Translate

mercredi 28 août 2013

VIDÉO♦ Informations Ouvrières vient de paraître

    http://parti-ouvrier-independant.fr                         


                                    

VIDÉO♦ Informations Ouvrières vient de paraître

Imagette IO 266
Lisez, abonnez vous à Informations Ouvrières Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI !
Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo. Pour visionner la vidéo,cliquer ici--->informations-ouvrieres-vient-de-paraitre
Informations Ouvrières, le 29 août 2013
Informations Ouvrières, le 29 août 2013
                                                              

Document ♦Le projet de réforme des retraites prévoit de diminuer les cotisations patronales pour les allocations familiales

 http://parti-ouvrier-independant.fr


                                   

Document ♦Le projet de réforme des retraites prévoit de diminuer les cotisations patronales pour les allocations familiales

Projet Ayrault
picto_documentsLe dossier de presse de Matignon du 27 août indique que "le Gouvernement engagera une réforme qui permettra que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail et donc sur l’emploi. Cette évolution s’amorcera dès 2014. Il n’y aura pas de hausse du coût du travail en 2014." Le Premier Ministre a  également précisé que  cette  réforme concernera la "branche famille", c’est à dire les allocations familiales.
Dès lundi le Medef  s’était félicité  de la "réflexion" annoncée par le gouvernement sur une baisse du coût du travail, qui pourrait compenser une hausse des cotisations sociales pour financer les retraites. C’est dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 que devraient figurer les mesures envisagées.
Dernière minute: le ministre M. Sapin a précisé sur BFM dans la matinée de mercredi 28 que le transfert des cotisations patronales vers d’autres modes de  financements concernerait non seulement la famille mais aussi l’assurance maladie.
Tags:
Catégories: .FAMILLESECURITE SOCIALE

                                                                         
                                                                                         

Du coup de la CSG à celui de la pénibilité ,L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIÈRES par Daniel Gluckstein, Secrétaire national du POI.

http://parti-ouvrier-independant.fr

                                

