L’Union européenne et le FMI arriment l’Ukraine à leurs plans d’austérité
Vendredi 21 mars, moins d’une semaine après le referendum de Crimée, les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont signé avec les autorités de Kiev, un accord d’association qui intègre l’Ukraine dans la zone de l’Union européenne et reconnaît son gouvernement transitoire.
Cet accord définit une large coopération dans les domaines économique et politique.
L’Union Européenne confirme le prêt d’un milliard d’euros. Le FMI espère aussi y placer un prêt qui pourrait atteindre 11 milliards d’euros. Mais ces prêts ont pour contrepartie des plans d’austérité tels que ceux qui ont plongé les populations grecque, portugaise, espagnole dans la misère.
Selon le journal Kommersant-Ukraine, ce gouvernement a prévu de réduire de moitié les retraites (de 160 à 80 dollars), de retarder l’âge du départ à la retraite, d’augmenter les recettes de 2% et de diminuer les dépenses de 1% avant le31 mars ainsi que de réduire les aides aux mines de charbon non rentables.
Concernant la Crimée, le gouvernement de Kiev a multiplié les mesures provocatrices, comme l’interdiction de la langue russe comme langue officielle alors qu’elle est parlée par plus de la moitié de la population, faisant ainsi le lit de la scission du pays.
Comme mesure de rétorsion contre la Russie, l’accord convient d’annuler le sommet Union Européenne-Russie de Sotchi (juin 2014) et de déployer en Ukraine une force d’observation de l’OSCE (Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe) dont est membre la Russie.
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