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mardi 1 octobre 2013

Épreuve de force à Washington : l’État fédéral bloqué, Obama dénonce « le dysfonctionnement auquel nous assistons au congrès »

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Épreuve de force à Washington : l’État fédéral bloqué, Obama dénonce « le dysfonctionnement auquel nous assistons au congrès »

s'informerAucun accord n’a été trouvé lundi avant minuit, entre le Sénat à majorité démocrate et la Chambre des représentants à majorité républicaine pour le budget 2014 des États-Unis d’Amérique, qui devait prendre effet au 1er octobre 2013. En attendant un vote du budget, dans un délai inconnu, les services publics fédéraux sont mis à l’arrêt ou au ralenti.
Le président a promulgué lundi soir une loi garantissant aux militaires qu’ils seront payés. « Vous et vos familles méritent mieux que le dysfonctionnement auquel nous assistons au congrès » a-t-il dit dans un message aux soldats. Il avait averti qu’une paralysie fédérale aurait « des conséquences économiques très réelles pour des gens dans la vraie vie, et tout de suite ».
Les services de sécurité nationale fonctionnent normalement, les hôpitaux à moitié, les parcs nationaux et musées pas du tout. Tous les services fédéraux sont sommés de réduire immédiatement leurs effectifs, parfois jusqu’à 5% de leur personnel.
Depuis des mois les républicains font pression sur Obama pour obtenir un report de la réforme de la santé dite « Obamacare » qui s’applique à compter du 1er octobre, adoptée malgré l’opposition des républicains puis approuvée et modifiée lors de son passage devant la Cour Suprême.
De plus le 17 octobre, le plafond légal de la dette sera atteint, il faudra que les deux chambres votent un relèvement du plafond, ou ce sera une nouvelle période de paralysie de l’État. Selon un accord bipartite antérieur approuvé par Obama des coupes automatiques dans les dépenses doivent être mises en œuvre.
Catégories: Etats-UnisInternational

                                                                 

