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mercredi 27 février 2013

Indignez-vous! un cri contre les démolisseurs d'aujourd'hui

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 le 27 Février 2013

Indignez-vous! un cri contre les démolisseurs d'aujourd'hui


Les formidables paroles d’insurrection et d’espérance du résistant Stéphane Hessel
                             
                             Indignez-vous le livre de Stéphane Hessel
Mort de Stéphane Hessel. Sorti en octobre 2010, Indignez-vous! a dépassé les 4 millions d'exemplaires dans 35 pays. Son retentissement mondial a suscité le mouvement des Indignés à travers le monde. Dans l'Humanité du 30 octobre 2010, Charles Sylvestre entrevoyait déjà les raisons d'un tel phénomène.
"Ayant épuisé les grandes routes de l’histoire, les meilleures comme les pires, l’ambassadeur Stéphane Hessel n’y va pas par quatre chemins: de cette exhortation « Indignez-vous », il a fait le titre d’un formidable petit livre en forme de message d’espoir: douze pages denses, écrites d’un seul souffle, impitoyables pour le pouvoir de l’argent, merveilleusement détachées de tout intérêt personnel.
Puisqu’il est tant question de la vieillesse, aujourd’hui, à propos des retraites, écoutons ce sage du grand âge. Tout est dit dès les premières lignes: «93 ans. C’est un peu la toute dernière étape. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler 
ce qui a servi de socle à mon engagement politique: 
les années de résistance et le programme élaboré 
il y a soixante-six ans par le Conseil national 
de la Résistance.»
 On connaît la source de l’indignation de Stéphane Hessel, Greco dans la France libre: la lutte à mort avec le nazisme, la pendaison qu’il a frôlée dans le camp de Buchenwald, le combat sans relâche contre le reniement du programme de la Résistance. Mais son Indignez-vous !, plus qu’une remémoration, bien mieux qu’un ressassement, est un cri d’aujourd’hui, un cri contre les démolisseurs à l’œuvre sous nos yeux.
Nicolas Sarkozy n’est même pas nommé, Hessel est au-dessus, il dénonce l’entreprise qui n’est pas celle d’un seul homme, qui s’acharne à ruiner la Sécurité sociale, les retraites, la presse indépendante, 
la démocratie. 
Il s’épouvante à la vue de ce qui se passe en Palestine, 
la négation par le pouvoir israélien des droits 
de l’homme qui ont été le combat de toute sa vie.
 La force du résistant est dans son inébranlable confiance. À l’exaspération, il préfère l’espérance. Il invite à l’insurrection « pacifique ». Il mise sur les réseaux. Et, au-delà, sur la capacité des citoyens 
à se retrouver pour bâtir une société digne des idéaux de la Libération.
Aux jeunes générations, il dit : « Prenez le relais, indignez-vous ! » Il n’est pas seul. En 2004, pour les soixante ans 
du programme du CNR, ils étaient treize à signer le manifeste des résistants : «Créer c’est résister, résister c’est créer.» Ils sont moins nombreux aujourd’hui. 
À bientôt 96 ans, Raymond Aubrac, quand 
il le peut, court encore dans les lycées. C’est d’une sorte de conseil des anciens, un peu à l’image des sages de village africain, dont la France est encore dotée. 
Le relais est impératif. On ne sait si Stéphane Hessel s’est mêlé aux manifestants d’octobre, mais 
la coïncidence entre son Indignez-vous ! 
et l’indignation de la rue est un signe. Qui a parlé de rupture entre le peuple et les élites ? Pas Hessel, pas Aubrac, pas Séguy ! Il est vrai que ces élites-là, les authentiques, ne sont pas tous les jours dans 
les 20 heures de la télévision. Hélas !
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Charles Silvestre

