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jeudi 1 novembre 2018

Les Crises.fr - Davantage d’extrémisme et de crises de guerre froide. Par Stephen F. Cohen le 16.10.2018


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16.octobre.2018 // Les Crises

Davantage d’extrémisme et de crises de guerre froide. Par Stephen F. Cohen



Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 03-10-2018
Éclipsées par des audiences de confirmation des charges contre Kavanaugh, les relations américano-russes deviennent de plus en plus périlleuses.


La Place Rouge, Moscou (Sputnik via AP)

Stephen F. Cohen, professeur émérite d’études et de politique russes à a NYU (Université de New York) et à Princeton, et John Batchelor poursuivent leurs discussions (habituellement) hebdomadaires sur la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie. (Les épisodes précédents, qui en sont maintenant à leur cinquième année, sont sur TheNation.com.)
Mettant l’accent sur l’extrémisme croissant de la guerre froide à Washington et sur les crises semblables à la guerre dans les relations américano-russes ailleurs, Cohen commente les exemples suivants :
§ Le Russiagate, bien qu’aucune de ses allégations fondamentales n’ait été prouvée, est désormais au cœur de la nouvelle guerre froide, ce qui limite sérieusement la capacité du président Trump à mener des négociations de crise avec Moscou et vilipende le président russe Poutine pour avoir ordonné « une attaque contre l’Amérique » pendant l’élection présidentielle de 2016. Le New York Times et le Washington Post ont été les principaux promoteurs du Russiagate, même si plusieurs de ses éléments fondamentaux ont été sérieusement contestés, voire discrédités.
Néanmoins, les deux journaux ont récemment consacré des milliers de mots à relater la même histoire – les 20 et 23 septembre, respectivement – ainsi que ses erreurs évidentes. Par exemple, Paul Manafort, au moment crucial où il conseillait le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, n’était pas « pro-russe » mais pro-européen. Et contrairement aux insinuations, le général Michael Flynn n’a rien fait de mal ou de nouveau en s’entretenant avec un représentant du Kremlin au nom du président élu Trump. Beaucoup d’autres présidents élus avaient demandé à leurs principaux adjoints de faire de même. Les reprises épiques de l’histoire du Russiagate par les deux journaux, d’une longueur extraordinaire, étaient truffées d’erreurs similaires et d’accusations non prouvées. (Néanmoins, un historien éminent, bien qu’apparemment peu informé à la fois sur les documents concernant le Russiagate et sur le commandement du Kremlin, a homologué le dossier anti-Trump Steele, largement discrédité et à l’origine de nombreuses allégations du genre, « de plus en plus plausible »).
Étonnamment, ni le Times ni le Post n’accordent de crédit à la déclaration emphatique faite au moins une semaine auparavant par Bob Woodward – généralement considéré comme le chroniqueur faisant le plus autorité au sujet des secrets politiques de Washington – selon laquelle, après deux ans de recherches, il n’avait trouvé « aucune preuve de collusion » entre Trump et la Russie.
Pour le Times et le Post et d’autres médias grand public, le Russiagate est devenu, semble-t-il, une sorte de journalisme sectaire qu’aucune contre-preuve ou analyse ne peut entamer, et qui est donc en soi un facteur majeur de la nouvelle et plus dangereuse guerre froide. Pire encore, ce qui a commencé il y a près de deux ans par des plaintes concernant l’« ingérence » russe dans la campagne présidentielle américaine est devenu pour le New Yorker et d’autres publications une accusation selon laquelle le Kremlin a effectivement mis Trump à la Maison Blanche. Pour cette accusation irresponsable, avec son mépris inhérent pour le bon sens des électeurs américains, il n’existe aucune preuve convaincante – ni aucun précédent dans l’histoire américaine.
§ Pendant ce temps, des responsables américains actuels et anciens procèdent à des menaces presque sans précédent à l’encontre de Moscou. L’ambassadeur de l’OTAN, Kay Bailey Hutchinson, a menacé de « supprimer » tout missile russe qui, selon elle, violerait un traité d’armement de 1987, une étape qui risquerait de mener à une guerre nucléaire. Le secrétaire de l’Intérieur a menacé un « blocus naval » de la Russie. Dans une explosion russophobe peut-être sans précédent et peu diplomatique, l’ambassadrice de l’ONU Nikki Haley a déclaré que « le mensonge, la tricherie et les comportements malhonnêtes » sont une « norme de la culture russe ».
Il peut s’agir de déclarations farfelues de personnalités politiques nommées sans encadrement, bien qu’elles soulèvent inéluctablement la question : Qui fait la politique de la Russie à Washington – Le Président Trump avec sa politique avouée de « coopérer avec la Russie », ou quelqu’un d’autre ?
Mais comment expliquer, autrement qu’en tant qu’extrémisme débridé, les déclarations d’un ancien ambassadeur des États-Unis à Moscou et professeur de politique russe de longue date, qui semble être la principale autorité des grands médias sur la Russie ? Selon lui, la Russie d’aujourd’hui est « un État voyou », ses politiques « des actions criminelles » et « la pire menace du monde ». Elle doit être contrée par des « sanctions préventives qui ENTRERAIENT en vigueur automatiquement » – en fait, « tous les jours », si cela est jugé nécessaire. Considérant les sanctions « paralysantes » actuellement préparées par un groupe bipartite de sénateurs américains, dont la raison d’être et l’objectif réels semblent même à eux inconnus, ce ne serait rien de moins qu’une déclaration de guerre contre la Russie ; une guerre économique, mais une guerre quand même.
§ Plusieurs autres nouveaux fronts de la guerre froide sont également source de guerre ouverte, mais aujourd’hui, aucun plus que la Syrie . Un autre événement nous le rappelle, celui du 17 septembre, lorsque des avions de guerre syriens ont accidentellement abattu un avion de surveillance russe allié, tuant les 15 membres d’équipage. La cause, de l’avis général, en était un subterfuge des avions de combat israéliens dans la région. La réaction à Moscou a été très révélatrice et potentiellement inquiétante.
Au début, Poutine, qui avait développé de bonnes relations avec les dirigeants politiques d’Israël, a dit que l’incident était un accident, un exemple du brouillard de la guerre. Son propre ministère de la Défense, cependant, a protesté haut et fort, accusant Israël. Poutine a rapidement battu en retraite, adoptant une position beaucoup plus dure, et a finalement promis d’envoyer à la Syrie le système de défense sol-air S-300 très efficace de la Russie, une chose demandée en vain depuis des années, tant par la Syrie que l’Iran.
De toute évidence, Poutine n’est pas « l’autocrate toujours agressif du Kremlin » comme si souvent décrit dans les médias grand public américains. De nature modérée (dans le contexte russe), il gouverne en équilibrant des groupes et des intérêts conflictuels puissants. Dans cette affaire, il a été contré par des partisans de longue date de la ligne dure (« les faucons ») dans le milieu de la sécurité.
Deuxièmement, si les S-300 sont installés en Syrie (ils seront exploités par des Russes et non par des Syriens), Poutine peut en effet imposer une « zone d’exclusion aérienne » sur ce pays, qui a été déchiré par la guerre en raison, en grande partie, de la présence de plusieurs grandes puissances étrangères. (La Russie et l’Iran sont là légalement ; les États-Unis et Israël ne le sont pas.) Si tel est le cas, ce sera une nouvelle « ligne rouge » que Washington et Tel Aviv devront décider de franchir ou non. Vu la folie de Washington, il est difficile d’être sûr que la sagesse l’emportera.
Tout cela s’est déroulé à l’occasion du troisième anniversaire de l’intervention militaire de la Russie en Syrie, en septembre 2015. A cette époque, les experts de Washington dénonçaient « l’aventure » de Poutine et étaient sûrs qu’elle « échouerait ». Trois ans plus tard, le « Kremlin de Poutine » a détruit l’emprise de l’État islamique vicieux sur une grande partie de la Syrie, a pratiquement rétabli le contrôle du président Assad sur la majeure partie du pays et est devenu l’arbitre ultime de l’avenir du pays. Le président Trump ferait mieux de se joindre au processus de paix de Moscou, bien qu’il soit peu probable que le parti démocrate de Washington majoritairement pour le Russiagate lui permette de le faire. (Pour mémoire, rappelons qu’en 2016, la candidate à la présidence Hillary Clinton avait promis d’imposer une zone d’exclusion aérienne américaine au-dessus de la Syrie pour défier la Russie.)
Il y a aussi ceci. Alors que l’« ordre mondial libéral » dirigé par les États-Unis se désintègre, et pas seulement en Syrie, une nouvelle alliance émerge entre la Russie, la Chine, l’Iran et peut-être la Turquie, membre de l’OTAN. Ce sera une véritable « menace » seulement si Washington le considère ainsi, comme il l’a fait concernant la Russie ces dernières années.
§ Enfin, la guerre par procuration américano-russe en Ukraine a récemment acquis une nouvelle dimension. Outre la guerre civile dans le Donbass, Moscou et Kiev ont commencé à s’affronter dans la mer d’Azov, près de la ville portuaire ukrainienne de Mariupol. Trump subit des pressions pour fournir à Kiev des armes navales et autres afin de mener cette guerre en pleine évolution, encore un autre détonateur potentiel. Là encore, le président ferait mieux de mettre le poids de son administration au service des accords de paix de Minsk, qui sont en suspens depuis longtemps. Là aussi, cela semblait être son intention initiale, mais il s’est avéré qu’il y a maintenant une autre approche, qui semble maintenant entravée par le Russiagate.
Stephen F. Cohen est professeur émérite d’études et de politique russes à l’Université de New York et à l’Université de Princeton et rédacteur en chef adjoint de The Nation.
Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 03-10-2018
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

