| Légère hausse du chômage |
| Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a augmenté de 0,1 point au troisième trimestre 2013 pour atteindre 10,5 % en France métropolitaine, son plus haut niveau depuis la fin de 1997, et 10,9 % avec les départements d'outre-mer, selon les données publiées jeudi par l'Insee. Sur un an, la hausse est de 0,6 point. Le chiffre du deuxième trimestre pour la France métropolitaine a été révisé, en baisse de 0,1 point, à 10,4 %. Le taux de chômage des 15-24 ans est stable, à 24,5 %, sur le trimestre comme sur un an. Celui des 25-49 ans est lui aussi stable sur le trimestre et en hausse de 0,5 point sur un an, à 9,5 %. Celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,5 point sur le trimestre, à 8,0 %, en hausse de 1,1 point sur un an. Calculé selon la méthode BIT, le nombre de chômeurs atteignait 3 011 000 au troisième trimestre. Par comparaison, le nombre de demandeurs d'emploi (catégorie A) recensés par le ministère du Travail à la fin de septembre s'élevait à 3 295 700 en France métropolitaine. |
| Après la baisse de 0,6 % de ce nombre en octobre, le gouvernement a salué le début de l'inversion promise de la courbe du chômage, tandis que les économistes invitaient à la prudence. |
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| Ayrault en Chine, accord Renault-Dongfeng, PSA en discussion |
| Le chef du gouvernement français est arrivé jeudi à Pékin, à la tête d'une délégation d'une centaine de personnes, composée de parlementaires, hommes d'affaires mais aussi de cinq de ses ministres. Le président d'EDF, Henri Proglio, fait partie de la délégation. M. Ayrault rencontrera vendredi le président et son homologue chinois, respectivement Xi Jinping et Li Keqiang. Cette visite est destinée notamment à préparer le voyage en France en 2014 du président chinois, à l'occasion du 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, le 27 janvier 1964, mais aussi de marquer le 30eanniversaire du partenariat franco-chinois dans le domaine du nucléaire civil. Jean-Marc Ayrault doit se rendre d'ailleurs à Taishan (Sud), où deux EPR sont en cours de construction dans le cadre d'une coentreprise franco-chinoise (EDF, 30 % et CGNPC 70 %). Des discussions sont en cours pour la construction de deux tranches supplémentaires (3 et 4) pour la centrale. |
| Le constructeur automobile chinois Dongfeng a annoncé jeudi, juste avant l'arrivée à Pékin du premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, avoir reçu l'accord des autorités pour constituer avec Renault une coentreprise en Chine. Les deux groupes posséderont chacun 50 % des parts de la nouvelle entité, qui représente un investissement de 7,76 milliards de yuans (932 millions d'euros) et devrait produire 150 000 véhicules par an sur le premier marché mondial, a précisé Dongfeng dans uncommuniqué. L'autre constructeur français PSA Peugeot Citroën a lui-même engagé des discussions pour céder une participation à Dongfeng et à l'Etat français. (Lire l'article) |
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| Rebond du marché automobile français en 2014 ? |
| Le marché automobile français devrait légèrement rebondir en 2014, prévoit jeudi l'observatoire Cetelem, après un nouveau recul de 6 % attendu cette année, qui le ramènerait à son niveau de 1997-1998. L'observatoire table sur une petite reprise, de 2 %, des immatriculations de voitures neuves l'an prochain dans l'Hexagone, à 1,82 million d'unités. Cette année, les ventes ne devraient être que de 1,78 million, soit 6 % de moins que l'année précédente. En 2009, les immatriculations avaient grimpé à 2,3 millions grâce à la prime à la casse et aux bonus écologiques alors en vigueur et elles n'ont cessé de décliner ensuite. |
| Considérée hier comme un objet de prestige en Europe, la voiture a perdu de son lustre et pourrait devenir d'ici à dix ans un moyen de transport comme les autres, qui se loue ou s'emprunte au gré des besoins. C'est ce qui ressort de l'étude annuelle de l'observatoire Cetelem publiée jeudi. |
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| Japon : plan de relance massif |
| Le cabinet du premier ministre japonais, Shinzo Abe, a officialisé jeudi un plan de soutien économique d'un montant de 18 600 milliards de yens (134 milliards d'euros) destiné à sortir le pays de la déflation, sans pour autant lever les doutes qui pèsent sur son véritable impact. Ce montant est gonflé par l'intégration de crédits accordés par des organismes publics et de dépenses engagées par des collectivités locales déjà prévues. Le cœur de ce plan de soutien est situé dans les 5 500 milliards de yens de dépenses publiques décidées par Shinzo Abe en octobre pour doper l'économie en amont d'une hausse de la TVA( de 5 % à 8 %) qui interviendra en avril. L'objectif est notamment d'accroître la compétitivité des entreprises, selon le grand quotidien conservateur Yomiuri Shimbun. |
| Selon le cabinet du premier ministre, le plan annoncé jeudi permettra d'ajouter un point de pourcentage au produit intérieur brut japonais et de créer 250 000 emplois. Cet optimisme n'est pas partagé par Hiroshi Miyazaki, économiste chez Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities, qui évalue à 0,4 point de pourcentage l'effet sur le PIB. Il pense en outre qu'une grande partie des prestations accordées aux personnes âgées et aux familles seront épargnées plutôt que consommées. |
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Hydrocarbures : le plus grand bâtiment flottant du monde, une plateforme destinée au champ gazier australien du groupe pétrolier Royal Dutch Shell, a été mis à l'eau fin novembre, a annoncé jeudi son constructeur, le groupe sud-coréen Samsung Heavy Industries. Livrable en 2016, l'unité flottante de gaz naturel liquéfié affiche des mensurations exceptionnelles pour une structure de ce type : 600 000 tonnes, 468 mètres de long, 74 mètres de large et 110 mètres de haut.
Royaume-Uni : le ministre des finances britannique, George Osborne, devrait annoncer jeudi de nouvelles coupes de trois milliards de livres (3,6 milliards d'euros) dans le budget de l'Etat, lors de la présentation des grandes lignes de son nouveau plan budgétaire.
Slovénie : Ljubljana devrait avoir besoin d'injecter un maximum de cinq milliards d'euros pour recapitaliser ses banques, selon des sources Reuters proches du dossier, un montant qui, selon certains responsables, ne requiert pas de plan d'aide internationale.
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Tourisme : l'Asie et plus particulièrement la Chine vont peser de plus en plus lourd dans l'industrie touristique mondiale d'ici à 2030, et Paris a une carte à jouer en tant que première destination des touristes chinois, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG).
Transport :confrontée à de nouvelles pertes et une détérioration de sa situation, Qantas va supprimer un millier d'emplois, a annoncé jeudi son PDG.
Espagne : l'agence d'évaluation financièreMoody's Investors Service a pris acte mercredi du rééquilibrage de l'économie de l'Espagne, en revoyant de "négative" à "positive" la perspective d'évolution de la note du pays.
Finlande : le PIB est resté stable au troisième trimestre. Le PIB a reculé de 0,8 % en 2012, et Helsinki a prévenu que l'économie allait de nouveau se contracter cette année, de 0,5 %.
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| "Personnellement, je suis contre la banalisation du travail du dimanche" |
| Président-directeur général de l'enseigne de grande distribution E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc l'a déclaré dans un entretien publié par Le Parisien/Aujourd'hui en France jeudi. "Chez Leclerc, la loi en vigueur nous va bien", a-t-il dit en soulignant qu'en "tant que commerce alimentaire", ils ont "le droit d'ouvrir jusqu'à 13 heures le dimanche". Ce Breton rappelle qu'"en Bretagne les centres Leclerc sont l'un des premiers employeurs avec 11 000 postes". Il précise qu'il participe "au plan d'avenir pour la Bretagne". "Nous nous sommes engagés, en partenariat avec Pôle emploi, à recruter des personnes laissées sur le carreau", souligne-t-il. "Je n'ai jamais vu une situation aussi tendue et anxiogène", remarque le patron de Leclerc qui dit avoir "hâte de savoir ce que le gouvernement fera" à propos de la hausse de la TVA prévue au 1er janvier. "J'espère qu'il a prévu des mesures de compensation pour les ménages", conclut-il. |
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Chine : l'enjeu économique du troisième plenum
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Les directives concernant la réforme économique sont très ambitieuses. Leur cohérence peut être mise en évidence dans le registre d'une transformation générale du système des prix des facteurs de production. La réforme économique occupe une place majeure dans la feuille de route du Comité central du PCC. Il s'agit de la troisième phase de la transformation engagée par Deng Xiaoping en 1978. Le registre dans lequel on peut suivre la continuité de la réforme dans la succession de ses phases est celui des prix. Chaque phase introduit le marché dans de nouveaux domaines de la formation des prix et finit par buter sur les distorsions provoquées par les conflits d'intérêts engendrés par des incitations contradictoires. Ces conflits se reflètent politiquement à l'intérieur du parti et provoquent des changements dans l'équilibre du pouvoir dont sort une nouvelle direction de réforme.
La première phase de 1978 à 1989 a libéré l'initiative paysanne en introduisant le marché pour la valorisation du surplus agricole. Elle a buté sur l'échec provoqué par la tentative de décentraliser le pouvoir sur le budget et le crédit ; ce qui a provoqué une inflation galopante à la fin des années 1980. La seconde phase de 1993 à 2010 a réalisé des réformes profondes : une banque centrale dotée de la responsabilité de la politique monétaire dès 1994, un système financier doté d'organes de contrôle prudentiel à partir de 2002, une réorganisation budgétaire en 1993, des privatisations d'entreprises publiques de 1996 à 2006, la privatisation des droits d'usage sur le sol urbain en 1998 et surtout l'ouverture de l'industrie à la concurrence internationale avec l'entrée dans l'OMC en 2001. Mais les prix des facteurs de production sont demeurés sous administration étatique, offrant d'énormes rentes aux entreprises publiques et permettant les manipulations des gouvernements locaux en manque de ressources budgétaires. La crise financière globale de 2008, en suscitant un gigantesque plan de relance, a exacerbé les distorsions des prix et menacé le régime de croissance. Comme vingt ans auparavant, le débat interne au Parti a produit une nouvelle direction de réforme portée par un nouveau leadership collégial, dirigé par Xi Jinping qui a rassemblé les moyens d'une autorité jamais vue depuis Deng Xiaoping...
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Lu sur le blog du CEPII
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Le Figaro économie : 'L'offre des dirigeants est la meilleure pour La Redoute" |
| Les Echos : Les chefs d'entreprise ne croient pas à la reprise en 2014 |
| The Wall Street Journal : L'UE donne une amende de 1,71 milliard d'euros à six institutions financières dans le scandale des taux |
| Financial Times : Gazprom cherche la détente avec Bruxelles |
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