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mercredi 5 décembre 2012

Pour les ouvriers sidérurgistes, le maintien de tous les emplois à Florange pose la question du retrait de l’accord passé entre le gouvernement et Mittal


Pour les ouvriers sidérurgistes, le maintien de tous les emplois à Florange pose la question du retrait de l’accord passé entre le gouvernement et Mittal

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picto_prendre_position“Le gouvernement remet l’avenir de Florange entre les mains de Mittal”

(Tract diffusé ce jour par les militants du POI dans tout le pays) Ainsi titre victorieusement le journal du capital financier Les Echos. Telle est la réalité. Depuis l’arrêt des hauts-fourneaux, 400 intérimaires ont été licenciés, ainsi que des centaines d’ouvriers des entreprises de sous-traitance.
tract 5 décembre
Cliquez pour télécharger et imprimer le tract.
Il y a quinze mois, 629 salariés titulaires travaillaient aux hauts-fourneaux, ils ne sont plus que 200 !
Sur les 200 qui restent, l’accord passé avec Mittal prévoit que les départs en retraite ne seront pas remplacés, qu’il y aura des préretraites et que le reste des salariés sera muté sur les installations existantes.
En clair : tous les emplois des hauts-fourneaux sont supprimés, ce qui entérine leur arrêt définitif.
Le 1er décembre, dans un communiqué, Mittal se félicite : il s’agit « d’un bon accord ». Le gouvernement a rejeté la nationalisation au nom de la “compétitivité”
Le Premier ministre explique :
« Le gouvernement n’a pas retenu l’hypothèse d’une nationalisation transitoire, qui a pu être évoquée ces derniers jours. Il a écarté cette solution au vu des engagements qu’il a obtenus d’ArcelorMittal (…). Je rappelle que le gouvernement a fait le choix du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Il s’agit d’une priorité nationale. »
C’est clair : le gouvernement oppose « le pacte de compétitivité », auquel il voudrait enchaîner les organisations syndicales, à la nationalisation par laquelle l’Etat se donnerait les moyens de garantir le maintien de tous les emplois et le redémarrage des hauts-fourneaux.
Dès le 4 décembre, des ouvriers, des syndicalistes, des militants, des élus, des habitants des communes sidérurgiques de Lorraine lancent un appel :
“Plus que jamais nous réaffirmons nos exigences :
— le redémarrage des hauts-fourneaux, avec les embauches nécessaires ;
— le maintien de la totalité du site de Florange ;
— le maintien de tous les emplois.
Cela pose la question du retrait de l’accord passé entre le gouvernement et Mittal.”

Mittal divise le gouvernement et le PS


 Lu dans du Monde ( le 6.12.2012)

Mittal divise le gouvernement et le PS

Les syndicats de Florange sont reçus le 5 décembre à Matignon. M.Hollande évite de prendre position publiquement

Pour Jean-MarcAyrault , la partie est d’autant plus délicate que ses propres troupes, c’est le moins que l’on puisse dire, ne débordent pas d’enthousiasme pour le outenir.
La journée de mardi avait, de ce point de vue, valeur de test. En fin de matinée, le
premier ministre avait donné rendez-vous au groupe socialiste de l’Assemblée pour
lui présenter l’accord conclu avec ArcelorMittal. Il était flanqué d’Arnaud Montebourg. Le message était clair: après les passes d’armes du week-end entre les deux hommes, il s’agissait de montrer que le temps de la réconciliation était revenu. Las. Les participants sont sortis de la réunion convaincus du contraire. «On s’attendait à un séminaire de remotivation des députés avec une belle photo de famille, mais à la place on a eu la confirmation par le premier ministredes divergences au sein du gouvernement», confie un élu dont l’agacement tranche avec la bienveillance dont il fait souvent preuve à l’égard du gouvernement.

«C’est dommage ! Le PS a une fois de plus loupé l’occasion de passer à l’offensive»
Emmanuel Maurel leader de l’aile gauche du PS

Chacun a ainsi remarqué le petit jeu de l’un et de l’autre. Celui de M. Montebourg qui a serré ostensiblement les mains de plusieurs participants et tout aussi ostensiblement oublié de serrer celle du premier ministre.  Celui de M.Ayrault qui, assis à la tribune au côté de son ministre, a répété que l’idée chère à ce dernier ’une
nationalisation du site de Florange ne lui paraissait pas opportune.
«Ayrault a fait un petit signe amical à Montebourg, puis a développé la ligne du gouvernement. Il l’a totalement humilié», raconte un élu. Le ministre du redressement
productif s’est offert une petite revanche l’après-midi dans l’Hémicycle: quand Michel Liebgott, député PS de Moselle, a prononcé son nom lors d’une question posée à Jean-Marc Ayrault, les socialistes l’ont applaudi.
Palpables au Palais-Bourbon dans la journée, les tensions entre socialistes l’ont été davantage encore en fin d’après-midi, lors du bureau national hebdomadaire organisé rue de Solférino, au siège du parti. Sans surprise, le dossier Florange a occupé l’ensemble des débats. Et, là encore,les divergences se sont largement manifestées.
D’un côté, l’aile gauche du parti, emmenée par Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Marie-Noëlle Lienemann, a exigé que le PS prenne position en faveur de la «nationalisation temporaire» en cas de non respect de ses engagements par le
numéro un mondial de l’acier. De l’autre, la direction, incarnée par son premier secrétaire, Harlem Désir, a rejeté mordicus l’expression,alors même que dans un communiqué daté du 26 novembre, le patron des socialistes soutenait encore «la solution d’une prise de contrôle public temporaire [par] l’Etat» de Florange.
Au final , le PS s’est rangé derrière  son numéro deux, Guillaume  Bachelay, appuyé par Jean-Christophe
Cambadélis, pour reprendre dans son communiqué les mots de François Hollande,et indiquer que «toutes les options légales et les outils publics pourraient être activés
en cas de manquement aux engagements pris» par Mittal…
Finalement, face au casse-tête mosellan, le pouvoir semble n’apparaître uni que dans la contorsion sémantique.
Marie-Noëlle Lienemann le déplore: «On dit outil public pour ne pas dire nationalisation. Je ne vois pas pourquoi on n’appelle pas un chat un chat »,
s’agace la sénatrice de Paris.
A travers cette controverse, c’est au fond toute la question du rôle du PS face à l’exécutif qui est posée, entre instrument de soutien au gouvernement et aiguillon de la majorité. Pour Emmanuel Maurel, la direction du parti a clairement choisi la première option. «C’est dommage, le PS a une fois de plus loupé l’occasion de passer  à l’offensive sur l’utilisation d’un outil, la nationalisation temporaire, qui
semble convaincre une majorité de Français», regrette le leader de l’aile gauche, qui fait référence au récent sondage OpinionWay, publié le 29novembre, dans lequel
59%des Français se disent favorables à une prise de contrôle temporaire du site de Florange.
D’une telle attitude, jugée trop frondeuse, la direction du parti ne veut pas. «On défend la cohésion gouvernementale: Montebourg a fait un travail formidable, Ayrault
a tranché, à nous d’appliquer la culture de gouvernement », répond le député de l’Essonne,Carlos da Silva, proche de Manuel Valls et soutien d’HarlemDésir,invitant au passage l’aile gauche du parti à «dépasser son surmoi marxiste». Un autre membre de la direction est du même avis : «On passe un temps fou à violenter les
mouches sur nationalisation ou pas nationalisation, oubliant qu’ on a quand même sauvé des centaines d’emplois. C’est surréaliste!»
Face à ces crispations, l’Elysée,pour l’heure, garde un silence prudent.Sur l’opportunité d’une nationalisation temporaire autant que sur la gestion du dossier par
MM .Ayrault et Montebourg, plusieurs lignes sont défendues au
Sein même de l’ entourage de François Hollande qui, lui-même, prend soin de ne pas intervenir publiquement dans les débats.

Bastien Bonnefous,
David Revault d’Allonnes
et Thomas Wieder

Tentative d’assassinat de l’UGTT par les milices d’Ennahda le jour de la 60éme commémoration de l’assassinat de son fondateur le martyr Farhat Hached





http://www.ugtt.org.tn/fr/


Tentative d’assassinat de l’UGTT par les milices d’Ennahda le jour de la 60éme commémoration de l’assassinat de son fondateur le martyr Farhat Hached