EST-CE ENCORE L'ÉTAT DE DROIT ?

Monsieur le Président, il est temps de reconnaître l’Etat de Palestine

Monsieur le Président, il est temps de reconnaître l’Etat de Palestine

Lettre ouverte de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH est membre

Monsieur le Président de la République,
Le ministre espagnol des Affaires étrangères a récemment annoncé son intention de consulter ses partenaires européens pour aboutir à une position commune européenne sur la reconnaissance de la Palestine. Si cette démarche échouait, l’Espagne pourrait reconnaître la Palestine de son côté.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères a exprimé une position similaire en indiquant que si les négociations de paix entre la Palestine et Israël demeuraient dans l’impasse alors l’Irlande reconnaîtrait l’Etat de Palestine. Il a également sous-entendu que d’autres pays européens pourraient adopter la même attitude.
La France devrait soutenir l’initiative espagnole et s’engager à reconnaître l’Etat de Palestine quelle que soit l’issue des consultations. Comme le déclarait Jean Asselborn en janvier 2018, « si la France reconnaissait la Palestine, d’autres États la suivraient, y compris le Luxembourg ». Le même positionnement a été observé dans d’autres pays comme la Belgique et la Slovénie. Au Royaume-Uni, le Labour Party s’est engagé à reconnaître l’Etat de Palestine s’il revient au pouvoir.
Par leur parti-pris systématique de soutien à la politique du gouvernement de B. Netanyahou, les Etats-Unis prouvent qu’ils ne peuvent en aucun cas être une référence sérieuse dans la recherche d’une solution juste à la question de Palestine. En effet, le déménagement de l’ambassade à Jérusalem reconnue par Donald Trump comme capitale d’Israël, la volonté d’annihilation de l’UNRWA et des réfugiés palestiniens, l’arrêt de la participation au financement des hôpitaux palestiniens de Jérusalem, la fermeture de la mission de Palestine à New York ou encore le départ de l’Unesco et du Conseil des droits de l’Homme ainsi que la volonté d’en finir avec la Cour pénale internationale, sont autant de mesures obéissant aux positions israéliennes et imposant un état de fait au lieu de poser les fondements d’un règlement négocié basé sur l’application du droit international.
Il n’y a pas de « plan du siècle » américain et en l’absence d’autres perspectives, c’est maintenant que la France doit s’imposer comme une alternative crédible à la « médiation » américaine. A la tribune des Nations unies, vous venez d’affirmer la primauté du droit et de la justice. L’État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale est un premier pas nécessaire en ce sens.
Enfin, en reconnaissant l’Etat de Palestine, Monsieur le Président, vous accéderez également aux demandes formulées dans les résolutions de l’Assemblée nationale et du Sénat adoptées les 2 et 11 décembre 2014.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profonde considération.
Paris, le 15 octobre 2018
Claude LEOSTIC, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; André BARTHELEMY, président d’honneur d’Agir ensemble pour les droits de l’Homme ; Catherine BILLET, déléguée Générale Pax Christi France ; Me Maurice BUTTIN, président du Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient (CVPR PO) ; Lucien CHAMPENOIS, vice-président de l’association « Pour Jérusalem » ; Hubert DELAUNAY, président du Comité Palestine Israël Châteaubriant ; Christophe DELTOMBE, président de La Cimade ; Haydar DEMIRYUREK et Hélène MILLET, coprésident-e-s du Groupe d’amitié islamo chrétienne (GAIC) ; Josette GAZZANIGA, présidente du Mouvement international de réconciliation (MIR) ; Bertrand HEILBRONN, président de l’Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Patrick LE HYARIC, président de l’Association de jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens (AJPF) ; Renée LE MIGNOT, co-présidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Roland LOMBARD, président du Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les universités palestiniennes (CICUP) ; Danielle MOREAU et Marie YOUAKIM, co-présidentes de Ritimo ; Joseph OESTERLE, président de l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP) ; Perrine OLFF-RASTEGAR, collectif Judéo Arabe et citoyen pour la Palestine ; Emmanuel POILANE, président du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID) ; Malik SALEMKOUR, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Pierre STAMBUL, co-président de l’Union Juive française pour la paix (UJFP)
Télécharger la lettre ouverte au format PDF et la fiche-contexte