Les dernières publications du Grand Soir , lundi 1 er octobre



« Les crimes des Etats-Unis ne sont jamais appelés génocides en Occident »
Edward S. HERMAN
Algeriepatriotique : Quelle est votre position par rapport à la crise syrienne ? Edward S. Herman : Il s’agit d’une guerre par procuration déguisée en guerre civile qui implique l’intervention de nombreux pouvoirs étrangers, et menée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Russie. L'intervention russe est la plus défendable puisqu’elle apporte son aide à un allié de longue date, la Russie étant la seule amie réelle de la Syrie dans la zone méditerranéenne. Les autres intervenants ont essayé de renverser le pouvoir syrien pour le remplacer par une marionnette à leur solde, et de détruire un Etat souverain qui ne serait plus un rival sérieux pour Israël. C’est une situation terrible pour les Syriens et pour le monde, avec un droit international en lambeaux – spécialement le droit contre les agressions, cœur de la charte des Nations unies – et un peuple en train d’être détruit. Vous avez travaillé sur la propagande des médias. Pouvez-vous nous expliquer le rôle des médias mensongers dans la (...) Lire la suite »
La leçon d’un petit pays des Andes
Ahmed HALFAOUI
En juin dernier, un tout petit pays d’Amérique du sud, l’Equateur, a proposé aux grands États-Unis une aide financière pour qu’ils améliorent la situation des droits de l’Homme chez eux.
L'information n'a pas beaucoup été relayée, pourtant il y a de quoi faire, quand ces mêmes États-Unis ne se privent pas de déployer une énergie inégalée pour faire la même chose à travers le monde, par l'activisme tentaculaire d'organisations "non-gouvernementales", telles la National Endowment for Democracy (NED), le National Democratic Institute (NDI) ou Freedom House, dont on sait les effets dévastateurs sur un certains nombre de pays, surtout parmi les arabes et assimilés. L'aide équatorienne s'élève à 23 millions de dollars destinés à financer une formation dans le domaine. Fernando Alvarado, le ministre de la communication de l'Equateur, a aussi rappelé que son pays avait ratifié "tous les documents relatifs aux mécanismes interaméricains en matière de droits de l'Homme" et a demandé à Washington à "en ratifier au moins un seul". Nous apprenons du même coup que le gouvernement étatsunien a quelques problèmes avec cette notion qui lui sert apparemment de prétexte pour agresser et détruire des pays. Et (...)Lire la suite »
Quand France Inter défend les intérêts du capital
Philippe ARNAUD
Les travailleurs “ volontaires ” du dimanche oublient que, sans « les syndicats », ils travailleraient 12 heures par jour et 7 jours par semaine. Ils ne veulent pas voir que le patronat a parfaitement réussi à désintégrer le peu de solidarité qui pouvait encore les unir, ce qui permet aux grands boutiquiers de refuser les décisions de justice sans que le gouvernement solférinien bouge le petit doigt. Philippe Arnaud s’est mis à l’écoute de France Inter. Le service public a le chic et le choc pour faire s’exprimer régulièrement et largement des chroniqueurs qui le vomissent, comme Lechypre ou Lenglet sur France 2. - LGS
Samedi matin, sur France Inter, à partir de 9 h 10, j'écoutais l'émission "On n'arrête pas l'éco" où s'opposent, tous les samedis, Christian Chavagneux, d'Alternatives économiques, et Emmanuel Lechypre, de BFM Business (ce dernier terme résume les positions que défend Lechypre : pour les intérêts, ceux des patrons et des riches, pour la doctrine, celle de l'ultralibéralisme). Ce matin, en début d'émission, il était question de la fermeture de magasins (en général des grandes enseignes de bricolage) le dimanche, après une décision de justice prise à la suite d'une action d'un collectif de syndicalistes. Emmanuel Lechypre a la parole le premier. Il dit d'abord tout le mal qu'il pense de cette décision [d'empêcher les magasins de bricolage d'ouvrir le dimanche], puis, submergé d'indignation, n'en pouvant plus de colère, il finit par lâcher : "... et puis, juste pour vous livrer le fond de ma pensée... quand on... ce qu'on a entendu, les gens comme les syndicats et les juges, qui parlent au nom de (...) Lire la suite »
Question au Premier Ministre sur la Syrie : Le gouvernement a-t-il présenté un faux à la représentation nationale ?
Comité Valmy
Le comité Valmy recherche un député susceptible de briser l’omerta en posant cette question au 1er Ministre. Quand le gouvernement viole la loi en tentant d’obtenir un consensus du Parlement au moyen d’un faux document dans le seul but d’entraîner la France dans un conflit au bénéfice des auteurs du crime qu’on prétend combattre, les députés sont face à une responsabilité historique : doivent-ils se coucher et accepter honteusement cette manipulation, ou, au contraire, demander des comptes, laver l’honneur de la République, et mettre sous la tutelle des élus de la Nation ce gouvernement qui a fait la démonstration de son irresponsabilité ?
