Grande manifestation à Madrid contre l'austérité
Reuters/Reuters - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants venus de toute l'Espagne ont convergé samedi à Madrid pour réclamer la fin de la politique d'austérité imposée par l'Union européenne.
MADRID
(Reuters) - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants venus de toute
l'Espagne ont convergé samedi à Madrid pour réclamer la fin de la politique
d'austérité imposée par l'Union européenne.
Les "marches de la dignité"
ont réuni dans la capitale espagnole des foules en soutien à plus de 160 causes
différentes, dont l'emploi, le logement, la santé, l'éducation et la lutte
contre la pauvreté.
Sur leurs banderoles, les participants
exhortaient le gouvernement conservateur espagnol à ne pas honorer les dettes
contractées auprès des créanciers internationaux et à s'attaquer au chômage,
qui touche 26% de la population active.
"Du pain, des emplois et un
logement pour tous!", lisait-on sur une banderole.
"Je suis ici pour l'avenir de mes
enfants", déclarait un entrepreneur de 44 ans. "Pour ceux qui sont au
pouvoir, nous ne sommes que des chiffres. Ils accordent plus de valeur à
l'argent qu'aux personnes", ajoutait-il sur fond de slogans et de chants,
de sifflets et de tambours.
Plusieurs groupes de manifestants
avaient parcouru à pied plusieurs centaines de kilomètres, venant de régions
comme les Asturies dans le nord de l'Espagne ou d'Andalousie dans le Sud.
Les forces de l'ordre étaient
massivement présentes en marge du cortège, au-dessus duquel surnageaient des
drapeaux républicains et communistes, ainsi que des banderoles appelant à
l'arrêt des coupes budgétaires dans la santé, l'éducation et le logement
social.
"(Je suis ici parce que) je n'en
peux plus du système qu'ils appellent démocratie", déclarait un enseignant
de 58 ans, dont le salaire a été amputé de 20%. "Je veux que les choses
changent".
La police n'a pas rendu public de
chiffre du nombre de manifestants, mais les organisateurs avaient déclaré cette
semaine s'attendre à rassembler dans les 65.000 personnes.
(Inmaculada Sanz; Eric Faye pour le
service français)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire