| Russie : menaces de sanctions, l'économie russe à l'arrêt |
| Les pays du G7 ont prévenu lundi la Russie qu'ils étaient prêts à renforcer les sanctions en cas d'escalade en Ukraine, dans un communiqué commun diffusé à l'issue d'une réunion extraordinaire à La Haye. Confirmant leur décision de ne pas se rendre au sommet du G8 prévu à Sotchi (Russie) en juin, ces pays ont mis en garde contre des "sanctions sectorielles coordonnées qui auront des conséquences de plus en plus importantes sur l'économie russe, si la Russie poursuit cette escalade", selon le communiqué publié après une réunion de crise sur le rattachement de la Crimée à la Russie. "Il y a semble-t-il accord sur les secteurs les plus importants à considérer : l'énergie, la banque et la finance, l'armement...", a indiqué à l'AFP un haut responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat, au sujet des éventuelles sanctions. "Les voies diplomatiques pour calmer la situation restent ouvertes, et nous encourageons le gouvernement russe à les emprunter", a ajouté le G7, appelant Moscou à entamer des discussions avec l'Ukraine et"accepter les offres de médiation internationales". |
| L'économie russe est quasiment à l'arrêt tandis que l'inflation accélère et que continue la fuite des capitaux, a annoncé lundi le ministère de l'économie, signe que la Russie commence à payer le prix de la crise en Ukraine. En février, le produit intérieur brut (PIB) russe n'a progressé que de 0,3 % sur un an après avoir augmenté de 0,1 % en janvier, a dit le vice-ministre à l'économie Andreï Klepach. (Lire: "La Russie fait face à une fuite massive des capitaux") |
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| France : visite prometteuse de Xi Jinping |
| Après La Haye, la première tournée européenne de Xi Jinping fait étape en France, où le président chinois sera reçu en grande pompe par François Hollande mercredi à l'Élysée puis jeudi à Versailles, une visite à forte connotation économique destinée à marquer le cinquantenaire des relations Paris-Pékin. Le gros du menu sera, lors de cette visite, le rééquilibrage des relations économiques bilatérales. "Il reste encore un grand chemin à parcourir", reconnaît-on à l'Élysée, alors que le déficit commercial abyssal avec la Chine continue de plomber le commerce extérieur français. "Notre déficit bilatéral, qui est de l'ordre de 26 milliards d'euros, représente 40 % de notre déficit global. C'est toujours un sujet de préoccupation pour la France", souligne Paris qui attend plusieurs signatures d'accords pour doper les relations entre les deux pays. |
Aéronautique, nucléaire civil, mais aussi agroalimentaire, santé, énergies renouvelables, automobile et transports, développement urbain durable font partie des secteurs à fort potentiel. L'accord sur l'entrée au capital du groupe PSA Peugeot Citroën de l'État français et du constructeur automobile chinois Dongfeng devrait être formalisé mercredi en grande pompe à l'Elysée ainsi que d'autres contrats. (Lire : "Les investissements chinois en France progressent, mais restent limités") |
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| Amélioration du climat économique en France |
| Le climat des affaires en France a légèrement progressé en mars en France, grâce essentiellement aux secteurs du commerce de gros comme de détail, selon les données publiées mardi par l'Insee. L'indicateur global est ressorti à 95, en hausse d'un point par rapport à février, mais reste en deçà de sa moyenne de long terme qui se situe à 100. Par secteurs, celui de l'industrie manufacturière se maintient sur cette base de 100 pour le quatrième mois consécutif. L'indicateur des services progresse pour sa part d'un point, à 93, tout comme celui du bâtiment, à 94. L'indicateur du commerce de gros, publié tous les deux mois, gagne deux points, à 99, de même que celui du commerce de détail, à 97. Toujours selon l'Insee, l'indicateur de retournement de la conjoncture calculé au niveau France reste ce mois-ci dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable. |
| Les membres du réseau social professionnel Viadeo ont ressenti une légère amélioration de la situation générale de leur entreprise au cours du premier trimestre 2014, selon un baromètre trimestriel publié en exclusivité mardi par l'AFP. A la question de savoir s'ils pensent que "la situation générale de leur entreprise s'améliore", 41,17 % des membres répondent "oui" concernant le premier trimestre 2014, alors qu'ils étaient 38,5 % à répondre par l'affirmative au quatrième trimestre 2013. |
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| Pertes pour RFF et gros investissements |
Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau ferroviaire français, affiche pour 2013 une perte nette de 60 millions d'euros, principalement due à la baisse du trafic et à la hausse des investissements de construction et de rénovation. Le gestionnaire du réseau enregistre un CA de 5,69 milliards d'euros (+ 2 %) malgré une baisse de l'activité voyageurs de 2 %, et de l'activité fret de près de 3 % par rapport à l'année précédente, et donc des péages payés par les opérateurs pour faire circuler leurs trains. Ce ralentissement d'activité explique en premier lieu cette perte nette de 60 millions d'euros, selon RFF qui avait affiché, en 2012, un bénéfice net de 2 millions d'euros. |
| Les investissements réalisés pour la rénovation et la modernisation des infrastructures existantes, ainsi que pour la construction en cours de quatre lignes à grande vitesse (LGV) ont été presque multipliés par deux en 2013, pour atteindre 7,8 milliards d'euros, creusant les comptes. 800 millions d'euros ont été investis en Ile-de-France, qui concentre 40 % des circulations ferroviaires nationales et 70 % des voyageurs quotidiens, et a été décrétée "priorité nationale" par RFF et la SNCF. En 2014, y seront dépensés 1 milliard d'euros, puis 1,2 à 1,5 milliard d'ici à 2015. |
| TEXTOS |
Venezuela : le gouvernement a instauré lundi un nouveau système de change qui assouplit le contrôle de l'achat de devises dans le but de juguler l'explosion du dollar sur les marchés parallèles. Ce nouveau système de vente de devises vise à insuffler un peu d'oxygène à une économie bridée depuis 2003 par un sévère contrôle de l'accès aux devises et actuellement en proie à un taux d'inflation supérieur à 57 % sur un an.
