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jeudi 8 novembre 2012

« Non au pacte social, non au compromis historique ! », le tract national diffusé cette semaine par les militants du POI


« Non au pacte social, non au compromis historique ! », le tract national diffusé cette semaine par les militants du POI

diffusion POI
prendre positionAyrault : 20 milliards pour les patrons !
Le Fonds monétaire international (FMI) constitue, avec l’Union européenne et la Banque centrale européenne, la « troïka ». Cette troïka a dressé contre elle tous les peuples d’Europe, comme en Grèce, en Espagne, au Portugal…
Tract POI 8-11-2012
Le tract diffusé par les militants du POI cette semaine à la porte des entreprises, des bureaux, sur les marchés. Cliquer pour télécharger et imprimer.
Et voilà qu’à la veille de l’annonce par Ayrault de son plan, le FMI lui adresse ses recommandations pour la« compétitivité de l’économie française ».
Dans un rapport publié le 29 octobre, le FMI félicite le gouvernement français pour avoir « inscrit en droit français le pacte budgétaire européen (TSCG) ».
Il réclame :
— « un programme de réformes structurelles de grande ampleur », parmi lesquelles : « allègement des cotisations patronales » et leur « transfert vers les taxes indirectes » ;
— « une réduction des dépenses publiques plus ambitieuse à tous les niveaux (Etat, collectivités locales, et administrations de Sécurité sociale » ;
— « une limite stricte de l’augmentation des dépenses maladie (Ondam) » ;
— « une révision du régime des retraites (par une augmentation de l’âge de la retraite ».
Comment y parvenir ?
Pour le FMI, « le dialogue social que le gouvernement a lancé sur ce sujet (…) constitue une chance unique qui ne doit pas être ratée de parvenir à une masse critique de réformes qui permettra d’améliorer la compétitivité ».
Le 6 novembre, Jean-Marc Ayrault annonce les décisions du gouvernement pour augmenter la compétitivité des entreprises : « Allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail », sous forme de « crédits d’impôts » pour les patrons, financé par « l’augmentation de la TVA » (10 milliards) et par « une nouvelle réduction des dépenses publiques de 10 milliards » touchant « les collectivités locales, l’Etat, la Sécurité sociale ».
Dans le même temps, le Premier ministre annonce la mise en place d’« un comité de suivi du pacte social associant Etat et partenaires sociaux (…) pour dresser à intervalles réguliers un constat partagé du bon fonctionnement du dispositif ».
Pour les travailleurs, toutes ces mesures appellent le combat pour l’unité contre l’austérité et pour l’indépendance des organisations ouvrières.
Non à l’austérité !
Non au pacte social, non au compromis historique !
Défense de l’indépendance des organisations ouvrières !
Rupture avec le FMI et la troïka !
Rejoignez les comités pour l’unité et la résistance.
Désignez vos délégués à la conférence nationale du 1er décembre
filet pointilles gris

agir 413 militants ouvriers de toutes tendances appellent à une conférence le 1er décembre pour l’unité et la résistance contre la dictature de la Troïka et du TSCG  . Extraits :

vignette appel conf
Cliquez la vignette ci-contre pour télécharger leur appel 
« C’est pourquoi nous proposons que se tienne le 1er décembre 2012 à Paris une conférence nationale regroupant représentants de tous ces comités, élus, syndicalistes, militants des organisations politiques, afin de discuter librement des moyens à mettre en œuvre pour renforcer cette résistance.
Nous proposons également que dans cette conférence se constitue un comité national pour l’unité et la résistance :
– POUR L’ABROGATION DU TSCG de Merkel-Sarkozy-Hollande ;
– POUR AIDER À RÉALISER L’UNITÉ contre toutes les mesures d’austérité prises par le gouvernement Hollande-Ayrault et sa majorité parlementaire (souvent soutenus par des députés de l’UMP) ;
– CONTRE TOUTE FORME DE COMPROMIS HISTORIQUE remettant en cause l’indispensable indépendance des organisations syndicales et cherchant à en faire une courroie de transmission de l’Union européenne et du gouvernement ;
– POUR EN FINIR AVEC LA DICTATURE DE LA TROÏKA. »
Les initiateurs de “l’Appel des 160”: Patrick HÉBERT, Claude JENET, Jean MARKUN, Bruno RICQUE, Alain ROQUES, Bernard SAAS ■

Et vous ?