50ème congrès de la CGT – Contribution aux débats sur le rapport d’activité

                                     La riposte

50ème congrès de la CGT – Contribution aux débats sur le rapport d’activité 

mercredi 27 février 2013

50ème congrès de la CGT – Contribution aux débats sur le rapport d’activité
Dans le cadre des travaux préparatoires au 50e congrès de la CGT qui aura lieu en mars, la direction confédérale a publié son rapport d’activité relatif aux trois années écoulées. Ce document doit permettre de confronter notre stratégie et nos revendications aux événements survenus. C’est le préalable indispensable à l’élaboration de notre orientation pour les trois prochaines années.
Les leçons de la lutte pour les retraites de 2010
Quelques mois après notre dernier congrès, un mouvement de masse a tenté de s’opposer au projet de casse du système de retraites voulu par Sarkozy. Le rôle de la CGT dans la conduite de cette lutte mérite un examen sérieux, tout comme les causes de notre défaite. Dans son rapport, voici comme la direction confédérale relate les événements : « la mobilisation ne va pas cesser de progresser passant de 80 000 manifestants le 23 mars à plus de 3 millions le 19 octobre, avec, entre les deux, des milliers d’initiatives dans les entreprises et les localités (…) Mais une fois la loi votée le 27 octobre, les mobilisations faiblissent ». Ce point de vue est selon nous très incomplet. Les « milliers d’initiatives dans les entreprises » est une manière très pudique de qualifier un mouvement de grèves reconduites jour après jour dans tout le pays par des salariés du public et du privé. Ensuite, la direction considère que ce serait en raison du vote de la loi que la mobilisation se serait essoufflée. Nous n’avons pas la même lecture des évènements. Revenons sur les faits.
La grève éclate fin septembre 2010, après plusieurs journées d’action, lorsque des bases syndicales – essentiellement de la CGT – s’engagent d’elles-mêmes dans la reconduction de la grève – c’est-à-dire sans qu’un appel ne soit lancé en ce sens par la direction confédérale. D’innombrables services publics cessent leurs activités dans les hôpitaux, l’éducation nationale, les éboueurs, les transports publics, et beaucoup d’autres bases isolées dans des collectivités locales et les ministères. Des salariés d’entreprises de secteurs stratégiques reconduisent la grève dans les ports, les raffineries, les dépôts de carburants. Première quinzaine d’octobre, le pays est sérieusement menacé d’une paralysie économique, par rupture d’approvisionnement énergétique et blocage de la voie maritime. Des millions de salariés regardent avec enthousiasme en direction des grévistes. Sarkozy réquisitionne des grévistes des dépôts de carburant et la sympathie grandit encore en notre faveur. La jeunesse s’engage à son tour dans la bataille et rejoint les cortèges. Des piquets de grève réapparaissent dans les lycées et les universités, pour la première fois depuis la bataille contre le CPE. Des dépôts de carburants en Belgique sont sollicités pour approvisionner la France. Les syndicats belges déclarent aussitôt que si tel est le cas, ils appelleront à la grève pour ne pas briser celle des travailleurs en France. Mi-octobre, le rythme des journées d’action s’accélère. 3 millions de personnes manifestent le 16 et plus de 3,5 millions le 19. Au soir du 19 octobre – 11ème journée d’action organisée en 2010 pour les retraites, Sarkozy redit, pour la 11ème fois, qu’il ne reculera pas quel que puisse être le nombre de manifestants. Tous les regards sont alors tournés vers les directions syndicales, avant tout la CGT, qui appelle… à une 12ème journée d’action, le 28 octobre, plus d’une semaine plus tard et surtout après le vote de la loi prévu le 27 octobre....
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http://www.lariposte.com

En Italie, un vote Grillo "anti-castes politiques et anti-élites"


En Italie, un vote Grillo "anti-castes politiques et anti-élites"

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

                                          Le président du conseil Mario Monti, sur un plateau de télévision de la RAI, lors de l'émission "Porta a Porta", le 14 janvier.
A l'issue des élections législatives, l'Italie est plongée dans une impasse politique, avec une Chambre des députés à gauche et un Sénat sans majorité. "Le pays affronte une situation très délicate", a commenté dans la soirée Pier Luigi Bersani, leader de la gauche. Sa coalition a remporté le plus de voix dans les deux chambres du Parlement, mais elle n'obtient une majorité absolue de sièges qu'à la Chambre des députés. Au Sénat, en vertu de règles électorales différentes, la coalition de centre gauche n'obtient qu'une majorité relative (123 sièges sur 135).
Philippe Ridet, correspondant du Monde en Italie, a répondu à vos questions.
Visiteur : Que ressentent les Italiens ? Sont-ils satisfaits du résultat de cette élection ?
Je pense que les Italiens sont aussi surpris que les observateurs. Ils s'attendaient à une montée de Beppe Grillo. Le retour de Berlusconi était lui aussi anticipé, de même que le tassement de la gauche. Mais je ne crois pas qu'ils imaginaient un tel scénario de blocage. Un de mes amis me disait samedi soir qu'il voterait Grillo pour faire en sorte d'obliger Bersani à faire des réformes. Beaucoup ont fait comme lui, mais ils ne réalisaient pas qu'ils allaient affaiblir à ce point la coalition de gauche....
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Mali : attentat-suicide contre un check-point à Kidal


Mali : attentat-suicide contre un check-point à Kidal

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

                             Des soldats maliens patrouillent près du Niger.
Une forte explosion a été entendue, mardi 26 février dans la soirée, à Kidal, dans le nord-est du Mali. Selon une source militaire française, il s'agit d'un "attentat-suicide", commis avec un véhicule piégé. Plus tôt, l'armée avait évoqué une détonation due à une destruction de munitions.
"L'attentat-suicide a été perpétré contre le check-point de la partie est de Kidal tenu par le MNLA", la rébellion touareg, a déclaré cette source militaire jointe depuis Gao. L'attentat a également été annoncé à l'AFP par le chef d'un groupe armé présent à Kidal, ainsi qu'un responsable du gouvernorat de la ville.
M. Le Drian a par ailleurs affirmé mardi que des combats "violents" entre forces françaises et groupes islamistes se poursuivaient dans le massif montagneux de l'extrême nord du Mali, faisant "beaucoup, beaucoup de morts djihadistes""On est en train de toucher au dur", a poursuivi M. Le Drian. "C'est un secteur où nous pensions que les groupes terroristes les plus radicaux s'étaient réfugiés. Nous n'en étions pas sûrs. Maintenant nous en sommes certains, a-t-il ajouté. Nous sommes chez eux, nous sommes rentrés dans leur maison."
LA FRANCE NE PARTIRA PAS "DE MANIÈRE PRÉCIPITÉE"
L'intervention militaire française au Mali a déjà coûté "un peu plus de 100 millions d'euros" depuis la mi-janvier, a aussi fait savoir le ministre de la défense. Sur RTL, il a ajouté que "tous ces chiffres seront publiés devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, qui est tenue informée toutes les semaines" de l'évolution du conflit.
Le ministère des affaires étrangères a quant à lui souligné que les troupes françaises présentes au Mali – 4 000 hommes – ne partiront pas "de manière précipitée", précisant que le départ de troupes envisagé à partir de mars dépendrait de la situation sur le terrain. Tout départ se ferait "en coordination avec les Maliens et les troupes africaines qui sont en cours de déploiement sur le terrain", a déclaré le ministère.
Deux sénateurs américains fraîchement rentrés du Mali ont appelé, lundi 25 février, la France à rester engagée militairement au Mali au-delà de mars, vu l'impréparation des contingents africains appelés à prendre la relève. "Je suis inquiet des déclarations publiques optimistes des Français, selon lesquelles ils ont réussi à disperser les extrémistes", a dit à des journalistes Christopher Coons, spécialiste de l'Afrique à la commission des affaires étrangères.

L'UE condamne la colonisation à Jérusalem et recommande des sanctions financières


L'UE condamne la colonisation à Jérusalem et recommande des sanctions financières

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Un chantier de construction dans le quartier de colonisation de Gilo, située à la périphérie sud de Jérusalem, le 17 novembre 2009.
La colonisation israélienne à Jérusalem-Est occupé et annexé risque de rendre"impraticable" une solution à deux Etats israélien et palestinien, préviennent les chefs de mission des pays de l'Union européenne à Jérusalem dans un rapport obtenu mercredi 27 février par l'AFP, et qui recommande également aux pays membres d'empêcher les transactions financières en faveur des implantations.
Dans un rapport, les chefs de mission de l'UE à Jérusalem-Est et à Ramallah (Cisjordanie) préconisent aux 27 Etats membres d'"empêcher les transactions financières, de les décourager et d'informer sur leurs conséquences problématiques, y compris en ce qui concerne les investissements étrangers directs, en faveur des activités, des infrastructures et des services dans les colonies".
"Si l'application de l'actuelle politique israélienne continue, en particulier la colonisation, la perspective de Jérusalem comme future capitale de deux Etats, Israël et la Palestine, deviendra quasi impraticable", selon le rapport, qui qualifie la colonisation de "plus grande menace pour une solution à deux Etats""Pour que la solution à deux Etats se réalise, Jérusalem doit devenir la future capitale de deux Etats, Israël et la Palestine", affirment les chefs de mission de l'UE, déplorant qu'"Israël perpétue activement son annexion illégale de Jérusalem-Est"....
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Rythmes scolaires, changements fréquents




Rythmes scolaires, changements fréquents

Le Monde.fr | 
Alors que les municipalités n'ont pas encore décidé si elles adopteront la réforme des rythmes hebdomadaires proposée par Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale, en 2013 ou 2014, celui-ci s'interroge sur l'évolution des rythmes annuels.

DE 6 À 4,5 JOURS PAR SEMAINE

En 1882, l'école primaire s'organise. Elle devient officiellement gratuite, obligatoire et laïque. Et, alors qu'auparavant les élèves assistaient à la classe tous les jours sauf le dimanche, le jeudi est libéré "afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le désirent, à leurs enfants, l'instruction religieuse en dehors des édifices scolaires", selon la loi portant sur l'organisation de l'enseignement primaire. Ensuite, au gré des réformes, le nombre de journées travaillées est passé de six à quatre, avant de revenir à quatre et demi.
Faites glisser le curseur pour suivre l'évolution du temps de travail en classe jusqu'en 2013 (ou 2014, selon la date d'application de la réforme).

 
1882
 
1894
 
1922
 
1938
 
1966
 
1969
 
1972
 
1989
 
2008
 
20-2014
1882
 LMaMeJVSD
matin
après-midi
5 jours travaillés par semaine....
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Chômage : comment une vallée lorraine s'est relevée

                                       Le Nouvel Observateur

Chômage : comment une vallée lorraine s'est relevée

Créé le 26-02-2013 à 15h56 - Mis à jour à 19h38

La fermeture des hauts-fourneaux avait laissé 2.000 sidérurgistes sur le carreau. La vallée de Pompey, près de Nancy, a su faire le deuil de la sidérurgie et se reconvertir.

Dans l'usine Crown Bevcan à Pompey, se fabriquent chaque année plus d'un milliard de canettes en acier. (Fred Margaux/REA pour le
Dans l'usine Crown Bevcan à Pompey, se fabriquent chaque année plus d'un milliard de canettes en acier. (Fred Margaux/REA pour le
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"Ici, nous sommes sur les cendres des hauts-fourneaux, ceux qui ont fourni l'acier pour construire la tour Eiffel !", Franck Muratet, 41 ans, petites lunettes, mince comme un haricot, dirige à Pompey, au nord de Nancy, la société Crown Bevcan France, filiale d'une multinationale américaine. Des bâtiments très design où se fabriquent chaque année plus d'un milliard de canettes en acier pour sodas et bières, à destination de la France, de l'Allemagne, etc.
La moitié de la matière première vient de la coulée d'ArcelorMttal de Dunkerque, l'autre, d'une usine de l'indien Tata aux Pays-Bas. Cet ingénieur lorrain a d'abord parcouru le monde pour réparer des PC. Et puis, quand sa première fille est née, il a voulu rentrer au pays. Dans cette PME de 180 salariés, on travaille en se relayant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. "L'avantage, c'est que nous ne pouvons pas nous délocaliser", précise celui qui préside également une association de chefs d'entreprise locaux.