Question au Premier Ministre sur la Syrie : Le gouvernement a t-il présenté un faux à la représentation nationale ? Monsieur le Premier Ministre, Le 2 septembre dernier, avant le débat à l’Assemblée nationale visant à obtenir un consensus sur une intervention militaire en Syrie, vous rendiez public un document déclassifié des services DRM et DGSE, document censé établir la preuve que l’armée régulière syrienne serait l’utilisatrice des armes chimiques contre le peuple syrien, le 21 août 2013. Les lecteurs de ce document ne pouvaient qu’être frappés par l’absence de fait précis et la médiocrité de son contenu : après une présentation scolaire laborieuse de l’histoire de l’armement syrien, l’auteur pense pouvoir deviner l’identité des criminels de la seule nature des armes... Comme si toutes les utilisateurs de six coups étaient américains et russes les utilisateurs de Kalachnikov ! De l’affirmation non étayée que seule l’armée régulière serait en capacité technique de manipuler de telles armes, la (...) Lire la suite »
Le message de Rohani au monde : la force tranquille sans ambiguïté
Chems Eddine CHITOUR
« Œuvrez à ce que le bien gagne le monde, à ce que le froid de l’hiver cède la place à la douceur du printemps. » Ferdosi, grand poète iranien.
À bien des égards, le discours de Rohani a perturbé les scénarios en cours et de fait, les pays occidentaux sont amenés, malgré les réticences d'Israël, à réévaluer leur relation avec l'Iran. Les pays européens se sont bousculés pour rencontrer le président iranien. Cependant, le message de Rohani envers les États-Unis est celui qui suscite le plus d'espoir. Le discours du président Rohani Une dizaine de phrases choc ont émaillé le discours du président Rohani à la tribune des Nations Unies. Nous les rapportons in extenso : « Oui à la paix, non à la guerre. Généraliser les valeurs occidentales en tant que valeurs mondiales contredit l'honneur humain. Le changement extra-régional des régimes politiques est très dangereux. Ceux qui menacent l'Iran, sont eux-mêmes une menace à la paix et la sécurité. Ce qui arrive au peuple opprimé palestinien est une violence structurale. La crise syrienne n'a pas d'issue militaire. L'usage d'armes chimiques est interdit. L'utilisation des drones contre les civils, condamnée. (...) Lire la suite »
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Retour en force du racisme anti-Rrom : la bourgeoisie en campagne
Pierre Hodel
Voilà les mots, d’après Europe 1 – non désavoués – que François Hollande aurait prononcé ces derniers jours sur les Rroms : « La majorité des Rroms a vocation à être raccompagnée dans son pays d’origine » car « seule une minorité [d’entre eux] cherche à s’intégrer ». Pour une fois, les choses sont claires dans le train-train médiatico-politique de la classe dominante : « Arrêtons les débats sémantiques, il y a un consensus sur la réalité »... Retour sur un racisme de classe de plus en plus assumé...
La bourgeoisie s'accorde sur la question Rrom Le président « socialiste » rejoint ainsi le discours de Grenoble de 2010, lorsque Nicolas Sarkozy avait lancé son offensive ultra-réactionnaire contre les Rroms, invitant à « mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Rroms ». Hollande avait alors fait son indigné. Depuis, il a choisit de défendre les déclarations de son ministre de l'intérieur, Manuel Valls et même de le soutenir publiquement en septembre 2012, affirmant que le devoir du ministère de l'intérieur est « à la fois d'appliquer les décisions de justice, et en même temps, de reloger autant qu'il est possible ou de reconduire [les Rroms] dans leur pays d'origine ». Que dit Valls depuis ? Le discours devient de plus en plus réactionnaire et raciste à l'approche des élections municipales.Le « mode de vie » des Rroms serait désormais en « confrontation » avec celui des populations françaises. Un simple dérapage du membre le plus à droite du gouvernement ? Bien au contraire, le (...)Lire la suite »
La "Conférence de paix" occulte la destruction de la Palestine.
Jacques BUDE
« Mettre fin aux spéculations sur les mirages de la fin de l’occupation et les chimères quant à la création d’un État palestinien au moyen des négociations, alors que ces tentatives ont échoué de manière cinglante. … L’expérience de vingt années de négociations avec l’entité sioniste prouve que celle-ci, par sa composition, sa nature, son comportement raciste de colonisation et de haine et sa politique ne montre aucune disposition pour une paix véritable qui garantisse au minimum les droits nationaux de notre peuple. … La colonisation s’est poursuivie pendant ces vingt ans de négociations et s’est multipliée par trois, voire par quatre. Tandis que la judaïsation de Jérusalem se propage inexorablement. » Marwan Barghouti, mars 2012 À de rares exceptions près, les initiatives internationales visant à mettre fin au conflit entre Israéliens et Palestiniens considèrent que le dialogue de paix – négociations sans intervention extérieure - est le seul moyen d'atteindre cet objectif. Cette vision des choses est (...) Lire la suite »
Les plans israéliens en Cisjordanie ne laisseront pas grand chose aux Palestiniens (Znet)
Noam CHOMSKY
