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samedi 24 août 2013

En meeting, Mélenchon fustige "l’année gâchée de la gauche"

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Samedi 24 août 2013


POLITIQUE -  le 24 Août 2013

En meeting, Mélenchon fustige "l’année gâchée de la gauche"

A l’occasion du meeting de clôture de ses remue-méninges, le co-président du Parti de gauche a dressé le bilan de la « politique de droite » menée par le gouvernement et a revendiqué son parler « dru et cru », pas du goût de tous ses alliés.
« L’année gâchée de la gauche. » Le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a ainsi dressé le bilan de l’an I de la politique gouvernementale qu’il considère, « sans l’ombre d’un doute », comme « une politique de droite ». Devant 2000 personnes, à l’occasion du meeting de clôture vendredi soir des Remue-méninges de son Parti de gauche, ouvert par la veuve de Chokri Belaïd, l’ancien candidat à la présidentielle a estimé que « la politique de l’offre (que conduit le gouvernement, NDLR) n’est pas la politique de la gauche ».
« Il n’est pas acceptable », a lancé le co-président du PG que « 50% des pauvres soient des enfants », qu’il y ait « 2,5 millions d’illettrés », « 23 000 chômeurs de plus par mois », que « le pouvoir d’achat des plus humbles ait reculé tandis qu’en haut de la hiérarchie des salaires il a augmenté ». A cet égard, Jean-Luc Mélenchon a également critiqué la « taxe carbone » annoncée par le ministre de l’écologie Philippe Martin  qui « va pénaliser ceux qui ont des dépenses contraintes ».  Tout comme nuiront au pouvoir d’achat, selon lui, l’augmentation programmée de la TVA ou encore celle de la CSG évoquée comme une piste de financement des retraites par le gouvernement. « Cette année, nous avons besoin d’un signal fort », a-t-il affirmé demandant aux parlementaires Front de gauche à s’opposer au budget 2014 qui devrait être présenté en Conseil des ministres le 25 septembre.
« Le pire ce n’est pas seulement de répandre la résignation, le pire c'est de reprendre les mots les plus infâmes de l'adversaire pour dire que le problème c'est l'immigré » a finalement jugé Jean-Luc Mélenchon rappelant, au passage, que le problème « ce n’est pas l’immigré mais le financier ». Une façon de justifier son « initiative » prise « de la manière la plus rude qui soit d’interpeller le ministre de l’Intérieur », après les propos de ce dernier sur l’immigration et l’islam. Le dirigeant du PG s’est félicité d’avoir, « soulevant le problème de l’attitude de Manuel Valls », provoqué « un sursaut collectif des autres partis de la gauche », en référence aux déclarations à charge au sein d’EELV ou du PS, à l’instar de Cécile Duflot ou de Razzy Hammadi.
Si l’analyse de la politique gouvernementale comme la condamnation des propos du ministre de l’intérieur semblent partagées au sein du Front de gauche, la méthode pour l’exprimer ne fait pas consensus. Pierre Laurent avait ainsi jugé dans un entretien à Libération jeudi que « pour convaincre, (nous) ne devons pas confondre la colère et la radicalité nécessaire avec la provocation et l’invective ». En retour, entretenant la polémique mais se défendant de vouloir dramatiser, Jean-Luc Mélenchon a d’abord affirmé que cette remarque s’adressait au premier secrétaire du PS puis s’est dit « déçu ». Hier soir, assumant de parler « dru et cru », il  s’est directement adressé au dirigeant communiste : « On ne gagne rien au rôle de tireur dans le dos » a-t-il lâché. L’expression n’a « pas (été) appréciée » par Marie-Pierre Vieu, membre de l’exécutif du PCF, qui estime toutefois que  « ce n’est pas ce micro épisode qui altérera le bien commun que constitue le Front de gauche ».
« En un an nous avons fait la démonstration que le Front de gauche n’est pas un champignon électoral » a, pour sa part, jugé le co-président du PG rappelant la manifestation de septembre dernier contre le traité budgétaire européen ou encore la marche du 5 mai pour une VIe République qui avaient réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes. Reste les mobilisations à venir et en premier lieu sur les retraites pour lesquelles les militants du Front de gauche devraient se mettre en ordre de bataille ce week-end à l’occasion des Estivales du mouvement qui s’ouvrent ce samedi.  Et le dirigeant du PG de rappeler l’essentiel : « On ne peut changer le pays en profondeur que par l’action collective des Françaises et des Français. La révolution citoyenne n’est pas un slogan mais une tâche absolument nécessaire. »
Basma Khalfaoui, la veuve du leader tunisien de l’opposition assassiné, Chokri Belaïd, a ouvert le meeting de clôture des remue-méninges du Parti de gauche, vendredi soir. Fustigeant « l’échec total » du gouvernement Ennahda qui a provoqué l’aggravation du chômage et de la pauvreté, elle a témoigné du combat du peuple tunisien « redescendu dans la rue pour reprendre les objectifs de la révolution : travail, dignité et liberté ». « A l’image de Basma, nous ne baisserons jamais les yeux » a lancé, peu après, Jean-Luc Mélenchon. « Nous sommes tous Chokri Belaïd » a ajouté le co-président du PG saluant également la mémoire de Mohamed Brahmi « pratiquant et en même temps militant des lumières ».
Julia Hamlaoui

