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lundi 30 novembre 2015

Provocations et menaces d’extrême-droite

      https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey  

                                        Le Club de Mediapart


Provocations et menaces d’extrême-droite


Le 14 novembre dernier, au lendemain des crimes de masse commis par l’organisation fasciste Daesh à Paris, et alors que l’« état d’urgence » avait été proclamé par le président de la République, une manifestation d’extrême droite était pourtant autorisée à Pontivy, petite ville du centre de la Bretagne.
Le 14 novembre dernier, au lendemain des crimes de masse commis par l’organisation fasciste Daesh à Paris, et alors que l’« état d’urgence » avait été proclamé par le président de la République, une manifestation d’extrême droite était pourtant autorisée à Pontivy, petite ville du centre de la Bretagne. Des « identitaires bretons » appelaient à chasser les migrants et les réfugiés. Selon le témoignage d’une commerçante largement répercuté par la presse locale et nationale :
«Un monsieur d'origine maghrébine a été pris par le col. Six personnes l'ont mis à terre. C'était un défoulement sur lui. C'était déchirant, on ne pouvait pas lui porter assistance. Plus loin c'était exactement pareil. C'était de la violence et de la haine. On voyait qu'on était cerné dans la rue principale. Tous les magasins se sont fermés au fur et à mesure. On avait l'impression qu'on était en état de siège. C'était terrible, terrible... C'est une haine, une haine... Il y avait des jeunes mais aussi des quadragénaires. Ils disaient à la police et à la gendarmerie, « on va les tuer, ils n'ont rien à faire ici. » 
Quelques semaines auparavant c’est une provocation visant à créer une situation analogue qui était mise en route dans une petite ville du centre du département de l’Allier, Varennes-sur-Allier. Le rôle des « identitaires bretons » était tenu ici par un groupe dénommé « Riposte laïque » qui a envoyé deux émissaires distribuer sur le marché un tract dont voici un extrait parlant : « Que va-t-il se passer, lorsqu’ils erreront dans les rues de votre ville et qu’ils croiseront des femmes et des fillettes ? ». L’article de présentation de ce tract sur leur site, signé Christine Tasin, s’adressait aux habitants des « villes et villages touchés par la gangrène migratoire ». Le site en question était particulièrement remonté contre le maire divers droite de Varennes, qui avait avec bon sens expliqué à la presse locale que l’installation provisoire de réfugiés à Varennes ne posait pas de problèmes de sécurité : l’on peut penser que le but de « Riposte laïque » était justement de créer de tels problèmes.
Sans doute le fait que cette installation de personnes, en majorité des jeunes hommes sud-soudanais et érythréens ayant bravé maints périls pour arriver jusque là, évacués d’un ancien lycée squatté à Paris, s’effectue au cœur de la province rurale, dans une ville sinistrée en matière d’emploi, précisément par la fermeture récente de la base militaire ayant ainsi « libéré » les locaux utilisés pour ce logement provisoire de demandeurs d’asile éventuels, était-il interprété par ce groupe comme le contexte idéal pour tenter une provocation.
Le mardi 27 novembre il diffusait un appel à manifester devant la mairie de Varennes le samedi suivant à 12h 30, pour dire « Stop à l’invasion migratoire dans l’Allier ». La demande de manifester était faite localement par la responsable départementale (à cette date) du Front National. Mais deux jours après le FN retirait son appel et « Riposte Laïque » débordait de rage pour déplorer cette reculade, prétendant que « les habitants de Varennes et de la région » auraient bien voulu manifester, mais qu’ils avaient eu peur. Les faits démontraient au contraire que localement, tout dépendait non des « habitants » mais du Front National, qui avait donc dans un premier temps pris le train lancé par « Riposte laïque » puis dans un second temps retiré ses billes.
Que s’était-il passé ? Deux choses.
Au niveau départemental, à l’initiative de la FSU, l’ensemble des organisations politiques de gauche (PS, PCF, EELV, Ensemble !, PG, Alternative Libertaire), démocratiques ou laïques, et la totalité du mouvement syndical (les Unions départementales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, et les unions locales de FO dont celle de Varennes), avaient rapidement pris position contre la prose raciste de « Riposte laïque », puis, apprenant l’appel à manifester, avaient largement réagi en appelant à leur tour à manifester le même jour, à 10h 30.
Par ailleurs, le jeudi matin 29 novembre, l’avocat de « Riposte laïque » tirait sur le bâtonnier de Melun puis mettait fin à ses jours, et était, en termes dithyrambiques, présenté comme un héros, victime du cruel bâtonnier, par leur site.
Cette conjonction a très vraisemblablement inquiété les dirigeants du FN et conduit à un virage sur l’aile, passant de l’organisation d’une provocation raciste à sa dénonciation. Ce fut là le catalyseur d’un conflit interne sévère dans le FN de l’Allier, avec démission, dés le 30, de sa responsable départementale, puis liquidation de ses candidats aux Régionales menés jusque là par un membre du SIEL (le groupuscule associé au Front dans le « rassemblement bleu marine »), lequel faisait reproche au nouveau tête de liste parachuté d’avoir des liens avec la distribution du tract raciste de « Riposte Laïque » (on notera par ailleurs que « Riposte Laïque » relaie souvent les documents du SIEL).
De sorte que la seule manifestation le samedi 31 fut celle en défense « des libertés démocratiques, du droit d’asile et de la laïcité et contre le racisme », avec environ 250 participants, la présence d’habitants de Varennes avec une banderole associative, ainsi que d’enseignants du collège, et un forum-débat de facto tenu pendant 2 heures, où la démocratie fut imposée à l’encontre d’un petit groupe qui voulait interdire le PS de parole lequel PS a à la fois pu s’exprimer et entendre les critiques visant la politique du gouvernement.