Les dialogues de paix qui commencent à Jérusalem se déroulent dans un cadre et sur la base de principes qui méritent qu'on y regarde de près. L'un des principes de base c'est qu'il existe deux options : soit on parvient à un accord pour deux États, soit on ira inévitablement vers ce qui est la réalité – un État « de la mer au Jourdain », une issue qui représenterait « un risque immédiat de disparition de l'identité d'Israël comme État juif et démocratique », cela étant dû à ce qu'on appelle « le problème démographique », une future majorité palestinienne dans un État unique. C'est Yuval Diskin, ancien agent du Shin Beth (les services de sécurité en Israël), qui a employé cette formule, mais ces idées font quasiment l'unanimité aussi bien chez les commentateurs politiques que chez les universitaires. Cela est toutefois très incomplet. Il existe en effet une troisième option, la plus réaliste : Israël continuera sa politique actuelle avec le soutien des États-Unis, soutien économique, militaire et diplomatique – bien (...) Lire la suite »
La situation sociale en Chine : Perspectives et défis
Marc VANDEPITTE
1. L’industrialisation n’a rien d’une partie de plaisir « Le présent en Chine change constamment et accélère sans cesse. Un Européen devrait vivre quatre cents ans pour pouvoir vivre un changement aussi radical. » Yu Hua, romancier [1] Entre la réalité et ce qu’on perçoit, il existe souvent un large fossé. C’est certainement le cas pour la Chine. Le moins qu’on puisse dire de ce pays, c’est qu’il a un sérieux problème d’image en Occident. Quand les médias traditionnels parlent de la situation sociale en Chine, ils sont habituellement tout, sauf élogieux. Les sujets favoris sont les catastrophes, depuis les accidents de chemin de fer jusqu’aux immeubles qui s’effondrent, ou encore toutes sortes de scandales comme les intoxications alimentaires et les accidents miniers, les conditions de travail effarantes, les énormes problèmes environnementaux, l’agitation sociale, les avortements obligatoires, un bébé qui se retrouve dans la conduite d’évacuation d’un WC, etc., etc. L’information dans le monde (...) Lire la suite »
Le Venezuela bolivarien affronte une dangereuse campagne de déstabilisation
Jean ORTIZ
Depuis la mort de Hugo Chavez, l'opposition vénézuélienne et les Etats-Unis considèrent que "le Venezuela est à prendre". Une vaste campagne de déstabilisation économique et politique est engagée, assez semblable à celle que connut le Chili de Salvador Allende : sabotages électriques, économiques, violences de rue, organisation de pénuries de produits de base, d'une spéculation tous azimuts... L'objectif de l'opposition est de créer un climat de chaos qui permette à la fois de gagner les prochaines élections municipales, de défigurer l'image extérieure d'un pays qui serait devenu "dangereux", "incertain", "liberticide"... Le grand parti de l'opposition : Fedecamaras, l'équivalent du Medef, flanqué de la droite, de l'extrême droite et de trois partis affiliés à l'ex Internationale socialiste, compte sur cette stratégie pour susciter à terme et si nécessaire, une intervention des Etats-Unis, pas forcément armée. L'autre axe de cette stratégie "à la chilienne" est l'élimination physique du nouveau président (...) Lire la suite »
Le régime d’Obama
Atilio BORON
En vertu d'une pratique bien ancrée, les gouvernements opposés à la domination nord-américaine sont automatiquement qualifiés de « régimes » par les grands médias de communication, par les intellectuels colonisés de seconde zone et par ceux que le grand dramaturge espagnol Alfonso Sastre appelle les intellectuels bien-pensants. En sciences politiques, le terme « régime » a pris une connotation foncièrement négative, dont il était dépourvu à l'origine. Jusqu'au milieu du XXe siècle, on parlait d'un régime féodal, d'un régime monarchique ou d'un régime démocratique pour se référer à l'ensemble de lois, d'institutions et de traditions politiques et culturelles caractéristiques d'un système politique. Or, avec la Guerre froide, puis avec la contre-révolution néoconservatrice, le vocable a acquis un tout autre sens. Actuellement, il est utilisé pour stigmatiser des gouvernements ou des États qui refusent de se plier aux diktats de Washington et auxquels sont collées les étiquettes dépréciatives d'« autoritaire », (...) Lire la suite »
L’Arabie Saoudite, ce péril en embuscade
Ali Anouzla
Lakome publie la traduction en français du dernier éditorial d’Ali Anouzla, consacré au rôle joué par l’Arabie saoudite pour freiner la démocratisation de la région. Le journaliste revient notamment sur la guerre d’influence entre les Saoud, le Qatar et l’Iran, ainsi que les relations stratégiques entre Riyad et Washington, dont l’union a donné « ce fils illégitime et maléfique baptisé Al-Qaida ».
De la Péninsule arabique aux rives de l'Atlantique, les régimes arabes nourrissent la même crainte de voir, un jour, leurs peuples secouer le joug de la dictature. Il en est même un qui s'est improvisé base de repli pour tous les autres, finançant, encourageant et protégeant les tyrans, jusqu'à offrir l'asile aux fuyards, soigner les malades ou assurer la défense de ceux d'entre eux qui ont été emprisonnés. J'ai cité l'Arabie Saoudite. Qatar vs Arabie saoudite, le combat des titans Si le « Printemps arabe » a pris le monde de court, par sa spontanéité, il n'en demeure pas moins que les manipulations dont on commence tout juste à démêler l'écheveau, sont allées bon train, dès les premières escarmouches. C'est le Qatar, ce minuscule Emirat semblant avoir été enfanté par l'Arabie saoudite, dans les eaux du golfe persique, qui, le premier, a tenté de formater ces « révolutions » au profit de ses protégés, les « Frères musulmans ». Pour cela, Doha s'est essentiellement appuyée sur la force de son impact (...) Lire la suite »

