Translate

jeudi 22 janvier 2026

Mon actu insoumise du jeudi 22 janvier 2026






Le Parti socialiste et l’art de l’abstention mortelle
Il fallait oser.
Le Parti socialiste l’a fait.
Sans lever le petit doigt, sans mouiller son discours, sans salir ses habits de moraliste, il a fait passer une loi liberticide en commission des lois . Oui : une loi qui risque demain de museler la parole critique sur des politiques documentées et de transformer tout débat politique en terrain miné judiciaire.
Et comment ? Par la voie royale de la pure abstention.
L’abstention : la nouvelle innovation socialiste
Autrefois, certains partis de gauche se battaient pour les libertés publiques.
Aujourd’hui, le Parti socialiste a inventé la censure par immobilisme. On ne vote pas contre, on ne vote pas pour. On s’assoit, on regarde passer le texte, et on sourit poliment.
Résultat : le projet de loi dit « Yaden » est adopté par la commission des lois . Liberté d’opinion ? Judiciarisation de la critique ? Aucun problème. Les socialistes étaient occupés à ne rien faire.
Une loi qui fait peur à la vérité
Ce projet n’est pas une menace imaginaire : il permet, demain, de poursuivre ceux qui dénoncent des violations du droit international, de questionner des résolutions de l’ONU, d’analyser des crimes de guerre documentés.
La Cour européenne des droits de l’homme le rappelle sans cesse : la critique d’un État est protégée (Lingens c. Autriche, Castells c. Espagne). Mais pour le Parti socialiste, le confort d’une abstention coordonnée pèse plus que toute jurisprudence.
Deux mondes : les votants et les spectateurs
Pendant que LFI, EELV et d’autres défendaient la liberté, le Parti socialiste se transformait en spectateur zélé. Pas de vote contre, pas d’opposition. Juste un silence efficace, qui suffira à demain pour faire trembler ceux qui oseront nommer l’indicible.
Deux mondes s’affrontent :
• Ceux qui votent et protègent les libertés,
• Ceux qui s’abstiennent et trahissent la parole.
La morale ‘ socialiste ’
Le Parti socialiste se drape dans ses beaux discours sur la liberté, la justice, les valeurs de gauche. Mais dans le concret, il montre un autre talent : la capacité de faire reculer la liberté sans jamais se salir les mains.
Demain, si des militants ou des journalistes sont poursuivis pour avoir critiqué des politiques étatiques documentées, le Parti socialiste pourra dire : « Nous n’avons pas voté pour. »
Certes. Mais il n’a pas voté contre non plus. Et ça, l’histoire retiendra. Deux mondes de gauche : les courageux et les abstentionnistes. Le Parti socialiste a choisi le sien.
Pour les épisodes précédents et suivants, c’est ici 👉 https://www.facebook.com/profile.php?id=1063367617

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire