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Sébastien Lecornu a actionné le premier article 49.3 d’une série de trois
Donald Trump prêt à tout pour s'emparer du Groenland, procès en appel de Marine Le Pen, accord des députés et des sénateurs pour supprimer les ZFE, rapport d'Amnesty international sur l'Iran.
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Sébastien Lecornu a actionné le premier article 49.3 d’une série de trois
Sébastien Lecornu a engagé la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’Etat pour 2026. Il a déclenché le premier 49.3 d'une série de trois, afin de promulguer le texte avant la mi-février, sauf censure.
Olivier Faure défend le choix des socialistes et sa volonté de trouver un compromis avec le gouvernement. “Nous avons fait le choix de quitter le confort des postures faciles pour protéger les classes populaire et moyenne et changer leurs vies”, a expliqué le premier secrétaire du PS lors de ses voeux à la presse.
La France insoumise a immédiatement annoncé qu'elle déposerait une première motion de censure, “contre ce budget et pour la dignité du Parlement”. Même chose au RN, où Marine Le Pen a dénoncé des “annonces budgétaires irresponsables pour acheter le PS au mépris de l'intérêt national”.
Donald Trump prêt à tout pour acquérir le Groenland
Le président américain Donald Trump a laissé planer le doute sur jusqu’où il était prêt à aller pour acquérir le Groenland. Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse célébrant les un an de son retour au pouvoir à la Maison Blanche, il a répondu : “vous le découvrirez, je pense qu’il va se passer quelque chose qui sera très positif pour tout le monde”.
Le président américain veut s’emparer de ce territoire autonome appartenant au Danemark, invoquant des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois. Donald Trump a réitéré le fait que les Etats-Unis avaient besoin du Groenland pour des raisons de “sécurité nationale et même pour la sécurité mondiale”.
Annonçant une réunion “des différentes parties” lors du Forum économique de Davos, le président américain a profité de sa longue conférence de presse pour rejeter l’invitation au G7 émise par Emmanuel Macron. Il en a profité pour moquer “un type sympa mais qui ne va pas rester là très longtemps”.
La France a quant à elle demandé un “exercice de l’Otan” au Groenland et est “prête à y contribuer”, a annoncé l’Elysée. Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, ont déjà envoyé du personnel militaire au Groenland pour une mission de reconnaissance en vue d’un exercice danois organisé avec des alliés de l’Otan, mais en dehors du cadre de l’alliance atlantique et donc sans l’implication des Etats-Unis. Cela avait provoqué la colère de Donald Trump, qui avait menacé ses alliés participant à ces manœuvres de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25%.
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Procès en appel de Marine Le Pen
La patronne du groupe RN à l’Assemblée, condamnée en première instance à quatre ans d’emprisonnement et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics européens, a infléchi sa ligne de défense, déclarant que “si un délit a été commis, et tout le monde semble dire qu'un délit a été commis, je veux bien l'entendre”. Plutôt qu'une dénégation en bloc des faits, Marine Le Pen a ainsi assuré ne pas avoir eu l’intention de commettre ce qui lui est reproché.
La leader de l’extrême droite a malgré tout incriminé le Parlement européen qui “n’a jamais reproché au RN le travail de ses assistants parlementaires”. Comme en première instance, Marine Le Pen réfute avec force l’existence d’un “système”, terme qui la “gêne parce qu’on a le sentiment d’une manipulation”.
Marine Le Pen concède toutefois l'existence “d'assistants mutualisés qui étaient embauchés par un député et qui travaillaient pour plusieurs députés”, précisant que “le fonctionnement n'était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient”.
À la lecture par la présidente de la cour d’appel d’un mail ulcéré de l’ancien eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser envoyé à celui qui était alors trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just : “Ce que Marine nous demande équivaut qu’on signe pour des emplois fictifs”, celle-ci se défend en répondant : “J’ai découvert ces mails dont je n’étais pas destinataire”.
Députés et sénateurs s’accordent pour supprimer les zones à faibles émissions
Des députés et sénateurs ont annoncé avoir trouvé un accord pour la suppression, intégrée dans un projet de loi de simplification, des zones à faibles émissions. Le texte, en gestation depuis presque deux ans, ambitionnait initialement de simplifier la vie administrative des entreprises et faciliter l’implantation de projets industriels.
L’accord a été voté en commission mixte paritaire par la coalition gouvernementale, la droite et le Rassemblement national. Deux ultimes scrutins sont prévus le 27 janvier à l’Assemblée et le 29 au Sénat. Les rapports de force serrés à la chambre basse laissent néanmoins planer un sérieux doute, qui dépendra des votes du camp gouvernemental. Le résultat en première lecture était serré (275 voix contre 252).
Le texte prévoit aussi des facilitations pour l’accès à la commande publique par les entreprises, ou encore la suppression de certaines instances consultatives. Un recul du “zéro artificialisation nette”, dispositif de lutte contre l’artificialisation des sols, n’a été que partiellement maintenu, en permettant par exemple aux collectivités de dépasser jusqu’à 20% la limite de surfaces aménageables.
Des fusils d’assaut et des mitrailleuses semi-automatiques contre les manifestants en Iran
L'ONG Amnesty International a livré les dernières conclusions d'un travail de vérification fait à partir de photos et de vidéos authentifiées en Iran. Il en ressort que les forces de l'ordre ont utilisé des fusils d'assaut et des mitrailleuses semi-automatiques contre les manifestants.
Certains groupes de défense des droits de l'homme affirment que les forces de l'ordre iraniennes utilisaient également des lasers pour identifier certains manifestants.
Plus de trois semaines après la vague de contestation inédite écrasée dans le sang, l’accès à internet demeure très restreint. L’ONG Iran Human Rights fait état d’au moins 3 000 manifestants morts en raison de la répression des autorités. Les arrestations en Iran se comptent quant à elles par dizaines des milliers, selon Amnesty International.
De belles lunettes et un avion récalcitrant pour ce mercredi
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