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lundi 31 août 2015
La Sociale : Le camp occidental (États-Unis en tête) se dirigerait inexorablement vers un conflit (armé) direct avec la Russie et la Chine…
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La Sociale
Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation
Vers une guerre totale selon les théories de Carl Philipp Gottlieb von Clausewitz ?
Le camp occidental (États-Unis en tête) se dirigerait inexorablement vers un conflit (armé) direct avec la Russie et la Chine…
Le camp occidental (États-Unis en tête) se dirigerait inexorablement vers un conflit (armé) direct avec la Russie et la Chine…
C’est consubstantiel à l’idéologie capitaliste, lorsque que la conscience populaire atteint un tel niveau de conscience "critique", c-à-d, ingérable par l’oligarchie capitaliste, celle-ci se rabat inéluctablement vers le pire…, et opte (via les faucons étasuniens et leurs alliés) pour la fuite en avant !… Et en l’occurrence, il est de plus en plus ouvertement question d’ouvrir un conflit armé contre leurs ennemis déclarés… la Russie et la Chine ! Il ne s’agit plus d’un ennemi (cette créature maléfique échappant aux apprentis sorciers étasuniens, telle celle du Dr Frankenstein…, * Daesh (ou l’EI) que les États-Unis et leur indéfectible allié, Israël, créèrent de toutes pièces) mais plus communément de leurs éternels rivaux !
* se référer aux déclarations on ne peut plus explicites qui eurent lieu lors d’un débat en séance publique au Sénat, concernant la prolongation de l’opération Chammal en Irak, ou fut auditionné le Général de division Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris, par une commission ad hoc en vue du débat en séance publique sur la prolongation de l’opération Chammal en Irak, en application de l’article 35 de la Constitution française.) Très intéressant cet article 35 de notre Constitution, très… « … Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs - dont certains s’affichent en amis de l’Occident - d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. … »
C’est officiel, la Chine commence à liquider ses bons du trésor américain
Et c’est un euphémisme !, car cela a pris de telles proportions qu’il est difficile (inutile) de le taire ! La propagande agit à plein, mais selon le site Anti-K via ZeroHedge :
« Les lecteurs de ZeroHedge ne sont dorénavant plus les seuls à être mis au parfum de ce qu’il se passe puisque le reste de la presse financière communique et par 2 fois cela s’est vérifié… » suivent les exemples tirés de médias aux ordres : Bloomberg, citant des opérateurs sur les marchés obligataires de New York, rapporta « une pression à la vente substantielle » sur les obligations américaines à long terme en provenance d’une entité « d’Extrême-Orient », et voici ce qu’explique Bloomberg :
« La Chine a réduit son portefeuille de bons du trésor américain ce mois afin de récupérer les dollars nécessaires pour soutenir le yuan suite à sa forte dévaluation d’il y a 2 semaines, d’après des personnes familières du dossier.
Ces transactions ont eu lieu via la Chine elle-même ainsi que via des agents en Belgique et en Suisse, a déclaré l’une de ces personnes qui ont souhaité conserver l’anonymat vu que l’information est confidentielle. La Chine a communiqué avec les autorités américaines à propos de ces ventes, a déclaré une autre personne. Les montants concernés n’ont pas été révélés.
Les dernières données du Trésor américain et les estimations des stratégistes suggèrent que la Chine contrôle pour 1480 milliards de dollars de dette américaine. Nomura Holdings Inc. en Belgique possède pour 200 milliards d’obligations au nom de la Chine.
La Banque populaire de Chine a vendu au moins 106 milliards de dollars d’actifs de réserve dans les deux dernières semaines, dont notamment les bons du Trésor américain, selon une estimation de la Société Générale SA. L’hypothèse est que la banque centrale veuille se reconstituer des fonds qu’elle avait perdu dans le cadre de rachats de yuans afin de stabiliser sa monnaie. » « … Et maintenant que la frénésie liquidatrice de la Chine a atteint des niveaux qui rendent impossible sa dissimulation ou sa minimisation et que Bill Dudley a officiellement ouvert la porte à un nouveau QE, il semblerait que la seule façon d’empêcher la Chine et les pays émergeant de liquider leurs actifs libellés en dollars est, comme la City le suggère, « d’étouffer le marché immobilier américain » et d’exercer une sorte de serrage de vis forcé via les canaux de transmission des Treasuries, soit la mise en place d’un environnement qui ouvrira la porte au QE4. … » Et selon le site WSWS : « … Ce scénario, l’analyste financier Paul Jorion l’entrevoit non pas par réaction en chaîne purement financière, mais par logique économique : « La Chine n’est pas parvenue à créer véritablement un marché intérieur, la consommation des ménages représente seulement 35% du PIB. C’est très peu, quand on sait que les Etats-Unis sont à peu près au double. Tout repose sur les exportations, mais les pays acheteurs de la production chinoise, comme les Etats-Unis ou ceux d’Europe, baissent les salaires, donc les prix des matières premières baissent et la demande en Chine baisse aussi. Or la Chine contribue pour plus de 25% à la croissance mondiale — jusqu’à 50% à une époque — et représente 15% de l’économie mondiale. Donc, un pays qui représente 15%, ça ne peut qu’affecter l’économie mondiale. » « Si la Chine le décide, elle peut se retirer du système capitaliste et faire flamber le cours des matières premières ».Paul Jorion, analyste financier Les mesures politiques et économiques que le gouvernement chinois pourrait prendre, si la situation s’aggravait, ne confortent pas l’idée d’un simple soubresaut boursier cantonné à l’Asie. Paul Jorion souligne cet aspect des choses, inquiétant à son sens pour l’économie mondiale : « Je prends le pari depuis plusieurs années que la Chine ne fait que tâter le capitalisme pour vérifier si c’est un facteur de développement économique, et qu’ainsi, ce pays — ne s’étant pas engagé formellement dans le capitalisme — peut toujours revenir en arrière. La Chine a une structure stalinienne, et si les choses continuent dans le même sens, d’ici un mois ou deux, elle pourrait se retirer du système capitaliste. Si cela arrive, ça va être un choc énorme ». Cette position de repli de la Chine pourrait « gripper la machine capitaliste », selon l’analyste. Le premier effet serait de changer complètement le prix des matières premières, qui pourrait flamber, puisque « C’est actuellement la demande chinoise qui détermine le niveau des prix des matières premières. C’est la Chine qui est en position de diriger les choses, puisqu’elle peut se retirer de n’importe quel marché du système capitaliste, elle ne s’est jamais engagée de ce côté là. » Le scénario de 2008 est donc peut-être en route, mais avec, cette fois-ci, l’Empire du milieu qui pourrait, s’il le souhaitait, « tirer le tapis sous les pieds des économies occidentales« . Ce que Paul Jorion résume par cette sentence : « Si la Chine décide de ne plus laisser les marchés financiers fixer le prix des matières premières, mais le fait par décision étatique, elle peut faire flamber les cours mondiaux comme elle le souhaite. »
Un changement qui serait… pour le moins abrupt. Avec une crise inédite à la clef. … »
C’est le volet économique…, et comme nous avons pu le constater en Europe (plus particulièrement en Grèce) il s’agit * de guerres économiques dirigées exclusivement contre le peuple, et dans le cas de la Grèce, d’un coup d’Etat économique !
* un leurre pour créer des tensions économiques et une diversion politique en vue d’imposer « au reste du monde » des réformes structurelles basées sur de soi-disant "dettes publiques" !
Et toujours selon ce site : « … Un rapport publié récemment par l’European Leadership Network (ELN), un groupe de réflexion composé d’anciens hauts responsables de gouvernements européens et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, a conclu que les exercices militaires menés cette année par l’OTAN et la Russie rendent plus probable l’éclatement d’une guerre entre les deux camps. … »
« … La Russie se prépare à un conflit avec l’OTAN et l’OTAN se prépare à un éventuel affrontement avec la Russie, » dit le rapport. « Nous ne prétendons pas que la direction de l’un ou l’autre camp ait pris la décision de faire la guerre ou qu’un conflit militaire entre les deux soit inévitable, mais que le changement de profil des exercices est un fait et que cela joue un rôle dans le maintien de l’actuel climat de tension en Europe. … »
« … L’étude souligne l’escalade rapide des activités de l’OTAN : 162 exercices menés en 2014, le double du nombre initialement prévu, en plus des 40 exercices supplémentaires effectués en Europe par les Etats membres de l’OTAN pour leur propre compte. Elle note le caractère particulièrement provocateur de l’action menée par l’OTAN le 24 février à Narva, ville d’Estonie située sur la frontière de ce pays avec la Russie et qui comportait « la présence de véhicules blindés du deuxième régiment de cavalerie de l’armée américaine, de troupes britanniques, néerlandaises, espagnoles, lituaniennes et lettones lors d’un défilé militaire commémorant le jour de l’indépendance de la Lettonie … ».
