L'actualité du vendredi 06/12/2013
La UNE  
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Brouillage
Et si la 4G
était une parabole d’une économie de l’obsolescence programmée par quelques
oligopoles. Dans le secteur saturé et de moins en moins profitable de la
téléphonie mobile, cette nouvelle norme devait devenir le graal des opérateurs.
Les forfaits seraient plus chers et les mobiles à changer.
A la poubelle, l’iPhone ou le Galaxy reçus
à Noël dernier.
Free, à son habitude, a brouillé ce petit jeu des historiques
Orange, Bouygues ou SFR. L’entreprise et son patron, Xavier Niel, qui «a fait plus pour le pouvoir d’achat des Français
que Nicolas Sarkozy», selon
l’immortel tweet d’Arnaud Montebourg, propose une offre 4G sans supplément de
prix. Les concurrents et le ministre désormais moins optimiste peuvent
critiquer cette offre fracassante et limitée par le réseau étique de
l’opérateur. Une nouvelle fois, comme avec la Freebox, puis la téléphonie
mobile, Free casse le marché.
Le consommateur peut-il s’y retrouver dans ce marigot. On se
souvient que les trois historiques avaient été condamnés en 2005 pour entente
illégale en se partageant entre amis le marché au détriment des abonnés.
Il reste qu’avec la couverture actuelle, la 4G, aussi rapide
soit-elle, promet surtout des services à venir.
In fine, elle devrait changer les habitudes des consommateurs en
faisant fusionner tablettes et téléphones au détriment des ordinateurs,
court-circuitant les réseaux wi-fi. En attendant, prudence.
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