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mardi 26 février 2013

Répression syndicale: "La violence faite à celles et ceux qui ont décidé de ne pas renoncer"

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L'invité de la semaine

Répression syndicale: "La violence faite à celles et ceux qui ont décidé de ne pas renoncer"


Jackie Teillol, président du comité de soutien aux cinq syndicalistes poursuivis à Roanne.
Président du comité de soutien aux cinq syndicalistes poursuivis à Roanne, Jackie Teillol est l'invité de la semaine dans l'Humanité.
Ce mardi, il raconte "le rouleau compresseur en marche" de la répression syndicale, alors que le Front de gauche présente ce mercredi son projet de loi à l'Assemblée nationale en faveur de l'amnistie pour tous les salariés, les syndicalistes, poursuivis pour fait de lutte et de résistance.
Le Front de gauche mobilise ce mercredi à 13 heures devant l'Assembléenationale pour le projet de loi sur l'amnistie sociale
"Un des aspects redoutables et souvent cachés de la criminalisation de l’action collective touche jusqu’à la blessure profonde les personnes individuellement concernées. Lorsque la première convocation de l’appareil judiciaire arrive à la maison, on se dit: les motifs invoqués sont volontairement exagérés, c’est de l’intimidation car ils n’ont rien à se mettre sous la dent, donc cette procédure ne peut aller bien loin. Eh bien non! Car c’est le début d’une tranche de vie que l’on n’oubliera jamais.
Pourtant, notre pratique militante nous a rendus forts dans nos convictions et dans notre tête. On sait également que nos arguments sont, y compris juridiquement, incontestables pour faire face à leurs élucubrations ridicules et vides de sens. D’ailleurs, la suite nous donne raison comme quand, par exemple, les plaintes sont retirées. Mais que nenni! Le rouleau compresseur est en marche et leur histoire continue.
Alors arrivent d’autres convocations portées à domicile par une cohorte de « représentants de l’ordre » qui, par souci de ne pas se tromper, demandent dix fois aux voisins l’adresse qu’ils ont sous les yeux....
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Israël-Palestine: prémisses d'une nouvelle Intifada

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Israël-Palestine: prémisses d'une nouvelle Intifada


            

Les affrontements de ces derniers jours après le décès trouble d'Arafat Jaradat dans une prison israélienne font craindre une nouvelle Intifada dans les territoires occupés.
Ce mardi, une roquette tirée de la bande de Gaza a explosé près d'Ashkelon, sans faire de blessé. La police locale a souligné qu'il s'agissait du premier tir depuis l'opération plomb durci de novembre dans le territoire palestinien. Le tir a été revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa. Ce groupe armé a affirmé qu'il s'agissait de "représailles" à la mort samedi d'un Palestinien détenu par Israël à la suite de "tortures", selon l'Autorité palestinienne.
Semer le chaos
Ces derniers jours, suite à la mort d'Arafat Jaradat, des affrontements se sont multipliés, entre Palestiniens et armée israélienne "dans plusieurs villes de Cisjordanie: Ramallah, Hébron, Bethléem, Jénine, Naplouse, Jayyous, Bet Ommar, Tulkarem". "Dans la rue, les manifestants crient « vengeance ». Dans les bureaux, le gouvernement israélien demande à l’Autorité palestinienne de maintenir le calme. Mahmoud Abbas, lui, accuse Israel de semer le chaos", résume sur place la journaliste et bloggeuse française Emilie Baujard.
Pour son confrère Charles Enderlin, "a priori tous les éléments d’un nouveau soulèvement palestinien sont réunis en Cisjordanie et à Jérusalem Est". Pour le journaliste de France Télévision, la crise est d'abord économique et sociale. Le Congrès américain retient toujours les 500 millions de dollars qui "représente une partie de l’aide promise en 2010, 2011 et la totalité de 2012. Les états arabes ne font pas mieux. La Ligue arabe s’était engagée à soutenir l’Autorité en lui remettant cent millions de dollars par mois. Abbas attend toujours."
Crises sociale et sécuritaire...
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Italie: Montebourg et Moscovici s'opposent

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 le 26 Février 2013

Italie: Montebourg et Moscovici s'opposent


                  
                             Pierre Moscovici au côté d'Arnaud Montebourg
Le gouvernement français a du mal à se mettre au diapason concernant les résultats des élections italiennes. Quand Pierre Moscovici explique qu'ils ne remettent pas en cause les politiques d'austérité menées en Italie, son collègue Arnaud Montebourg pense que les Italiens ont rejeté, par leur vote, "la politique imposée par les marchés".
Les Italiens ont rejeté, par leur vote, "la politique imposée par les marchés" après plusieurs plans de rigueur draconiens qui ont plongé leur pays dans la récession, a estimé ce mardi le ministre du Redressement productif. Interrogé par l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef), Arnaud Montebourg a d'autre part souligné que "les conséquences d'un vote souverain ne devraient même pas être discutées". "Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés. Les peuples ne sont pas prêts à passer sous la table", a-t-il insisté.
Discipline et effort
Pierre Moscovici ne partage pas la même lecture de la situation italienne que son collègue à Bercy. Pour le ministre des Finances, les résultats du vote des Italiens "ne remettent pas en cause les avancées de la zone euro" qui lui ont permis ces derniers mois de sortir de sa "crise existentielle", a insisté Pierre Moscovici. "Cela ne remet en cause ni les fondamentaux de l'Italie, qui est une grande économie, ni de la zone euro". Selon lui, "la leçon à tirer de ce scrutin est que, s'il est nécessaire de mener des politiques de réformes et de consolidation, il faut aussi offrir aux peuples des perspectives de croissance et d'emploi". En d'autres termes: "La discipline et l'effort sont nécessaires, il ne doivent pas être relâchés."
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S.G.

Le tueur présumé de Chokri Belaïd identifié mais en fuite


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 le 26 Février 2013

Le tueur présumé de Chokri Belaïd identifié mais en fuite


Actualisé. Le meurtrier présumé de l'opposant tunisien Chokri Belaïd a été identifié mais reste en fuite, et quatre personnes soupçonnées d'être ses complices, qui appartiendraient à la "mouvance salafiste", ont été arrêtés, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh.
"Le tueur a été identifié et il est pourchassé", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Les quatre autres suspects ont été arrêtés. Ils appartiennent à un courant religieux radical", a ajouté Ali Larayedh, qui est appelé à former le prochain gouvernement tunisien, évoquant "ce qu'on appelle la mouvance salafiste". Selon le ministre, les quatre personnes soupçonnées de complicité "ont surveillé la victime pendant quelques temps et le jour du crime, l'un des suspects a avoué avoir accompagné le tueur". Il s'est refusé de donner des informations sur l'éventuel commanditaire de l'assassinat.
Le ministre de l'Intérieur a fait ces annonces après que plusieurs sources policières ont indiqué lundi à des médias tunisiens et à l'AFP que le meurtrier présumé et l'homme soupçonné d'avoir permis sa fuite à moto avaient été arrêtés, précisant qu'ils appartenaient à la mouvance salafiste.
L'une de ces sources a précisé que le tueur était actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR) une milice brutale pro-islamiste, du Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage

Beppe Grillo est-il dangereux pour la démocratie?

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 le 26 Février 2013
Italie

Beppe Grillo est-il dangereux pour la démocratie?


            
              Beppe Grillo, leader d'un mouvement devenu troisième force politique
Le Mouvement 5 étoiles, troisième force du pays avec 25% des voix dans chacune des deux chambres, n’a pas de démocratie interne. Il refuse de se dire antifasciste. Sa démagogie affaiblit le pluralisme politique.
Beppe Grillo, comique génois, a été la révélation de la campagne. C’est lui qui a attiré le plus de monde, vendredi dernier, pour son meeting de clôture. Cent mille personnes étaient rassemblées pour son meeting-spectacle à Rome. Avec 25 % des voix au Sénat à l’heure où nous écrivions ces lignes, son Mouvement 5 étoiles (M5S) devient le troisième parti de la Péninsule.
les coûts de la politique
Difficile à classer que ce mouvement populiste. Au niveau local, il s’empare des thèmes environnementaux. Au niveau national, il appelle à moderniser la démocratie au moyen d’Internet, en facilitant notamment le recours au référendum. Mais Beppe Grillo doit surtout son succès à ses diatribes contre «les coûts de la politique». Dans ses interventions, il vilipende les émoluments des élus, ainsi que le nombre de parlementaires. Il pointe les responsabilités des différents partis dans les scandales financiers. Tout cela pourrait paraître juste. Il n’en est rien. Rassemblant des électeurs de gauche comme de droite, mais lui-même «ni de droite ni de gauche», Grillo est prêt à toutes les compromissions. Lui qui attaque violemment les syndicats a déclaré à des militants d’extrême droite de Casapound, auquel il a dit ouvrir ses listes, que «l’antifascisme n’est pas de (sa) compétence».
À Mira, le maire M5S a viré une assesseure dont la faute est d’être enceinte. Nul mot de réprobation de la part du grand chef. Logique, estime Giovanni Favia, conseiller régional d’Émilie-Romagne, élu dans la liste M5S et exclu pour avoir demandé un fonctionnement plus démocratique du M5S. 
«Il ne peut contrôler l’activité du mouvement au niveau communal. Car, pour cela, il faudrait une organisation démocratique, ce qui n’est pas le cas» Ce mouvement est en effet unique en son genre: il n’existe pas. C’est un logo et un site rempli de publicité, propriétés personnelles de Beppe Grillo.
Agence de communication...
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Côte d'Ivoire: la dure loi des vainqueurs