Du coup de la CSG à celui de la pénibilité

20130828-125449.jpg
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
A l’heure où il est beaucoup question de la CSG, un rappel des faits s’impose. Instaurée en 1991 par le Premier ministre « socialiste » Michel Rocard, la CSG était alors de 1 % ; elle taxe aujourd’hui les salariés à hauteur de 7,5 % et les retraités à hauteur de 6,6 %.
Pourquoi Rocard (1) avait-il mis en place la CSG ? Sous le prétexte de faire contribuer tous les revenus, il s’agissait en fait d’ouvrir une brèche dans un système d’assurance maladie jusque-là exclusivement financé par le salaire différé. Depuis, la CSG augmente en parallèle avec la croissance des exonérations patronales. C’est la fiscalisation en marche, qu’à l’époque Informations ouvrières avait dénoncée, pronostiquant qu’elle se transformerait en une machine de guerre contre le système de solidarité ouvrière fondé sur le salaire différé.
En 1991, cette mesure était dictée par l’imminence de la ratification du traité de Maastricht, qui stipule que les comptes de la Sécurité sociale sont agrégés à ceux de l’Etat et soumis à la dictature des fameux 3 % du déficit public.
Vingt-deux ans plus tard, le gouvernement envisage d’augmenter la CSG et offre de nouvelles baisses de cotisations au Medef qui se réjouit de cette « ouverture » vers « la baisse du coût du travail ».
Dans le même temps, on annonce l’introduction d’un « compte épargne pénibilité ». Même mécanique que pour la CSG : cette fois, c’est dans le système des retraites par répartition qu’une brèche serait ouverte pour introduire un système dit « notionnel », brisant la solidarité ouvrière entre actifs et retraités.
1991, 2013 : continuité des gouvernements « socialistes »… Dès lors qu’ils acceptent d’appliquer les exigences du traité de Maastricht, du FMI et de l’Union européenne, ces gouvernements n’ont qu’une politique : au nom de la compétitivité, baisser ce que les capitalistes appellent le « coût du travail », c’est-à-dire prendre sur la valeur de la force de travail (Sécurité sociale, assurance maladie, retraites, salaires, droits collectifs) pour renflouer banquiers et spéculateurs. Hollande s’en est vanté le 19 août : « Nous ne pèserons (…) que si nous retrouvons une compétitivité élevée et un niveau de dette publique soutenable. » Dans cet objectif, a- t-il poursuivi, « nous avons commencé d’y travailler ; la loi de refondation de l’école, celle sur l’enseignement supérieur, (…) le plan pour la compétitivité, la modernisation du marché du travail, la Banque publique d’investissement. »
Les choses sont claires. Les plus de quarante lois votées et promulguées par le gouvernement Hollande dans sa première année d’exercice s’inscrivent toutes dans le cadre du TSCG qu’il a ratifié.
Toutes ces lois visent à déqualifier et surexploiter. Elles n’ont qu’une justification, celle que donne Hollande lui-même : la compétitivité, la dette, l’euro.
Les « arbitrages » ultimes du gouvernement entre celles des contre-réformes qu’il choisira et celles qu’il écartera traduiront sans doute les crises, les tensions, les contradictions, et la peur du gouvernement face à la lutte de classe.
Mais quelles que soient les réformes retenues, elles n’ont qu’une source : la défense des intérêts de la classe capitaliste. Elles n’appellent qu’une réponse du mouvement ouvrier : ces contre-réformes doivent être retirées, l’unité doit se réaliser pour bloquer cette politique anti-ouvrière.
_______
(1) Rocard, qui signe ces jours-ci, en compagnie d’anciens responsables de la LCR passés au Front de gauche, de dirigeants du PCF, de la FSU, de Solidaires, un « appel pour un débat public sur la santé »…
Catégories: EDITORIAL
                                                                     

Intervention militaire en Syrie Fausse solution à un vrai problème

http://www.cgt.fr

                                                                        La cgt
Intervention militaire en Syrie

Fausse solution à un vrai problème

mercredi 28 août 2013
L’horreur qui caractérise la situation en Syrie après le bombardement de la population à l’arme chimique, ne peut laisser personne indifférent.
Il faut que d’urgence la lumière soit faite sur les responsables de ce massacre et la délégation de l’ONU sur place doit pouvoir mener ses investigations en toute liberté sans aucune pression.
La crise syrienne a pris une dimension d’affrontement géopolitique entre les grandes puissances qui veulent maintenir leur influence dans une région qui est une véritable poudrière. Le bilan de ces affrontements est effroyable et il est de la responsabilité de l’ONU de rechercher d’urgence les solutions pour arrêter les massacres et éviter un embrasement régional qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la paix dans le monde.
La population syrienne ne peut être prise en otage alors qu’elle n’aspire qu’à vivre en paix et souhaite voir la démocratie s’instaurer dans le pays.
A l’heure actuelle, il semble bien que les États-Unis, la Grande-Bretagne mais aussi la France seraient prêts à lancer une intervention militaire dont on ne connaît pas les objectifs même sans un accord des instances de l’ONU.
Nous avons connu par le passé et dans d’autres pays de la région, les conséquences néfastes pour la population d’intervention militaire qui n’ont pas résolu les problèmes, bien au contraire.
La France ne doit pas participer à des initiatives de ce type mais elle s’honorerait à faire jouer son poids sur le plan international, pour imposer un cessez-le-feu et un règlement négocié au conflit syrien entre tous les belligérants pour l’instauration d’une réelle démocratie dans le pays.
De nombreuses pressions peuvent être exercées sur le régime pour le contraindre à s’asseoir à une table de négociation sans l’utilisation de moyens militaires qui ajouteront encore à la détresse de la population et ne seront qu’une escalade de plus dans les affrontements en cours.
Montreuil, le 28 août 2013

