RÉCITL'ONU a confirmé avoir mené au printemps 2014 une enquête sur des «accusations graves d'exploitation sexuelle et d'abus commis sur des enfants par des militaires français».
RENCONTRELe frère et la sœur de Serge Atlaoui ont gardé le silence pendant presque dix ans, par crainte de «froisser les autorités indonésiennes». Ils prennent aujourd’hui la parole pour dénoncer une «machination».
Le président indonésien Joko Widodo, élu en 2014, porte volontiers des baskets et déclare à qui veut l’entendre sa passion pour le heavy metal dont l’Indonésie...
MERCI DE L'AVOIR POSÉELe droit de vote des femmes ? Pour plusieurs hommes politiques, c’est au général de Gaulle qu’il faut dire «merci». Une vision un peu enjolivée du suffrage féminin, qu'on doit d'abord à un député communiste... et à des années de luttes féministes.
Des ossements et un «un camp de survie» ont été découverts près de Fréjus, non loin de l'endroit où le suspect a été aperçu la dernière fois. Les ossements vont être analysés.
INTERVIEWAprès avoir fait grandir la petite entreprise familiale de caoutchouc pour en faire l’un des leaders mondiaux du pneu, François Michelin s’est éteint mercredi 29 avril à 88 ans. Plus de dix ans après la retraite du capitaine d’industrie, que reste-t-il de son héritage ?
Le dessinateur Luz annonce ne plus vouloir dessiner Mahomet
AFP
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CHARLIE HEBDO - Luz, auteur de la Une controversée du numéro de Charlie Hebdo paru après la tuerie de janvier, déclare qu'il ne dessinera plus le personnage de Mahomet, dans un entretien au magazine Les Inrockuptibles, publié ce mercredi 29 avril.
"Je ne dessinerai plus le personnage de Mahomet, il ne m'intéresse plus. Je m'en suis lassé, tout comme de celui de Sarkozy. Je ne vais pas passer ma vie à les dessiner", déclare-t-il en réponse à une question sur cette couverture "devenue mondialement célèbre".
"Les terroristes n'ont pas gagné"
Alors qu'on l'interroge sur une déclaration de Philippe Val, l'ancien patron de Charlie Hebdo, qui avait estimé, peu après l'attentat, que les terroristes avaient gagné, il rétorque: "J'ai sauté au plafond en entendant ça".
"C'est tellement dingue. Il n'est plus lui-même, ce garçon, et il ne parle qu'en son nom. Il n'est plus Charlie, il n'est pas Charlie. Il fait juste partie de l'histoire de Charlie. Il est dans le déni de ce qu'il a été pour ce journal", ajoute-t-il."Les terroristes n'ont pas gagné. Ils auront gagné si la France entière continue d'avoir peur", conclut-il en estimant qu'il s'agit du "ressort du FN".
Le numéro des "survivants" de janvier, avec la caricature de Mahomet en couverture, tenant une pancarte "Je suis Charlie", et le surtitre "Tout est pardonné", avait suscité des manifestations parfois violentes dans plusieurs pays musulmans.
Sorti une semaine après la tuerie perpétrée par deux jihadistes, le 7 janvier, qui avait fait 12 morts, il avait été diffusé à 8 millions d'exemplaires, un record historique pour la presse française.
Bygmalion: Sarkozy était informé des "contraintes budgétaires", selon son ancien directeur de campagne
AFP
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POLITIQUE - Nicolas Sarkozy était informé des "contraintes budgétaires" durant sa campagne électorale de 2012 après une alerte d'un expert-comptable, a affirmé son ancien directeur de campagne dans l'enquête sur un vaste système de fausses factureslié à cette présidentielle, ont indiqué à l'AFP jeudi des sources proches du dossier.
Cette note, en date du 7 mars 2012, six semaines avant le premier tour, prévient que le montant des dépenses "budgétées" atteint environ 23,1 millions d'euros, soit davantage que les 22,5 millions d'euros du plafond légal, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
Relancer la campagne après l'affaire Merah
L'expert-comptable de la campagne se base alors sur une prévision de 15 meetings jusqu'au second tour. Il prône des renégociations des contrats et une "interdiction absolue d'engager toute dépense complémentaire", selon la source. En garde à vue début avril, l'ancien directeur de la campagne, Guillaume Lambert, a indiqué que Nicolas Sarkozy avait voulu relancer sa campagne après le deuil de l'affaire Merah, à la mi-mars, ont indiqué les sources.
Selon ses propos rapportés à l'AFP, il l'a alors "informé" des "contraintes budgétaires" posées par la note de l'expert-comptable et Nicolas Sarkozy lui a répondu de n'ajouter que "de petites réunions publiques rassemblant aux alentours de 1.000 personnes, à coûts bas et maîtrisés".
Selon des sources proches du dossier, les enquêteurs disposent aussi désormais d'un courriel adressé à Guillaume Lambert dans lequel le directeur général de l'UMP, Eric Cesari, évoque le souhait de Nicolas Sarkozy de tenir une réunion publique chaque jour. Au final, plus de quarante meetings ont été organisés durant la campagne.
"La renégociation importante des contrats demandée par l'expert-comptable a permis de dégager des marges grâce auxquelles les petits meetings supplémentaires ont été organisés", a expliqué l'avocat de Guillaume Lambert, Me Christophe Ingrain, sollicité par l'AFP."Les tarifs avancés par la note (de l'expert-comptable) étaient très élevés et ont été revus à la baisse", a-t-il ajouté.Sollicités, l'entourage de M. Sarkozy et son avocat n'ont pas donné suite.
