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mercredi 27 février 2013

Inversion de la courbe du chômage ? "Objectif tenable" pour Hollande

                                         Le Nouvel Observateur


Inversion de la courbe du chômage ? "Objectif tenable" pour Hollande

Créé le 27-02-2013 à 09h24 - Mis à jour à 13h56

Le président a réaffirmé en Conseil des ministres sa volonté d'y parvenir d'ici la fin de l'année.

François Hollande. (Thanassis Stavrakis/AP/SIPA)
                                                                 François Hollande. (Thanassis Stavrakis/AP/SIPA)
SUR LE MÊME SUJET
Le président François Hollande a assuré mercredi 27 février en Conseil des ministres que l'objectif d'inverser la courbe duchômage d'ici la fin de l'année 2013 était "tenable", a rapporté la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.
François Hollande "a tenu à réaffirmer avec toute la force nécessaire l'objectif qui est le sien: parvenir à une inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année 2013", a affirmé Najat Vallaud-Belkacem. "C'est une nécessité sociale et économique" que d'y arriver "mais c'est aussi un objectif qui est tenable", a-t-elle ajouté, citant le chef de l'Etat, à l'issue du Conseil.
"Ce n'est pas la méthode Coué. La méthode Coué, c'est quand vous essayez de vous convaincre vous-mêmes en sachant que vous avez tort", a assuré la porte-parole du gouvernement en réponse à une question de la presse.

"Vaincu tout au long de l'année"

C'est devenu un refrain. Ou un jour sans fin. Une fois encore, le ministre du Travail Michel Sapin a affirmé plus tôt mercredi que le chômage, en hausse depuis 21 mois et proche du record de 1997 (3,19 millions), "sera vaincu tout au long de l'année" et réaffirmé l'objectif présidentiel d'inverser la courbe avant fin 2013.
"Quand nous disons que, d'ici la fin de l'année, il est possible - pas seulement souhaitable, c'est pas seulement un voeu -, d'inverser la courbe du chômage, c'est parce que nous savons que d'ici à la fin de l'année les politiques porteront progressivement leurs fruits", a déclaré Michel Sapin sur Canal+.
"Tout le monde dit, les commentateurs, les journalistes, 'le président a implicitement renoncé à inverser la courbe du chômage', c'est du procès d'intention", s'est agacé le ministre. Selon lui, "l'explicite, la vérité, la volonté politique (...) c'est de ne pas laisser les bras ballants, c'est de ne pas dire à tous ces jeunes qui arrivent au chômage, 'on n'y peut rien'".

3,19 millions de chômeurs 

"Le chômage sera vaincu tout au long de l'année, parce que les décisions que nous prenons vont avoir un effet", a-t-il poursuivi, citant les emplois d'avenir et le contrat de génération.
Pour Michel Sapin, "la difficulté, c'est qu'entre le moment où on prend une décision et le moment où elle a un effet, il se passe un certain temps, et ce certain temps, c'est celui de la désespérance sociale, puisque chaque mois on va compter des chômeurs de plus".
La liste des inscrits à Pôle emploi s'est encore allongée en janvier, avec 43.900 chômeurs sans activité supplémentaires ont été recensés, dont 21.100 en raison d'un "effet statistique" exceptionnel, portant leur nombre à 3,169 millions, proche du record de janvier 1997 (3,19 millions), qui pourrait être atteint en un ou deux mois.
Interrogé par ailleurs sur une éventuelle hausse des impôts, Michel Sapin a répondu: "Non, on n'augmentera pas la pression fiscale".

Hessel de la France libre

                                                         Marianne


Hessel de la France libre

Mercredi 27 Février 2013 à 12:28 | 
JEAN-DOMINIQUE MERCHET - MARIANNE
Loin des tribunes de la gauche indignée, l'ancien résistant était toujours honoré par les services secrets français.

