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mercredi 31 octobre 2018

Mélenchon perquisitionné : une "opération de police politique" ? - le 16.10.2018

N'en déplaise à la bien pensante journalistique cette opération de police est bien une opération d'intimidation de la Macronnerie contre la France insoumise ! Résistance et solidarité avec tous les militants ! Honte à Macron et ses godiots !  (BV)

https://c.ledauphine.com

DÉCRYPTAGEMélenchon perquisitionné : une "opération de police politique" ?

Perquisitionnés ce mardi matin, la France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon ont-il été victimes d'une "police politique" ?

Que s'est-il passé ce mardi ?

La France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon ont été perquisitionnés ce mardi matin dans le cadre d’enquêtes sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l’ex-candidat, qui a dénoncé une "énorme opération de police politique", le jour du remaniement.
Les policiers se sont rendus dès 7 heures aux sièges de La France insoumise (LFI) et du Parti de gauche, ainsi que chez Jean-Luc Mélenchon et d’anciens assistants de ce dernier. Outre le député, "près de 15 personnes" de son entourage ont été perquisitionnées.
Diffusant la perquisition à son domicile en vidéo, le chef de file des députés insoumis a dénoncé "une énorme opération de police politique, en plein remaniement". 

Qui a mené les perquisitions ?

Selon un enquêteur, au moins une dizaine de perquisitions ont été menées par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff).




Le siège de l'Oclciff. Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Le siège de l'Oclciff. Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Huit policiers - armés pour certains - sont intervenus chez M. Mélenchon, "30 à 40" au siège du Parti de gauche. Les opérations ont été menées conjointement ce mardi matin.

Une enquête sur des assistants parlementaires européens...

La première enquête justifiant ces perquisitions vise des emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires européens, ouverte à la suite de signalements de l’eurodéputée Sophie Montel, qui a quitté le FN en septembre 2017. Elle avait rejoint les Patriotes de Florian Philippot... avant de les quitter cet été.
C'est une enquête similaire qui vise le RN (ex-FN) de Marine Le Pen, mise en examen dans ce dossier. Marine Le Pen a immédiatement soutenu, hier, Jean-Luc Mélenchon, estimant que le "but exclusif de ces enquêtes est de bafouer les droits de l'opposition".

... et une autre sur les comptes de campagne

La seconde porte sur les comptes de campagne de M. Mélenchon pendant la présidentielle. Elle a été lancée après deux signalements à la justice, l’un du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), l’autre de la cellule française de renseignement financier Tracfin.
La CNCCFP, qui a validé fin 2017 les comptes des onze candidats malgré certaines dépenses retranchées - 434 939 euros sur 10,7 millions déclarés concernant Jean-Luc Mélenchon - avait justifié ce signalement adressé le 16 mars par des "interrogations", notamment sur les dépenses facturées par deux associations, L’Ère du peuple et Mediascop.
Elle doit procéder à des "vérifications".

Qu'en dit la France insoumise ?

Réfutant toute irrégularité, la France insoumise dénonce "une énorme opération de police politique", "un coup de force" mené "en plein remaniement: "Voilà le début du nouveau ministre de l’Intérieur (Christophe Castaner) et de la ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu’ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur", a protesté Jean-Luc Mélenchon.
Il se plaint également que "la police a emmené tous les téléphones, tous les ordinateurs".
"Nous sommes depuis des mois dans ces dossiers des comptes de campagne dans une démarche de transmission spontanée de tous les documents et pièces en notre possession", a observé Me Davy, soulignant que M. Mélenchon et LFI avaient déclaré "être à la disposition" de la justice.

Et les autres formations politiques ?

Si jusqu'ici La République en Marche n'a pas été perquisitionnée, une enquête préliminaire sur ses comptes de campagne a bien été ouverte... un mois après celle visant la France insoumise, le 25 juin 2018. Elle pourrait très bien déboucher sur des opérations similaires. Seul Emmanuel Macron ne pourrait être ni perquisitionné, ni entendu, tant qu'il est président de la République. 
L'ex-Front national de Marine Le Pen est également visé par une enquête sur les assistants des députés au Parlement européens. Marine Le Pen est d'ailleurs mise en examen dans ce dossier, et elle dénonce, également, une attaque "politique".
Enfin, à l'Assemblée nationale ce mardi après-midi, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre a rappelé à Jean-Luc Mélenchon que la justice est totalement indépendante, que les procureurs ne reçoivent AUCUNE instruction des politiques, et, surtout, que celui qui mène les enquêtes le visant a été nommé... bien avant la dernière présidentielle. 
Il a renvoyé le leader insoumis à "l'émotion légitime" qui peut affecter "n'importe quel justiciable qui fait l'objet d'une procédure judiciaire".

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