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mercredi 1 février 2023

Ce qu’a dit aux juges la dernière confidente de Kadhafi - le 30.01.2023

 

Ce qu’a dit aux juges la dernière confidente de Kadhafi



Une ancienne collaboratrice de Mouammar Kadhafi, Mabrouka Cherif, a confirmé aux juges la demande par Nicolas Sarkozy d’un soutien financier pour sa campagne présidentielle de 2007. Elle assure que le président français a renouvelé cette démarche, en 2010.

Karl Laske et Fabrice Arfi

30 janvier 2023 à 17h55


« Il existe un deuxième financement que M. Sarkozy avait demandé en 2010 », a indiqué Mabrouka Cherif dans un témoignage écrit aux juges français. Réfugiée dans le sud de l’Algérie depuis la chute du régime, cette ancienne chargée de mission de Kadhafi est la dernière témoin libyenne dans l’enquête sur l’affaire Sarkozy-Kadhafi.

Les juges qui lui ont adressé, via son avocat, une liste de questions sur le financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, ont eu la surprise de la voir témoigner sur des pourparlers secrets portant sur l’élection présidentielle de… 2012.

Ex-employée du protocole général du ministère libyen des affaires étrangères, affectée au cabinet de Mouammar Kadhafi, dans son quartier général de Bab Al-Azizia, Mabrouka Chérif, 58 ans, dit avoir « œuvré comme envoyée spéciale » en plusieurs occasions. « Dans ce cadre, j’ai transmis des lettres privées de feu le guide Mouammar Kadhafi au président Sarkozy », a-t-elle indiqué.

Pour accréditer son propos, l’ex-émissaire a transmis trois photos aux juges, et pas n’importe lesquelles. Une photo la montrant avec Nicolas Sarkozy, une autre avec Cécilia Sarkozy, l’ex-épouse de l’ancien président récemment élu, et une troisième avec le couple, devant une porte vitrée donnant sur les jardins de l’Élysée. Trois images qui prouvent sa venue à l’Élysée en 2007, avant que Cécilia Sarkozy n’acte sa séparation avec le président en quittant les lieux.

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Mabrouka Chérif avec Nicolas et Cécilia Sarkozy au palais de l’Élysée en 2007. © Document Mediapart

Confrontée à ces photos, l’ex-épouse du président a déclaré ne pas se souvenir de cette rencontre. 

Lors d’une audition en 2018, l’ancien ministre des affaires étrangères libyen (2006-2007), Abdel Rahman Chalgham a indiqué de son côté que Mabrouka Cherif « avait une relation très étroite » avec Nicolas Sarkozy. « À travers elle, Mouammar envoyait et recevait des télégrammes privés avec Sarkozy », a-t-il déclaré.

En 2010, sous le titre « Mabrouka offre Paris à Kadhafi », le site Maghreb Intelligence la présente comme « un émissaire spécial incontournable du Guide de la révolution en direction des principales capitales européennes »« Forte d’un budget spécial “lobbying” aux multiples zéros, cette femme que l’on dit redoutablement intelligente s’est constituée un impressionnant carnet d’adresses où figurent la plupart des hauts responsables politiques européens ainsi qu’une cohorte d’hommes d’affaires, de chefs d’entreprise, de banquiers ou encore de journalistes », relève le site qui l’a vue au Fouquet’s « où elle tient table ouverte », et au Ritz « qu’elle utilise comme QG lors de ses passages réguliers » à Paris.

Sarkozy espérait obtenir un soutien financier de la Libye pour s’engager dans les élections présidentielles à venir en 2012.

Saïf al-Islam Kadhafi

Brièvement mariée à un colonel, chef de la sécurité du Guide, Mabrouka Cherif figure dans les archives du ministère des affaires étrangères français parmi les vingt personnalités clés de l’entourage de Kadhafi. Mais elle a gagné une plus sombre réputation après sa mise en cause pour des faits de violence ou de séquestration présumées par plusieurs femmes enrôlées de force dans la garde personnelle de Kadhafi – dans le livre de la journaliste Annick Cojean Les Proies (Grasset, 2012).

Des valises

Les juges lui ont demandé qui, de Sarkozy et Kadhafi, avait évoqué le premier la question d’un financement de cette campagne présidentielle de 2007, lors de la venue du ministre de l’intérieur à Tripoli en 2005.

« Pour ce qui est du premier financement, c’est Sarkozy qui avait abordé le sujet, a-t-elle répondu, comme plusieurs témoins avant elle. Il avait dit au Guide “j’envisage de me présenter aux élections”, et le Guide de lui répondre “c’est une bonne chose qu’un ami de la Libye et un ami personnel soit président de la République française”. Il a donc demandé à feu le Guide Mouammar Kadhafi de le soutenir et de l’aider dans sa campagne présidentielle. J’ai entendu dire que le montant payé serait de 20 millions. »

Ces discussions ont eu lieu « directement » entre le chef de l’État libyen et le ministre français, en présence de Moftah Missouri, diplomate et interprète personnel de Mouammar Kadhafi, qui a déjà témoigné dans ce sens auprès de Mediapart. L’ex-chargée de mission a confirmé que la situation pénale d’Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et chef des services secrets militaires libyen, condamné dans l’affaire de l’attentat du DC-10 d’UTA, avait fait partie des négociations, comme l’enquête l’a déjà fait apparaître.

« Ce qui a été évoqué au sujet d’Abdallah Senoussi est exact, a-t-elle indiqué. Senoussi cherchait uniquement à trouver un règlement de l’affaire en justice intentée contre lui en France. Cela faisait partie de l’accord passé, selon lequel, après la victoire de Sarkozy, celui-ci réglerait l’affaire de Senoussi. Et en effet, l’avocat de Sarkozy, [Thierry] Herzog a pris contact avec l’avocate de Senoussi, Azza Maghur, afin de trouver une issue à cette affaire. »

Selon elle, des fonds étaient débloqués par une entité chargée des investissements rattachée au bureau d’information du Guide. « L’entité s’appelle “le Défi pour l’investissement, la construction, et l’importation de véhicules”, poursuit-elle. Elle accorde un soutien à tout président ou conjoint de président lorsqu’ils en font la demande […] La Banque centrale libyenne n’a rien à voir avec les fonds accordés car le paiement se fait toujours par des valises. »

Le « Phœnicia »

S’agissant du « deuxième financement demandé » par Nicolas Sarkozy en 2010, Mabrouka Cherif assure que Claude Guéant, Boris Boillon – l’ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy – et Abakar M., un homme d’affaires français d’origine tchadienne, l’auraient évoqué « directement » lors de rencontres avec Mouammar Kadhafi en 2010. « Le montant du second financement de la campagne de Sarkozy a été fixé à 20 millions d’euros », écrit-elle.

« J’ai été en charge de l’intendance lors des deux dernières visites de Claude Guéant et d’Abakar M. afin de rencontrer le Guide, car au mois de juin 2010, M. Sarkozy avait envoyé une lettre manuscrite à Mouammar Kadhafi et une autre à Saïf al-Islam Kadhafi dans laquelle il demandait que je sois le messager [entre eux – ndlr]. C’est pourquoi j’ai organisé la visite », a-t-elle exposé.

Dans une lettre transmise aux juges français en 2018, Saïf al-Islam Kadhafi avait déjà évoqué cet épisode, en signalant que par « un message écrit » Nicolas Sarkozy avait mandaté Mabrouka Cherif pour qu’elle transmette un message verbal au commandement libyen, « à savoir que Sarkozy espérait obtenir un soutien financier de la Libye pour s’engager dans les élections présidentielles à venir en 2012 »« Des copies de ce message ont été conservées dans les archives libyenne et française », assurait le fils de Mouammar Kadhafi.