Réforme des retraites Une réforme qui pénalise les salariés et la jeunesse

  http://www.cgt.fr

                                                                    La cgt

Réforme des retraites

Une réforme qui pénalise les salariés et la jeunesse

mardi 27 août 2013
Le Premier ministre vient d’annoncer les grandes lignes de la future réforme des retraites.
Cette réforme se situe dans la continuité des précédentes en privilégiant la poursuite jusqu’en 2020 de l’allongement de la durée de cotisation prévue par la loi Fillon, et en prolongeant ces dispositions après 2020. Il serait ainsi demandé 43 ans de cotisations aux jeunes nés à partir de 1973 alors même qu’on sait qu’ils rentrent de plus en plus tard dans le monde du travail. Ils atteindront ainsi l’âge du taux plein bien après 65 ans. Pour la CGT, ces dispositions sont orientées contre la jeunesse.
Enfermé dans le dogme dans la baisse du « coût du travail », le Premier ministre annonce une prochaine réforme de la branche famille de la Sécurité sociale destinée à transférer son financement sur les ménages.
Certaines dispositions qui pourraient apparaître favorables aux salariés, notamment au sujet de la pénibilité, des femmes et des jeunes, n’auraient qu’une portée très limitée sur les salariés concernés. Exemple : une carrière complète de travail pénible conduirait à un départ à 60 ans, sous certaines conditions restrictives.
Ces annonces justifient donc pleinement la mobilisation des salariés lors de cette rentrée notamment avec la journée d’action du 10 septembre pour les salaires, l’emploi et une protection sociale de haut niveau.
Montreuil, le 27 août 2013

à lire sur le Nouvel Obs , mercredi 28 août 2013

                                     Le Nouvel Observateur
 Mercredi 28 août 2013


Retraites, impôts : le baptême du feu de Gattaz à la tête du Medef

Pierre GattazLe nouveau président de l'organisation patronal entame sa première université d'été en plein débat budgétaire. L'occasion de montrer ce qu'il entend par "Medef de combat".

SYRIE. Les Etats-Unis prêts à intervenir, Damas prête à riposter

Maison BlancheL'éventualité d'une opération militaire se fait plus précise. La France prendra sa décision "dans les prochains jours", a fait savoir François Hollande.

Réforme des retraites : "C'est désespérant ! "

Jean-Marc Ayrault retraitesAprès deux jours de concertation, Ayrault a présenté ce mardi les mesures retenues par le gouvernement, suscitant de nombreuses réactions. Tour d'horizon.

François Fillon, une rentrée pas si discrète

François Fillon Si l'ancien Premier ministre a laissé Jean-François Copé ouvrir la rentrée politique à droite, il entend désormais donner de la voix.

Le site du "New York Times" et Twitter piratés

Le siège du New York Times, le 21 avril 2011, à New York.La panne est probablement survenue à la suite d'une attaque attribuée aux pirates syriens de l'"Armée électronique syrienne".

Crise des subprime : les USA réclament 6 milliards à JPMorgan

JPMorgan ChaseLa grande banque américaine est poursuivie pour fraude lors de la vente de crédits immobiliers à risque qui ont provoqué la crise de 2007.

Chômage : "Non, on ne peut pas parler d'amélioration"

courbe3Economiste à l'OFCE, Marion Cochard tempère l'enthousiasme du gouvernement qui se félicite d'une hausse "modérée" du nombre de chômeurs en juillet.

Blogueuse mode : un métier à temps plein, mais à quel prix ?

BlogueursJusqu'à 35.000 euros de bénéfices par an : le blog de mode est aujourd'hui un support susceptible de rapporter gros. Mais pas sans contreparties.

Bollène : "On voulait simplement se marier comme tout le monde"

Diapo mariage - Un mariage gay en Suède. La maire d'extrême droite Marie-Claude Bompard refusait de marier un couple de femmes ainsi que de déléguer son pouvoir. Interview de l'une d'elles, Angélique Leroux.

Trappes : l'ado qui s'est défenestrée "sortie d'affaire"

TrappesAgée de 16 ans, elle avait rapporté avoir été victime d'une agression islamophobe et a tenté de se suicider hier. Son pronostic vital n'est plus engagé.


Ce que dit la charte de la laïcité de Vincent Peillon

ecole primaire charte laicité vincent peillon educationLe ministre de l'Education, Vincent Peillon, devrait rendre public son contenu définitif mi-septembre. En voici les grandes lignes.

La facture à 10 milliards d'euros héritée de l'ère Sarkozy

cour des comptesFautes des dispositions nécessaires prises à temps, la Cour des comptes vient d'adresser un référé au ministère de l'Economie.

Aurélien Collin, footballeur aux Etats-Unis, 13.700 euros par mois

Aurélien Collin Parmi les joueurs les mieux payés de la Major League Soccer, Aurélien gagne sensiblement moins qu’en Europe. Mais là-bas, il est sûr de toucher son salaire.

iOS 7, le grand pari d'Apple, arrive le 10 septembre

iOS 7Apple a opté pour un changement radical dans le design : interfaces minimalistes et couleurs pastelles.

"Le Grand Journal" : une première, deux polémiques

Pendant ce temps Accusation de plagiat, soupçon de favoritisme en matière d'invités : la rentrée du "Grand Journal" n'a pas plu à tout le monde.

Coca-Cola, Tuc, Colgate... 100 produits quotidiens et toxiques

60 millions consommateurs courses supermarché produits toxiques cancérigènesOutre les cigarettes électroniques, "60 millions de consommateurs" a passé en revue les produits de supermarché contenant des substances toxiques.

Tourisme : la France est-elle un pays de passage ?

Le tourisme en FranceSi l'Hexagone reste la première destination mondiale, elle le doit beaucoup aux visiteurs d’Europe du Nord qui la traverse avant de rejoindre un autre pays.

CHINE. Des millions de sites hackés : "Une mise en garde"

Hacker, ChineLe web chinois a essuyé une cyberattaque d'une ampleur considérable. Ses défenses numériques ont été balayées pendant près de 24 heures.

596 mariages homos dans les grandes villes en trois mois

Vincent Autin et Bruno Boileau pendant leur cérémonie de mariage Les unions entre personnes de même sexe représentent 1% des mariages en France. Un démarrage en douceur.

LA RECONQUÊTE NÉCESSAIRE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE POUR SORTIR DE LA CRISE

LA RECONQUÊTE NÉCESSAIRE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE POUR SORTIR DE LA CRISE
 

Par Jacques Nikonoff, Gilles Amiel de Ménard et Claude Lioure, membres du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 28 août 2013.
 
L’hebdomadaire Marianne a donné la parole à Lordon-Todd (n° 845, 6 juillet) auxquels ont répondu Coutrot-Coriat (n° 849, 26 juillet). Les premiers plaident pour une reconquête de la souveraineté nationale et la sortie de l’euro. Il n’en fallait pas plus aux seconds, nouveaux gendarmes de la pensée, Thomas Coutrot et Benjamin Coriat, dirigeants d’Attac et des Economistes atterrés, pour verbaliser avec une argumentation… atterrante !
 
Dans Marianne n° 852, du 17 août, Jacques Nikonoff, Gilles Amiel de Ménard et Claude Lioure, membres du M’PEP, leur répondent. Ils critiquent la thèse de Coutrot-Coriat car ces derniers soutiennent la construction européenne actuelle dans sa « dimension antinationaliste ». Selon Coutrot-Coriat le système européen a eu raison de «dissoudre des souverainetés nationales aux dynamiques incontrôlables » et d’ « exorciser les pulsions nationalistes » des peuples. Autrement dit, par essence, les peuples ne peuvent être souverains car ils feront nécessairement un mauvais usage du pouvoir.
 
