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mardi 20 janvier 2026

Arrêtons la marche à la guerre le monde est une poudrière et les fous sont aux commandes ! Mardi 20 janvier 2026


Le colonel à la retraite de l’armée américaine Lawrence Wilkerson affirme que l’Iran pourrait faire tomber Israël en une seule journée.
« L’arsenal de missiles de l’Iran est immense — il pourrait détruire Israël en une seule journée. L’Iran a la capacité de faire la guerre. Mais il a, à plusieurs reprises, choisi de l’éviter.
Je l’ai dit mille fois : personne au Moyen-Orient ne veut la guerre… à l’exception d’Israël et des États-Unis. Cela en dit long. »

La force du droit ou le droit de la force ?
Le droit international ? Un rêve vendu aux naïfs depuis 1945.
L’ONU ? Une machine fabriquée pour paraître juste, mais conçue pour plier devant les puissants.
La Charte des Nations unies ? Superbe sur le papier, ignorée dans les faits.
Pendant des décennies, les États-Unis, Israël et leurs alliés ont joué au sabotage juridique avec un talent que nous ne pouvons qu’admirer… ou pleurer.
Le veto ? Une farce devenue institution.
La Cour pénale internationale ? Un tribunal pour les faibles.
Les conventions humanitaires ? Des slogans publicitaires.
Et maintenant ? Trump débarque avec son « Conseil de la paix ». Un Conseil où le droit est payant, la justice optionnelle, et la décision finale entre les mains d’un seul homme.
Il ne réinvente rien. Il officialise le chaos que nous tolérions depuis toujours.
Alors, soyons clairs : le choix est posé, et il est brutal :
La force du droit : c’est l’ONU, ses résolutions ignorées, ses beaux discours, ses faux espoirs.
Le droit de la force : c’est Trump, son Conseil, sa loi personnelle. Ici, la force fait la loi. Point final.
Mais posons-nous la vraie question : est-ce que le monde va se ranger derrière lui comme des moutons bien dressés ?
Vraiment ? Tous les États vont-ils avaler cette supercherie sans broncher ?
Je ne le crois pas. Le pouvoir, aussi grand soit-il, n’est jamais absolu. La vérité finit toujours par filtrer, même sous des tonnes de mensonges.
Alors oui, la conclusion est noire. Oui, le monde est en sursis. Oui, le droit semble mort là où la puissance règne.
Mais il reste une lueur : tant que quelqu’un se souvient que le droit n’est pas un mot, mais une exigence collective, tant que des voix se lèvent, il existe encore une chance de résister.
La question n’est plus de savoir si Trump peut tromper le monde.
La question est : qui refusera de se laisser tromper ?
Le choix est brutal, mais il est devant nous : la force du droit ou le droit de la force.
Nous avons le droit de choisir, même si le choix semble impossible.
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Un « Conseil de paix » colonialiste