Pour toute correspondance avec les initiateurs de l’appel: confnatuniteresistance@gmail.com

mercredi 7 novembre 2012

Jean-Luc Mélenchon Invité de la matinale de France Info

Invité de la matinale de France Info

On n’attendait rien, mais surtout pas ça !

L’analyse pertinente de Jean-Luc Mélenchon du plan Ayrault 

On n’attendait rien, mais surtout pas ça !

Le discours d'Obama

Le discours d'Obama le soir de sa réélection

Obama réélu président des États-Unis


Obama réélu président des États-Unis

s'informerBarack Obama a été réélu hier président des États-Unis, pour un second mandat de quatre ans. Le résultat était acquis à la mi-journée, avant même que ne soient connus ceux de l’État de Floride.
Cette élection se déroule sur un mode indirect, les citoyens désignant des « grands électeurs » qui, eux auront le dernier mot.
Selon une totalisation établie à partir des résultats partiels et des estimations données par les télévisions, les 49 autres États ont donné 303 mandats de grands électeurs au candidat du Parti démocrate, Barack Obama, et 206 à celui du Parti républicain, Mitt Romney. L’élection est acquise à la majorité des 538 voix des grands électeurs, soit 270. La Floride n’en disposant que de 29, la victoire ne peut échapper à Obama.
Le grand électeur de chaque État dispose de la totalité des mandats, sauf pour le Maine et le Nebraska où les mandats sont répartis à la proportionnelle.
Selon les chiffres du Washington Post, Barack Obama a emporté 61,7 millions des suffrages (environ 50,2 %) contre 59,3 millions (48,3 %) à Mitt Romney, ce qui représente un écart d’environ 2,4 millions. Ce sont ainsi 121 millions d’électeurs qui se sont prononcés pour l’un ou l’autre candidat. La population totale des États-Unis a atteint 306 millions d’habitants en 2009.
L’élection d’hier était également législative. Les démocrates ont conservé leur majorité au Sénat, où un tiers des sièges étaient à renouveler. À la Chambre des représentants, dont les 435 sièges étaient remis en jeu, les républicains restent majoritaires.

Compétitivité : les administrations publiques et la Sécurité sociale priées de réduire la voilure en s’inspirant du « modèle scandinave »


Compétitivité : les administrations publiques et la Sécurité sociale priées de réduire la voilure en s’inspirant du « modèle scandinave »

s'informerJean-Marc Ayrault a affirmé mardi que les 10 milliards d’euros de nouvelles économies budgétaires prévues pour 2013 dans le « pacte national pour la compétitivité » nécessiteront des « réformes structurelles » qui devront « rationaliser les services publics » dépendant de l’État et des collectivités locales ainsi que la Sécurité sociale.
Le Premier ministre a déclaré que ces réformes devront s’inspirer de celles qui ont été conduites par « les partenaires européens ». Il a cité les pays scandinaves « qui ont su réformer avec succès en profondeur leur modèle social ».
En Suède, une telle réforme, au milieu dans les années 1990, a fait baisser le nombre de fonctionnaires de 38 % en trois ans. Ceux qui ont conservé leur emploi sont maintenant sous contrat de droit privé, à l’exception des militaires, des policiers, des magistrats et des professeurs de l’enseignement supérieur. Leurs rémunérations dépendent plus plus de leurs performances que de leur ancienneté. Des services publics, en particulier la poste, ont été entièrement privatisés. Il en a été de même au Danemark.
Une source gouvernementale a précisé qu’il faudra déterminer « politique publique par politique publique » les économies qui pourront être réalisées « dans la concertation avec les acteurs intéressés ». De nombreux élus locaux ont exprimé leur inquiétude sur les conséquences de cette « rationalisation des services publics ». « Je peux décider de privatiser les cantines scolaires, les crèches… Est-ce cela qu’on veut ? », s’est ainsi demandé le socialiste André Laignel, qui dirige le Comité des finances locales.

