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jeudi 22 janvier 2026

PALESTINE, GAZA la CISJORDANIE le génocide continu ! Brisons le silence complice qui s'installe !..Jeudi 22 janvier 2026


Aujourd’hui, l’armée israélienne a tué quatre autres civils palestiniens innocents à Gaza.
À Ramallah, l’un des checkpoints israéliens bloque pendant des heures la circulation de milliers de voitures palestiniennes.
L’armée israélienne impose également un couvre-feu dans la vieille ville d’Hébron.
Pendant que les dirigeants du monde parlent de paix à Davos, Israël continue de torturer les Palestiniens en Palestine. De Mustafa Barghouti 😌🇵🇸


Pendant que le monde se distrait, l’effacement s’organise
Pendant que le monde s’émerveille ou s’indigne — selon l’heure et le fuseau horaire — des caprices de Donald Trump sur le Groenland, pendant qu’il recycle la guerre en « conseil de la paix » et la diplomatie en slogan, pendant que les élites occidentales se congratulent à Davos en s’échangeant de graves inquiétudes parfaitement inoffensives, Israël, lui, travaille.
Silencieusement. Efficacement.
Il faut bien reconnaître une chose : pendant que l’Occident parle, Israël agit. Pendant que l’on débat des mots, il redessine les faits. Pendant que l’attention mondiale est occupée ailleurs, l’effacement avance, sans tapage inutile.
À Gaza, après plus de deux années de guerre, le bilan est désormais trop lourd pour être nié, mais encore assez abstrait pour être supportable : plus de 71 000 morts, plus de 170 000 blessés, une majorité de civils. Des chiffres impressionnants, certes, mais qui finissent par se fondre dans la routine de l’horreur.
En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la guerre continue sans déclaration officielle : plus de 1 100 morts, près de 11 000 blessés, plus de 21 000 arrestations. Souvent sans procès, parfois sans accusation. Mais avec une remarquable constance administrative.
À Hébron, l’occupation ne se cache même plus. Elle entre, fouille, arrête, impose le couvre-feu, interroge au hasard. Le tout sous l’étiquette polyvalente de la « sécurité », ce mot magique qui permet de tout faire sans jamais avoir à s’expliquer.
Mieux encore : Israël prétend désormais intervenir pour gérer des querelles internes palestiniennes, évoquant la perspective d’« autonomies locales ». Fragmenter, diviser, déléguer le chaos — une vieille méthode, remise au goût du jour.
À Gaza, la situation humanitaire est traitée avec un sens aigu de la précision : l’aide entre, mais pas trop ; circule, mais pas partout ; nourrit, mais pas suffisamment. La famine n’est jamais déclarée, seulement administrée.
Les organisations humanitaires sont contrôlées, entravées, parfois interdites. Et pendant ce temps, des groupes locaux, qualifiés de « structures alternatives », émergent opportunément, alimentant l’idée d’une gestion clanique, hors de toute représentation politique palestinienne crédible.
À Jérusalem, le décor change lentement, pour ne pas choquer. Sur l’esplanade des Mosquées, le statu quo est officiellement intact — comme toutes les choses officiellement intactes juste avant de disparaître.
Des colons y prient désormais plus ouvertement, sous protection policière, avec des feuillets de prières imprimés. Rien d’officiel, bien sûr. Juste une habitude qui s’installe. Une exception qui devient règle. Une transgression qui se normalise.
En Cisjordanie, les maisons continuent d’être détruites — faute de permis qu’Israël refuse d’accorder. Les colonies s’étendent — sans surprise. Les violences de colons explosent — au point que même l’armée israélienne a dû l’admettre.
Et lorsque trois journalistes sont tués en une seule journée, l’information circule brièvement, avant de disparaître sous la prochaine controverse occidentale du jour.
Tout cela n’a rien d’un dérapage. C’est une méthode. Saturer l’espace. Épuiser l’attention. Lasser les consciences. Transformer l’inacceptable en paysage.
Et surtout, compter sur l’essentiel : l’impunité. Celle que garantit la disqualification du droit international, l’affaiblissement méthodique de l’ONU, et le soutien actif ou passif de partenaires qui préfèrent la stabilité des alliances au désordre de la justice.
Car après tout, rien de tout cela n’est secret.
Tout est documenté.
Tout est chiffré.
Tout est connu.
L’histoire retiendra surtout ceci : tout était visible, tout était documenté, et pourtant, au nom de la distraction et de la realpolitik, l’effacement a été toléré.
Pour les épisodes précédents et suivants, c’est ici 👉 https://www.facebook.com/profile.php?id=1063367617



