d'une réduction de ses ambitions. Néanmoins, l'accord de Bali ne répond pas aux espoirs et ambitions de l'OMC d'une abolition globale des barrières douanières, exprimés tout au long des douze années de négociations infructueuses à Doha. L'accord conclu samedi représente moins de 10 % du vaste programme de réformes lancé dans la capitale du Qatar. Cet accord est réalisé alors que de nombreux responsables avaient dit craindre pour l'avenir même de l'OMC, et du multilatéralisme en général, en cas d'échec. "Nous avons remis le mot 'mondial' dans l'Organisation mondiale du commerce", s'est cependant félicité le directeur général de l'organisation, le Brésilien Roberto Azevêdo. L'OMC a évalué à 1 000 milliards de dollars la richesse que "le paquet de Bali" permettra de créer, avec à la clé des millions d'emplois. |
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Avons-nous vraiment envie de devenir la Silicon Valley ?
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C'est un petit pays que vous visitez en voiture. D'abord un long boulevard à trois voies, bordé de grands arbres – pins, palmiers, eucalyptus – qui cachent les maisons s'éparpillant à distance les unes des autres. De magnifiques maisons (les styles à la mode en ce moment : château de la Loire et villa méditerranéenne), des maisons qui valent des millions, que leurs propriétaires dissimulent derrière des murs de briques et de petites forêts. Votre guide vous dit : "Ici, ce sont les Champs-Elysées." Mais vous ne voyez personne sur ces Champs-Elysées, à l'exception des rares voitures. D'ailleurs, précise votre guide, il y a cinq ans, il n'y avait pas grand-chose ici.
Vous passez devant une école. Sensément publique, elle est financée par une fondation alimentée par les parents qui s'exonèrent ainsi d'une partie de leurs impôts. La scolarité est exorbitante, les parents viennent chercher leurs enfants en Range Rover et organisent des fêtes d'anniversaire dans des destinations exotiques où tout le monde est emmené en jets privés. S'égrènent quelques clubs de sport, où l'inscription est inabordable, pour ceux qui ne peuvent pas pratiquer le polo dans leur jardin.
Il suffit de tourner, d'emprunter la rue marchande de la ville, de passer la voie ferrée pour arriver dans un quartier semi-industriel où il n'y a plus aucun arbre. Des gargotes le long de la rue. Des gens qui déambulent. Une forte proportion de migrants, légaux et illégaux. Les maisons sont un peu déglinguées, des chiens au bout de chaînes, des voitures sur les pelouses abîmées. Tous ces gens vivent de travaux effectués dans les grandes maisons des milliardaires : ils font les jardins, entretiennent les piscines, font le ménage, s'occupent des enfants, réparent le toit ou la plomberie. Ce quartier, c'est un peu l'aile des domestiques des maisons d'antan.
Maîtres et serviteurs. Quelques oligarques richissimes et une classe de travailleurs mal payés pour les servir. Pas de classe moyenne, ou alors minuscule.
Ce petit pays, ce n'est pas la Grèce, ni le Portugal. Ce petit pays que nous avons parcouru en voiture avec une journaliste du Weekly Standard et son guide, c'est la Silicon Valley. Cette petite partie du nord de la Californie, au sud de San Francisco où s'invente et se crée une grande part de nos services et de nos outils numériques. Ces maisons, elles appartiennent à Sergueï Brin, un des deux fondateurs de Google, dont la fortune est estimée à 24 milliards de dollars (ce qui en fait le 14e homme le plus riche des Etats-Unis selonForbes), ou à Sheryl Sandberg, la directrice opérationnelle de Facebook, et de son mari…
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Lu sur Internet Actu
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Municipalités : l'audit des grandes villes françaises |
| Le Figaro économie : La contestation gagne les professions libérales |
| The Wall Street Journal : La France s'efforce d'être accueillante pour ses start-up |
| Financial Times : Ukraine : enquête sur la contestation, les manifestations se poursuivent |
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