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jeudi 29 août 2013

Réforme des retraites : condamnés à travailler jusqu'à 70 ans ?

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Réforme des retraites : condamnés à travailler jusqu'à 70 ans ?

Les générations nées à partir de 1973 vont devoir cotiser 43 ans pour toucher une retraite à taux plein. Pour ceux qui ont fait de longues études, la retraite devient un horizon lointain.

                             Des lycéeens lors des manifestations contre la réforme des retraites du gouvernement de François Fillon, le 6 novembre 2010, à Nice.
Des lycéeens lors des manifestations contre la réforme des retraites du gouvernement de François Fillon, le 6 novembre 2010, à Nice. (VALERY HACHE / AFP)

Intervention en Syrie : que cherchent les Occidentaux ?

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Intervention en Syrie : que cherchent les Occidentaux ?

Alors que l'action militaire de Washington et ses alliés ne fait presque plus de doute, francetv info se penche sur les raisons qui les poussent à une telle option. 

                                 Des chars israéliens sont postés à la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, le 28 août 2013.

Des chars israéliens sont postés à la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, le 28 août 2013. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Sortir de l’euro ? Sortir de l’Europe ? un article de Raoul Marc jennar

http://www.jennar.fr

26 août2013
Comme promis à un lecteur de mon blog, je reviens sur le sujet de l’euro. J’ai lu attentivement les arguments des uns et des autres, en particulier ceux de mes amis Frédéric Lordon et Pierre Kalfa, en opposition sur le sujet. J’ai, à Grenoble, lors des ateliers qui lui étaient consacrés par le Parti de Gauche puis par le Front de Gauche, écouté attentivement les échanges à ce propos. Je ne suis pas un économiste et, dans une matière d’une telle complexité où, de surcroît, on a pu observer à de multiples reprises que l’économie est loin d’être une science exacte, mais plutôt une discipline faite de spéculations (sans mauvais jeu de mots), je m’efforce de retenir ce que la raison ne peut contester.
J’observe que le statut (indépendance totale à l’égard des instances issues du suffrage universel) et les missions (lutter contre l’inflation sans se préoccuper du développement économique et de la justice sociale) de la BCE sont insupportables et que le moins qu’on puisse envisager est de les modifier radicalement. J’observe également que le passage à l’euro s’est opéré dans des conditions scandaleuses de laisser faire, laisser aller. Tous les abus ont été autorisés au mépris du coût de la vie des plus faibles. J’observe enfin qu’il y a une dynamique de démantèlement de tous les encadrements de la finance qui furent mis en place après la grande crise des années 30 et à la Libération et qu’on n’a jamais été aussi loin dans la dérégulation des activités financières. Voilà déjà trois pistes sur lesquelles on pourrait avancer pour proposer des alternatives.
Par ailleurs, nul ne peut contester que l’UE telle qu’elle est résulte de la volonté des gouvernements successifs depuis 1957. Si j’excepte la jurisprudence de la Cour de Justice de l’UE qui, à partir d’une interprétation extensive des traités, crée du droit, force m’est d’observer qu’on fait grief à l’UE d’être ce que les Etats (et donc les gouvernements successifs) on voulu qu’elle soit de 1957 à nos jours. Ce n’est pas une institution autonome qui a créé l’euro, ce sont les gouvernements (et donc les Etats) qui ont négocié et signé le traité de Maastricht. Les Etats, dans lesquels certains, avec un enthousiasme que je comprends mal, voient le recours miraculeux, ne sont donc pas, per se, ceux qui peuvent apporter le remède à un mal qu’ils ont eux-mêmes créés. La rupture avec l’Europe telle qu’elle est et l’euro tel qu’il est exige d’abord une rupture avec la France telle qu’elle est dirigée depuis tant d’années.