300 entreprises ont vu le jour

La disparition de la sidérurgie ne condamne pas forcément à la mort lente toute une région, comme le montre la vallée de Pompey, en Meurthe-et-Moselle. Il y a un peu moins de trente ans, la fermeture des hauts-fourneaux a laissé 2 000 sidérurgistes sur le carreau. Aujourd'hui, elle ne compte "que" 10,5% de demandeurs d'emploi, contre près de 12% en moyenne en Lorraine.
Ce sont surtout les jeunes qui avaient entre 16 et 17 ans à l'époque qui ont trinqué, explique Catherine Boursier, conseillère régionale socialiste et présidente du Conseil de Pays du Val de Lorraine. Leurs parents ont pu partir à la retraite à 50 ans, avec un joli pécule. Pour la plupart, ils ont pu acheter leur maison. Mais les jeunes ont dérouillé."
Sur le site des hauts-fourneaux et des laminoirs, trois cents entreprises ont pourtant vu le jour dès 1984, au moment de l'hémorragie. Comme Crown Bevcan ou encore Clarion, une fabrique d'autoradios reconvertie aujourd'hui en centre européen de maintenance. Les emplois perdus dans la sidérurgie ont été peu à peu remplacés. Une usine de papier toilette côtoie un centre de purification moléculaire ou une entreprise de fauteuils roulants. Auchan, Leclerc et Conforama se sont installés. Dans la ville, le bâtiment s'en sort. Et dans une Lorraine à l'agonie, Pompey ferait presque figure d'eldorado....
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Les femmes gagnent 59 jours de salaire de moins que les hommes

                                             Challenges

Les femmes gagnent 59 jours de salaire de moins que les hommes

Créé le 27-02-2013 à 16h51 - Mis à jour à 16h51

La différence moyenne entre les salaires des hommes et des femmes dans l'Union européenne est de 16,2%, selon les chiffres de la Commission européenne.

 (c) Sipa
                                           (c) Sipa
La différence moyenne entre les salaires des hommes et des femmes dans l'Union européenne est de 16,2%, ce qui signifie que les femmes doivent travailler en moyenne 59 jours de plus que les hommes pour gagner autant qu'eux, selon des chiffres publiés mercredi 27 février par la Commission européenne.
L'exécutif européen publie ce chiffre à l'occasion de l'organisation jeudi de la Journée européenne de l'égalité salariale dans l'UE, qui "nous rappelle les conditions de salaires inéquitables auxquelles les femmes continuent de faire face dans l'Union européenne", souligne dans un communiqué la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding.
Elle souligne que "le principe d'un salaire égal pour un travail égal est inscrit dans les traités européens depuis 1957".
Léger reflux de l'inégalité salariale hommes-femmes
Le chiffre de 16,2% est une moyenne établie pour 2010 sur l'ensemble de l'Union européenne. La Commission souligne qu'il marque un léger reflux de l'inégalité salariale hommes-femmes puisque le chiffre était de 17% ou plus élevé au cours des années précédentes.
Mais, selon la Commission, il reflète avant tout l'impact de la crise économique, qui a plus durement frappé certains secteurs où les hommes sont majoritaires comme la construction, et non un réel rattrapage des rémunérations féminines.
La Commission, qui soutient les bonnes pratiques en matière d'égalité salariale, met notamment en exergue certaines initiatives comme celle du groupe allemand de médias Axel Springer, lancée en 2010 et qui vise à faire en sorte que 30% des postes à responsabilité du groupe soient occupés par des femmes dans un délai de 5 à 10 ans.
Un "business forum" sera organisé le 21 mars à Bruxelles, pour que les quelque 150 entreprises participantes puissent échanger leurs expériences en matière d'égalité salariale hommes-femmes.
La Commission prépare aussi un rapport, qui doit être adopté à l'été 2013, pour faire le point sur l'application de la directive de 2006 sur l'égalité des chances et l'égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d'emploi et de travail.
(Avec AFP)

L'étonnant rapport qu'ont les Français avec la retraite

                                            Challenges

L'étonnant rapport qu'ont les Français avec la retraite

Créé le 26-02-2013 à 09h51 - Mis à jour le 27-02-2013 à 09h09

Selon une étude de la banque HSBC, la proportion de Français persuadés que leur principale source de revenus à la retraite sera les pensions versées par la Sécu et les caisses complémentaires a doublé en un an.

