Près de 500 000 personnes se sont mobilisées, jeudi 28 avril dans toute la France pour cette dixième manifestation contre la loi travail. Retour en images sur le cortège parisien entre Denfert-Rochereau et la place de la Nation. Photos : Joël Lumien.
Douze morts à Chicago en 1886, dix morts à Fourmies en 1891… Le 1er Mai fut d’abord marqué par de violents affrontements. Si la fête du travail a pu au fil du temps prendre des airs de promenade de printemps, elle est restée un symbole fort de l’internationalisme ouvrier, qu’ont façonné 130 ans de luttes sociales.
Matthieu Bareyre, réalisateur et son ingénieur du son Thibaut Dufait tournaient place de la République à Paris le soir du 28 avril 2016. C'est en montant les images qu'ils ont découvert des plans insoutenables où des policier frappent des manifestants menottés. Ils nous ont transmis leurs images
Alors que le texte de la loi El Khomri sera examiné en séance publique à l’Assemblée dès le 3 mai, le groupe des députés du Front de gauche s’apprête à ferrailler dans l’Hémicycle. Tout en étant force de propositions, comme le rappelle le président du groupe, André Chassaigne.
Les contacts entre le mouvement citoyen de la place de la République dans la capitale et la centrale de Montreuil se multiplient autour de l'objectif commun du retrait de la loi El Khomri.
La campagne de Bernie Sanders a contraint Hillary Clinton à gauchir son discours. Et, malgré le matelas de « superdélégués » dont bénéficie l’ex-première dame, son rival espère encore l’empêcher de réunir les 2 383 délégués nécessaires lors de la convention de juillet.
Vous êtes témoin de violences policières, interpelé(e) lors d’une manif, mis en garde à vue, vous avez des droits que rappellent les juristes et avocats de la Defcol (Défense collective)
Il y a trente ans, l’accident de la centrale ukrainienne plaçait l’Europe face au risque nucléaire. Et voyait naître l’exigence d’un droit de regard de la société civile sur sa prévention autant que sur sa gestion.
Le festival normand Jazz sous les pommiers convie à une soirée en famille, avec Texier père et fils. À l’affiche, aussi, du haut de gamme avec Céline Bonacina, Airelle Besson ou Ana Carla Maza.
Hakan Günday a obtenu le prix Médicis étranger 2015 pou r Encore, un roman noir et virtuose sur la tragédie des migrants et le trafic d’être humains dont le narrateur est un jeune garçon, fils de passeur. Topaz, son quatrième livre traduit en français chez Galaade, est une immersion dans le tourisme de masse et les relations conflictuelles entre l’Orient et l’Occident.
À la lutte pour la montée en Ligue 1, l’équipe audonienne, qui reçoit Bourg-en-Bresse vendredi (36e journée de L2), est aussi un club citoyen ancré dans sa ville et qui éveille ses licenciés à la culture.
VIDEO. Des CRS frappent des manifestants menottés lors de l'évacuation de Nuit debout
Une vidéo montre des coups assénés par des policiers sur le visage de plusieurs manifestants, alors que ceux-ci ne montrent aucun signe de résistance.
Des coups de poing en plein visage sur des manifestants menottés. C'est ce que l'on peut voir sur cette vidéo tournée dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 avril place de la République à Paris, lors de l'évacuation très musclée de la Nuit debout. Sur les images, on voit clairement quatre coups assénés sur la tête ou le corps de plusieurs manifestants, alors que ceux-ci sont déjà menottés et qu'ils ne montrent aucun signe de résistance.
L'auteur des images pris à partie par les policiers
La vidéo a été tournée par le réalisateur Matthieu Bareyre, qui faisait des repérages place de la République pour les besoins d'un futur film. Contacté par francetv info, il raconte que le rassemblement de Nuit debout, qui se tenait jusqu'alors dans le calme, a dégénéré vers 1h10 lorsque des grenades lacrymogènes tirées par la police se sont abattues sur les occupants de la place.
Les images ont été tournées une demi-heure plus tard, à 1h37, alors qu'il restait encore "plusieurs centaines de personnes sur la place", selon Matthieu Bareyre. Quelques minutes après ces interpellations musclées, "les CRS vont charger et il se va se passer des choses très graves", relate-t-il, affirmant avoir été pris à partie verbalement et physiquement par les policiers, de même que son ingénieur du son.
Après cette nuit agitée, la préfecture de police avait fait état de 27 interpellations, les forces de l'ordre déplorant avoir été victimes de jets de projectiles.