Translate

samedi 24 août 2013

à lire sur le Monde.fr , samedi 24 août 2013

                                   
SAMEDI 24 AOÛT 2013

Le logo de la console de salon XBox, de Microsoft.
Les défis du futur PDG de Microsoft
Le départ annoncé de Steve Ballmer est un aveu d'échec pour Microsoft. Le groupe doit se réformer pour faire face à la nouvelle concurrence, symbolisée par Apple et Google.
Quatre destroyers de la VIe flotte américaine croiseront en Méditerranée.
La marine américaine renforce sa présence en Méditerranée
Les quatre destroyers de la VIe flotte américaine, tous équipés de missile Tomahawk, pourraient être sollicités en cas d'opérations en Syrie.
Rentrée du PS : qui est le "Melon d'or" de l'année ?
"Langue de bois d'or", "Planqué de l'année" ou "Lèche-cul d'or"... Chaque année, 48 journalistes qui suivent le PS établissent leur palmarès. Voici celui de cette année.
Ecoutes : le "Guardian" s'associe au "New York Times" contre les "pressions" de Londres
Le rédacteur en chef du quotidien britannique estime que la liberté de la presse est menacée en Grande-Bretagne au vu des menaces du gouvernement.
Lesley Hazleton sur la scène de TEDGlobal à Edimbourg (Ecosse), juin 2013.
La prophétie de Lesley
Ils changent leur monde... 4/6. La journaliste Lesley Hazleton a décidé de réhabiliter l'image de Mahomet dans la biographie qu'elle lui consacre, en révélant l'homme qui se cache derrière le Prophète.
L'Irak connaît une nouvelle recrudescence de violence, notamment à Bagdad et dans la province d'Al-Anbar.
Irak : un attentat-suicide fait au moins 25 morts
Un café de Bagdad a été pris pour cible près d'un parc très fréquenté du nord de la capitale. La semaine a été particulièrement meurtrière en Irak, où ont eu lieu une série d'attaques.


Et aussi
La directrice du FMI prône le maintien de politique monétaires-accomodantes par les banques centrales en soutien à la croissance mondiale.
Christine Lagarde défend une politique monétaire interventionniste
La directrice du FMI prône le maintien de politiques monétaires accommodantes par les banques centrales en soutien à la croissance mondiale.
La taxe carbone s'invite à l'université d'été du PS
Face aux critiques formulées par des ténors du PS, le ministre de l'écologie, Philippe Martin, réaffirme que sa contribution climat énergie sera différente de la taxe carbone de Nicolas Sarkozy.
Le nouveau siège, en construction, de la BCE à Francfort, le 20 mars 2013.
La reprise en zone euro est une illusion
"Depuis quelques semaines, on parle de plus en plus d'un début de reprise dans la zone euro. Mais est-ce vraiment la reprise ?", s'interroge l'économiste américain Mark Blyth.


Au total, 1 004 sympathisants des Frères musulmans, dont 558 au Caire, ont été interpellés lors des manifestations de vendredi 16 août dans tout le pays.
Egypte : la crainte de la répression a limité la mobilisation des Frères musulmans
Pour la "journée des martyrs", les Frères musulmans n'ont réussi à mobiliser que quelques milliers de partisans dans les rues du Caire, encore traumatisée par la répression sanglante de l'armée.
Le groupe basé dans l'Ohio a annoncé pour son trimestre clos le 3 août une baisse de fréquentation et une chute de 11 % de ses ventes sur le marché américain.
Le filon Abercrombie & Fitch s'épuise
Le groupe a annoncé pour son trimestre clos le 3 août une baisse de fréquentation et une chute de 11 % de ses ventes sur le marché américain, à nombre de magasins constant.
Image diffusée sur CCTV de Bo Xilai à l'ouverture de son procès, le 22 août.
Procès de Bo Xilai : "Une transparence complètement inédite en Chine"
Pour Nicholas Bequelin, spécialiste du système judiciaire chinois, "on assiste à une forme idéalisée de ce que devrait être un procès criminel en Chine".




 
Double explosion à Tripoli
On dénombre au moins 27 morts et 352 blessés.
 
En Colombie, vaste mouvement de protestation paysan
 
La taxe carbone n'est "pas une augmentation d'impôt"
 
Moubarak sort de prison
 
Le Medef ne voit pas de "frémissement de l'activité" en France
 



DEPLOYONS NOS FORCES ET ENTRAINONS LA CONFIANCE , Ségolène Royal à la Rochelle

Intervention de Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes

pour l'ouverture de l'Université d'été du Parti socialiste
à La Rochelle, le Vendredi 23 août 2013
DEPLOYONS NOS FORCES ET ENTRAINONS LA CONFIANCE

Chers Amis, Chers Camarades,

Je suis heureuse de vous accueillir en Poitou-Charentes.
Nous voilà rassemblés fraternellement à La Rochelle.

Bienvenue une nouvelle fois dans cette belle région qui je dois vous dire a été classée par le guide Lonely Planet dans les dix plus belles destinations du monde.
· Une région aux quatorze vallées,
· Vallée de la Charente - qu'aimait François Mitterrand qui avait trouvé là sa notion du temps : il faut donner du temps au temps comme le cognac charentais qui passe deux fois dans l'alambic – il faut donner du temps au temps.
· jusqu'au Littoral Marennes Oléron et Rochefortais - qui aujourd'hui reconstruit l'Hermione, la frégate de La Fayette rejoignant les insurgés américains.
· en passant par le Marais Poitevin, pays de Terre et d'Eau forgé à mains d'hommes pour lutter contre la misère, aujourd'hui classé Grand Site National.
· Une Région au patrimoine roman exceptionnel, avec ses 800 édifices,
dont plusieurs sublimes classés au patrimoine de l'UNESCO,
dans lesquels nous avons créé les Nuits Romanes, spectacles vivants et gratuits pour démocratiser l'accès à la culture
· et que vous pouvez découvrir, non loin d'ici, dans lle village de Soudan samedi soir à 21 heures.
· Une région agricole de qualité qui se bat pour garder ses élevages,
· Mais une région aux industries de pointe : Alstom, Mia Electric (que vous pouvez essayer gratuitement sur le stand de la Région pour soutenir les ouvriers de cette usine), l’aéronautique qui embauche,
· l’Économie Sociale et Solidaire qui représente 1 emploi sur 7 en Poitou-Charentes,
· une Région d’Excellence environnementale et de croissance verte engagée il y a 10 ans, dès 2004 et dont nous recueillons aujourd'hui les fruits.