Avec le « Conseil de paix », Gaza entre dans l’ère de l’impérialisme technocratique
19 janvier 2026 | Par Clothilde Mraffko | Médiapart
Donald Trump a dévoilé une partie des responsables associés à la complexe structure tripartite qui devrait présider aux destinées de l’enclave ces prochains mois. La France ne compte pas y participer « à ce stade », inquiète de la mise à l’écart des Nations unies.
Au sommet, il y a le président des États-Unis, qui disposera d’un droit de veto. Donald Trump a pensé une nouvelle administration pour Gaza censée mettre en place les 20 points de son plan pour l’enclave. Lui pilotera le « conseil exécutif fondateur » qui va réfléchir à l’avenir du petit territoire palestinien. Dans cet organe, le locataire de la Maison-Blanche a nommé les plus fidèles : son secrétaire d’État, Marco Rubio, son envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, son gendre, Jared Kushner. L’ancien premier ministre britannique Tony Blair complétera le tableau.
Quinze chef·fes d’État devraient aussi y siéger : les invitations ont déjà été envoyées. La France en a reçu une, tout comme la Russie, selon le Kremlin, ou encore l’Italie et l’Argentine. Les médiateurs égyptiens, turcs et jordaniens ont également été appelés à s’y joindre. Les dirigeants qui voudraient y siéger de manière permanente devront s’acquitter de 1 milliard de dollars(860 millions d’euros), ont rapporté des médias états-uniens. Sinon, le mandat sera de trois ans.
En parallèle, un « conseil d’administration de Gaza » sera chargé de la coordination régionale – y siégeront notamment Steve Witkoff et Jared Kushner, ainsi que des responsables diplomatiques et sécuritaires turc, qatari et égyptien. Enfin, le tout est complété par le « comité national pour l’administration de Gaza », tout en bas de l’échelle, le seul organe composé exclusivement de Palestinien·nes originaires de l’enclave. Composé de quinze membres, il est dirigé par Ali Shaath, ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne.
En fin de journée, l’entourage d’Emmanuel Macron a fait savoir que la France n’entendait pas, « à ce stade », donner de « suite favorable » à cette invitation. La charte qui entoure ce « Conseil de paix »trumpien « soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause », a-t-on indiqué à Mediapart.
Figures consensuelles
C’est un diplomate bulgare, Nickolaï Mladenov, ancien ministre des affaires étrangères et surtout ancien envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, qui sera chargé de faire l’agent de liaison entre le comité technocrate palestinien et le Conseil de paix international. Il s’est rendu en Israël et en Cisjordanie les 8 et 9 janvier. Proche des Émirats arabes unis (il dirigeait jusqu’alors l’académie diplomatique Anwar Gargash à Abou Dhabi), le diplomate de 53 ans reste malgré tout une figure bien plus consensuelle que Tony Blair, dont le nom a d’abord circulé pour ce poste.
Du Hamas à l’Autorité palestinienne ou encore auprès d’Israël, il a laissé l’image d’un homme de compromis, « qui, avec son équipe, a pu éviter des cycles de violence » à Gaza entre 2015 et 2020, rappelle Hugh Lovatt, chercheur au centre de réflexion European Council on Foreign Relations.
Tout, de l’architecture du Conseil de paix aux 20 points du plan Trump, a été imposé aux Palestinien·nes de Gaza par les États-Unis et le Conseil de sécurité de l’ONU, rappelle Mkhaimar Abou Saada, professeur associé de science politique de l’université Al-Azhar de Gaza. Lui estime que les Palestinien·nes sont « au point le plus bas de toute leur histoire politique ».
L’opinion publique de l’enclave est divisée, observe-t-il : face à l’urgence humanitaire, une partie place ses espoirs dans le comité technocratique palestinien pour « faire avancer les opérations d’aide d’urgence, de redressement et reconstruction ». L’autre est sceptique : le Conseil de paix renvoie l’image d’une population palestinienne incapable de se gouverner elle-même.
En revanche, nuance le professeur, tous et toutes s’accordent sur le fait que les technocrates palestiniens du comité national ont à cœur de servir les Gazaoui·es. Reste à savoir comment ils pourront s’acquitter de cette tâche immense.
Le comité technocratique s’est réuni pour la première fois au Caire vendredi 16 janvier. Son chef, Ali Shaath, 67 ans, originaire de Gaza, vit aujourd’hui en Cisjordanie occupée – il a donc dû passer par la Jordanie pour se rendre en Égypte, les Palestinien·nes des territoires occupés, à l’exception de Jérusalem, n’ayant pas le droit d’emprunter l’aéroport de Tel-Aviv. À la frontière, les autorités israéliennes l’ont retenu plus de six heures, a rapporté un responsable palestinien au journal israélien Times of Israel.
Pourtant, rappelle Mkhaimar Abou Saada, si les technocrates du comité national ont bien été choisis par les factions palestiniennes, « Israël et les États-Unis ont eu le dernier mot. Ses membres ont été approuvés par les services de renseignement israéliens, le Shin Bet ainsi que l’administration états-unienne. Aucun d’entre eux n’a de connexion avec le Hamas ni même une faction palestinienne armée ». Leur rôle est cantonné à la gestion de la vie quotidienne à Gaza ; ils ont déjà annoncé vouloir faire acheminer quelque 200 000 préfabriqués dans l’enclave – Israël ne laisse pour l’instant passer que des tentes, au compte-goutte.
Vision affairiste