Selon les explications de Mabrouka Cherif, la visite de Claude Guéant et de ses deux accompagnateurs visait aussi à plaider en faveur de l’achat par la Libye de l’avion de combat Rafale, et d’un navire de croisière auprès des chantiers navals STX de Saint-Nazaire.

Ce navire de 333 mètres et 1 732 cabines, d’abord baptisé X32 puis Phœnicia, a effectivement été commandé à STX pour 565 millions d’euros par la compagnie libyenne General national maritime transport corporation (GNMTC), dirigée par Hannibal Kadhafi, moyennant une convention signée à Tripoli par le secrétaire d’État aux transports Dominique Bussereau, en juillet 2010.

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s’était félicité d’une acquisition qui « s’inscrit dans le cadre du développement constant des relations franco-libyennes dans tous les domaines, conformément au souhait des deux chefs d’État » et illustrait « les liens croissants qui unissent la France et la Libye ».

La construction de ce « premier navire de croisière arabe » avait aussitôt été engagée, suivant les plans fantasques d’Hannibal Kadhafi qui avait exigé qu’on y aménage un aquarium à requins. Mais l’intervention occidentale et la guerre civile avaient conduit à l’annulation du contrat, en juin 2011, et à la reprise du navire par l’armateur MSC.

« Lorsque je suis revenue en France en décembre 2010, Mouammar Kadhafi m’a chargée d’un message verbal à M. Sarkozy, selon lequel la transaction du bateau avait été effectuée dans le but de maintenir les relations entre la Libye et la France », a indiqué Mabrouka Cherif. L’ex-émissaire libyenne n’a pas précisé quelle avait été la réponse de Nicolas Sarkozy, à quelques mois de la guerre.

Karl Laske et Fabrice Arfi


Mediapart :Retraites : les syndicats remportent la deuxième manche de façon éclatante - le 31.01.2023

 

https://www.mediapart.fr/

Retraites : les syndicats remportent la deuxième manche de façon éclatante


Les syndicats, toujours unis, ont gagné mardi leur pari, après une première mobilisation déjà réussie le 19 janvier. D’après les chiffres du ministère de l’intérieur lui-même, le nombre de manifestants est inédit depuis trente ans. Le bras de fer se poursuivra le 7 février.

Dan Israel

31 janvier 2023 à 20h30


Mardi 31 janvier, Élisabeth Borne a accusé les opposants à la réforme des retraites d’être dans le « déni ». Mais au vu du succès éclatant dans toute la France de la deuxième journée de manifestation contre le projet du gouvernement, l’accusation risque de se retourner contre l’exécutif.

Selon BFMTV, c’est lors d’une réunion des députés de la majorité à l’Assemblée nationale que la première ministre a accusé celles et ceux qui « voudraient alimenter une querelle de chiffres sur l’équilibre du régime » d’être aveugles à la réalité. Elle a dans le même temps appelé à « respecter les opinions de ceux qui manifestent ». Mais cette double position risque de devenir très rapidement intenable.

Cette journée du 31 janvier marque en effet un net durcissement dans l’opposition au projet voulu par Emmanuel Macron de faire reculer l’âge légal de départ de 62 à 64 ans, et de porter plus vite que prévu à 43 annuités la durée de cotisation nécessaire pour obtenir le « taux plein ». L’unité syndicale tient bien, et le rejet de la réforme s’est exprimé unanimement, et de toutes les manières possibles, dans les cortèges que Mediapart a suivis un peu partout en France (lire notre récit établi tout au long de la journée).

Le ministère de l’intérieur a décompté au moins 1,27 million de manifestant·es dans toute la France, là où la CGT en a annoncé 2,5 millions. Le 19 janvier, pour la première mobilisation, c’était 1,12 million, selon la police. À Paris, la préfecture de police en a compté 85 000, contre 80 000 le 19, et la CGT 500 000, contre 400 000.