La FSU départementale et son secrétaire départemental, auteur de ces lignes, a contribué à cette réussite et a été mis en avant par la presse et les médias locaux :
Le petit discours mis en ligne dans le site ci-dessus a manifestement mis en transe, en épectase, en pamoison, la gent de « Riposte Laïque ». Le 1° novembre, sous la signature de « Paul Le Poulpe », un article m’était consacré, titré « Varennes : qui est le dégénéré Présumey, l’organisateur de la manif des collabos ? »
Petit bréviaire : « le grand prêtre rassemblant ses ouailles dites antifascistes »« il ne doit pas beaucoup bosser devant des élèves »« ce blaireau »« ce dégénéré »« bouffi »« ce zèbre »« obligé d’instrumentaliser, de manière crapuleuse, le suicide de notre avocat »,« prétendu syndicaliste »« pas bien, mon gros ! »« homme de gôche », qui a « sauvé le métissage »« ce crétin »¸ »ce gros plein de soupe planqué dans l’Allier » qui « vit grassement des prébendes d’une bourgeoisie qu’il prétend combattre »« ce malheureux n’a jamais été enfant », à 25 ans « il avait peine à se traîner »« Dégénéré est le mot qui convient parfaitement pour qualifier ce mongolo », « qui ose imposer à un peuple affaibli par l’offensive du capitalisme une population musulmane de substitution », j’en passe et des meilleures, si ce n’est celle-ci, que le plumitif poulpeux doit juger sublime, puisqu’elle vise un « trotskyste » : « Stalinien ! »
Ainsi donc, dépité de ne pas avoir pu monter la provocation envisagée à Varennes, « Riposte Laïque » tentait de compenser par un dégoulinement de haine, sur un individu, un militant, un syndicaliste, désigné comme cible.
Manifestement, ce qui reste d’un intellectuel dans l’auteur de l’article n’a rien compris à ce qu’il a vu dans la vidéo, qui n’était pas une petite démonstration d’« antifas » comme il les désire mais une manifestation unitaire des forces locales, et il s’est empressé de combler ce vide par l’accumulation de ses poncifs à lui : tous les camarades et amis qui me connaissent ne pourront que rire de me voir qualifier d’islamo-gauchiste, de la tentative pathétique de résumer mes activités politiques, qui me fait terminer au PS, ou encore de l’affirmation burlesque selon laquelle j’aurai « défendu bec et ongle » … les « réformes pédagogiques de M. Meirieux » ! Le Poulpe a le tournis …
Ce désarroi s’exprime aussi dans les commentaires des forums de ce site, plusieurs intervenants ayant manifestement été interloqués par mes menaçants « moulinets de bras »et m’ayant vu dans un jogging moulant, s’interrogeant sur ce qui se trouve dedans. Ce dernier point doit attirer notre attention sur ce qui préoccupe réellement ces messieurs-dames : on est dans le sexualo-racial, voire dans l’intestinal, et le reste  -les grands mots pour montrer qu’on a de la « culture » voire des us et habitus hérités de la vieille gauche – n’est plus que la couverture de cette décadence intellectuelle, morale et politique dont « Riposte Laïque » offre le tableau pour ainsi dire clinique et mérite, à ce titre, de rester visible, à titre de mise au pilori.
Enfin, « Paul Le Poulpe » conclut sa prose en appelant à « sortir les fourches pour faire courir Présumey ». Il écrit que je vis dans un « quartier fort coquet de Moulins juste au bord de l’Allier », manière de dire : on sait où t’habite. « Danielle Moulins », une autre signature fréquente sur ce site, intervient dans le forum qui suit l’article pour inviter ses lecteurs à trouver mon adresse dans l’annuaire afin de m’adresser « une lettre d’amour ». A la suite de ce commentaire un autre ajoute : « Ca mériterai (sic) la potence des types comme ça. »
Les choses sont claires : il s’agit bien pour les fascistes de désigner une cible. C’est ce caractère menaçant que l’on ne saurait tolérer et qui m’a conduit à déposer une main courante sans délai, puis à porter plainte, avec le soutien de mon syndicat et des militants de toutes tendances ayant pris part à l’action de Varennes le 31 octobre.
En complément, un article a ensuite visé, en termes moins violents mais tout aussi menaçants sur le fond et tout aussi idiots, la responsable départementale de RESF (Réseau Education Sans Frontières), Mireille Pasquel, suivi d’un nouvel article – interminable- de « Paul Le Poulpe » à mon sujet, en fait une assez pitoyable réaction à l’information selon laquelle j’avais déposé une main courante : « Ridiculisé par RL, la chochotte Présumey va pleurer chez les flics ! »
Une fois de plus ce malheureux, tout en se voulant subtil, manifeste son incompréhension : un « gauchiste » conforme à ses poncifs, ça ne doit surtout pas s’appuyer sur les acquis démocratiques et républicains de l’état de droit pour imposer la protection des libertés publiques et individuelles ! On se demande d’ailleurs bien, pour parler un instant comme lui, qui fait la « chochotte », car il s’inquiète d’avoir droit au « Front Unique ouvrier[manifestement le malheureux poulpe a entendu ces mots dans une vie antérieure et ne s’en est pas vraiment remis] pour défendre l’honneur bafoué du syndicaliste Présumey ». Pauvre poulpe : le front unique ouvrier a déjà été réalisé, à Varennes le 31 octobre, pour interdirevotre tentative de provocation, et mon honneur n’est en rien concerné, ni effleuré de prés ou de loin dans cette affaire, car ce dont il s’agit, c’est uniquement de vous interdire de désigner des militants comme cibles d’agressions, quels qu’ils soient.
Pauvre poulpe encore, qu’il est bon une dernière fois de citer lorsqu’il parle de lui-même :« Nous avons le panache de Cyrano, ils sont les descendants de Beria. » Mais vos mots clefs, ceux qui dénotent votre psyché, ne sont pas « trotskyste » ou « stalinien », mais bien « gros », « dégénéré » ou mongolo » …