Le jour où les syndicalistes s’apprêtaient à commémorer le 60ème anniversaire de l’assassinat du fondateur de l’UGTT, le martyr du mouvement syndical et nationaliste Farhat Hached, et avant même le départ de la marche vers le mausolée de Farhat Hached sis à la Kasbah, une horde de miliciens nahdhaouis munie d’armes blanches, de pierres, de couteaux et de gaz paralysant le mouvement s’est attaquée, dans un acte prémédité, aux syndicalistes et aux locaux de l’UGTT causant de graves dégâts matériels (bureau du secrétaire général saccagé, portraits du leader Farhat Hached détruits….), et de graves blessures aux présents, parmi eux des militants et militantes syndicalistes et certains membres du Bureau exécutif national.
Cette attaque préméditée a généré une situation chaotique et de désordre à la Place Mohamed Ali, avant l’intervention des forces de l’ordre.
Ces milices se sont déplacées par la suite au mausolée Farhat Hached à la Kasbah et ont obligé l’agent chargé du gardiennage à fermer les portes pour empêcher les syndicalistes d’y entrer, ce qui a retardé la cérémonie commémorative durant plus d’une heure durant laquelle ces milices n’ont pas arrêté de scander des slogans hostiles à l’UGTT et appelant à la violence.
Le Bureau exécutif, réuni en urgence, hier-soir, tout en prenant acte de la violence de cette agression perpétrée par les milices  pro-gouvernementales éminemment connues sous l’appellation « Ligue de protection de la révolution » note que cette attaque risque de générer une recrudescence des violences ce qui remettrait en cause la stabilité, déjà fragilisée, du pays pendant cette période transitoire.
Le bureau exécutif met également en garde le peuple tunisien et toutes ses composantes contre cette dangereuse politique d’incitation à la haine et à la violence contre l’UGTT, politique qui a dépassé toutes les limites planifiant et attaquant les locaux de l’UGTT et ses militants, dans l’objectif de conduire le pays dans une spirale de violence et de terrorisme.
Le bureau exécutif exprime :
  1. 1.     Sa compassion avec toutes les syndicalistes victimes de cette violence perpétrée par des milices criminelles nahdhaouies.
  2. 2.     Adresse ses remerciements à toutes les composantes de la société civile, aux organisations nationales, aux partis politiques et personnalités nationales qui ont exprimé leur solidarité avec la grande Organisation du leader Farhat Hached.
Dans ce contexte marqué par la violence et les agressions répétées a l’encontre de L’UGTT et de ses militants et militantes, Le Bureau exécutif national a, l’issue de sa réunion urgente hier-soir, décidé de convoquer la Commission administrative nationale en session extraordinaire aujourd’hui 5 décembre 2012, afin de prendre les décisions adéquates en réponse à cette agression sauvage.
Tunis, le 5 décembre 2012
Pour le bureau exécutif national
Le secrétaire général
Hassine Abassi

Grand succès de la Conférence ouvrière de Paris qui décide de se constituer en « Comité de liaison national pour l’unité et la résistance »


Grand succès de la Conférence ouvrière de Paris qui décide de se constituer en « Comité de liaison national pour l’unité et la résistance »

Conférence 1er décembre - large
picto_agir 2Dans la grande salle de la Bourse du travail de Paris, comble, s’est tenue le 1er décembre la conférence pour l’unité et la résistance.
Un très grand succès, qui a réuni, pendant près de six heures de débats, plus de 500 délégués, militants ouvriers venus de toute la France, mandatés, pour la plupart, par les comités pour l’unité constitués dans la bataille contre la ratification du traité européen TSCG.
Bourse 1er décembreLa majorité des cinquante intervenants, de diverses appartenances politiques et syndicales, a fait état des combats de classe engagés sur une orientation d’indépendance et d’unité, pour la défense de revendications précises, et des questions politiques soulevées par la situation.
Que ce soit les travailleurs d’ArcelorMittal, les internes, les hospitaliers de l’Hôtel-Dieu à Paris, ceux de Dieppe, de Dole, ou de Melun, les travailleurs des chantiers navals de SaintNazaire, les postiers de Bobigny ou Brétigny, les ouvriers de PSA Rennes ou Aulnay, les professeurs de lycée professionnel et instituteurs de Paris, les formateurs de l’AFPA, tous ont indiqué les obstacles auxquels leur résistance à la politique gouvernementale et patronale est confrontée, et comment il est possible d’aider à les surmonter, en combattant pour l’indépendance et l’unité des organisations syndicales.
D’autres intervenants ont analysé les dispositifs gouvernementaux et les tentatives d’impliquer les organisations ouvrières dans leur mise en œuvre : par exemple à l’occasion de la concertation en cours sur la sécurisation de l’emploi, menaçant les droits ouvriers au CDI, par exemple à l’occasion des assises ferroviaires, menaçant le statut des cheminots, par exemple à travers le Haut Conseil du financement de la Sécurité sociale, menaçant l’institution fondée sur le salaire différé, ou encore par un « pacte de confiance » par lequel le ministre de la Santé, Marisol Touraine, voudrait associer les organisations syndicales aux restructurations hospitalières. D’autres encore ont tenu à revenir sur la gravité des dispositions du traité européen de stabilité budgétaire et le caractère antidémocratique des institutions de l’Union européenne.
La déclaration issue de la conférence et la proposition de constituer un comité de liaison national, pour continuer l’échange entre militants ouvriers amorcé lors de cette journée, ont été chaleureusement approuvées par les 500 participants.
Décisions conférence ouvrière du 1er décembre 2012Les participants ont décidé de constituer un Comité de liaison national pour l’unité et la résistance afin de mettre en œuvre les moyens pour renforcer cette résistance :
— pour aider à réaliser l’unité des organisations ouvrières et démocratiques, à tous les niveaux, contre toutes les mesures d’austérité (en particulier les privatisations) prises par le gouvernement Hollande- Ayrault et sa majorité parlementaire (souvent soutenus par des députés de l’UMP),
— contre toute forme de compromis historique remettant en cause l’indispensable indépendance des organisations syndicales (…),
— pour en finir avec la dictature de la troïka,
— pour l’abrogation du TSCG de Merkel-Sarkozy-Hollande et des autres traités européens.
(Extrait d’Informations Ouvrières à paraître ce 6 décembre 2012)