Le “Conseil de paix” : gouverner l’après-crime
Il n’existe pas deux lectures possibles.
Il existe deux mondes irréconciliables.
Dans le monde réel, la Palestine est en train d’être effacée.
À Gaza, un génocide se déroule sous nos yeux : bombardements massifs, famine organisée, destruction totale des infrastructures civiles.
En Cisjordanie, le nettoyage ethnique progresse à visage découvert : expulsions, colonies, pogroms de colons protégés par l’armée.
Tout cela viole le droit international humanitaire, les Conventions de Genève, les décisions de la Cour internationale de Justice. Rien de cela n’est contesté sérieusement. Tout est documenté.
Dans l’autre monde — celui de Donald Trump — la réalité n’existe plus.
Il y a des “plans”. Des “visions”. Un “Conseil de paix”.
Un conseil sans Palestiniens.
Une paix sans peuple.
Une reconstruction sans survivants.
Ce “Conseil de paix” n’est pas une erreur diplomatique. C’est une opération idéologique. Il ne vise pas à mettre fin au crime, mais à administrer l’après-crime, à donner un cadre respectable à ce qui a été obtenu par la force.
On y retrouve les figures attendues : milliardaires, faiseurs de paix professionnels, proches idéologiques d’Israël, recyclés de toutes les catastrophes précédentes.
Tony Blair, Marco Rubio, le gendre présidentiel — la neutralité incarnée.
Le ticket d’entrée est d’un milliard. La paix, version Trump, n’est pas un droit : c’est un investissement.
Les Palestiniens n’y figurent pas. Non par oubli, mais par principe.
On ne consulte pas un peuple que l’on considère comme un obstacle.
Trump ne cache plus sa logique : Gaza comme objet, comme espace à redistribuer, à valoriser, à exploiter.
Là où le gouvernement israélien veut une Gaza écrasée, désarmée, vidée de toute résistance et colonisable par l’État d’Israël, Trump veut la même chose — mais privatisée.
Une Gaza transformée en vitrine, en complexe balnéaire, en Las Vegas méditerranéen bâti sur des ruines et des charniers.
S’il existe une divergence entre Trump et le gouvernement israélien, elle n’est ni morale ni politique. Elle est propriétaire.
Qui possédera Gaza une fois les Palestiniens éliminés ou dispersés ?
Sur l’essentiel, l’accord est total : une terre sans peuple, ou avec le minimum possible de peuple.
Pendant que ce “Conseil de paix” parle de stabilité, Israël continue, sous protection américaine, de tuer, d’affamer et de terroriser.
Les points de passage humanitaires restent fermés.
La famine est utilisée comme arme de guerre — ce qui constitue un crime international.
Tout cela en violation directe du propre plan de Trump, qui promettait l’accès humanitaire. La “paix” s’arrête toujours là où commence la réalité.
Mais pour que cette réalité ne trouble pas le récit, Israël a fait ce que font tous les régimes engagés dans un crime de masse :
il a chassé les témoins.
Les ONG humanitaires indépendantes sont interdites ou criminalisées.
Les journalistes internationaux sont empêchés d’entrer.
Les journalistes palestiniens sont tués par dizaines.
Gaza est devenue une zone noire de l’information, un territoire où l’on tue sans caméras, où l’on affame hors champ.
Dans ce silence organisé, le récit israélien devient loi, repris mécaniquement par les gouvernements occidentaux et leurs médias.
La propagande prospère toujours là où les témoins disparaissent.
Voilà la fonction réelle du “Conseil de paix” :
verrouiller le récit, normaliser l’horreur, transformer un crime en projet d’avenir.
Ce n’est pas une initiative de paix.
C’est une administration coloniale du désastre, une entreprise de légitimation a posteriori, un outil pour rendre acceptable l’inacceptable.
Ils parlent de reconstruction pendant que les corps sont encore sous les décombres.
Ils parlent d’avenir pendant qu’ils organisent l’effacement.
Ils parlent de paix pendant qu’ils protègent les bourreaux.
Ce n’est pas la paix qu’ils construisent.
C’est l’ordre du monde après le crime.
Et l’Histoire, elle, saura très bien reconnaître ceux qui ont appelé cela “la paix”.
🕊️ Ironie contre hypocrisie ,c’est ici 👉 https://www.facebook.com/profile.php?id=1063367617

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