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L'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Capgemini aide l'ICE à localiser les migrants, les morts solitaires des personnes âgées, hausse record du cours de l’or, Gabriel Attal obligé de rebaptiser son parti.
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L’Assemblée nationale adopte l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Emmanuel Macron a salué sur X “une étape majeure”. L'Assemblée nationale a approuvé en première lecture la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Les députés ont donné leur feu vert à un amendement identique du gouvernement et de la rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, réécrivant l’article premier. Il prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”. Il exclut de l’interdiction certaines plateformes éducatives, ainsi que “les messageries privées interpersonnelles” comme WhatsApp, a précisé Laure Miller.
L’article ainsi rédigé a été adopté par 116 voix contre 23, avec le soutien du camp gouvernemental, de l’alliance RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et de la majorité des écologistes. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.
Le deuxième article du texte prévoyait initialement l’interdiction des téléphones portables à partir du 1er septembre 2026 dans les lycées, comme c’est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Il a été réécrit par les députés et prévoit désormais que le règlement intérieur des lycées précise “les lieux et les conditions d’utilisation” des téléphones portables. A défaut, cette utilisation est “interdite pendant les cours” et “dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour”, prévoit l’amendement.
L‘exécutif avait décidé d’engager la procédure accélérée sur le texte, qui permet une adoption plus rapide en cas de désaccord entre les deux chambres. “Le texte sera inscrit rapidement sur le temps gouvernemental au Sénat”, et ce “dans les semaines à venir”, a promis la ministre du Numérique Anne Le Hénanff.
Si le texte est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.
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Comment Capgemini aide la police fédérale américaine à localiser les migrants
Connue sous l’acronyme “ICE”, les agents armés et suréquipés de la police fédérale de l’immigration mènent de vastes opérations pour arrêter et expulser les migrants. L’un des outils à leur disposition a été développé par une entreprise française, Capgemini, fleuron du CAC 40. Le champion français des services informatiques compte 350 000 collaborateurs dans le monde, et une filiale américaine installée près de Washington.
Celle-ci travaille avec plusieurs agences gouvernementales : ministère de la Santé, des Anciens Combattants et, depuis plus de quinze ans, le département de la Sécurité intérieure. Pour l’ICE, Capgemini gère par exemple un standard téléphonique réservé aux victimes de crimes commis par des étrangers.
Mais en novembre, le groupe français a répondu à un nouvel appel d’offres, cette fois pour identifier et localiser des étrangers. Cela s'appelle du skip-tracing, et une urgence pour l'ICE. Capgemini rafle la plus grosse part du marché, avec jusqu'à 365 millions de dollars à la clé. C'est écrit noir sur blanc : plus la société française localisera de migrants, plus elle pourra empocher d'argent.
La semaine dernière encore, le groupe français mentionnait publiquement ce type de partenariat sur son site Internet : “Capgemini travaille étroitement pour aider à réduire les délais et les coûts dans l'expulsion de tous les étrangers illégaux des Etats-Unis”. Mais l'article a ensuite disparu.
Les “morts solitaires” de personnes âgées
Les Petits Frères des Pauvres rapportent avoir recensé dans la presse la “mort solitaire” de 32 personnes âgées en 2025. La plupart des dépouilles ont été retrouvées à leur domicile des semaines ou des mois après le décès. “Ces situations, souvent décrites comme des drames de la solitude, sont la conséquence ultime d’un isolement social extrême”, souligne l’association de lutte contre la solitude des aînés.
Après plusieurs années à se faire l’écho de ces décès devenus le symbole d’une forme d’indifférence sociale, Les Petits Frères des Pauvres mettent en garde contre une flambée des cas, en raison du vieillissement de la population. Le délégué général de l’association, Yann Lasnier, annonce le lancement de travaux destinés à mieux cerner ce phénomène car le décompte actuel n’est révélateur que d’une partie très minoritaire du phénomène.
Les Petits Frères des Pauvres vont lancer un comité scientifique, avec des chercheurs, des associations et des décideurs publics, pour avancer sur la définition de la mort solitaire et élaborer une méthodologie de mesure de ce véritable enjeu de société.
Dans leur baromètre publié en septembre, ils estiment à 750 000 le nombre de nos aînés en situation de “mort sociale”. Ce total risque de grimper à un million d'ici 2030. En 2025, l’association avait proposé d’associer les acteurs bancaires, les fournisseurs d’eau ou les énergéticiens, qui pourraient aider à détecter un compte inactif ou une consommation électrique anormale. Le gouvernement avait fait part de son intérêt, mais l’instabilité politique a interrompu ce travail.
Hausse record du cours de l’or
Il aura fallu seulement trois mois pour battre un nouveau record. Lundi 26 janvier, le prix de l’once d'or a dépassé les 5 000 dollars à l’ouverture des marchés, pour la première fois de son histoire. En octobre dernier, le cours du métal jaune avait dépassé les 4 000 dollars. Cette augmentation sans précédent est stimulée par le climat d’incertitude lié aux revirements de la politique menée par le président américain Donald Trump.
Depuis plusieurs années, le cours de l’or n’en finit pas de progresser. En cinq ans, il a plus que doublé. Les tensions géopolitiques liées à la guerre en Ukraine, à Gaza, ou les affrontements commerciaux menés par Donald Trump ont renforcé l’attrait de l’or comme valeur refuge. En août 2020, l’once a franchi la barre des 2 000 dollars, dopée par la crise du coronavirus. En mars 2025, le cours avait dépassé le seuil des 3 000 dollars, à la suite des taxes douanières imposées par Donald Trump au début de sa présidence.
Les monnaies comme le dollar ou la dette des Etats sont aussi des titres concurrents du métal précieux, car considérés comme sûrs. Cependant, la dépréciation des devises et l’augmentation du niveau d’endettement des Etats se traduisent par une soif insatiable d’actifs tangibles.
Gabriel Attal obligé de rebaptiser son parti
Gabriel Attal veut renommer le parti Renaissance en Nouvelle République. Une information qui n’a pas échappé au quotidien La Nouvelle République, qui couvre l’actualité du Centre-Val de Loire et Poitou. “Le parti du président de la République changera bientôt de nom. Problème, il opterait pour le nom d’un groupe de presse historique : le nôtre”, écrit le journal dans son éditorial du lundi 26 janvier, tout en revendiquant cette marque depuis “huit décennies”.
Le quotidien régional La Nouvelle République ironise ensuite sur le “plagiat” de Gabriel Attal. “L’hommage est embarrassant même si la timidité de Gabriel Attal est émouvante. Le leader politique n’a en effet pas osé informer la NR de son idée”, poursuit le titre de presse, qui dit vendre “120 000 journaux” chaque jour “dans cinq départements”.
Le parti Renaissance, créé par Emmanuel Macron en avril 2016 sous le nom d’En Marche, ne sera officiellement rebaptisé qu’après les municipales, mais cette nouvelle appellation s’affiche déjà sur le fronton du siège du parti. Gabriel Attal aurait pris conseil auprès de juristes pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de conflit avec le quotidien régional. Celui-ci, en retour, ironise sur la “prudence” de l’ancien Premier ministre et espère qu’il “ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs”.
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