10 personnes mises en examen dans ce dossier
Les enquêteurs disposent d'une seconde note de l'expert-comptable, au 26 avril 2012, qui établit le total des dépenses au premier tour à près de 18,4 millions d'euros. Dans une troisième note, le 28 juin, les dépenses sont dans les clous, à environ 21,3 millions d'euros.
Les enquêteurs ont la conviction qu'un système frauduleux a été mis en place pour que l'UMP prenne en charge environ 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne, auprès d'Event and Cie, filiale de Bygmalion. Le but de la fraude était d'empêcher que ces dépenses ne soient inscrites au budget de campagne et n'explosent le plafond autorisé, qui a finalement tout de même été dépassé. Pour cela, Event and Cie a émis des fausses factures à l'UMP pour des conventions dont la plupart n'ont pas été organisées.
Les juges d'instruction ont déjà mis en examen dix personnes dans ce dossier: quatre anciens cadres de Bygmalion, dont trois ont reconnu leur participation ou leur connaissance de la fraude, trois ex-cadres de l'UMP et trois responsables de la campagne, dont Guillaume Lambert, qui nient toute implication dans un système de fausses factures.
Aucun protagoniste n'a mis en cause l'ancien chef de l'Etat.
RAFALE - Il y a toujours un côté très cocardier dans la célébration médiatique de chaque vente de Rafale. On peut s'en émouvoir - ce sont des armes de guerre après tout - mais c'est en réalité très logique. En effet, chaque contribuable est directement concerné par les succès de Dassault Aviation.
Le Rafale est un programme déjà ancien, qui a coûté près de 45 milliards d'euros à l'Etat. Les premières ébauches remontent 1976. A l'époque, chaque armée utilise un chasseur différent. La feuille de route révolutionnaire du Rafale est de concevoir un seul appareil adapté à toutes les missions. Reconnaissance, interception, attaque au sol, etc. Le premier prototype vol en 1986, et sa mise en service intervient en 2001.
Mais il faudra attendre près de 15 ans pour qu'il s'en vende enfin à l'étranger. A la décharge de Dassault, c'est un secteur très disputé avec des débouchés limités. Les gros pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Chine...) possèdent leur propre programme, et les petits pays n'ont pas les moyens de se les offrir.
Heureusement pour Dassault, l'Etat s'est engagé à lui garantir une production minimale de 220 avions. Sa chaîne d'assemblage de Bordeaux Mérignac a en effet besoin de produire au moins 11 avions par an pour être rentable. A l'heure actuelle, l'armée française a déjà passé commande pour 180 machines, dont 137 ont été livrées.
C'est à partir de là que les commandes de l'Egypte, de l'Inde et du Qatar vont soulager nos finances. Dans la loi de programmation militaire de 2014-2019, l'Etat a réduit ses commandes à 26 Rafale pour faire des économies. Tout en garantissant toujours 11 appareils par an à Dassault.
En clair, la loi de finance a parié sur le fait que les exportations allaient prendre le relais. Comme chaque Rafale coûte près de 100 millions d'euros, quarante avions de moins sur les comptes de l'armée représentent une économie de 4 milliards d'euros. En additionnant, les commandes passées par les trois premiers clients du Rafale, Dassault cumule désormais entre 74 et 88 commandes. Soit près du double nécessaire pour valider le budget de l'armée 2014-2019.
Cette marge de manoeuvre n'est pas un luxe. Dans le cadre de la vente des Rafale à l'Egypte, Dassault a conscience que son client n'aura peut-être pas les moyens d'honorer la totalité de sa commande de 5 milliards d'euros portant sur 24 chasseurs. "On a clairement adapté la structure de l'offre à la capacité financière du client", observe Loïc Tribot La Spière, délégué général du CEPS, un think thank spécialisé dans la défense, dans une interview à l'Expansion. Résultat, encore une fois, l'Etat français a accepté de jouer les bons samaritains en apportant sa garantie sur la moitié environ du montant du contrat.
Bref, l'armée peut respirer. Elle va réussir à boucler son budget 2014-2019 comme prévu l'an dernier. D'autant qu'avec un peu de chance, les négociations sur le Rafale vont aussi aboutir avec la Belgique et la Malaisie.
Cette nouvelle tombe à pic, car entre temps François Hollande a prévu de nouvelles dépenses. Le 29 avril, il a annoncé plus de moyens mis à disposition de la lutte contre le terrorisme en France. En premier lieu, il a pérennisé l'opération Sentinelle, déclenchée sur le sol français courant janvier. "7000 soldats seront mobilisés", a précisé le chef de l'Etat. Alors qu'il évoquait jusqu'à maintenant un maintien de l'opération jusqu'à l'été, cette déclaration laisse penser qu'elle sera prolongée. Ensuite, alors que 34.000 postes devaient être supprimés d'ici à 2019, 18.500 seront finalement préservés.
Ces décisions impliquent pour 2015 une "sanctuarisation" du budget de la Défense. Soit 31,4 milliards d'euros, sans que l'on sache encore comment il sera bouclé. Il manque en effet 2 milliards d'euros qui devaient provenir de la vente de fréquences à des opérateurs privés mais qui n'arriveront pas tout de suite dans les caisses de l'Etat.
Même si les contrats Dassault n'apportent rien directement dans les caisses de l'Armée, ils lèvent une incertitude dans la quête de ces nouveaux milliards dont elle a besoin pour protéger la France.