Enfin, je veux aborder la question de la souveraineté populaire, essentielle, primordiale. L’héritage des Lumières et de 1789. Souveraineté populaire et monnaie (qui en est une des manifestations) vont de pair. Je n’ai pas cessé de dénoncer la construction européenne comme une « soustraction démocratique » (Lordon)  parce que la volonté de légitimer une souveraineté populaire européenne a toujours été absente chez tous les gouvernements incapables d’accepter qu’il n’y a pas concurrence, mais bien complémentarité entre la souveraineté populaire qui s’exprime au niveau de l’Etat et celle qui s’exprimerait au niveau de l’Europe. Nul ne peut nier que la création de l’euro qui aurait été inscrite dans un processus soumettant les choix opérés dans le traité de Maastricht à la sanction populaire dans toute l’Europe des Quinze aurait débouché sur un autre euro géré autrement par une autre BCE.
La question maintenant est de savoir comment se sortir de ce piège infernal : sortir de l’Europe et de l’euro ? C’est mettre fin définitivement à tout espoir d’une union démocratique et sociale des peuples d’Europe. C’est renoncer à l’exigence de solidarité entre les peuples qui doit primer entre Européens pour qu’elle puisse s’exprimer à l’égard des autres peuples du monde. En ces temps de montée en puissance des égoïsmes, des nationalismes et des fascismes, le risque est grand de se retrouver dans une situation analogue à celle des années 20. Je me souviens que lors de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, sans concertation, tout de suite, retrouvant des affinités d’avant 1914, l’Allemagne a reconnu la Croatie et la France a reconnu la Serbie. Ce qui a pour beaucoup nourrit le conflit en gestation. Nous sommes dans un monde multipolaire avec des firmes transnationales plus fortes que jamais dont les moyens dépassent parfois le PIB d’un pays comme la France. Pour rendre aux peuples d’Europe la souveraineté à laquelle ils ont droit, un effet de taille s’avère indispensable hors duquel, c’est la colonisation assurée par le pouvoir privé.
Il nous faut trouver autre chose pour bloquer le rouleau compresseur néo-libéral. Qu’on se souvienne de 1966 : la France estime alors que ses intérêts agricoles sont gravement lésés. Elle suspend sa participation aux travaux des institutions européennes. Neuf mois plus tard, elle obtient satisfaction. C’est la stratégie que je propose. Ne pas remettre en cause le principe d’une union des peuples d’Europe, mais exiger une renégociation complète des traités pour une refondation démocratique, sociale et écologique de l’UE. Tant qu’on ne l’obtient pas – ce qui ne devrait pas durer, car la France qui demanderait cela serait vite rejointe par plusieurs Etats – on ne discute plus, on ne négocie plus, on ne participe plus aux instances de l’UE. C’est une stratégie de la chaise vide qui ne porte pas en elle le risque d’un retour au paysage européen que l’on a connu dans un passé dominé par les nationalismes. Contrairement à ce que certains pensent, la guerre est une tentation à laquelle certains ne résistent pas. Et je prends comme un bien extrêmement précieux les 68 années de paix dont nous profitons, la plus longue période de paix au regard des 1945 années de guerres successives qui l’ont précédée (pour ne parler que de notre ère). Ceux qui ignorent si souvent l’Histoire et ses leçons feraient bien d’y réfléchir.
Je voudrais terminer en appelant à un débat paisible et serein sur ces questions. La passion que certains mettent de part et d’autre réduit l’espace de la raison pourtant si nécessaire. Point n’est besoin de caricaturer le point de vue de l’autre. La matière est déjà assez complexe et la gauche de transformation sociale et écologique renforcerait sa crédibilité en présentant au peuple un échange d’arguments certes compréhensibles, mais aussi courtois.
rmj
26.08.2013