Informations Ouvrières vient de paraître


Informations Ouvrières vient de paraître

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Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI ! Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo.
Aujourd’hui, à la une, 20 milliards de cadeaux supplémentaires aux patrons, qui s’ajoutent aux 30 milliards déjà accordés en septembre ! Et toujours aux ouvriers de payer ! La préparation de la délégation au ministère de l’intérieur concernant l’intercommunalité forcée, la préparation de la conférence du 1er décembre pour l’unité et la résistance contre le TSCG. Les batailles locales et internationales.
Lisez, abonnez vous à Informations Ouvrières !
Informations Ouvrières, le 8 novembre 2012
Informations Ouvrières, le 8 novembre 2012

Ayrault annonce 20 milliards de réduction de la masse salariale


Ayrault annonce 20 milliards de réduction de la masse salariale

Ayrault
s'informerLe Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présenté hier le « pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi », mis au point lors d’un séminaire gouvernemental, au lendemain de la remise durapport Gallois.
La mesure phare de ce plan consiste en une réduction massive de la masse salariale globale en faveur des entreprises. Elle atteindra 20 milliards d’euros, après la spectaculaire annonce de M. Gallois, qui avait avancé le chiffre de 30 milliards pour le « choc de compétitivité » qu’il réclamait. Le Premier ministre avait quant à lui préféré l’expression « trajectoire de compétitivité ».
Pour y parvenir, les entreprises bénéficieront d’un crédit d’impôts équivalent à une baisse de 6 % des cotisations sociales sur les salaires de 1 à 2,5 SMIC. La mesure s’étalera sur trois ans.
Le manque à gagner sera financé pour 10 milliards par des économies budgétaires supplémentaires en 2014 et 2015 et pour 10 milliards par la hausse de la TVA et la fiscalité écologique.
Les 10 milliards d’euros d’économies seront réalisés en deux ans. M. Ayrault a évoqué un « effort national de réformes structurelles » et une « modernisation des services publics ».
À partir du 1er janvier 2014, le taux normal de TVA, qui est actuellement de 19,6 %, passera à 20 %. Le taux intermédiaire passera de 7 % à 10 %. Ce taux concerne entre autres le bâtiment et travaux de rénovation, la restauration, le transport de voyageurs ou les jeux et divertissement comme le cinéma, le théâtre et les concerts.
filet pointilles gris
Informations Ouvrières du 8 novembre consacre un dossier à l’analyse  du rapport Gallois et des mesures annoncées par  le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault qui a indiqué reprendre  « la quasi-totalité des préconisations de M.Gallois».
Notre journal souligne que « La principale dimension du rapport Gallois et du plan annoncé par le gouvernement le 6 novembre, est largement passée sous silence:  celle de voir se réaliser « un fort consensus au sein de la communauté nationale » pour un « nouveau pacte social ». Gallois conclut en effet: « Nous pensons qu’un nouveau pacte social, plus dynamique, adapté aux révolutions que nous traversons, est une clé incontournable de la compétitivité. Sans un tel pacte, les développements qui précèdent dans les cinq premières parties, perdent pour une part de leur portée. »
 Informations Ouvrières conclut: « C’est dire l’importance décisive de l’indépendance des organisations syndicales dans tout ce qui va suivre »

mardi 6 novembre 2012

au sujet d’Aurore Martin.


Bonjour,

Veuillez trouver ci-joint, et repris ci-dessous, la lettre ouverte commune Ligue des droits de l'Homme / Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme adressée à M. François Hollande, président de la République, au sujet d’Aurore Martin.


M. François Hollande
Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
 
Paris, le 6 novembre 2012
 
Monsieur le Président,
 
La remise aux autorités espagnoles d’Aurore Martin et son incarcération sont sans doute formellement légales. Elles n’en demeurent pas moins, à la fois, une démonstration d’espèce de « la force injuste de la loi », comme un de vos prédécesseurs avait su le dire à d’autres occasions, et une faute politique.
 
Admettre qu’une ressortissante française puisse faire l’objet de poursuites pénales pour des faits légaux en France, mais réprimés en Espagne, atteste d’une incohérence de l’Etat de droiteuropéen qui porte préjudice à l’idée même de justice.
 
Cette seule considération aurait dû suffire à empêcher l’exécution d’un mandat d’arrêt qui ne repose que sur l’expression d’idées politiques et sur aucun faits délictueux, et encore moins criminels.
 