Stéphane Hessel (au centre) avec Daniel Cordier et Gérard Longuet, alors ministre de la Défense, en janvier 2012 aux Invalides.
Stéphane Hessel (au centre) avec Daniel Cordier et Gérard Longuet, alors ministre de la Défense, en janvier 2012 aux Invalides.
Pour l’occasion, la cour d’honneur des Invalides avait été interdite au public. C’était le 17 janvier 2012 et les services secrets français (DGSE) célébraient en grande pompe le 70ème anniversaire du BCRA (Bureau central de renseignement et d’action), les services secrets de la France libre.  Il y avait deux invités d’honneur, deux vieux messieurs emmitouflés dans leur manteau et souriants : Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin et Stéphane Hessel – désormais plus coutumier des meetings de la gauche bien pensante que des prises d’armes du Service Action ! Mais tous les présents, fonctionnaires ou militaires de la DGSE,  étaient fiers de la présence de ces deux hommes – deux anciens du BCRA. 

Dans le livre d’entretien avec Jean-Michel Helvig (1), Stéphane Hessel revenait longuement sur « sa » guerre et son rôle dans la Résistance.  S’il ne fut pas Compagnon de la Libération, contrairement à Daniel Cordier, c’est que son rôle ne fut pas exceptionnel. Faut-il, comme le faisait Pierre-André Taguieff,  le juger « secondaire » ?  Hessel a tenu sa place quand d’autres s’accommodaient… C’est déjà beaucoup.  Et il en a payé le prix lourd, avec la torture et la déportation. 

De nationalité allemande, il est naturalisé français en 1937, et il mobilisé en 1939, comme officier dans l'infanterie. La défaite ne l'abat pas: «C'est tout simple. On s'est battus et on a été battus, mais on n'a pas fini la guerre : il faut continuer à se battre», racontait-il à Jean-Michel Helvig. Il rejoint l'Angleterre dès qu'il peut, en mars 1941, pour reprendre le combat. Il a 24 ans. On pense à lui pour devenir navigateur dans l'aviation, mais sitôt sa formation terminée, il est récupéré par les services secrets de la France libre, le BCRA. Pendant deux ans, il organise des réseaux depuis Londres, puis se porte volontaire pour une mission en France occupée, où il arrive fin mars 1944 – débarquant de nuit à bord d’un petit avion Lysander (mission Greco). Il s’agit de mettre en place les réseaux – et notamment les transmissions – en vue du Débarquement de Normandie. 

Il est malheureusement arrêté par la Gestapo, le 10 juillet 1944 à Paris. «Je serai soumis par deux fois à la torture. Les claques, ça fait plus mal qu'on ne le pense. Quand elles pleuvent, on s'irrite, on se sent humilié, et cet homme qui me frappait m'a plus marqué que ceux qui m'ont mis dans la baignoire. A part quelques moments, le reste n'était pas une question de douleur physique mais plutôt une contrainte intellectuelle : Que dire ?» Avec les gestapistes, il dialogue en allemand, leur expliquant qu'ils sont en train de perdre la guerre... Un mois plus tard, Paris est en effet libéré, mais Hessel est déjà déporté, d'abord à Buchenwald puis à Dora.«Un prisonnier ne peut avoir qu'un objectif en tête : s'évader». Il y parvient en avril et regagne finalement Paris le 8 mai 1945. Une autre vie commence alors. A l'heure de vérité, le futur « indigné » a été digne. 
  
(1) Citoyen sans frontière, Fayard 2008.  Réédition en poche en 2011. 

Trop taxées nos banques ? Allons donc !

                                                    Marianne

Trop taxées nos banques ? Allons donc !

Mercredi 27 Février 2013 à 14:00 | 

EMMANUEL LÉVY

A écouter la longue plainte des patrons du secteur et à lire les rapports officiels, on pourrait croire que la finance française est matraquée par le fisc. Or, «Marianne» révèle que nos grandes banques commerciales ont payé... 8 % d'impôt en moyenne, quatre fois moins que les PME !