La rubrique Allier a encore continué à « Riposte Laïque ». Alexis Mayet, l’un des intervenants du rassemblement du 31 octobre, militant de Ensemble ! (Front de Gauche), syndicaliste étudiant (et étudiant en droit, ce qui, pour le pauvre poulpe qui connaît mal semble-t-il notre jeunesse, semble signifier qu’on appartient à la grande bourgeoisie ! ), et conseiller municipal (ce que le pauvre poulpe ignore, fantasmant seulement qu’il a été « au conseil municipal des enfants » : confirmons au poulpe qu’il y a bien eu des élections municipales en France en 2014) de Saint-Germain-des-Fossés, est ciblé à son tour le 5 novembre. Vincent Présumey, Mireille Pasquel, Alexis Mayet : le trio ciblé est, il est vrai, et nous en sommes fiers, assez représentatif de ce Bourbonnais ouvrier, enseignant et paysan qui suscite tant la haine que l’incompréhension manifeste du pauvre poulpe. De temps à autre, un article « Allier » revient encore : il y a là une digestion qui ne passe pas !
Les conditions politiques ont brutalement changé dans la soirée et la nuit du 13 novembre. Le type de provocation qui avait échoué à Varennes a, dés le lendemain, opéré à Pontivy. L’expérience de ce qui s’est passé dans l’Allier dans les semaines précédentes revêt plus d’importance encore dans cette situation, car elle montre bien que c’est par le rassemblement et la confrontation des idées et des orientations au grand jour, impliquant la liberté de manifester, de s’organiser et d’agir, et pas autrement, que l’on peut combattre le fascisme, celui de Daesh comme tout autre qu’il se prétende « national » ou même « laïque ».
Vincent Présumey, le 29 novembre 2015.