La radicalité et le rassemblement un article de Raoul Marc Jennar

http://www.jennar.fr/

26 août2013
Ces deux mots sont revenus des dizaines de fois dans les débats sur la gauche aujourd’hui, lors des Estivales du Front de Gauche.  Alors que certains veulent donner la priorité au rassemblement (sous entendu avec la gauche de droite qu’est le PS) au risque de faire perdre toute crédibilité à la volonté affichée de faire rupture avec le système, d’autres estiment que le refuser au premier tour des élections municipales, c’est envoyer un message clair qu’il existe une force politique décidée à incarner le socialisme de Jaurès et une écologie politique anticapitaliste et que cette force, quand le retour au pouvoir de la droite n’est qu’un risque de second tour, ne peut pas envoyer un message trouble, confus, de compromission avec un parti qui a renié le socialisme, dès le premier tour.
Nous sommes à un tournant historique. Une période s’achève qui a vu, depuis 1914, l’expression politique la plus importante  du socialisme en France sans cesse hésiter entre transformation progressive du système et résignation sinon adhésion au système. Avec, aujourd’hui (mais le processus a commencé en 1983, avec les dernières hésitations au début du gouvernement Jospin : rejet de l’AMI, les 35 heures) une pleine et entière adhésion à une économie de marché dérégulée au point d’effacer un principe arraché en 1789 : tous les pouvoirs émanent du peuple. L’adhésion du PS aux orientations ultralibérales de l’UE, les choix du gouvernement PS-EELV tout au long de sa première année (sans même avoir essayé autre chose) et son soutien au projet de grand marché transatlantique signent la fin de cette période. Le PS a cessé d’être socialiste. Il s’emploie désormais et systématiquement à satisfaire les attentes patronales et financières.
Il y a lieu, dès lors, d’en tirer les conséquences. S’il est vrai que la gestion municipale par le PS, ce n’est pas totalement la même chose qu’une gestion par la droite (encore que sur la gestion de la distribution d’eau, sur les concessions au privé, il y aurait beaucoup à dire, …), il n’est plus possible, au premier tour du scrutin, de donner un chèque en blanc à ce parti. Au risque, pour celles et ceux qui ont relevé le défi de l’écosocialisme de perdre tout crédit dans la population. Et de ruiner définitivement les espoirs de construire une alternative à la société que consolide la gauche de droite. C’est la raison pour laquelle, Jean-Luc Mélenchon a annoncé hier qu’il y aurait une liste conduite par le PG dans toutes les villes de plus de 10.000 habitants. Pour que la radicalité d’un projet soit crédible, le rassemblement doit se faire autour de ce projet et pas avec ceux dont le projet est exactement l’inverse.
rmj
26.08.2013

mercredi 28 août 2013

"Non à l’intervention militaire en Syrie ! Non à la guerre !"

                       

                             

"Non à l’intervention militaire en Syrie ! Non à la guerre !"

Syrie
logo communiqué post


Usant des pouvoirs d’exception que lui confèrent les institutions de la Ve République, le présidentFrançois Hollande ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se sont prononcés pour une intervention militaire en Syrie. Au bout du compte, ce sont les Etats-Unis qui décideront. Il semblerait, selon la presse, que les Etats-Unis sont prêts à engager des frappes aériennes contre la Syrie dès jeudi ou vendredi.
Depuis des mois, des dizaines de milliers de Syriens sont morts, des centaines de milliers ont dû fuir les zones de combat. Le monde entier est saisi d’horreur devant ce carnage sanglant provoqué par les bombardements, les attentats, les armes chimiques… On se rappelle que les armes de destruction massive ont été, en 2003, le prétexte à une intervention militaire en Irak. Aujourd’hui, sans même attendre les résultats de la commission d’enquête de l’ONU qu’elles ont elles-mêmes commanditée, les grandes puissances décrètent qu’il faut « punir » le régime, donc procéder à des frappes aériennes contre le peuple syrien.
Les grandes puissances, qui, il y a peu, invitaient régulièrement le président el-Assad en France, aux Etats-Unis et ailleurs, font mine de « découvrir » aujourd’hui qu’il s’agit d’un régime violent. De l’autre côté, ceux qui sont présentés comme l’« opposition » — financée par l’Arabie Saoudite et soumise aux groupes djihadistes comme al-Nosra qui se réclame officiellement d’al-Qaida — ne sont pas moins violents que le régime. Les déclarations des grandes puissances ne sont que larmes de crocodile. On voit aujourd’hui en Irak, pays disloqué, occupé, soumis à la violence terroriste, au chaos, où a conduit l’intervention militaire.
Le résultat de l’intervention des grandes puissances en Libye est le même. Après la Libye, ce sont les mêmes groupes armés par les grandes puissances contre Kadhafi qui ont organisé un raid contre le Mali, « justifiant » ainsi l’intervention militaire française.
communiqué POI Syrie
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Le POI s’inscrit dans la tradition du mouvement ouvrier et démocratique qui lutte contre la guerre, pour la paix et le droit des peuples. Il affirme, sur la base de l’expérience de ces vingt dernières années, que toute intervention militaire non seulement ne règlera pas la situation dramatique des peuples mais l’aggravera et entraînera inévitablement demain de nouvelles interventions militaires, de nouvelles guerres, de nouvelles violences. Nous réaffirmons notre opposition à toute intervention militaire contre la Syrie qui ajoutera à la violence actuelle de nouvelles violences.
Nous nous prononçons contre toute frappe militaire, contre toute intervention, toute ingérence. Nous sommes inconditionnellement du côté du peuple syrien qui traverse un moment tragique de son histoire. Mais nous avons confiance dans la capacité des peuples du monde à ouvrir une issue malgré la barbarie. Le POI condamne la volonté du gouvernement Hollande-Ayrault de s’engager dans l’aventure militaire contre le peuple syrien.
Non à la guerre ! Non à l’intervention !
Paris, le 28 août 2013 à 18 heures
Les secrétaires nationaux : Claude Jenet,  Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein
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Catégories: Communiqué du POISyrie