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Blanquer : « à bas l’école du peuple ! »


http://reflexions-echanges-insoumis.org


Blanquer : « à bas l’école du peuple ! »



La réforme présentée par le Ministre Blanquer au Conseil supérieur de l’Education le mercredi 10 octobre 2018 consacre, au travers de nouvelles grilles horaires et des regroupements de spécialités, la destruction de l’enseignement professionnel public.
Ce n’est pas un hasard si elle s’accompagne dès la rentrée prochaine de la suppression de 2600 postes dans le second degré, dont un très grand nombre dans les LP. Elle organise la casse de diplômes fondés sur une logique globale de qualification, au profit d’une logique étroite de certification partielle des compétences. En effet, sous le prétexte commode de l’insertion des jeunes, elle vise explicitement « l’employabilité » au détriment de la construction d’un véritable parcours de formation générale et professionnelle au lycée et au-delà. Elle généralise à tous les établissements la mise en concurrence par l’apprentissage de l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Elle programme l’appauvrissement dramatique des contenus de formation générale (Humanités, Culture scientifique et mathématique, Enseignement des arts) et professionnelle (éco-gestion, prévention santé environnement, spécialités professionnelles). Elle vise enfin, dans la continuité de Parcoursup’, le blocage des possibilités de poursuite d’étude pour la très grande majorité nos élèves…
Les enjeux sont matériels avec un impact sur les structures (l’offre de formation) et les postes (le nombre des enseignants et les effectifs par classe), ainsi que sur les horaires avec une réduction de 9 à 11 semaines de formation sur trois ans en Baccalauréat professionnel (- 380 heures en moyenne), de 6 à 7 semaines en CAP sur deux ans tout cela dans une logique de réduction des moyens et de suppressions de postes. En baccalauréat professionnel ce sont notamment 20 % des horaires d’enseignement général qui s’évanouissent en fumée. En CAP les réductions d’horaires en enseignement général avoisinent les 50 % !
Comment mieux dire que ce qui gouverne cette réforme c’est le mépris le plus total pour une voie de formation qui scolarise plus de 650 000 jeunes pour leur immense majorité issu.es des classes populaires…
Mais si la réforme du lycée professionnel est bien sûr mise au service des suppressions de postes elle constitue en même temps une réaction radicale par rapport à l’acquis qu’a représenté la création du Baccalauréat professionnel, et l’invention des Lycée professionnels en lieu et place des Centre d’Education Technique (CET). C’est le retour assumé à la marginalité au sein du système éducatif d’une voie de formation au rabais et à moindre coût, dont la vocation est d’ouvrir la porte de l’apprentissage, de fermer celle de l’enseignement supérieur et de pousser à l’insertion professionnelle dans des conditions de profonde déqualification. Il n’est pas indifférent de noter dans ce contexte qu’elle accompagne le gel jusqu’à 2020 de la carte de l’éducation prioritaire, alors que les Lycées professionnels comme les Lycées Généraux et Technologiques relevant de l’éducation prioritaire ne bénéficient plus depuis deux ans déjà d’aucun classement de ce type.
Malgré l’opposition majoritaire des organisations représentées au Conseil Supérieur de l’Education, le Ministre a confirmé sa volonté de commencer son application à la rentrée prochaine, en septembre 2019 donc, dans les classes de seconde.
Le 27 septembre dernier une première mobilisation unitaire, associant notamment la CGT Educ’action, le SNUEP-FSU et SUD éducation a donné lieu à une première grève de la Voie Pro’ et à des rassemblements, à Paris, Toulouse et Marseille notamment. De nouveau le 9 octobre de nombreuses équipes de lycée professionnel étaient en grève.
L’urgence est à la construction d’un large front du secteur. Structuré démocratiquement, prenant appui sur une coordination des établissements mobilisés et susceptible, avec les organisations syndicales en lutte contre la réforme, de vaincre la résistance de celles qui ont pris le parti mortel de l’accompagnement et d’entraîner largement les personnels d’enseignement et d’éducation des lycées professionnels. Le 12 novembre est la prochaine occasion pour cela. Il doit permettre de progresser localement dans la construction d’un tel front, associant largement à la mobilisation et à la lutte les parents et les élèves.
Il doit aussi permettre de poser à une échelle nouvelle notre exigence du retrait de cette réforme et de gagner a minima un moratoire sur son application à la rentrée 2019.
Myriam Martin, Emmanuelle Johsua, Emmanuel Arvois