FLASH ♦ Syrie : les Etats-Unis déploient des forces en Méditerranée

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FLASH ♦ Syrie : les Etats-Unis déploient des forces en Méditerranée

Destroyer US - Photo wiki commons
s'informerLe ministère de la Défense américaine vient officiellement de déclarer cette nuit que les Etats-Unis déploient des forces en Méditerranée (et notamment quatre destroyers équipés de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk) "en vue d’une éventuelle action militaire en Syrie".
Catégories: Afrique du sudEtats-UnisSyrie
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Des dizaines de milliers de paysans en grève nationale, manifestations, blocages des routes en Colombie

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Des dizaines de milliers de paysans en grève nationale, manifestations, blocages des routes en Colombie

Colombie
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Des dizaines de milliers d’agriculteurs et d’éleveurs se sont lancés cette semaine dans un mouvement illimité avec manifestations, rassemblements et barrages routiers dans l’ensemble de la Colombie. Selon leurs leaders, plus de 200 000 paysans, étaient mobilisés. Des mineurs indépendants et plusieurs syndicats de chauffeurs routiers et d’employés des secteurs de la santé et de l’éducation les ont rejoints mardi avec d’autres revendications. Jusqu’à mercredi, un total de 82 policiers et un nombre indéterminé de manifestants ont été blessés, la police a indiqué avoir interpellé 98 protestataires.
Les camionneurs réclament du carburant moins cher. Les producteurs de pommes de terre et d’oignons demandent une baisse du prix de l’engrais, et les caféiculteurs veulent que le gouvernement prolonge ses subventions. Les agriculteurs demandent aussi l’établissement de prix planchers pour certains produits, des garanties en matière d’accès à la terre et des zones agricoles protégées, une politique favorable aux mineurs de petites exploitations, ainsi que de meilleurs services publics dans les campagnes.
De nombreux agriculteurs colombiens s’opposent aux accords de libre-échange signés avec les États-Unis et l’Union européenne, estimant qu’ils menacent leurs moyens de subsistance.
La Colombie figure parmi les 20 pays du monde dont les employés perçoivent les plus bas salaires du monde.
Le président Juan Manuel Santos a déclaré qu’il ne négocierait pas tant que les manifestants continueraient de bloquer des routes.

Catégories: ColombiePaysans

Les finances américaines font peser de graves incertitudes sur la planète



                           