Ceci nous amène à rappeler que, lors de son adoption dans la précipitation à la suite des attentats du 11 septembre 2001, nous avions souligné les dangers d’une telle mesure sans harmonisation des incriminations pénales en vigueur dans les pays de l’Union européenne, et sans garanties des droits de la défense (devenus, en ce domaine, de pure forme). Malheureusement, le souci d’apaiser les peurs engendrées par ces attentats, ainsi que la propension naturelle des gouvernements à s’arroger de plus en plus de pouvoirs, ont fait que nous n’avons pas été écoutés.
 
Ce n’est pas sans raisons que la Commission européenne, elle-même, s’interroge sur les dysfonctionnements d’un système aussi peu respectueux des libertés individuelles, au point d’envisager des modifications de la directive. Nous vous demandons d’appuyer cette démarche et, au besoin, d’en prendre l’initiative.
 
Mais, au-delà de ces éléments juridiques, il reste et il demeure qu’une jeune femme est aujourd’hui en détention pour une durée au moins de plusieurs mois, devant une juridiction
d’exception parce que les autorités espagnoles ont cru devoir criminaliser une expression politique, celle de l’indépendantisme basque.
 
Est-il besoin de rappeler que nous avions fermement condamné le recours à la violence de l’ETA, passée la dictature franquiste ?
 
Aujourd’hui, la situation n’est plus la même et nous ne comprenons pas qu’Aurore Martin se voit reprocher des activités purement politiques qui ont amené son courant politique à être le deuxième parti politique du pays basque espagnol lors des dernières élections.
 
Il y a quelque chose d’incompréhensible à constater que les autorités françaises et espagnoles continuent à penser que c’est en ayant recours à la répression que se réglera ainsi un problème politique multiséculaire.
 
La multiplication des protestations de toutes origines qui se manifestent atteste qu’il est temps de donner à cette question une solution autre que judiciaire ou policière.
 
Nous vous demandons, Monsieur le Président, d’intervenir auprès du gouvernement espagnol afin que s’ouvre un véritable dialogue politique qui inclut tous les acteurs, y compris du côté français.
 
Nous vous demandons d’user de votre influence afin qu’Aurore Martin ne soit pas la victime d’un conflit qui est en train de trouver une issue dans le cadre démocratique.
 
Vous comprendrez que nous rendions cette lettre publique.
 
Recevez, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.
 
Pierre Tartakowsky
Président de la Ligue des droits de l'Homme - LDH
 
Souhayr Belhassen
Présidente de la Fédération intrenationale des Ligues des droits de l'Homme - FIDH
 

Grèce : des dizaines de milliers de manifestants devant le parlement


Grèce : des dizaines de milliers de manifestants devant le parlement

s'informerPour la troisième fois en un mois et demi, les syndicats ont appelé à la grève générale, aujourd’hui et demain. Lundi dernier, le gouvernement a dû mener d’intenses tractations pour obtenir le vote des trois partis de sa majorité, qui doit intervenir demain.
Transports, hôpitaux, journaux, télés, tribunaux, écoles, sont paralysés. Le syndicat de l’électricité a appelé à une grève reconductible de 48 heures. Les manifestations ont rassemblé, à la mi journée, des dizaines de milliers de personnes à Athènes et à Salonique.
Le vote de demain est exigé par l’UE et le FMI pour débloquer une tranche de crédit avant le 12 novembre. Les coupes budgétaires étaient fixées à 13,5 milliards d’euros mais le FMI et l’UE ont exigé 18,5 milliards et 150 mesures : nouvelles baisses des salaires, retraites, allocations chômage, déréglementation du droit du travail, accélération des privatisations. « Tout est aboli, les droits du travail et tout ce qui a été gagné à la sueur des combats », témoigne un employé de banque dans la manifestation.
Alors que le gouvernement d’union nationale disposait d’une majorité de 175 députés sur 300, deux députés dans le parti de droite et cinq dans le parti socialiste ont annoncé leur refus de ce plan. Le parti Dimar, (gauche, 16 députés) ne voulait pas approuver la déréglementation du marché du travail, ce qui pourrait ramener la majorité à 154 ou 159 députés et représenterait un échec pour la coalition, même si le plan est voté. Evangelos Venezilos, leader des socialistes a réaffirmé le soutien du Pasok au plan de la troïka.