L’Union générale tunisienne du travail attaquée hier à Tunis par « une horde de miliciens »


L’Union générale tunisienne du travail attaquée hier à Tunis par « une horde de miliciens »

s'informerAlors qu’ils se préparaient à célébrer, à Tunis, le soixantième anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached, des militants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont été agressés par « une horde de miliciens nahdhaouis munie d’armes blanches, de pierres, de couteaux et de gaz paralysant le mouvement », a dénoncé ce matin la centrale syndicale.
L’UGTT déplore de « graves dégâts matériels (bureau du secrétaire général saccagé, portraits du leader Farhat Hached détruits….), et de graves blessures aux présents, parmi eux des militants et militantes syndicalistes et certains membres du Bureau exécutif national ».
Le Bureau exécutif de la centrale s’est réuni hier-soir  et a pris acte de la « violence de cette agression perpétrée par les milices  pro-gouvernementales éminemment connues sous l’appellation “ Ligue de protection de la révolution ” ». Il a déclaré que « cette attaque risque de générer une recrudescence des violences ce qui remettrait en cause la stabilité, déjà fragilisée, du pays pendant cette période transitoire ».
Les dirigeants de l’UGTT se réunissent aujourd’hui « afin de prendre les décisions adéquates en réponse à cette agression sauvage ». D’ores et déjà, l’AFP rapporte que des organisations du syndicat ont appelé à un débrayage de 24 heures dès jeudi.
Farhat Hached, est l’un des dirigeants de la lutte contre la colonisation française. Il a été assassiné le 5 décembre 1952. L’enquête officielle n’a jamais déterminé les coupables, mais la France, affirme l’UGTT,  est le principal suspect.

Le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) concerné par l’accord Mittal-gouvernement


Le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) concerné par l’accord Mittal-gouvernement

s'informerLa direction d’Arcelor Mittal a confirmé hier le transfert d’activités du site de Basse-Indre, en Loire Atlantique, vers le site de Florange (Moselle) à partir de mai 2013, indiquant que « dans le secteur de l’acier pour emballage, il faut optimiser les flux » entre les deux sites.
L’usine de Basse-Indre emploie 546 salariés et 150 sous-traitants de façon quasi permanente. Elle fabrique de l’acier plat pour emballage alimentaire. Le site de Basse-Indre aurait vocation à réaliser l’acier pour les boites de conserves et celui de Florange l’acier pour les canettes (boites de boisson). Le transfert aurait comme conséquence « un arrêt temporaire » des activités de laminage et d’étamage du site de Basse-Indre avec redéploiement sur le site d’environ 50 à 60 salariés, de source syndicale.
Ce transfert qui a fait l’objet de discussions entre le gouvernement et Mittal reste un projet, qui devrait être discuté avec les organisations syndicales lors des rencontres à venir. Selon les révélations du quotidien Le Monde, « ce transfert d’activité  “ n’impactera pas les effectifs inscrits à Basse-Indre ”, un engagement sur lequel Jean-Marc Ayrault s’est battu puisque ce site est situé dans son fief électoral, près de Nantes ».
Le maire divers gauche de Basse-Indre pointe « une politique qui consiste à déshabiller un site pour en habiller un autre » et a déclaré à propos des négociations gouvernement- Mittal qu’ « il aurait fallu aller plus loin dans la négociation et aller vers une nationalisation temporaire ».