Métamorphose de la « doctrine Obama » , L'art de la guerre

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Métamorphose de la « doctrine Obama »

                                       L'art de la guerre

                                                      Obama Samantha Power
Au cours de son premier mandat, le président Obama prend formellement ses distances avec la politique étrangère et militaire de son prédécesseur, le président Bush, en donnant l’impression que les Etats-Unis ne veuillent plus être « le policier du monde » et entendent opérer un désengagement militaire, en Afghanistan et ailleurs, pour se concentrer sur les problèmes intérieurs. C’est ainsi que naît ce qui est défini comme la « doctrine Obama ». La guerre, toutefois, ne disparaît pas de l’agenda de l’administration Obama : comme le démontre celle contre la Libye, conduite en 2011 par l’OTAN sous commandement étasunien, avec une attaque aéronavale massive et des forces soutenues et infiltrées de l’extérieur.
Au début de son second mandat, le président Obama annonce que « les Etats-Unis sont en train de tourner la page ». Mais la suivante aussi est une page de guerre. La nouvelle stratégie prévoit l’utilisation de forces armées plus flexibles et prêtes à être déployées rapidement, dotées de systèmes d’armes à technologie de plus en plus haute. Elle prévoit en même temps une utilisation de plus en plus grande des services secrets et des forces spéciales. Dans la nouvelle façon de faire la guerre, l’attaque ouverte est préparée et accompagnée par l’action couverte pour miner le pays de l’intérieur. Comme cela a été fait en Libye et comme on est en train de le faire maintenant en Syrie, en armant et entraînant les « rebelles », pour la plupart non Syriens, nombre desquels appartiennent à des groupes islamistes officiellement considérés comme des terroristes. En même temps le président Obama énonce la nouvelle « stratégie contre-terrorisme » : de « guerre illimitée contre la terreur » elle se transforme en une série d’ « actions létales ciblées » dans le but de « démanteler des réseaux spécifiques d’extrémistes violents qui menacent l’Amérique » (les Etats-Unis, NdT). Dans ces actions on utilise de plus en plus les drones armés, dont l’usage est considéré comme « légal », puisque les Etats-Unis mènent une « guerre juste et d’autodéfense ».
Le démocrate Obama, qui s’est présenté en « colombe » (et paré du Prix Nobel de la Paix), poursuit ainsi substantiellement la stratégie du républicain Bush, le « faucon », soutien ouvert de l’intervention armée. Comment justifier une telle métamorphose ? C’est ici qu’entre en scène Samantha Power, ex-enseignante à Harvard, gagnante du Prix Pulitzer avec un livre dans lequel elle théorise « la responsabilité de protéger » qui incombe aux Etats-Unis à l’ « ère du génocide ». Power entre au Conseil pour la sécurité nationale (l’organe dont font partie les éminences des forces armées et des services secrets, avec la mission de conseiller le président en politique étrangère et militaire). Obama la place ensuite à la tête du nouveau « Comité pour la prévention des atrocités » puis la nomme représentante des Etats-Unis aux Nations Unies. Power a été le principal artisan de la campagne qui prépare la guerre contre la Libye, en la présentant comme nécessaire pour mettre fin à la violation des droits humains. C’est elle encore qui, avec la même motivation,  fait pression pour que les Etats-Unis attaquent la Syrie. Et il y a sûrement la main experte de Samantha Power dans le récent discours du président Obama aux Nations Unies. Surtout quand il affirme que, face aux conflits au Moyen-Orient  et en Afrique du nord, « le péril pour le monde n’est pas celui d’une Amérique (Etats-Unis, NdT) trop impatiente de s’immiscer dans les affaires d’autres pays », mais que « les Etats-Unis puissent se désengager, en créant un vide de leadership qu’aucun autre pays n’est prêt à combler ».
Les Etats-Unis revendiquent donc le droit d’intervenir militairement n’importe où. Non pas pour leurs propres intérêts, mais parce qu’ils ont la sacro-sainte « responsabilité de protéger ».
Manlio Dinucci

Edition de mardi 1er octobre de il manifesto

Roms : pour Ayrault, l'intégration des Roms est "possible" si les lois sont respectées

                                FranceTV Info

Roms : pour Ayrault, l'intégration des Roms est "possible" si les lois sont respectées

Le chef du gouvernement se pose en arbitre dans l'affrontement entre Manuel Valls et Cécile Duflot sur ce sujet. 

