![]() |
Discours de Donald Trump au Forum économique de Davos
Rencontre trilatérale Russie-Ukraine-Etats-Unis, navires américains dans le golfe Persique, raids anti-migrants de l'extrême droite britannique, fermeture annoncée et démentie de ND de Bétharram.
| |||||||||||||||
Discours de Donald Trump au Forum économique de Davos
Depuis le Forum économique de Davos, où il est arrivé en retard, mais entouré d'une délégation XXL, le président américain Donald Trump a réitéré sa principale demande du moment : le contrôle du Groenland par les Etats-Unis. Après avoir laissé planer le doute sur une opération armée ces dernières semaines, le locataire de la Maison Blanche a assuré qu'il ne comptait pas s'emparer de ce territoire rattaché au Danemark par la force. À la place, il demande désormais des “négociations immédiates” en vue d'un hypothétique “achat”.
Lors de son discours, le président a confondu le Groenland avec l'Islande à de nombreuses reprises. Il a aussi déclaré que son pays avait “rendu” ce territoire au Danemark après la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, les Etats-Unis n'ont jamais possédé officiellement le Groenland. Washington y a établi des bases militaires via un accord avec Copenhague en 1941, qui a été mis à jour en 1951 puis en 2004.
Après avoir assuré que la protection du Groenland coûtait “des centaines de millions de dollars” au Danemark chaque année, avant d’accuser finalement Copenhague de “ne rien dépenser du tout” pour sécuriser le territoire, Donald Trump a annoncé qu’il comptait utiliser l’île arctique à des fins militaires.
Le président américain, qui n’a pas digéré l’opposition des alliés européens concernant le projet d’annexion du Groenland, a lancé un ultimatum à ses partenaires au sein de l’alliance transatlantique. “Vous pouvez dire oui, et nous vous en serons très reconnaissants, ou vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons.”
Au milieu de son flot de critiques contre l'Otan, l'Union européenne et même la Suisse, Donald Trump a déclaré que l'Europe était en partie “méconnaissable”, tout en invitant le Vieux Continent à appliquer les mêmes politiques que les Etats-Unis.
Donald Trump s’est également moqué de son homologue français. “Je l'ai regardé hier avec ces belles lunettes de soleil... Qu'est-ce que c'était que ça ? Mais je l'ai vu jouer le dur à cuire”, tout en racontant sa version d'un échange téléphonique entre les deux chefs d'Etat sur le prix des médicaments.
La veille, sur la même tribune, Emmanuel Macron avait dit préférer “le respect” et “l’Etat de droit” aux “brutes”. Le président français avait aussi appelé à ne pas “perdre son temps avec des idées folles”, dans un discours qui sonnait comme une réponse à Donald Trump.
Le président des Etats-Unis, qui avait promis de mettre un terme à la guerre en Ukraine “en vingt-quatre heures”, a par ailleurs demandé ce que son pays avait reçu en échange de son aide à l'Ukraine, “à part la mort, la destruction et des sommes colossales d'argent qui vont à des gens qui n'apprécient pas ce que nous faisons ?”. Pour Donald Trump, ce n'est plus aux Etats-Unis mais à l'Otan et l'Europe de “s'occuper de l'Ukraine”.
Notre publication est financée uniquement par ses lecteurs. Pour recevoir les prochains contenus du Monde Moderne, devenez abonné, gratuit ou payant.
La Russie va participer à une rencontre trilatérale avec l’Ukraine et les Etats-Unis
Après une rencontre jugée “utile” entre Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff à Moscou, le Kremlin a annoncé à son tour une réunion trilatérale avec Ukrainiens et Américains aux Emirats arabes unis. “Il a été convenu que la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou-Dhabi”, a déclaré à la presse le conseiller diplomatique russe, Iouri Ouchakov.
L’entretien entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff a duré plus de trois heures et demie. Steve Witkoff était accompagné du gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner. Le dirigeant russe était accompagné de son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov et de son émissaire pour les questions économiques internationales, Kirill Dmitriev.
De son côté, Volodymyr Zelensky a évoqué un accord sur les garanties de sécurité. À Davos, le président ukrainien a déclaré qu'un document en ce sens “devait être signé par les parties, par les présidents”. En revanche, la question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est “pas encore résolue”, a-t-il ajouté.