La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme

http://www.bastamag.net

LIBERTÉS FONDAMENTALES

La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme

PAR 

La France vient d’informer le Conseil de l’Europe qu’elle pourra, à cause de l’état d’urgence, déroger à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Tout pays signataire de cette convention peut demander une dérogation à l’application de celle-ci, pour une durée limitée, en cas de guerre mais aussi de « danger public menaçant la vie de la nation ». Et cela dans la « stricte mesure où la situation l’exige », précise l’article 15de la convention. Situation ironique : la France annonce qu’elle va enfreindre des droits et libertés fondamentales – et l’officialise – pour combattre ceux qui menacent les droits et libertés...
En vertu de cet article 15 de la convention, les autorités françaises ont donc envoyé un courrier le 24 novembre pour avertir le Secrétariat général du Conseil de l’Europe que, dans le cadre de l’état d’urgence instauré suite aux attentats terroristes, certaines mesures appliquées « sont susceptibles d’impliquer une dérogation » à des droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. Signée par les 47 membres du Conseil de l’Europe et basée sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, cette convention protège les libertés fondamentales : la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la liberté de réunion et d’association, le droit à un procès équitable... Certains droits ne peuvent pas faire l’objet de dérogations, comme le droit à la vie, l’interdiction de la torture et de l’esclavage [1]. Mais les autres, donc, peuvent être exceptionnellement mis entre parenthèses.
Pourquoi une telle demande officielle ? Cette procédure permet notamment à la France de se prémunir d’éventuels futurs procès devant la Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH), qui contrôle et veille à la bonne application de la convention. Cette situation n’est pas inédite. D’autres pays européens ont fait valoir récemment cette dérogation, comme la Grande-Bretagne en 2005 lors des attentats de Londres. La demande officielle doit être suffisamment argumentée : des« attentats terroristes de grande ampleur », explique la France, et une « menace terroriste [qui] revêt un caractère durable, au vu des indications des services de renseignement et du contexte international », appellent à de telles mesures (lire le courrier).
Reste que des abus concernant l’application de ces mesures commencent à faire réagir (lire nos articles : L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux et Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »). Les changements apportés au texte de 1955 sur l’état d’urgence laissent craindre également des dérives : si le texte initial faisait état de restriction des libertés des personnes ayant une activité « dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », le texte modifié autorise désormais des perquisitions et assignations à résidence en tenant compte du seul « comportement » suspect [2].
L’ONG Human Rights Watch fait l’inventaire de tous les droits garantis par la convention européenne que menace la nouvelle loi. L’état d’urgence voté en France pour trois mois permet d’enfreindre certains libertés fondamentales, telles la liberté de circulation, la liberté d’expression ou le respect de la vie privée : assignation à résidence, perquisitions sans autorisation judiciaire, copie de données informatiques,... « Le gouvernement doit s’assurer que toute mesure prise en vertu de la loi soit strictement proportionnelle à l’objectif poursuivialerte Human Rights Watch.Le gouvernement doit également veiller à ne pas appliquer ces pouvoirs de manière discriminatoire et à ne pas stigmatiser en fonction d’une appartenance ethnique, religieuse ou sociale particulière. » La volonté de la France de se prémunir de tout futur recours auprès des instances européennes de la part de potentielles victimes d’abus ou de personnes ayant subi des restrictions de libertés injustifiées ne semble pas être un bon signal.
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Paris, hôte du monde. A partir d’aujourd’hui, 148 chefs d’état et de gouvernement se réunissent dans la capitale pour la fameuse COP21, plus précisément au Parc des expositions du Bourget en Seine-Saint-Denis. Pendant 15 jours, Objectif : obtenir un nouvel accord international sur le climat applicable à tous les pays, un accord qui prévoit le maintien du réchauffement global des températures sous la barre des 2°C. La température a déjà augmenté d’un degré en un siècle. Et les dégâts sont considérables : fonte des glaciers, élévation du niveau des océans, 20 millions de réfugiés climatiques… Les climatologues sont unanimes : la conférence de Paris, c’est le sommet de la dernière chance. L’accord doit être contraignant et les mesures obligatoires pour tous. Autre point sensible : les pays devront trouver 100 milliards d’euros par an pour les pays pauvres afin de les aider à passer eux aussi à une économie verte.
Pour le moment, les promesses et les mesures concrètes mises sur la table par les pays ne permettraient pas de contenir le réchauffement climatique à 2°C. Le résultat des négociations devrait être connu le 12 décembre au matin.
La COP21 aboutira-t-elle à un accord contraignant pour contenir la hausse des températures à 2°C ? Quelles seraient les conséquences d’un échec ? Comment impliquer les citoyens alors que, dans le contexte actuel, l’urgence environnementale semble passer au second plan ?
Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde.
Invités :
Catherine Chabaud, ambassadrice de la plate-forme Océan et Climat
Benoît Hartmann, porte-parole de FNE
Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres
Thomas Porcher, professeur en marché des matières premières à Paris School of Business et auteur du Déni climatique, éditions Max Milo, octobre 2015
Question JDD : La lutte contre le réchauffement climatique fait-elle partie de vos priorités ? Votez sur LeJDD.fr et réagissez en direct durant l’émission, via Twitter, avec le hashtag #CVR.

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