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Sur la place d’Italie à Paris, mardi 31 janvier 2023. © Photo Alain Jocard / AFP

Si l’on avait parlé de déferlante populaire pour la première journée de manifestations, on n’est cette fois pas loin du raz-de-marée : pour toute la France, les chiffres annoncés par les autorités sont les plus hauts des trente dernières années pour des mobilisations syndicales. Au-dessus même de ceux des manifestations de 1995, 2003 et 2010, qui avaient toutes dépassé de peu le million de personnes, culminant à 1,25 million le 12 octobre 2010.

Conscients du rapport de force qui leur devient de plus en plus favorable, les syndicats ont appelé dans la soirée à deux nouveaux rendez-vous, mardi 7 février, puis samedi 11 février. Défiler le samedi était une demande récurrente de la CFDT, et d’autres organisations traditionnellement plus combatives comme la FSU, pour pouvoir faire venir des salarié·es qui ne souhaitent pas perdre du salaire en faisant grève. 

Les défilés reprendront donc de plus belle, au moment où le texte sera débattu en séance à l’Assemblée nationale (à partir du 6 février). Le texte de l’intersyndicale appelle aussi « d’ici là, à multiplier les actions, initiatives, réunions ou assemblées générales partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’études, y compris par la grève ».

Cette fois, il s’agit d’une concession à la CGT, dont les troupes trépignent et veulent multiplier les actions entre les journées de manifestation. Pour l’instant, aucun mot d’ordre national appelant à une grève reconductible n’a néanmoins été lancé, alors que les bataillons syndicaux les plus « durs » ne cachent pas leur volonté de tenter cette option, pour bloquer le pays. La journée du 7 février était déjà envisagée par certains comme pouvant servir de rampe de lancement à de telles initiatives.

Plus de monde en manif, grèves moins fortes 

Ce mardi dans la capitale, le défilé s’est étiré sur plus de 4 kilomètres, et les personnes parties en dernier de la place d’Italie (XIIIe arrondissement) ont dû patienter près de 4 heures avant de s’élancer vers la place des Invalides (VIIe arrondissement). Pour désengorger la place, un itinéraire bis a dû être ouvert, en accord avec la préfecture de police.

Mais pour la seconde fois d’affilée, l’affluence a surtout été frappante dans toute la France. De nombreuses villes ont affiché une hausse de la mobilisation, selon les chiffres même des autorités. Avec une augmentation de la fréquentation particulièrement notable à Marseille, où la préfecture a compté 40 000 manifestant·es, contre 26 000 le 19 janvier. Un niveau de mobilisation inédit depuis près de vingt ans. On peut noter un fort bond aussi à Montpellier, avec 25 000 personnes comptées par la police, contre 15 000 le 19 janvier. La participation s’est encore améliorée à Nantes (28 000 personnes) ou à Rennes (10 000), mais aussi dans de petites villes comme Calais (5 000), Guéret (4 300) ou Sète (4 500).

L’affluence des grands jours était aussi au rendez-vous, au même niveau que pour la journée précédente, à Toulouse (34 000), Clermont-Ferrand (17 000), Bordeaux (16 500), Rouen (14 000), Strasbourg (10 500) ou Nice (7 000). Les images sont souvent impressionnantes, comme cette foule rassemblée à Quimper.

Autre signal réjouissant pour les syndicats : les jeunes sont aussi en train de rallier le mouvement de protestation. Quelque deux cents lycées (contre soixante-dix lors de la première journée) ont lancé des opérations de blocus ou de grève dans la matinée de mardi. Certaines facultés ont aussi organisé des mouvements de grève. À Paris, des étudiant·es de Sciences Po ont occupé les locaux pendant la nuit.

En revanche, les chiffres des grèves sont moindres que le 19 janvier, dans tous les secteurs, même si elles sont loin d’avoir été insignifiantes. À la SNCF, le taux de grévistes est passé de 46,3 % à 36,5 %. Mais selon des données publiques examinées par l’AFP, l’entreprise ferroviaire a tout de même annulé les trois-quarts de ses trains hors Île-de-France (7 199 trains annulés sur 9 633 prévus).

Dans l’Éducation nationale, la moitié des enseignant·es du primaire se sont déclaré·es grévistes ce 31 janvier, contre 70 % le 19, selon le décompte du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. À La Poste, 8,79 % des salarié·es étaient en grève, selon la direction, contre 14,64 % la dernière fois. Dans les raffineries et dépôts de carburants de TotalEnergies, la CGT a compté 75 à 100 % de grévistes, là où la direction a évalué le taux à 55 %, soit 1 point de moins que le 19 janvier.

Chez EDF, les salarié·es, très mobilisé·es contre ce projet de réforme, ont opté pour des opérations Robin des bois plutôt que des journées de grève classique : rendre l’électricité gratuite pour les hôpitaux, passer les compteurs en heures creuses pour certaines activités, notamment les boulangers, voilà qui leur semble plus efficace. Et leurs actions sont largement applaudies par le public.

Dialogue de sourds 

La journée s’est déroulée comme un duel à distance entre le gouvernement et les manifestant·es. À l’Assemblée, le texte est déjà en cours d’examen à la commission des affaires sociales. Lors des questions au gouvernement, le ministre du travail Olivier Dussopt a continué sur la même partition que ses collègues et les députés de la majorité depuis le week-end précédent, celle du travail et du mérite. « Est-ce que c’est un effort ? Oui. C’est un effort demandé pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition. La volonté du gouvernement est de faire en sorte que cet effort soit le plus juste possible », a-t-il déclaré.

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À Paris, dans la manifestation du 31 janvier 2023. © Photo Laurent Hazgui pour Mediapart

En réponse au député communiste Pierre Dharréville, le ministre a aussi affirmé : « Si nous retirions cette réforme, le système s’écroulerait et la pension des retraités s’écroulerait de 20 % », s’appuyant sur ce que dirait à ce sujet le Conseil d’orientation des retraites (COR). Or, si le COR anticipe bien une chute du niveau des pensions à la suite des réformes déjà votées, rien ne dit que la nouvelle réforme permettrait de corriger ce fait de manière significative.

Le ministre dit simplement qu’en travaillant plus longtemps, les travailleurs et travailleuses cotiseront plus longtemps, et donc obtiendront de meilleures pensions… en oubliant de rappeler que celles et ceux qui travaillent actuellement au-delà de l’âge légal ont droit à une meilleure pension, grâce à une surcote que la future réforme fera disparaître.

En écho cruel à ces déclarations, les personnes ayant défilé à Annonay (Ardèche), la ville dont Olivier Dussopt est originaire, et dont il a été maire de 2008 à son entrée au gouvernement en 2017, ont fait résonner les paroles de L’Opportuniste, la chanson de Jacques Dutronc. Nicole, ouvrière dans une usine de plasturgie, n’avait pas de mots assez durs à l’égard du ministre : « Il devrait savoir ce que c’est, le travail pénible. Il a dû oublier d’où il vient. »

À plus de 500 kilomètres de là, à Paris, Mohamed, 60 ans, participait à sa première manifestation. Lui qui répare les attractions de Disneyland fait le compte des gestes professionnels qu’il ne peut plus accomplir, et réfute tous les arguments des ministres lui assurant qu’on peut travailler toujours plus longtemps : « Il y a déjà beaucoup de choses que je ne peux pas faire : monter tout en haut des attractions, porter un sac à outils de 35 kilos, crapahuter sur les rails, je ne peux plus. Comment les gens feront ça à 64 ans ou plus ? »

Entre manifestant·es et gouvernant·es, un dialogue de sourds est instauré. Et le bras de fer continuera la semaine prochaine à monter en intensité.

Dan Israel






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