Baudouin Prot (à droite), président du board de BNP Paribas, et frédéric Oudéa, PDG de la Société général. Leurs deux sociétés sont moins imposées qu'une PME, mais selon le dernier rapport officiel, elles sont étranglées par le fisc... - DUPUY FLORENT/SIPA
Baudouin Prot (à droite), président du board de BNP Paribas, et frédéric Oudéa, PDG de la Société général. Leurs deux sociétés sont moins imposées qu'une PME, mais selon le dernier rapport officiel, elles sont étranglées par le fisc... - DUPUY FLORENT/SIPA
Publié fin janvier, le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) sur la pression fiscale dans le secteur financier a fait couler un peu d'encre, mais, surtout, beaucoup de larmes de crocodiles. «La pression fiscale s'accroît sur le secteur financier», titrait le Monde, en réaction à l'étude. «France : pression fiscale accrue sur la finance depuis 2010», rapportait l'agence Reuters. «Taxer plus le secteur financier ; pas le meilleur moyen d'éviter une crise», alertait le Parisien

Le rapport nous apprenait, il est vrai, qu'«à l'horizon 2015 le secteur financier devrait s'acquitter de 8 milliards d'euros d'impôts supplémentaires par rapport à 2010», comme l'a résumé à Marianne un membre du CPO. Heureux calendrier : en plein débat sur la loi de séparation des activités bancaires – dénoncée par beaucoup comme trop légère et indolore –, où le gouvernement devait se défendre de trop ménager la finance, la publication du rapport du CPO ne peignait pas la banque en secteur impuni et insolent, mais en activité accablée par le poids d'un impôt justicier grandissant...   

Et pourtant. Pourtant, un petit chiffre, noyé dans les annexes, est passé totalement inaperçu. Un petit pourcentage qui laisse songeur et bouche bée : entre 2002 et 2009 (dernière année pour avoir des comparaisons internationales), nos banques commerciales, c'est-à-dire BNP Paribas et la Société générale se sont acquittées d'un impôt sur leurs bénéfices de... 8 % ! Oui, vous avez bien lu : 8 %. Et, oui encore : on parle bien de BNP Paribas, qui vient d'annoncer des bénéfices en pleine explosion, et de la Société générale, qui a certes enregistré des profits en baisse en 2012, mais tout de même... 774 millions d'euros. 

Trop taxées nos banques ? Allons donc !
Là où n'importe quelle PME doit contribuer à hauteur de 33,5 % de ses bénéfices pour participer à la redistribution nationale, BNP Paribas et la Société générale se sont, elles, contentées d'un chèque de 8 petits pourcents de leurs profits au fisc...
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Hommage à Stéphane HESSEL par Pierre Larrouturou


Stéphane est décédé cette nuit. C’était un homme lumineux.
Ce fut un homme lumineux jusqu’au bout. Il y a trois semaines, il m’a appelé pour que je vienne le voir. Il était dans son lit. Son corps était usé mais son visage était toujours aussi souriant. Il savait que la mort pouvait advenir d’un jour à l’autre (cela fait plusieurs mois qu’il nous parlait de sa mort possible) mais comme Václav Havel qu’il aimait beaucoup, il voulait jusqu’au bout « contempler le miracle de l’être. »
Jusqu’au bout, agir pour la dignité de l’Homme et de la Femme. Un de ses plus grands regrets était de ne pas être parvenu à construire la Paix entre Israël et la Palestine. Juste avant Noël, lors d’un dîner amical, Christiane et Stéphane se demandaient encore quelle initiative on pouvait prendre pour ouvrir les yeux de ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe en Palestine.
Jusqu’au bout, agir pour la dignité : même allongé dans son lit, il réfléchissait à ce que nous pouvions faire ensemble pour obliger les dirigeants de notre pays à mettre en œuvre les solutions de Roosevelt 2012. Nous pensions publier bientôt un petit livre (Répondez-nous !) et dans sa dernière interview au Nouvel Observateur, la semaine dernière, à deux reprises, il met en avant Roosevelt 2012 comme un des moyens de répondre à la crise du politique. Jusqu’au bout, alors que ses forces le quittaient, il aura porté cette volonté d’agir ensemble pour la justice, pour la dignité de l’homme et de la femme dans ce qu’elle a de très concret et de très matériel.
Mais jusqu’au bout, il aura porté aussi ce qu’il y a d’immatériel, de léger, d’inaliénable en chacune et chacun de nous : jamais un dîner ne se finissait sans que Stéphane ne récite un poème. Puis, dans le taxi, il me parlait du plaisir qu’il avait à retrouver Christiane : « J’ai beaucoup de chance d’avoir une femme aussi jeune - elle a dix ans de moins que moi - et aussi délicieuse que Christiane. »
Je ne sais comment nous pourrons consoler Christiane mais je pense que c’est nous qui avons eu beaucoup de chance de rencontrer Stéphane. Il avait dix ans de moins que nous. Il gardait au cœur une incroyable jeunesse. Lui qui avait connu tant de moments difficiles gardait une incroyable énergie et une Joie contagieuse.
A nous maintenant de reprendre le flambeau. En gardant la même intransigeance sur le fond et la même humanité dans le dialogue.