                                Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 1er octobre 2013. 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 1er octobre 2013.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

RETRAITES : LE DÉBAT COMMENCE FORT

                                                            LCP Assemblée nationale

RETRAITES : LE DÉBAT COMMENCE FORT



                    

A PROPOS DE CETTE VIDEO

L’UMP menace de saisir le Conseil constitutionnel.
Le projet de loi sur les retraites arrive dans l’hémicycle le 7 octobre. Mais dès le 30 septembre, les députés de la commission des affaires sociales se sont penchés sur ce texte et sur les 468 amendements déposés. Écologistes, communistes et UMP contestent la réforme qui prévoit principalement un allongement de la durée de cotisation à 43 ans en 2035.
Élisa Bertholomey

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Interview de Heinz-Werner Schuster, président de la commission ouvrière du SPD de Düsseldorf, militant de Ver.di (Allemagne)

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VIDÉO♦ Paris : Interview de Heinz-Werner Schuster, président de la commission ouvrière du SPD de Düsseldorf, militant de Ver.di (Allemagne)

Imagette  Heinz-Werner Schuster
"En Allemagne, depuis les élections, la majorité de droite n’existe plus. Le partenaire de Merkel, le FDP, n’existe plus au Parlement. Merkel est à la recherche d’une alliance avec le SPD, afin de forcer la centrale syndicale, le DGB, à atténuer la lutte des classes."
Dans les coulisses du Meeting parisien du POI de samedi dernier 28 septembre 2013 qui a rassemblé des milliers de militants, travailleurs et jeunes à l’Espace Charenton, Heinz-Werner Schuster, président de la commission ouvrière du SPD de Düsseldorf, militant de Ver.di (Allemagne), a bien voulu répondre à nos questions.
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(*) Faites nous parvenir vos reportages. N’hésitez pas, le département web du POI en assurera le montage et la publication. Pour connaître la marche à suivre contacter departementweb.poi@gmail.com.

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Heinz-Werner Schuster
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POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU MARDI 1 OCTOBRE 2013

                                                              LCP Assemblée nationale

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU MARDI 1 OCTOBRE 2013



                     
                       Politique Matin : La matinale du mardi 1... par LCP
Invité :
Marie-George Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis Alain Gest, député UMP de la Somme
Diffusions : du lundi au vendredi de 8h30 à 9h30, en direct.
Une production LCP-Assemblée nationale

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Italie : Berlusconi provoque une crise gouvernementale

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Italie : Berlusconi provoque une crise gouvernementale

Berlusconi
s'informerMarquant un échec des combinaisons de la coalition gouvernementale, Silvio Berlusconi a provoqué hier une crise au sommet de l’État, à la veille de sa probable destitution par le Sénat italien qui lui ferait perdre son immunité parlementaire. Cinq ministres de son mouvement (Peuple de la Liberté – PDL) ont été poussés à démissionner, malgré leurs réticences exprimées publiquement. Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Angelino Alfano souhaite ainsi rester  « berlusconien », mais « autrement ». La ministre de la santé, Beatrice Lorenzin, regrette quant à lui que Silvio Berlusconi « nous pousse vers une droite radicale et se ferme aux modérés ».
Le président du Conseil, Enrico Letta, a qualifié cette décision de « geste fou et irresponsable, entièrement destiné à protéger ses intérêts personnels », d’autant que celle-ci pourrait le contraindre à organiser de nouvelles élections, ce qu’il veut éviter à tout prix, tant que la loi électorale n’a pas été modifiée.
Il réclame du temps « pour aller de l’avant et appliquer un programme » de renforcement de l’austérité, notamment la hausse de la TVA de 21 à 22 % prévue le 1 er octobre que le PDL menace de ne pas voter.
M. Letta espère attirer des parlementaires du PDL qui se désolidariseraient de Silvio Berlusconi et des transfuges du Mouvement Cinq étoiles de Beppe Grillo, pour former une nouvelle majorité et un gouvernement « Letta bis ».
Catégories: InternationalItalie