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Il y a un demi-siècle, cette scientifique prédisait déjà la catastrophe liée aux pesticides !

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Il y a un demi-siècle, cette scientifique prédisait déjà la catastrophe liée aux pesticides !

Rachel Louise Carson ecologiste pesticideCrédits : Flickr
Connaître le passé pour mieux comprendre le présent. Une scientifique américaine avait prédit l’actuel désastre des pesticides, mais les lobbys étaient parvenus à la discréditer, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui !
Rachel Louise Carson (1907-1964) était une biologiste marine américaine qui s’est très vite intéressée à la protection de l’environnement, plus particulièrement aux problèmes causés par les pesticides ou biocides de synthèse. Son ouvrage Le Printemps silencieux paru en 1962 a été maintes fois qualifié de prophétique, et est connu pour avoir contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde occidental.
L’ouvrage est le résultat des nombreuses observations faites par la biologiste qui s’est intéressée à la terre dans les années 1950, au moment où l’utilisation des pesticides explosait. À cette période, de nombreuses anomalies inédites sont rapportées et demeurent inexplicables. Cependant, Rachel Louise Carson identifiera rapidement un rapport de cause à effet entre l’utilisation massive des pesticides et les anomalies en question concernant l’environnement – particulièrement au niveau des oiseaux.
Victime d’une campagne agressive de discrédit émanant de sociétés de l’agroalimentaire – dont Monsanto en fer de lance -, la biologiste dénonça vivement le Dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) qui fut finalement interdit aux États-Unis en 1972 et en France en 1971. Rachel Louise Carson accusait également l’industrie chimique de pratiquer la désinformation, et fustigeait les autorités publiques qui se rendaient coupables de répondre aux attentes de l’industrie chimique sans se poser davantage de questions.
Depuis, les lobbys n’ont jamais cessé de jouer la carte de la désinformation pour discréditer les éventuels détracteurs, alors que nous poursuivons l’utilisation de produits détruisant les sols et polluant l’eau ainsi que l’air. Cela a un impact sur les écosystèmes, sur la biodiversité ainsi que sur la santé humaine. Quant à Rachel Louise Carson, celle-ci avait reçu à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté en 1980, c’est-à-dire la plus haute distinction civile aux États-Unis.
Sources : PositivR – Le Point
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