    Pierre Larrouturou

     Roosevelt2012.fr

http://www.roosevelt2012.fr/

Communiqué LDH :Stéphane Hessel reste vivant


Communiqué LDH
Paris, le 27 février 2013

Stéphane Hessel reste vivant
Pourrions-nous croire à sa mort, après quatre-vingt-quinze années d’une vie plus riche qu’un roman ? Commencée dans deux patries successives, elle s'est poursuivie au milieu de la poésie, du surréalisme et d’une profonde culture humaniste et européenne. Puis ce fut la Résistance, Buchenwald, d’où il réchappe quasi miraculeusement, et la France libre. Ensuite, après le compagnonnage avec Mendès France à Londres, Stéphane Hessel est à l'ONU, avec René Cassin, pour la préparation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La suite, c'est son combat inlassable pour la conquête de tous les droits, pour tous et partout.
S'il fut un diplomate reconnu jusqu’à devenir ambassadeur de France, c'était aussi un homme alliant l’esprit de résistance et la volonté de construire « un monde solidaire et organisé », « une structure de l’économie mondiale plus équitable ». Donc à la fois le club Jean-Moulin, il y a cinquante ans, pour penser « une République moderne », mais aussi en 1997, le Collège des médiateurs pour la régularisation des sans-papiers ; le refus de la colonisation des territoires palestiniens, qui lui valu d’être traité d’antisémite, lui, le survivant des camps, par ceux que leur bêtise et leur haine aveuglent ; et encore, après la honte du « ministère de l’Identité nationale », la fondation de Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, et le rendez-vous du printemps, chaque année, aux Glières.
Lui-même l’a toujours répété, le fil conducteur de ce parcours fascinant, c’est son « investissement dans les droits de l’Homme » : « l’opposé de ce qui avait failli me faire mourir », mais aussi « le fil conducteur d’une histoire qui a un sens et qui donne de plus en plus de responsabilité et de liberté aux individus ». Son autobiographie, il l’avait appelée Danse avec le siècle, parce qu’« à force de déséquilibres, l’histoire est susceptible de produire des équilibres plus riches ». Et pour construire ces nouveaux équilibres, regrettant trop souvent chez les hommes politiques « le manque de courage, le désir de flatter l’électorat plutôt que d’aller de l’avant », il appelait à « ne pas compter seulement sur les gouvernements pour poursuivre les objectifs auxquels nous tenons », à miser, comme il l’a fait si intensément, sur « la mobilisation de la société civile ». Comme nous.
Laissons-lui la parole une fois encore. Voici la conclusion du chapitre qu’il avait donné à L’état des droits en France, publié en 2012 par la Ligue des droits de l’Homme : « secouer la chape de plomb du pessimisme, du défaitisme et du déclinisme », retrouver « la capacité non seulement de s'indigner, mais encore d'espérer et d'entreprendre. Proposer, rassembler, agir pour construire d'autres rapports de forces que ceux de la domination oligarchique ; ne plus déléguer le choix de notre avenir à un « sauveur suprême » ou à des experts porteurs d'une prétendue rationalité fauteuse de crises ; dépasser les mirages de l'individuation et de la marchandisation en retrouvant le chemin de la solidarité, en « reconsidérant la richesse » pour remettre la valeur à l'endroit ; se rappeler que ce sont les Hommes qui font l'histoire, qu'aucune fatalité n'oblige à ce que l'humanité, dont les capacités augmentent sans cesse, subisse la régression de ses droits et de ses acquis au point de perdre espoir en l'avenir. Car si nous le pouvons, si nous le voulons vraiment, cet avenir est entre nos mains à tous. »
La Ligue des droits de l’Homme est fière d’avoir cheminé avec Stéphane Hessel. Elle est triste de l’entendre encore réciter Apollinaire : « J’ai cueilli ce brin de bruyère, L’automne est morte, souviens-t’en, Nous ne nous verrons plus sur terre », mais elle se rappelle qu’il chérissait aussi Hölderlin : « Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve. »
« Ce qui sauve », il l’a porté, il nous le lègue. Faisons-le vivre.