Selon l'étude mondiale menée par HSBC, la France est le pays où la proportion de personnes qui aspirent à continuer une activité pendant leur retraite est la plus faible. 19% des Français sont prêts à continuer à travailler dans une certaine mesure contre 35% dans le reste du monde. (PASCAL PAVANI / AFP)
Selon l'étude mondiale menée par HSBC, la France est le pays où la proportion de personnes qui aspirent à continuer une activité pendant leur retraite est la plus faible. 19% des Français sont prêts à continuer à travailler dans une certaine mesure contre 35% dans le reste du monde. (PASCAL PAVANI / AFP)
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Quel est l’avenir de nos retraites? Telle est la question posée par la banque HSBC dans une étude parue ce mardi 26 février. Menée dans une quinzaine de pays, occidentaux mais aussi émergents, cette enquête met en valeur un étonnant credo: celui des Français. Leur appréciation du sujet apparaît en effet en grand décalage avec les réalités économiques. A l’heure où une réforme est promise par le gouvernement pour 2013,Challenges a passé en revue ces données.
1/ Le revenu espéré à la retraite ne correspond pas au revenu perçu
Les Français anticipent une baisse de leur niveau de vie à la retraite. C’est ce que révèle l’étude HSBC. Mais, selon eux, le revenu annuel par ménage qui leur permettrait de vivre confortablement lors de leurs vieux jours se situe autour de 26.000 euros. En réalité, ce chiffre est loin de la somme que ceux qui quittent définitivement le monde du travail perçoivent pour subvenir à leurs besoins. Selon l’Insee, aujourd’hui, le revenu médian annuel par ménage des retraités français s’ établit autour de 18.370 euros soit à peine plus de 1.500 euros par mois. Selon un rapport de la Cour des Comptes de 2012, si l’on prend en compte le patrimoine des retraités, - plus de 70% d’entre eux sont propriétaire de leur logement- , ils ont en moyenne un niveau de vie supérieur de 15 % à celui des actifs.
Par exemple, un quart des sexagénaires détiennent un portefeuille d’actions contre 20% des quadras. Mais il existe de fortes inégalités parmi les retraités : tous ne sont pas aisés, loin de là. Ainsi, plus de 2 millions de retraités – sur 16 millions – ont une pension inférieure au Smic et 900.000 personnes en âge d’être à la retraite vivent sous le seuil de pauvreté....
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Retraites : Touraine veut "s'attaquer à une réforme globale"

                                       Le Nouvel Observateur


Retraites : Touraine veut "s'attaquer à une réforme globale"

Créé le 27-02-2013 à 11h53 - Mis à jour à 12h04

Jean-Marc Ayrault installe ce mercredi une commission "pour l'avenir des retraites", chargée de proposer des pistes dans un délai de trois mois.

Marisol Touraine (MIGUEL MEDINA/AFP)
Marisol Touraine (MIGUEL MEDINA/AFP)
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La ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine a affirmé mercredi 27 février vouloir "s'attaquer à une réforme globale" alors que le Premier ministre installe mercredi la commission "pour l'avenir des retraites", chargée de proposer des pistes dans un délai de trois mois.
"Dès notre arrivée, nous avons pris des mesures de justice, avec le décret permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et ont une durée de cotisation complète de pouvoir partir dès 60 ans et nous allons maintenant nous attaquer (...) à une réforme plus globale", a déclaré la ministre sur La chaîne parlementaire (LCP).
Cette réforme vise, selon Marisol Touraine, à "atteindre trois objectifs": "le financement à court terme", "une lisibilité et un financement à moyen terme" ainsi qu'à "introduire davantage de justice et d'équité".

Réforme Sarkozy "injuste"

"Il faut que les Français sachent où ils vont, beaucoup, surtout parmi les plus jeunes, pensent que quand ils arriveront à la retraite il n'y aura plus de régime par répartition, il faut les conforter", a-t-elle assuré.
Marisol Touraine a par ailleurs critiqué la réforme de ces prédécesseurs, la jugeant "injuste" et "pas efficace sur le plan financier puisque contrairement à ce qu'on nous avait indiqué, les régimes de retraites ne sont pas financés dans les années qui viennent".
L'âge de départ pour bénéficier d'une retraite à taux plein doit atteindre progressivement 62 ans, en vertu de la réforme Sarkozy de 2010.

Rallongement de la durée de cotisation ?

Interrogée sur l'hypothèse d'un recul de l'âge de la retraite ou d'un rallongement de la durée de cotisation, la ministre a refusé de répondre.
"Aujourd'hui, le Premier ministre va installer cette commission, des pistes à court et moyen termes vont être présentées d'ici trois mois, je ne vais pas annoncer ce qui doit résulter du travail de cette commission", a-t-elle déclaré. Une concertation avec les partenaires sociaux aura lieu par la suite.
Selon le Conseil d'orientation des retraites, le déficit des régimes de retraites dépassera les 20 milliards d'euros en 2020 si rien n'est fait.