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"Retraites, Sécurité sociale, ces contre-réformes doivent être retirées !"Un tract national du POI

                               

                                    

"Retraites, Sécurité sociale, ces contre-réformes doivent être retirées !"Un tract national du POI

diffusion de tracts
picto_prendre_position25 août. L’Union européenne exige : « La France a engagé des réformes structurelles qui vont dans le bon sens. Mais elle ne va pas assez vite dans leur mise en œuvre (…). La France doit faire preuve de plus d’audace dans la réforme en cours de son système de retraite. » Et de demander d’accroître « la compétitivité » (Olli Rehn, vice-président de la Commission européenne, Le Journal du dimanche, 25 août).
tract POI 28-08-13
Cliquer pour télécharger et imprimer.
26 août. Au sortir de sa rencontre avec Jean-Marc Ayrault, le président du Medef, Pierre Gattaz, se félicite : « Il y a une ouverture qui nous a été faite, intéressante, c’est la baisse du coût du travail. » Il s’agirait de baisser les cotisations sociales patronales de la branche famille.
27 août. Après avoir rencontré durant deux jours les représentants des organisations syndicales et patronales, Ayrault annonce qu’il « faudra travailler plus longtemps ». Dans le prolongement de la loi Fillon, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein serait graduellement portée à 43 ans. Ayrault lui-même reconnaît que cet allongement « conduira à un recul de l’âge effectif de départ à la retraite (…), c’est en cela que cette mesure est une réforme structurelle majeure ».
Les retraités ne seront pas épargnés ! Fiscalisation des bonifications pour 3 enfants, décalage de 6 mois de l’indexation des pensions !
Avec l’introduction d’un « compte personnel de prévention de la pénibilité », une brèche dans le système des retraites par répartition est ouverte, pour introduire un système dit « notionnel » d’individualisation, remettant en cause la solidarité entre les actifs et les retraités.
Le 5 septembre, le gouvernement annoncera l’intégralité de sa réforme des retraites. Elle sera présentée au Conseil des ministres le 18 septembre et à l’Assemblée nationale début octobre.
La réforme annoncée des retraites et les attaques contre la Sécurité sociale s’inscrivent dans le cadre de l’application du TSCG que François Hollande a fait ratifier, comme les quarante lois votées et promulguées par son gouvernement. Elles n’ont qu’une source : la défense des intérêts de la classe capitaliste.
Elles n’appellent qu’une réponse du mouvement ouvrier : ces contre-réformes doivent être retirées, l’unité doit se réaliser pour bloquer cette politique anti-ouvrière.
Pour rassembler la force politique combattant pour l’unité pour bloquer la politique du gouvernement Hollande-Ayrault dictée par l’Union européenne :
Tous au meeting
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