Des Français implantent le premier cœur artificiel
Le Figaro.fr/Fréour, Pauline - Des Français implantent le premier cœur artificiel
Le patient a été opéré à l'hôpital
Georges-Pompidou de Paris. Deux jours après son opération, il était conscient.
C'est le rêve de tous
les cardiologues: disposer d'une prothèse reproduisant le cœur dans son entier,
pour offrir une nouvelle vie aux malades en attente de greffe. Vendredi, la
société française Carmat, qui a mis au point la première bioprothèse pouvant se
substituer entièrement à un cœur humain, a annoncé avoir procédé à sa première
implantation sur l'homme. Le patient, opéré mercredi, était conscient vendredi
et parlait avec sa famille, selon l'entreprise créée par le Pr Alain
Carpentier.
«L'intervention s'est
très bien passée», a commenté sur BFMTV le cofondateur de Carmat, Philippe
Pouletty. Mais «il faut rester prudent, c'est un premier malade et le recul est
encore bref». Cette première mondiale, qui s'est déroulée à l'hôpital européen
Georges-Pompidou, a été réalisée par le Pr Christian Latrémouille et le Pr
Daniel Duveau.
Plus proche du fonctionnement d'un coeur
Les chirurgiens
implantent depuis une dizaine d'années des prothèses cardiaques, parfois aussi
appelées cœurs artificiels. Mais ces pompes mécaniques d'assistance
ventriculaire n'ont pas vocation à rester longtemps dans l'organisme. Le cœur
mis au point par Carmat vise, lui, à se substituer entièrement au cœur du
patient, pendant plusieurs années. «Doté de deux ventricules et quatre valves, il
est le seul à reproduire les courants naturels de circulation du sang»,
expliquait au FigaroPiet
Jansen, directeur médical chez Carmat, lors d'une visite dans les locaux de
l'entreprise à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), en septembre dernier. «Rempli de
microprocesseurs, il s'adapte au débit sanguin du patient, lors d'un effort
physique par exemple.»
Toutes les parties intérieures sont couvertes de tissu
cardiaque de veau traité. Ce revêtement réduit le risque de formation de
caillots sanguins, complication fréquente avec les pompes actuelles et qui
impose la prise d'un traitement (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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