Translate

vendredi 18 août 2017

LES GÉNÉREUX SALAIRES QUE LES MINISTRES TOUCHAIENT AVANT D’ENTRER AU GOUVERNEMENT

http://www.capital.fr

ECONOMIE ET POLITIQUE


LES GÉNÉREUX SALAIRES QUE LES MINISTRES TOUCHAIENT AVANT D’ENTRER AU GOUVERNEMENT

PUBLIÉ LE   MIS À JOUR LE 
Les généreux salaires que les ministres touchaient avant d’entrer au gouvernement


Denis ALLARD/REA

Nicolas Hulot, Muriel Pénicaud, Gérald Darmanin… avant d’intégrer l’équipe d’Emmanuel Macron, les ministres et secrétaires d’Etat n’étaient pas à plaindre en matière de rémunération.

Le gouvernement d’Edouard Philippe est-il plus représentatif de la diversité sociale française que les précédents, comme le souhaitait Emmanuel Macron ? En matière de rémunération en tout cas, ses membres ne ressemblaient pas vraiment au Français moyen avant d’intégrer l’exécutif… En moyenne, ils ont touché 11.669 euros net par mois en 2016, selon notre décompte provisoire basé sur les déclarations d’intérêts déjà publiées à ce jour*. Soit 5,2 fois plus que le salaire net moyen des Français, qui s’affichait à 2.225 euros par mois en 2014 (dernière année connue) d’après l’Insee.
Le plus gâté ? Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, sans conteste. L’ancienne star de la TV a en effetempoché 34.357 euros par mois l’an dernier, grâce à sa société de conseil (qui réceptionne notamment des royalties de la marque Ushuaïa) et ses droits d’auteur. Suivent la ministre des Transports Elisabeth Borne, qui avait gagné 26.955 euros par mois en 2016 en tant que directrice générale de la RATP, et celui de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui émargeait à 21.123 euros mensuels, principalement grâce à son poste de DG de l’école de commerce Essec mais aussi à un job d’éditorialiste au Point (576 euros par mois).
L’ancienne championne olympique Laura Flessel est loin de ces niveaux, avec 5.600 euros net par mois en 2016. Très détaillée, sa déclaration mentionne même son rôle de figurante dans trois épisodes de “Nos chers voisins” diffusés en 2015. Pour ces apparitions, la nouvelle ministre des Sports avait touché 2.181 euros. Quant à la moins bien lotie, il s’agit de Sophie Cluzel : la nouvelle secrétaire d’Etat en charge des Personnes handicapées a perçu 3.778 euros par mois en 2016 pour sa fonction de directrice de SAIS92, un collectif d’associations visant à aider à la scolarisation d’enfants handicapés.
A noter que Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires, avait oublié de déclarer son ancienne activité de sénateur, laissant penser qu'il n'avait pas gagné un centime l’an dernier. Son notaire nous a finalement fait savoir qu'il avait touché 48.453 euros d'indemnités d'élu en 2016, l'équivalent de 4.038 euros net par mois. Il a aussi perçu cette même année 52.235 euros de pension de retraite d'avocat, 4.768 euros de revenus de capitaux mobiliers et 7.446 euros de revenus fonciers en 2016. Soit 112.902 euros au total.
Précisons que la plupart des ministres (hormis Jean-Yves Le Drian et Gérard Collomb) ont déclaré des sommes en "net", qui peut varier sensiblement du "brut" en raison des cotisations sociales payées. Ils n'ont par ailleurs pas toujours précisé s'il s'agit de "net payé" ou de "net imposable", qui peut aussi varier selon la fiscalisation ou non de certains éléments de rémunération.