Tensions avec l’Iran : des navires américains dans le golfe Persique
Washington veut maintenir la pression sur Téhéran. “Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où”, a déclaré Donald Tump à des journalistes, alors qu’il se trouvait à bord de l’avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos. Le porte-avions USS Abraham Lincoln et son groupe aéronaval auraient notamment mis le cap vers la région, selon plusieurs médias américains.
Le président américain avait plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays avant de revenir en arrière en prétendant que Téhéran avait suspendu des exécutions prévues de manifestants.
Donald Trump n’a pas fermé la porte au dialogue mais le chef des Gardiens de la révolution islamique, Mohammad Pakpour, a averti Washington que ses forces avaient “le doigt sur la gâchette”. Ses propos ont été lus à la télévision d’Etat à l’occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême, accusé par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran.
Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti qu’en cas d’attaque américaine, “tous les intérêts, bases et centres d’influence américains” seraient des “cibles légitimes” pour les forces armées iraniennes. Donald Trump avait précédemment haussé le ton à l’égard des dirigeants iraniens, menaçant de les “rayer de la surface de la Terre”. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l’avait menacé de mort si Washington s’en prenait à la personne de l’ayatollah Ali Khamenei.
Des raids anti-migrants par des militants d’extrême droite britanniques
Des images ont été tournées dans le Nord et dans le Pas-de-Calais par des militants britanniques d’extrême droite. On les voit, l’été dernier, près des locaux d’une association d’aide aux réfugiés. Les bénévoles tentent de s’interposer. Sur une autre vidéo, les mêmes s’en prennent à des migrants qui dorment dehors. Des raids aussi destinés, selon leurs auteurs, à empêcher les départs vers l’Angleterre.
Ces 6 derniers mois, les militants britanniques ont mené au moins une dizaine d’actions en France. Face à la répétition des actes d'intimidation, les autorités françaises viennent d'interdire de territoire dix Britanniques, membres du mouvement "Raise the Colours". Outre ces incursions dans le nord de la France, cette organisation est connue pour ses grandes manifestations anti-immigration au Royaume-Uni.
L’un des leaders historiques du mouvement, Daniel Tommo, veut organiser une opération appelée “Overlord”, reprenant le nom de code du débarquement anglo-américain en Normandie, afin de constituer des patrouilles dans les dunes du nord de la France.
Sur le littoral, l’initiative inquiète, à tel point que certains responsables associatifs requièrent l’anonymat pour en parler. Si le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité prendre la parole sur ce sujet, des sources policières françaises s’attendent à voir débarquer plusieurs dizaines de militants britanniques sur le littoral.
La fermeture annoncée puis démentie de Notre-Dame de Bétharram
Le site sur lequel se trouve l’établissement catholique de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, “va fermer”, a annoncé Pierre-Vincent Guéret, le président de la Fnogec, la Fédération des organismes de gestion de l’Enseignement catholique. Mais l’information a ensuite été démentie par le secrétariat général de l’Enseignement catholique.
“Institutionnellement, Bétharram va fermer, opérationnellement, Bétharram doit déménager”, avait ajouté Pierre-Vincent Guéret, en soulignant qu’il fallait encore “que Rome donne son accord”, la congrégation des Pères de Bétharram étant pilotée depuis Rome.
La fermeture de l’établissement scolaire Le Beau Rameau, anciennement Bétharram, n’est pas prévue, a rétorqué le secrétariat général de l’Enseignement catholique, qui assure, dans un communiqué, qu’il “travaille collectivement à réunir toutes les conditions pour rétablir la confiance et la sérénité” dans cet établissement.
Pourtant, Pierre-Vincent Guéret a assuré à que “le chef d’établissement, la tutelle des sœurs, l’organisme de gestion et l’association des parents d’élèves” étaient tous “d’accord” pour ce déménagement, qui nécessiterait la construction d’un nouveau bâtiment.
Macron superstar, Volo à Davos et le truc à Donald
Vous êtes actuellement un abonné gratuit à Le Monde Moderne. Pour profiter pleinement de l'expérience, améliorez votre abonnement.
© 2026 Le Monde Moderne
112 avenue de Paris, CS 60002, 94306 Vincennes Cedex


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire