Le Sénat autorise le gouvernement à simplifier la vie des entreprises
AFP/AFP/Archives - Le Sénat a rejeté pour la deuxième fois jeudi le projet de budget de la Sécu pour 2014, en adoptant une motion de rejet préalable déposée par le groupe Communiste, républicain et citoyen
Le
Sénat a adopté lundi le projet de loi autorisant le gouvernement à prendre des
ordonnances pour simplifier la vie des petites entreprises dans le cadre du
"choc de simplification" annoncé fin mars par François Hollande.
Ce projet de loi avait
déjà été voté par l'Assemblée le 2 octobre en procédure accélérée, c'est-à-dire
une lecture par chambre. Il doit maintenant faire l'objet d'une commission
mixte paritaire (7 députés, 7 sénateurs) chargée d'établir une version commune
avant un dernier vote.
Ces ordonnances, qui
seront prises au premier semestre 2014, doivent porter notamment sur
l'allègement des obligations comptables pesant sur les petites entreprises, en
particulier les très petites de moins de 10 salariés. Celles-ci auront
également l'autorisation de ne pas publier leurs comptes.
Elles portent aussi
sur le financement de ces entreprises, notamment en facilitant le financement
participatif par internet. Il s'agit de faciliter le développement, déjà très
rapide, de sites internet recueillant de l'argent de particuliers pour financer
des projets. L'idée est de créer un statut de "conseiller en financement
participatif" qui ne sera pas soumis aux contraintes des prestataires
classiques (banque, assurance, établissement de crédit).
Le texte veut aussi simplifier
les rapports avec les pouvoirs publics via le développement de la facturation
électronique.
"Selon la
Commission européenne, alléger de 25% les charges pesant sur les entreprises
nous ferait gagner 1,4% de PIB", a affirmé la ministre déléguée chargée
des petites et moyennes entreprises, Fleur Pellerin.
Les sénateurs ont
notamment rétabli la mise en place au 1er janvier 2015 du logo Triman, instauré
par le Grenelle de l'environnement, et qui devrait être apposé sur la plupart
des produits recyclables de consommation courante, afin de faciliter le tri des
déchets. Elle avait été supprimée en commission au nom de la simplification du
droit.
L'UMP ainsi qu'une
partie de l'UDI ont voté contre l'ensemble du projet de loi. "Ce texte
confus et touffu va à l'opposé de l'objectif affiché de simplification", a
affirmé André Reichardt (UMP), estimant que "le rendez-vous attendu par
les entreprises n'a pas eu lieu". Pour Aymeri de Montesquiou, il s'agit
d'"un projet de loi sans cohérence, qui n'est pas à la hauteur de
l'enjeu".
En revanche, selon
Esther Benbassa (Ecologiste), ce texte "procède du choc de
simplification". Mais "le recours à la procédure accélérée limite
d'autant plus le temps de discussion nécessaire", a-t-elle regretté.
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