(1) S'ajoutent à cette rémunération nette 3.000 € bruts de droits d'auteurs
(2) Rémunération brute
(3) Il s'agit de son indemnité de sénateur. Son notaire nous a aussi indiqué qu'il avait perçu 52.235 euros de retraite d'avocat, 4.768 euros de revenus de capitaux mobiliers et 7.446 euros de revenus fonciers en 2016. Soit 112.902 euros au total
En rentrant au gouvernement, ces ministres ne vont pas tomber dans la misère. D’une part, cette fonction leur assure un revenu mensuel de 9.940 euros brut, voire de 9.443 euros pour les secrétaires d’Etat. D’autre part, s’ils ont généralement dû démissionner de certaines fonctions pour intégrer l’exécutif, ils pourront potentiellement continuer de toucher certains revenus, tels que les droits d’auteur. Ouf !
*Parmi les 30 membres du gouvernement (Premier ministre inclus), 21 ont déjà vu leur déclaration publiée par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Pour calculer la moyenne, nous avons exclu les rémunérations de Jean-Yves Le Drian et de Gérard Collomb qui sont exprimées en montants bruts.
>> En vidéo - Que faut-il retenir des 100 jours d'Emmanuel Macron ?




LE PLACARD DORÉ DE THIERRY LEPAON, EX-PATRON DE LA CGT

http://www.capital.fr

LE BÊTISIER DE L'ADMINISTRATION

LE PLACARD DORÉ DE THIERRY LEPAON, EX-PATRON DE LA CGT


PUBLIÉ LE   MIS À JOUR LE 
Le placard doré de Thierry Lepaon, ex-patron de la CGT



Sebastien Ortola/REA

Il dirige l’Agence nationale de lutte contre l'illettrisme et la délégation interministérielle à la langue française pour la cohésion sociale. Après l’affaire des travaux, Thierry Lepaon a su se recaser.
On peut dire que François Hollande a été grand seigneur avec Thierry Lepaon. Quand l'ex-patron de la CGT a dû quitter la tête du syndicat pour une affaire de travaux dans son appartement début 2015, il s'est en effet empressé de lui trouver un point de chute : la présidence de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, une structure de douze personnes installée à Lyon. Mais comme cela ne suffisait pas, il l'a aussi nommé en février dernier à la tête d'une délégation interministérielle à la langue française pour la cohésion sociale.
Logée dans la tour Mirabeau, quai André-Citroën, à Paris, la petite cellule, actuellement composée de six personnes, “devrait atteindre huit ou neuf salariés début 2018”, assure Thierry Lepaon. En attendant, ce dernier devait créer un Conseil d'orientation stratégique sur la langue française et la cohésion sociale, avec une cinquantaine de personnes cette fois. Dix-huit délégués régionaux vont aussi être nommés. Question budget, les arbitrages sont en cours, mais Thierry Lepaon a demandé “30 millions pour commencer, et 50 millions en année pleine”.

Vu les enjeux actuels avec la CGT sur la réforme du travail, il y a peu de chances qu'Emmanuel Macron se montre mesquin. Reste une question : comment cette nouvelle structure va-t-elle cohabiter avec l'actuelle Agence contre l'illettrisme, surtout si l'Agence de la langue française promise par le précédent gouvernement finit par voir le jour ? “Pour l'instant, on ne sait rien !”, se contente-t-on de répondre.
>> Nouveau ! Ne ratez aucun article important de Capital.fr en vous abonnant à nos alertes. Cliquez sur la cloche rouge en bas à droite de cet écran (uniquement sur ordinateur et smartphones Android).
>> En vidéo - Découvrez les avantages des anciens présidents et combien ça coûte aux contribuables !




L'édito et les premières pages d'Informations Ouvrières N°466 du jeudi 17 août 2017




Informations Ouvrières n°466

« La parenthèse enchantée post-électorale s’est refermée (1) »
mercredi 16 août 2017
par  poivitrolles 