Travail : le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, a estimé mardi que la réforme du travail à temps partiel était "une folie"économiquement, qui pourrait créer 600 000 à 700 000 chômeurs de plus. Depuis le 1erjanvier, la durée minimale du temps partiel est passée à 24 heures par semaine. Le gouvernement a néanmoins accordé dès le début de l'année un délai supplémentaire de six mois aux branches professionnelles pour négocier des dérogations sous réserve de contreparties.
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Brésil : Standard & Poor's a annoncé lundi l'abaissement de la note de crédit brésilienne de "BBB" à "BBB-", tout en relevant sa perspective de"négative" à "stable",disant recevoir des signaux contrastés en provenance du gouvernement qui ont des implications négatives pour le budget et pour la crébilité des politiques économiques. S&P dit anticiper un maintien de la croissance à un faible niveau pour plusieurs années encore, avec une expansion du PIB de 1,8 % en 2014 et 2 % en 2015.
Internet : la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, a reçu lundi des dirigeants de Netflix, le groupe américain de vidéo en ligne qui doit arriver en France à l'automne, qui semblent "intéressés par le modèle français", dit-elle dans le Figaro.
BTP : la construction de logements neufs en France a amplifié son recul au début de 2014 et semble s'acheminer vers des mois plus difficiles, car les permis de construire continuent également à dévisser. Les mises en chantier de logements en France ont reculé de 9,9 % sur un an, pendant les trois mois allant de décembre à février, pour s'établir à 79 283 unités, selon les statistiques du ministère du logement publiées mardi.
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| 150 milliards de yens |
| Le Japon est prêt à offrir jusqu'à cette somme qui représente 1,06 milliard d'euros d'aide à l'Ukraine, a confirmé mardi le gouvernement dirigé par Shinzo Abe, lequel participait lundi et mardi à un sommet du G7 à La Haye (Pays-Bas). M. Abe a fait part de cette intention aux dirigeants des six autres pays membres (Etats-Unis, Allemagne, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie) qui se sont en outre entendus pour sanctionner la Russie en annulant un G8 qui était programmé à Sotchi, pour le remplacer par un G7 à Bruxelles. "Il est extrêmement important que chaque pays de la communauté internationale apporte sa contribution afin que l'Ukraine, en proie à une confusion politique qui aggrave sa situation économique, puisse redevenir stable", a expliqué à Tokyo le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga. Cette aide sera accordée, "à condition que le gouvernement ukrainien passe un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour la mise en oeuvre de réformes économiques",a précisé M. Suga. |
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Socialistes et écologistes négocient le nouveau visage des transports à Paris
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Lignes de métro, titre unique de transport, voies de covoiturage : à Paris, la négociation entre l'équipe d'Anne Hidalgo (PS, 34,40% au premier tour), et EELV (8,86%) ne se mesure pas seulement en nombre de conseillers de Paris, 18 en l'occurrence si l'alliance l'emportait dimanche prochain. Le parti écologiste, fort d'un score plus élevé qu'attendu et qu'en 2008 (même si inférieur à ses 12,35% de 2001), a obtenu plusieurs amendements au programme de la candidate de la majorité.
Les négociations, entamées dans la soirée de dimanche, "se déroulent dans une très bonne ambiance", affirme-t-on dans l'entourage du candidat écologiste Christophe Najdovski. "Enfin, une très bonne ambiance pour nous", corrige-t-on aussitôt. Car en pratique, le PS parisien se montre échaudé par la première place de Nathalie Kosciusko-Morizet (35,64%) et les résultats nationaux.
Transports lourds. Le visage des transports à Paris pourrait changer si Anne Hidalgo était élue maire le 30 mars. "Bouclage du tramway des maréchaux, prolongation des lignes 10 et 14 du métro, fusions des lignes 7 bis et 3 bis, un transport innovant entre les gares, transport fluvial pour le fret, des parkings pour vélos sécurisés, poursuite de la reconquête des voies sur berges…", énumèrent les écologistes avec gourmandise. L'accord (dont on peut lire un résumé dans le communiqué d'EELV) prévoit aussi les transports gratuits et la mise en place de la circulation alternée (en fait une mesure qui dépend de l'Etat) en cas de pic de pollution. Pour les pistes et aménagements cyclables, on a convoqué Salomon : le PS en voulait 350 kilomètres supplémentaires, EELV n'avait pas fixé de chiffre mais souhaitait multiplier par 5 le budget consacré au vélo. On a donc tranché pour 700 kilomètres de pistes supplémentaires.
En pratique, une partie du programme figurait déjà dans le projet "Paris qui ose"...
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Lu sur L'interconnexion n'est plus assurée
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Hollande dos au mur après le vote sanction |
| Le Figaro économie : La Chine fait toujours rêver les entreprises françaises |
| The Wall Street Journal : Sumitomo en pourparlers pour racheter à Royal Bank of Scotland (RBS) sa filiale de banque de détail américaine, RBS Citizens |
| Financial Times : Russie : plus de 70 milliards de dollars de capitaux sont sortis du pays, en raison des évènements en Crimée |
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