« … Le rapport de l’ELN étaye les avertissements lancés par le World Socialist Web Site depuis l’éruption de la crise en Ukraine en février 2014. Celle-ci fut ouverte par un coup d’état politique à Kiev appuyé par les États-Unis, qui a évincé le président pro-russe, Viktor Ianoukovitch, et installé au pouvoir un régime d’extrême-droite, ultranationaliste, inféodé à Washington et à l’Union européenne. La logique objective de cette crise conduit inexorablement à une confrontation militaire entre les deux principales puissances nucléaires, les États-Unis et la Russie, aux implications catastrophiques pour l’humanité toute entière. … »
« … Depuis, il est devenu manifeste que les États-Unis et l’UE manipulent la crise en Ukraine pour créer des conditions où la Russie elle-même peut être démembrée et sa population, son territoire et ses ressources partagées entre les puissances impérialistes. Tel est le but stratégique à long terme d’une campagne impérialiste de sanctions économiques et de provocations diplomatiques qui s’appuie sur la force militaire. … »
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HISTOIRE ET MEMOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER :1940-2015. 75 ans après l’assassinat de Trotsky
HISTOIRE et MEMOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER
NOTRE HISTOIRE
1940-2015. 75 ans après l’assassinat de Trotsky
Publié le 21 août 2015
Il y a 75 ans Lev Davidovitch Bronstein, plus connu sous son pseudonyme, Trotsky, disparaissait des suites d’un attentat survenu la veille. Le coup de piolet asséné par l’agent stalinien Ramon Mercader n’a été que la « conclusion logique » d’une machine meurtrière mise en route bien avant par la bureaucratie qui s’était emparé du parti dirigeant de la Révolution de 1917 et de l’Etat dont celle-ci avait accouché. Dans L’homme qui aimait les chiens, sous la forme d’un polar passionnant l’écrivain cubain Leonardo Padura a contribué à faire (re)découvrir les principaux évènements qui ont débouché sur cet assassinat.
Mais pourquoi cet homme, déjà un sexagénaire, expulsé du Parti Communiste de l’Union Soviétique, puis condamné à l’exil, suscitait encore en 1940 autant d’acharnement de la part de la très puissante caste dirigeante en Union Soviétique ? Tout simplement parce que Trotsky incarnait, aux côtés des quelques centaines de militants avec lesquels il avait créé deux ans auparavant la IV Internationale, à la fois la force de la révolution d’octobre et la possibilité de sa régénération. Staline, quant à lui, était le despote à la tête d’une bureaucratie dont les privilèges s’appuyaient sur l’isolement et la dégénérescence de cette même révolution à travers une sorte de contre-révolution interne ou de Thermidor, pour reprendre une analogie chère à Trotsky.
Grand théoricien, le premier à anticiper la dynamique de la révolution en Russie, dirigeant de masses à la tête du Soviet de Petrograd en 1905, principal dirigeant, aux côtés de Lénine, de la révolution d’octobre 1917, chef militaire de l’armée rouge ayant battu les armées blanches alliées aux quatorze armées impérialistes lors de la guerre civile de 1919-1921, Trotsky était le prototype du révolutionnaire. Entacher l’image de ce leader extrêmement populaire n’avait pas été tâche facile pour le stalinisme. C’est tout un dispositif de calomnies et falsifications qui a été déployé pour enraciner l’idée qu’il était devenu un contre-révolutionnaire lorsqu’il a déclenché une lutte politique contre les tendances à la bureaucratisation de l’Etat issu de la révolution.