« La parenthèse enchantée post-électorale s’est refermée (1)  »
 Le point de vue de Jean-Pierre Bréus, membre du bureau national du POI 
À l’occasion des cent premiers jours du quinquennat, de nombreux articles parus dans la presse traduisent la profonde inquiétude des marchés financiers sur la capacité du président Macron à réaliser sa mission historique, liquider toute la protection collective arrachée par les travailleurs dans leur combat de classe. Le quotidien Les Échos le 14 août consacre ainsi deux pages à un premier bilan, commençant ainsi : « C’était il y a tout juste deux mois. Tout semblait lui réussir. » La suite est nettement moins optimiste, une phrase résume tout : « Code du travail : le plus dur reste à faire. » Les mêmes craintes apparaissent dans le quotidien Ouest-France le même jour où l’on peut lire des formules telles que : « une rentrée périlleuse… déminer la fronde ». 
Il aura fallu par contre beaucoup moins de cent jours pour qu’apparaissent clairement aux yeux des travailleurs que les premières mesures de ce gouvernement ne sont que la poursuite de celles prises par les précédents, toutes au service du capital financier, et que la seule nouveauté dont peut se parer la politique menée est qu’elle franchit un degré dans la brutalité des coups portés contre la classe ouvrière. 
Alors qu’en France une personne sur sept vit sous le seuil de pauvreté, que ce taux augmente tous les ans, que près de quatre Français sur dix ne se soignent pas faute de moyens, ce gouvernement ose s’en prendre aux plus démunis par la baisse des APL, mesure qualifiée de courageuse par certains membres du gouvernement !
Honte à ceux qui qualifient de courageuse une mesure qui frappe les plus précaires, honte à ceux qui, en augmentant la CSG, osent s’en prendre à la grande majorité des retraités déjà malmenés par le précédent gouvernement, honte à ceux qui prétendent vouloir trier les « bons » et les « mauvais migrants ».
Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, c’est au président le plus mal élu de la Ve République, à une Assemblée nationale élue avec une abstention historique, qu’est demandé de réaliser ce que ni Sarkozy ni Hollande n’ont pu réussir. C’est un gouvernement qui s’effondre déjà dans les sondages que le capital financier charge de poursuivre et d’aggraver la loi El Khomri, de s’en prendre aux retraites, à la Sécurité sociale, à l’école républicaine, au statut de la fonction publique, aux services publics par les coupes budgétaires aux collectivités locales… Toute la situation politique se concentre dans cette explosive contradiction. 
Les travailleurs qui, dans l’unité de leurs organisations, ont combattu la loi El Khomri sont parfaitement lucides sur les intentions d’un gouvernement aux ordres du patronat, ils savent que de grands affrontements, classe contre classe, capital contre travail, s’annoncent et que, dans cette guerre déclarée, la classe ouvrière et ses organisations sont capables de construire une force infiniment plus puissante que celle déjà fragilisée, regroupée autour d’un banquier d’affaires. 
C’est forts de cette conviction que les militants ouvriers regroupés dans les comités de liaison et d’échanges, tous les travailleurs engagés dans la défense des conquêtes de 1936 et 1945, se préparent à ces chocs. Pour cela, ils disposent d’un puissant facteur d’organisation, leur journal, Informations ouvrières. Abonnez-vous ! 
(1) Jérôme Fouquet, Ifop, cité dans Les Échos le 14 août 
Editer les pages cliquez ici --->IO 466.pdf

Attentats de Catalogne : La CGT partagée entre colère et compassion

                           Accueil

Attentats de Catalogne : La CGT partagée entre colère et compassion

VENDREDI, 18 AOÛT, 2017
La CGT tient aux familles des victimes, au peuple espagnol dans son ensemble et aux travailleurs.es par le biais de leurs organisations syndicales, les Commissions ouvrières, l’UGT et l’USO,  sa plus profonde sympathie face aux effroyables attentats commis hier dans la soirée.
Barcelone et Cambrils ont connu l’horreur déjà vécue par de nombreuses grandes villes à travers le monde où des êtres humains sont frappés de manière indiscriminée par le terrorisme aveugle.
La CGT réaffirme que la violence – quelle qu’elle soit – n’est jamais une solution pour les problèmes de notre monde et elle tient à rappeler son attachement à la paix, à la fraternité et à la tolérance, ciment d’une société solidaire.
La CGT dans son ensemble s’associe à la peine et à la douleur du peuple espagnol et assure les organisations syndicales de son entière solidarité.
Montreuil, le 18 août 2017

à la UNE du LE HUFFINGTON POST - vendredi 18 août 2017 à 23 h

http://www.huffingtonpost.fr/


         Le Huffington Post



        PLAN DE DÉPART INVOLONTAIRE


Steve Bannon et tous les autres proches de Trump à la Maison-Blanche qui ont dû revoir leur profil LinkedIn

 


POLITIQUE


POLITIQUE




CHAUD DEVANT

Érigée en exemple de l'antiterrorisme avant les attaques, ce que l'Espagne fait différemment