Le Conseil de paix, outre qu’il expurge toute forme de politique palestinienne dans la gestion de Gaza, reflète aussi par certains aspects la vision affairiste de Donald Trump. Aux côtés de Jared Kushner, deux milliardaires ont été nommés, l’États-Unien pro-Israël Marc Rowan et l’Israélo-Chypriote Yakir Gabay, qui a fait fortune dans l’immobilier.
Deux « conseillers stratégiques » ont été associés au Conseil de paix, dont Aryeh Lightstone, un rabbin à la double nationalité états-unienne et israélienne. L’homme d’affaires a notamment été impliqué dans la création de la Fondation humanitaire pour Gaza, censée remplacer le système de l’aide humanitaire internationale dans l’enclave, qui s’est soldée par un échec sanglant, avec plus de 1 800 Palestinien·nes tué·es. Il a également joué un rôle majeur dans les accords dits d’Abraham qui ont formalisé la normalisation d’Israël avec certains pays arabes.
Si les annonces laissent entrevoir des lignes de conduite, l’avenir est flou. Quid de la position israélienne qui a largement refusé toute concession jusqu’à présent ? Quid du désarmement du Hamas ? Quid des Gazaoui·es qui survivent dans des conditions effroyables ? Quid de la Cisjordanie, désormais totalement détachée de Gaza, pilotée par une autre entité mais soumise à la même occupation israélienne brutale ? Quid de la politique palestinienne, alors que le comité de technocrates est censé laisser la place à des élections dans un futur indéfini ? Si le plan Trump mentionne bien l’autodétermination du peuple palestinien, elle semble aujourd’hui hors de portée.
Pire encore, dans la charte du Conseil de paix publiée ce week-end, il n’est fait aucune mention de l’enclave palestinienne. Tout cela « a peu de choses à voir avec Gaza », appuie Hugh Lovatt. « De plus en plus de responsables européens et arabes disent qu’il s’agit, pour Donald Trump, de créer des alternatives à l’organisation multilatérale », qui régit encore aujourd’hui en partie les relations internationales.
L’autre grande interrogation se situe donc autour de la légalité de ces mécanismes. Officiellement, Israël est la puissance occupante à Gaza et en Cisjordanie : les autorités ont donc obligation de subvenir aux besoins de la population civile. Le Conseil de paix décharge en quelque sorte Israël de cette obligation, qui échoit en partie à la communauté internationale, mais le pays continue d’imposer ses règles pour l’instant – notamment en occupant militairement 50 % du territoire de Gaza vidé de ses habitant·es.
« C’est inédit, assure Mkhaimar Abou Saada. On se retrouve face à un nouveau système où il y a une occupation et une population occupée et un mécanisme [international]. C’est très problématique. » C’est probablement l’une des raisons principales qui expliquent la frilosité de l’Union européenne à s’associer aux initiatives états-uniennes dans Gaza – le Conseil de paix mais aussi l’organe censé lui préparer le terrain, le Centre de coordination civile et militaire (CMCC), piloté par les États-Unis dans le sud d’Israël. Les États européens ont bien conscience qu’ainsi, Donald Trump tente d’imposer ses systèmes et mécanismes pour, peu à peu, supplanter le système international, et notamment l’ONU.
Photos :
1- Donald Trump, Jared Kushner, Steve Witkoff, Susie Wiles et Marco Rubio. © Photos Andrew Leyden / NurPhoto via AFP
2- Le président américain Donald Trump (au centre) s'exprimant lors du sommet pour la paix, à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
3- Des Gazaouis déplacés transportant des jerricans au milieu des tentes installées le long du rivage à Gaza-City, en pleine intempérie, le 13 janvier 2026. (Crédit : Omar al-Qattaa/AFP)
4- Une affiche publicitaire représentant le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi avec le slogan « ensemble dans la paix », à Charm el-Cheikh le 14 octobre 2025. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)
5- Le président Donald Trump et d’autres dirigeants mondiaux posant pour une photo lors d’un sommet visant à soutenir la fin de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, qui dure depuis plus de deux ans, après la conclusion d’un accord de cessez-le-feu décisif, le lundi 13 octobre 2025, à Charm el-Cheikh, en Égypte. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo/Pool)
6- Le président américain Donald Trump posant avec un accord signé lors d’un sommet des dirigeants mondiaux sur la fin de la guerre à Gaza, à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (Crédit : Suzanne Plunkett/AP)
7- Assis à la table principale, de gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Cheikh Abdullah ben Zayed al-Nahyan, le président indonésien Prabowo Subianto, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président américain Donald Trump, le roi Abdallah II de Jordanie, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly assistant à une réunion multilatérale pour discuter de la situation à Gaza, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)8- L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair rencontrant le vice-président de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Cheikh, à Ramallah, le 23 novembre 2025. (Crédit : Hussein al-Cheikh/X)
9- Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU levant la main pour voter en faveur d’un projet de résolution visant à autoriser la mise en place d’une Force internationale de stabilisation à Gaza, au siège de l’ONU à New York, le 17 novembre 2025. (Crédit : Adam Gray/Getty Images/AFP)

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