(…)
 

  • Pour lire la suite de la tribune intégrale envoyée à Marianne par Nikonoff, Amiel de Ménard et Lioure (et les textes de Todd-Lordon et Coutrot-Coriat), cliquez ci-dessous :
    http://www.m-pep.org/spip.php?article3413
 


Adhérez au MPEP !


Pour imprimer le bulletin d’adhésion au M'PEP, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/IMG/pdf/bulletin_adhe_sion_2013.pdf

à lire sur Marianne , mercredi 28 août 2013

                                                               Marianne2 2012
Mercredi 28 Août 2013


Aubervilliers, Illustration - REVELLI-BEAUMONT/SIPA

SOCIÉTÉ

Aubervilliers, après le « miracle chinois »

27/08/2013 | Luc Richard
Nicolas Sarkozy et François Hollande, lors de l'investiture de ce dernier - DELALANDE RAYMOND/SIPA

POLITIQUE

Impôts, impôts, impopulaires !

28/08/2013 | Laurent Neumann - Marianne
Combat à Alep - Manu Brabo/AP/SIPA

POLITIQUE

Contre le scénario du pire en Syrie

28/08/2013 | Par Nicolas Dupont-Aignan*
Derrière François Fillon, des chaises d'électeurs vides, Rouez-en-Champagne - WITT/SIPA

POLITIQUE

Fillon : des élus mais pas d'électeurs

28/08/2013 | Laureline Dupont - Marianne
Jean-Luc Mélenchon, août 2013 - Bernard Bisson/JDD/SIPA

CHRONIQUES

Pourquoi Mélenchon joue-t-il au (méchant) con?

26/08/2013 | Maurice Szafran

Réformisme et marxisme à l’épreuve de la crise

                               La riposte
Réformisme et marxisme à l’épreuve de la crise 

mardi 27 août 2013

Réformisme et marxisme à l’épreuve de la crise
Les événements récents en Turquie et en Grèce, comme l’instabilité sociale grandissante dans de nombreux autres pays européens, sont une expression de la maturation des prémisses de la future révolution européenne. Pour l’heure, les secousses les plus violentes se sont produites dans les pays les plus fragiles du continent. L’économie de la Grèce a connu un véritable effondrement. Le Portugal et l’Espagne sont sur la même voie. Mais prochainement, les puissances européennes les plus importantes – l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France – seront, elles aussi, aspirées dans le tourbillon d’une instabilité politique et sociale croissante.
Prémisses de la révolution
Karl Marx et Frédéric Engels nous ont expliqué quels sont les ressorts fondamentaux d’une époque révolutionnaire et notamment comment, à un certain stade du processus historique, le développement de la technique et des forces productives se heurte aux limites de l’ordre social existant. Dans la préface de sa Critique de l’économie politique(1859), Marx résume brillamment les conclusions générales auxquelles il était arrivé à ce sujet : « Le résultat général auquel j’arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives matérielles. L’ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s’élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociale déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience. A un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. »
Ces lignes remarquables décrivent le point auquel le capitalisme est arrivé aujourd’hui, en général – c’est-à-dire à l’échelle mondiale – et en Europe en particulier. Le système atteint ses limites. Il ne peut plus développer les moyens de production ou en tout cas ne peut les développer qu’au détriment des conditions d’existence de la masse de la population. Le marché mondial ne peut plus absorber la masse colossale de marchandises que les moyens de production existants peuvent produire. Non pas qu’il n’y ait plus de besoins à satisfaire : la majeure partie de l’humanité vit dans la misère. Mais l’offre dépasse la demande à une échelle massive. Pendant des décennies, les capitalistes, leurs banques et leurs gouvernements ont cherché à repousser cette perspective par une expansion colossale du crédit, de sorte que la masse de capitaux en circulation était beaucoup plus importante que les richesses réelles produites....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-contre --->article=1979