Désindexation des pensions : retraités ou sur le point de l'être, quels changements ?





                          

VIDEO. Désindexation des pensions : retraités ou sur le point de l'être, quels changements ?

Mis à jour le  , publié le 
Durée : 2:11

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est décidé à réformer les retraites, sans doute avant la fin de l'année 2013, celle de 2010 n'ayant pas suffi à sécuriser le système. La commission chargée de faire des propositions a été installée et toutes les pistes sont envisagées, y compris celle d'une désindexation des pensions, le principe étant de ne plus aligner les pensions sur l'inflation. Financement, meilleure lisibilité et souci d'équité sont les grandes lignes de la réflexion de cette "commission pour l'avenir des retraites" composée d'experts comme l'économiste Daniel Cohen, et présidée par Yannick Moreau, ancienne présidente du Conseil d'orientation des retraites (COR).
Les reporters de France 2 ont rencontré un retraité qui perçoit 2 500 euros par mois de pension et qui pourrait perdre 600 euros par an selon ses calculs, si le principe de la désindexation des pensions est validé. Un directeur des achats et un fromager se posent la même question.

6 avril: Saint-Haon-Le-Châtel (Loire) accueille les élus résistants contre l’Acte III de la décentralisation


6 avril: Saint-Haon-Le-Châtel (Loire) accueille les élus 

résistants contre l’Acte III de la décentralisation

Roanne-les élus démissionnent 650x290
picto_prendre_positionLes élus qui combattent depuis des mois contre l’intercommunalité forcée et plus généralement contre le projet de loi dit « Acte 3 de la décentralisation » n’en démordent pas. Ils viennent d’éditer une invitation aux élus « signataires de la proposition de loi visant à rétablir la libre coopération intercommunale« . Pour « faire respecter le mandat qu’ont donné les concitoyens« , ils proposent aux 410 signataires de la proposition de loi rétablissant les communes dans leurs prérogatives, de se réunir à Saint-Haon-Le-Châtel, près de Roanne (Loire), le samedi 6 avril 2013 de 11 heures à 16 heures afin de « discuter et envisager ensemble comment donner force à l’action engagée par notre délégation soutenue maintenant par 410 élus ayant signé notre proposition de loi« .
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Cliquer pour télécharger et imprimer
« Alors que l’encre des tampons des arrêtés des préfets pour les fusions imposées par « la loi du plus fort » n’était pas encore sèche » écrivent-ils dans une lettre publique à leurs collègues, « le projet de loi de Mme Lebranchu prévoit la constitution de métropoles encore plus vastes, absorbant communes, EPCI, départements eux-mêmes s’arrogeant au passage des compétences de la région, comme cela a déjà été engagé par Gérard Collomb, président de la communauté urbaine de Lyon, et Michel Mercier, président du conseil général du Rhône, avec la privatisation en ligne de mire des services publics !« 
Le choix du Roannais pour accueillir cette conférence n’est pas neutre. Dans ce combat politique regroupant des élus de toute tendances politiques, se trouvent rassemblés Gérard Schivardi, maire de Maillac, de nombreux élus dans tout le pays – ils sont 410 à défendre le dépôt d’une proposition de loi rétablissant les communes dans leurs prérogatives -, mais aussi les élus du roannais qui n’acceptent pas le « Grand Roanne » et dont 179 ont remis en décembre leur démission à la préfète de la Loire. Comme l’a dit l’un d’entre eux, conseiller général de la Loire : « Ce qui se passe dans le Roannais est un champ d’expérience qui serait élargi à tout le pays… sauf si, dans les mois qui viennent, on est capable de mettre un coup d’arrêt à l’acte III de la décentralisation. Il en va de la République une et indivisible ».

Bras de fer dans les Bouches du Rhône: les maires se mobilisent contre « la métropole d’intérêt européen »


Bras de fer dans les Bouches du Rhône: les maires se 

mobilisent contre « la métropole d’intérêt européen »

Grand Marseille
s'informerAprès la manifestation du 21 décembre  appelée par 106 maires sur les 119 que compte le département, l’Union des Maires et Présidents d’Intercommunalités des Bouches du Rhône a organisé le 14 février une conférence qui a regroupé 1000 participants, parmi eux, le Préfet, des représentants du ministère de Mme Lebranchu, le président de la Communauté urbaine de Marseille – Provence – métropole (CUM).
Le président de l’Union des Maires a présenté  la conférence : « Nous sommes des combattants de la République. (…). Nous voulons faire entendre la voix de 106 maires qui veulent faire respecter ce que le peuple a décidé ». Le maire de Mimet, porte-parole du regroupement : « Le Nord de notre boussole, c’est la République. Du côté du gouvernement c’est un autre cap. On n’a jamais vu un maire appliquer autre chose que les lois de la République. Si on ne nous entend pas, nous n’appliquerons pas ! ».
Dans l’esprit de coopération qu’ils souhaitent promouvoir, les maires se sont relayés pour présenter divers aspects de leur projet d’Établissement public opérationnel de coopération (EPOC), qui, lui, est calqué sur le découpage géographique du département.
Les présidents d’intercommunalité ont signé devant l’assemblée  une « résolution commune pour la création d’un réseau de transport métropolitain à l’échelle du département des Bouches-du-Rhône », paraphée également par le président du Conseil général, Jean Noël Guérini. Le président de la CUM, Eugène Caselli, a opposé une fin de non recevoir : « Il y a une loi à venir, votre document risque d’être nul et non avenu. »
Le président de la CUM est interpellé : « Non seulement vous ne sauverez pas Marseille  mais vous liquidez le département » … « Ne continue pas dans cette voie ! Rejoins-nous ! ». Sa réponse a été de poursuivre sur le projet gouvernemental alors que 11 des 18 représentants de la CUM se sont déclarés opposés à la Métropole d’intérêt européen.
D’ores et déjà 29 élus des Bouches du Rhône ont signé la proposition de loi pour la libre administration des communes.

ReSPUBLICA N° 712 du 27/02/203 Sommaire

                                                      ReSPUBLICA
  n°712 - 27/02/2013

Affaire Tapie : le domicile et le cabinet de Claude Guéant perquisitionnés

                                                      

Affaire Tapie : le domicile et le cabinet de Claude Guéant perquisitionnés

Mis à jour le  , publié le 
                               L'ex-secrétaire général de l'Elysée et ancien ministre Claude Guéant, le 4 juin 2012 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 
L'ex-secrétaire général de l'Elysée et ancien ministre Claude Guéant, le 4 juin 2012 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 
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La justice poursuit ses investigations dans l'affaire Tapie. Selon France Info, des agents de la Brigade financière parisienne (BFP) ont perquisitionné le domicile et le cabinet de Claude Guéant, mercredi 27 février, dans le cadre de l'instruction ouverte pour faux et détournement de fonds publics, à la suite de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans le litige qui l'opposait au Crédit lyonnais.
La justice s'interroge notamment sur le rôle de celui qui fut secrétaire général de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2011. Les enquêteurs se demandent notamment si l'Elysée a forcé la main de Bercy pour pousser la justice à régler le litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais via un tribunal arbitral, qui avait finalement décidé le versement de plus de 400 millions d'euros à l'homme d'affaires. France Info affirme que "des documents retrouvés mercredi matin accréditeraient cette thèse"