Les finances américaines font peser de graves incertitudes sur la planète

FED diminution soutien économie américaine2
s'informerLa publication mercredi 22 août des débats du Comité de politique monétaire de la Banque Centrale Américaine ( FED) était attendue fébrilement par les marchés, orientés à la baisse, à New-York comme en Europe et en Asie.
Il s’agit en effet de savoir si la FED, tout en maintenant le taux directeur des emprunts bancaires à 0,25 ou zéro %, va continuer à soutenir l’économie américaine, en injectant, chaque mois dans le système financier, 85 milliards de dollars, en achats de bons du trésor et d’actifs immobiliers, après les 3500 milliards qui ont servi à sauver les banques, à l’éclatement de la crise en 2008.
Les minutes des débats ont déçu les marchés. Les membres du Comité ne sont arrivés à aucune politique assurée. Ils n’ont pas avancé de décision ferme, ni le calendrier attendu. La majorité d’entre eux sont favorables à une diminution des achats de la FED, mais sans fixer de délais.
Cela s’explique par l’inquiétude des milieux financiers sur la reprise réelle de l’économie américaine. Pour le Comité comme pour le président de la FED, M Bernanke, les critères de sécurité ne sont pas atteints. La croissance n’est même pas qualifiée de «  modérée » mais de « modeste » ; le chômage est à 7,4 %, un chiffre éloigné des 6,5 % souhaités – les emplois créés étant peu qualifiés et mal payés ; l’inflation ne s’élève qu’à 1,6 % alors qu’elle devrait atteindre 2% pour attester de la multiplication des emplois et de l’augmentation de la demande.
La prochaine réunion du Comité politique de la FED devrait se tenir les 17 et 18 septembre.
Trois semaines plus tard, le 11 octobre, tombera l’échéance du plafond voté pour la dette publique américaine : 16 699 milliards de dollars. En attendant, la nervosité des marchés se généralise.
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à lire sur libération .fr , samedi 24 août 2013

                                                      
L'actualité du  samedi 24/08/2013



La taxe carbone, invitée surprise de l'université d'été du PS
EN DIRECT DE LA ROCHELLE Suivez jusqu'à dimanche l'université d'été du Parti socialiste, avec nos envoyés spéciaux.
Taxe carbone, le deuxième essai sera-t-il le bon ?
DÉCRYPTAGE Philippe Martin, ministre de l'Ecologie, l'a annoncée jeudi. La précédente version de la contribution climat-énergie, sous Sarkozy, avait été retoquée par le Conseil constitutionnel.
ÉDITION ABONNÉS
Le PS convoque le FN à La Rochelle
ANALYSE Face au risque d’une nouvelle poussée du parti d’extrême droite, les socialistes divergent sur la meilleure stratégie à adopter.

Syrie: Washington envoie un nouveau destroyer en Méditerranée
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le déploiement de moyens militaires permettant de fournir des «options» à Barack Obama s’il ordonnait une intervention en Syrie.
Attentat à Tripoli au Liban : 42 morts et 500 blessés
ACTUALISÉ Une double attaque à la voiture piégée est survenue dans cette localité où déborde la guerre civile syrienne sous forme de violences confessionnelles.
Le patron de Microsoft annonce son départ
Steve Ballmer quittera ses fonctions d'ici un an, le temps pour l'entreprise de lui trouver un successeur.
Une fouille dans le temple franc-maçon
BLOG «DÉFENSE D'ENTRER» Deux adeptes de l'exploration urbaine partagent leurs découvertes à travers les Etats-Unis.
A voir ce week-end au cinéma... ou pas !
ZAPPING VIDÉO La rédaction de «Libération» vous propose une sélection de films sortis en salles cette semaine : «Jeune & Jolie» , «Le prochain film» et «Les flingueuses».
Scrapnews : massacres et jeux d'enfants
VIDÉO Damas vs. La Rochelle : l'actualité de la semaine découpée dans les pages de «Libération».
ÉDITION ABONNÉS
Sarkommence
Cet été, «Libération» transforme l’Histoire en fictions. Après une campagne droitière et un scrutin serré, le président sortant rempile pour cinq ans.

Fiscalité écologique : cacophonie chez les socialistes à La Rochelle

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Fiscalité écologique : cacophonie chez les socialistes à La Rochelle

L'annonce surprise par le ministre de l'Ecologie de la création d'une "contribution climat énergie" provoque des remous chez les socialistes, réunis pour leur université d'été. Certains se disent sensibles au "ras-le-bol fiscal" des Français.

                     Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, le 23 août 2013 à La Rochelle (Charente-Maritime).
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, le 23 août 2013 à La Rochelle (Charente-Maritime). (ALAIN JOCARD / AFP)

Mélenchon accuse Valls de reprendre "les mots infâmes de l'adversaire"

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VIDEO. Mélenchon accuse Valls de reprendre "les mots infâmes de l'adversaire"

Le coprésident du Parti de Gauche a accusé le ministre de l'Intérieur de surfer sur les idées du Front national, en tenant un discours "sécuritaire et démagogique". 

(France 2)