Pendant plus de quinze ans, Trotsky s’est battu, dans les conditions les plus adverses, d’abord en URSS et ensuite dans les nombreux pays où il a été exilé dans un vaste monde devenu pour lui une « planète sans visa ». Sa famille et ses proches ont payé. Son fils aîné et camarade Léon Sédov a très probablement été empoisonné par les tueurs de Staline à Paris, en 1938, de même que d’autres militants en charge, à l’époque de l’organisation de la conférence de fondation de IV Internationale. Sa fille Zina a développé des troubles psychologiques profonds et a fini par se suicider. Son dernier fils, Sergei, qui n’était pas militant politique, a été envoyé au goulag puis fusillé, accusé d’avoir essayé d’empoisonner tout un village sur les ordres de son père.
Malgré ce contexte, Trotsky a maintenu jusqu’à ses derniers jours une activité et une élaboration fébrile pour forger des directions et des organisations qui puissent constituer une alternative à la bureaucratie qui avait tué la première victoire révolutionnaire, à échelle internationale, de la classe ouvrière. Lui rendre hommage aujourd’hui, loin de tout acte de « dévotion », c’est d’abord et avant tout s’emparer de sa pensée et de son expérience, non pas comme un dogme, mais comme une source pour reconstruire un marxisme révolutionnaire vivant, pour notre époque. C’est forger de nouvelles générations militantes déterminées à accomplir la tâche que « le vieux » nous a laissé à la fin de son testament, écrit au Mexique en février 1940, lors d’une crise d’hypertension, et que nous reproduisons ci-dessous.
« Ma haute (et sans cesse montante) pression sanguine trompe mon entourage sur mon réel état de santé. Je suis actif et capable de travailler, mais l’issue est manifestement proche. Ces lignes seront rendues publiques après ma mort.
Je n’ai pas besoin de réfuter une fois de plus ici les stupides et viles calomnies de Staline et de ses agents : il n’y a pas une seule tache sur mon honneur révolutionnaire. Je ne suis jamais entré, que ce soit directement ou indirectement, dans aucun accord en coulisse, ou même négociation, avec les ennemis de la classe ouvrière. Des milliers d’opposants à Staline sont tombés victimes de semblables fausses accusations. Les nouvelles générations révolutionnaires réhabiliteront leur honneur politique, et agiront avec les bourreaux du Kremlin selon leurs mérites.
Je remercie chaleureusement les amis qui me sont restés loyaux à travers les heures les plus pénibles de ma vie. Je n’en nommerai aucun en particulier faute de pouvoir les nommer tous.
Cependant, je me crois justifié à faire une exception pour ma compagne, Natalia Ivanovna Sédova. En plus du bonheur d’être un combattant pour la cause du socialisme, le destin m’a donné le bonheur d’être son époux. Durant les presque quarante ans de notre vie commune elle est restée une source inépuisable d’amour, de grandeur d’âme et de tendresse. Elle a subi de grandes souffrances, surtout dans la dernière période de notre vie. Mais je trouve quelque réconfort dans le fait qu’elle a connu aussi des jours de bonheur.
Pendant quarante-trois années de ma vie consciente je suis resté un révolutionnaire ; pendant quarante-deux de ces années j’ai lutté sous la bannière du marxisme. Si j’avais à tout recommencer, j’essaierais certes d’éviter telle ou telle erreur, mais le cours général de ma vie resterait inchangé. Je mourrai révolutionnaire prolétarien, marxiste, matérialiste dialectique, et par conséquent intraitable athéiste. Ma foi dans l’avenir communiste de l’humanité n’est pas moins ardente, bien au contraire elle est plus ferme aujourd’hui qu’elle n’était au temps de ma jeunesse.
Natacha vient juste de venir à la fenêtre de la cour et de l’ouvrir plus largement pour que l’air puisse entrer plus librement dans ma chambre. Je peux voir la large bande d’herbe verte le long du mur, et le ciel bleu clair au-dessus du mur, et la lumière du soleil sur le tout. La vie est belle. Que les générations futures la nettoient de tout mal, de toute oppression et de toute violence, et en jouissent pleinement. »
LEONARDO PADURA A CONTRIBUÉ À FAIRE (RE)DÉCOUVRIR LES PRINCIPAUX ÉVÈNEMENTS QUI ONT DÉBOUCHÉ SUR CET ASSASSINAT.
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