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jeudi 22 janvier 2026

Arrêtons la marche à la guerre le monde est une poudrière et les fous sont aux commandes !....Jeudi 22 janvier 2026
























Et si le discours le plus important (et le plus intéressant) de Davos était celui de Mark Carney, le Premier-Ministre canadien?
En voici quelques morceaux choisis :
« Je vais parler aujourd’hui de la rupture de l’ordre mondial, de la fin d’une fiction agréable et du début d’une réalité brutale où la géopolitique des grandes puissances n’est soumise à aucune contrainte.
Par ailleurs, je tiens à vous dire que les autres pays, notamment les puissances intermédiaires comme le Canada, ne sont pas impuissants. Ils ont la capacité de bâtir un nouvel ordre qui intègre nos valeurs, telles que le respect des droits de la personne, le développement durable, la solidarité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des différents États.
Le pouvoir des moins puissants commence par l'honnêteté. »
Un peu plus loin, il explique ce qu’il entend par la notion de « fiction de l’ordre international » :
« Pendant des décennies, des pays comme le Canada ont prospéré grâce à ce que nous appelions l'ordre international fondé sur des règles. Nous avons adhéré à ses institutions, nous avons vanté ses principes et nous avons bénéficié de sa prévisibilité. C'est pourquoi nous avons pu mener des politiques étrangères axées sur des valeurs, sous sa protection.
Nous savions que le récit de l'ordre international fondé sur des règles était en partie faux : les plus forts s'exemptaient de leurs obligations lorsque cela les arrangeait, et les règles commerciales étaient appliquées de manière asymétrique. Nous savions également que le droit international s'appliquait avec une rigueur variable selon l'identité de l'accusé ou de la victime.
Cette fiction s'est avérée utile, et l'hégémonie américaine, en particulier, a contribué à fournir des biens publics, des voies maritimes ouvertes, un système financier stable, la sécurité collective et un soutien aux cadres de résolution des conflits. (…)
Ce compromis ne tient plus. Soyons clairs : nous sommes en pleine rupture, pas en pleine transition. »
Et le premier-ministre canadien explique pourquoi ce compromis ne fonctionne plus à ses yeux.
« Au cours des deux dernières décennies, une série de crises — financière, sanitaire, énergétique et géopolitique — a mis en évidence les risques d’une intégration mondiale extrême.
Plus récemment, les grandes puissances ont commencé à recourir à l’intégration économique comme moyen de pression. Aux droits de douane comme levier. À l’infrastructure financière comme moyen de coercition. Aux chaînes d’approvisionnement comme vulnérabilités à exploiter.
Il est impossible de « vivre dans le mensonge » d’un avantage mutuel grâce à l’intégration lorsque celle-ci devient la source de votre subordination. »
Face à cela, la réponse de nombreux pays (petits et moyens) est de se proteger, de penser leur autonomie stratégique (énergie, alimentations, minerais…etc).
Mais pour le libéral canadien, la voie du protectionisme est un mauvais chemin :
« Il est plus avantageux d’investir collectivement dans la résilience que de bâtir chacun sa propre forteresse. L’adoption de normes communes réduit la fragmentation. Les complémentarités procurent des avantages à tous.
La question pour les puissances moyennes, comme le Canada, n’est pas de savoir s’il faut s’adapter à cette nouvelle réalité. Nous devons le faire. Il s’agit plutôt de déterminer si nous nous adaptons en construisant simplement des murs plus hauts ou si nous pouvons faire preuve de plus d’ambition »
Et là Mark Carney propose une « approche à Géométrie Variable : c’est-à-dire que nous adhérons à différentes coalitions pour différents enjeux, en fonction des valeurs et des intérêts communs »
Une sorte de multi-alignement où le Canada entend s’intégrer dans des coalitions différentes selon les enjeux mais avec pour boussole des valeurs de démocratie, les droits humains, la durabilité, la paix...
Il poursuit avec cet appel :
« Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu (…)
Dans un monde marqué par la rivalité entre les grandes puissances, les pays de taille moyenne ont le choix : soit se faire concurrence pour obtenir des faveurs, soit s’unir pour créer une troisième voie qui aura du poids.
Nous ne devons pas laisser la montée des puissances dures nous empêcher de voir que la légitimité, l’intégrité et les règles garderont leur force si nous choisissons de les exercer ensemble. »
(Je vous mets l’intégralité du discours en lien)






🇬🇱 LE GROENLAND REMET TRUMP À SA PLACE : UNE LEÇON DE DIGNITÉ ! 👊
Quand Donald Trump a exprimé son souhait d'acheter le Groenland, il ne s'attendait sûrement pas à une réponse aussi cinglante. Tillie Martinussen, élue groenlandaise, vient de lui infliger une véritable humiliation publique en rappelant que tout ne s'achète pas avec des dollars.
Voici pourquoi sa réponse fait le tour du monde :
Pour Martinussen, les obsessions de l'ancien président sont aux antipodes des valeurs locales. "Nous n'accordons pas d'importance à l'argent. Au Groenland, la terre n'appartient à personne : elle appartient à tous. La notion même de propriété privée du sol n'existe pas !
Face aux promesses financières, la réponse est catégorique :
- Pas question de renoncer à la santé gratuite.
- Pas question de renoncer à l'éducation gratuite (où l'État finance même vos études !).
- Pas question de troquer leur État-providence contre le modèle américain.
"Nous ne voulons pas être riches comme les Américains. Voyez comme ils sont avides !"
L'élue a rappelé le sort tragique des tribus autochtones en Alaska et des Amérindiens : "Leurs terres ont été volées... nous savons que Trump s'entoure de personnes qui prônent le pouvoir des blancs." En tant que peuple de couleur, les Groenlandais refusent de voir leurs droits bafoués par un système qu'ils jugent discriminatoire.
🌍 Alors que Trump voit le monde comme un Monopoly géant, le Groenland répond par la souveraineté, la communauté et la fierté. Ils préfèrent leur autonomie au sein du royaume du Danemark plutôt que de céder à la "cupidité" d'une puissance qui, selon Martinussen, n'hésite pas à envahir ses alliés.
"Nous ne troquerions rien contre ce que l'Amérique a à offrir." Une remise en question brutale qui montre que face au narcissisme et à la domination, la culture et l'humain restent les plus forts. ✊

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