                                                       Marianne

Côte d'Ivoire: la dure loi des vainqueurs

Mardi 26 Février 2013 à 11:58 | 
ALAIN LÉAUTHIER - MARIANNE
Après Gbagbo, tout devait être rose. Hélas, à lire les 80 pages du rapport que publie aujourd’hui Amnesty International sur l’état des droits de l’homme, deux ans après la fin de la crise post électorale, il y a loin de la coupe aux lèvres. La preuve par les faits.

Côte d'Ivoire: la dure loi des vainqueurs
Le titre du rapport est terrible « La loi des vainqueurs », le contenu accablant : deux ans après la fin de la crise post-électorale et ses 3000 morts, dont  une majorité de civils, les droits de l’homme n’ont guère progressé en Côte d’Ivoire. Détentions arbitraires, exécutions sommaires, tortures,  harcèlements et exactions de tous ordres y demeurent monnaie courante. Mais cette fois au détriment des populations et ethnies soupçonnées de sympathie pour l’ancien président Laurent Gbagbo. A plusieurs reprises, Amnesty International comme d’autres organisations humanitaires avaient déjà tiré la sonnette d’alarme et mis en garde le président Alassane Ouattara contre les dérives de ses forces de sécurité et de certaines milices supplétives, notamment dans l’ouest du pays. 

A l’issue d’une mission d’un mois étalée entre septembre et octobre 2012, l’ONG dresse un long réquisitoire, nourri de plusieurs dizaines de témoignages, direct et indirects, illustrant le climat de terreur que font régner les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), l’appellation donnée aux ex Forces armées des forces nouvelles (FAFN) de Guillaume Soro, l’actuel Premier ministre, allié d’Alassane Ouattara dans la conquête du pouvoir. Pour mémoire rappelons qu’après leur tentative de coup d’Etat  de 2002 ayant abouti à la partition de fait du territoire ivoirien, les ex rebelles du Nord (les FAFN et les « commandants de zone» de sinistre réputation) ont toujours été dans la mire de nombreuses ONG et de l’ONU, déjà tenus pour responsables de  nombreux crimes contre l’humanité.  ...
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Le tueur présumé de Chokri Belaïd arrêté en Tunisie

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le Février 26 2013

Le tueur présumé de Chokri Belaïd arrêté en Tunisie


        
L'assassinat de ,Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans une crise politique sans précédent depuis la révolution de 2011
Un homme soupçonné d'avoir tué Chokri Belaïd, figure de proue de l’opposition de gauche tunisienne et son complice présumé ont été arrêtés lundi et appartiennent, selon des sources policières, à la mouvance radicale salafiste, alors que ce crime a plongé la Tunisie dans une profonde crise politique.
Le tueur présumé est un artisan de 31 ans et a été arrêté à Carthage, dans la banlieue de Tunis, selon deux sources policières interrogées. Le deuxième homme est soupçonné d'être le motard qui a permis la fuite du tireur le matin du 6 février après que Chokri Belaïd, un des leaders du Front populaire (regroupement de plusieurs partis de gauche et progressistes) et opposant virulent aux islamistes d'Ennahda au pouvoir, a été abattu à bout portant en bas de son domicile à Tunis. Les deux sources interrogées ont indiqué que les deux suspects appartiennent à la mouvance radicale salafiste et que leur arrestation avait été facilitée par le témoignage d'une femme qui a été placée sous protection policière. Selon la radio Mosaïque FM le tueur "a déjà avoué son implication dans le meurtre de Chokri Belaid et a confié qu'il a exécuté une fatwa qui appelait au meurtre" de cet opposant qui dirigeait un petit parti appartenant à une alliance de plusieurs mouvements de gauche et nationalistes, le Front populaire.
L'un de ces sources a précisé que le tueur était actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR) une milice brutale pro-islamiste, du Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage. La LPR a été accusée à de nombreuses reprises par l'opposition d'orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider. Ses militants sont ainsi soupçonnés du lynchage à mort d'un représentant d'un parti d'opposition à Tatoutine (sud) à l'automne 2012 ainsi que de l'attaque qui a visé le siège du syndicat UGTT en décembre...
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.La CGT Goodyear veut créer une Scop pour reprendre l'usine d'Amiens-Nord

                                       
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 le 26 Février 2013

La CGT Goodyear veut créer une Scop pour reprendre l'usine d'Amiens-Nord


            
La CGT, syndicat majoritaire à l'usine Goodyear d'Amiens-Nord a annoncé son intention de créer une Scop (société coopérative et participative) à la place du projet de l'américain Titan International, ce qui permettrait de sauver 800 emplois sur les 1 200 que compte encore l'usine.
"On a travaillé à la possibilité de créer une Scop pour réaliser exactement le même projet que celui qui devait être mis en oeuvre par Titan", a annoncé l'avocat Fiodor Rilov aux salariés rassemblés sur le parking de l'usine pour cette nouvelle journée de mobilisation. "Ce projet ne pourra se mettre en place que si une immense majorité des salariés de cette usine décide de s'en emparer", a ajouté l'avocat. Pour lui, "le projet de Titan avait un seul défaut: il était porté par Titan (...) qui refusait de signer un engagement sur la production".
Ce rassemblement des salariés de Goodyear à l'appel de la CGT n'est que le début d'une "journée de lutte" pour protester contre le projet defermeture du site d'Amiens-Nord, qui emploie actuellement 1.173 salariés. Une réunion doit se tenir "la semaine prochaine ou dans quinze jours" pour évoquer le projet de Scop, a indiqué le représentant de la CGT, Mickaël Wamen. "L'activité de pneus agraires est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux", a estimé Me Rilov. "Il y a une possibilité économique de poursuivre cette activité dans le cadre d'une Scop: il n'y a pas de contestation possible", a estimé l'avocat, à une condition toutefois : "Goodyear doit accepter de donner à une éventuelle Scop la marque, (...) tout ce qu'il était prêt a livrer gratuitement a Titan". "S'ils nous disent non, il va falloir qu'ils expliquent au juge pourquoi ils préfèrent licencier 1.200 personnes", a poursuivi le conseil de la CGT, devant quelque 300 salariés de Goodyear. "Cette usine existera tant qu'on y croira", a estimé Mickaël Wamen.
Journée d'actions de la CGT Goodyear, aujourd'hui à Amiens pour sensibiliser la population locale : barbecue sur le parvis de la mairie, manifestation dans les rues du centre-ville et feu de 1.173 kilos de pneus devant l'usine.
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LE DESSIN DU JOUR DE PLANTU - Le MONDE du 27/02/2013

                            LE DESSIN DU JOUR DE PLANTU  
                       Le MONDE du 27/02/2013   

                         Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du mercredi 27 février 2013.

VIDÉO♦ Rythmes scolaires : Delanoë vacille devant la détermination des enseignants, des parents, et du personnel de la Ville de Paris


VIDÉO♦ Rythmes scolaires : Delanoë vacille devant la

 détermination des enseignants, des parents, et du 

personnel de la Ville de Paris

Enseignants face à Delanoë
s'informer
Dernière » tentative » de Delanoë pour faire accepter la réforme des rythmes scolaires à Paris, contre les enseignants et leurs syndicats, et les parents… Lundi soir, à la la Halle Carpentier, dans le XIIIe arrondissement Paris, Bertrand Delanoë a multiplié les « Si » : « si » la réforme se met en place, « si » le Conseil de Paris des 25 et 26 mars vote les rythmes scolaires, « si » la mise en place des rythmes scolaires est présentée au Conseil de Paris.
Dans une salle pleine à craquer, des milliers d’enseignants, de parents d’élèves, de personnels de la Ville de Paris ont signifié à Delanoë qu’ils ne voulaient pas de l’application de la réforme des rythmes scolaires pour 2013, ni d’ailleurs en 2014, ni jamais. « Nous allons gagner ! » lance un syndicaliste.
« Retrait ! Retrait ! » a scandé la salle à de nombreuses reprises, devant un Bertrand Delanoë ébranlé, mais tentant obstinément de jouer la division enseignants-parents d’élèves, rêvant de fissurer l’unité des opposants à la réforme.
De son propre aveu, il ne sait pas ce qu’il va lui même proposer au Conseil de Paris, son projet étant appelé par ses collaborateurs « Le projet Martyr ».
Delanoë a lancé une « consultation » par internet, que les syndicats contestent, la qualifiant de biaisée et s’adressant uniquement aux parents d’élèves. Ils ont déclaré que n’importe qui peut y répondre plusieurs fois, et y annoncer le nombre d’enfants qu’il souhaite.
« Si la réforme des rythmes scolaires ne se fait pas en 2013, elle ne pourra pas se faire en 2014″ a-t-il déclaré devant une salle que ces propos ont enthousiasmée, y voyant la confirmation d’une possible victoire.

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Confrontation enseignants-parents d’éleves et Delanöé
Confrontation enseignants-parents d’éleves et Delanöé