Chers amis,

Les Français se demandent si nous sommes rassemblés : nous le sommes !

Les Français se demandent
si nous sommes déterminés à sortir de la crise : nous le sommes !

Les Français se demandent :
si nous sommes armés pour faire réussir la France et améliorer la vie de tous les jours : nous le sommes !

Nous le sommes !
Nous devons le montrer et le prouver.
Nous en avons la volonté et la FORCE.

L'action conduite par le Président, le Gouvernement et le Parlement a permis
de rectifier les dérives,
de construire le socle du redressement
pour engager aujourd'hui l'accélération et la montée en puissance
d'une action efficace.

Pour être efficace cette action doit rassembler toute les énergies des territoires, des créateurs, des innovateurs et plus largement de tous les Français qui imaginent et construisent le monde d'aujourd'hui et de demain que nous voyons tous les jours à l’œuvre.

Pendant ce temps-là, la droite baisse le rideau pour cause d'inventaire.

C'est leur affaire et ce sont leurs querelles.

Loin, très loin des préoccupations actuelles des Français
qui ont fait,
en mai 2012,
leur propre inventaire de ces années gâchées, de ces années gaspillées.

Les Français ont conclu que le passif était massif
et que le pays avait besoin d'autres objectifs et d'autres méthodes.

A nous d'être à la hauteur de l'espérance dont fut tissée notre victoire.

A nous d'unir et de mobiliser toutes nos FORCES pour faire réussir la France,
ici et maintenant.

Courage, créativité, rassemblement : tel est notre devoir
pour que chaque citoyen,
même les plus inquiets,
même ceux qui n'y croient plus,
même ceux qui ont le sentiment que l'avenir est bouché,
puisse se mettre en mouvement
car dans toutes les souffrances et dans toutes les colères existe toujours un espoir qui ne demande qu'à s'épanouir.

Nous avons été élus, pour mettre fin à un système d’obéissance aux oligarchies financières
qui veulent dicter leur loi à la puissance publique et prendre les peuples en otage
en leur faisant payer la note de leurs turpitudes.

Nous avons été élus,
pour mettre fin aux scandales financiers comme celui de DEXIA, la banque des collectivités locales
qui a coûte six milliards et demi d'euros aux contribuables français, peut-être bien davantage.

Nous avons été élus,
pour bousculer un système
où, de nos jours encore,
les produits dérivés représentent 12 fois le PIB mondial,

sans aucun rapport avec l'économie réelle si ce n'est la destruction massive des actifs et des emplois.

Nous avons été élus, pour surmonter les freins à la mutation écologique,
freins par lesquels des intérêts particuliers opposent à l'intérêt national.

La droite, disait François Mitterrand,
a des intérêts, peu d'idées
et les idées de ses intérêts.

C'est dire l'ampleur de la tâche de reconstruction à accomplir.

Nous voici à un moment stratégique.
Sur les 20 mois qui viennent, en moins de deux ans,

tous les échelons de l'action politique seront renouvelés :

les Municipales, Européennes, Sénatoriales.

Puis, les élections Départementales et Régionales.

Autrement dit, tous les grands rendez-vous démocratiques nous attendent.

On sait que ces rendez-vous d'étape
sont toujours plus difficiles pour les partis au pouvoir.
Raison de plus pour rassembler nos énergies
et nos FORCES

car c'est en ayant d'abord confiance en nous que nous donnerons confiance à notre pays.

1) la confiance : c'est le premier objectif à atteindre

Cette confiance est mise à mal,
notamment,
par la crainte que les plus riches,
les plus habiles,
profitent de toute évolution au détriment du reste de la société et que seuls quelques uns puissent seuls s'imaginer un avenir tandis que le plus grand nombre serait condamné à vivre au jour le jour,
avec des fins de mois toujours plus incertaines
pour soi et pour ses enfants.

J'en suis sûre,
la France à la capacité de se projeter dans l'avenir,
pour sortir de la récession
et pour partager une perspective de développement, comme elle l'a fait avec le courage des Français, chaque fois qu'elle a eu à traverser des moments difficiles dans son histoire.
2ème objectif : accélerer la mutation énergétique et construire la social – écologie, vite et fort
La mutation écologique est une formidable chance pour changer le système, avec les citoyens, et au plus près des Territoires.
La question démocratique est ici essentielle.
Les plaies de la crise écologique sont connues :
- la concentration massive de gaz à effet de serre qui provoque canicules, tempêtes, inondations, sécheresse et des migrations massives de populations à l'échelle planétaire, fuyant l'avancée des déserts, les plus pauvres étant les plus touchés.
- une exploitation intensive agricole qui se retourne contre les agriculteurs avec la baisse de la fertilité des terres épuisées par l'utilisation massive des engrais chimiques et des pesticides ;
- une pénurie d'eau qui s'aggrave ;
- des ressources halieutiques qui s'épuisent ;
- une déforestation dramatique qui progresse ;
- la biodiversité qui recule ;
- des produits toxiques de plus en plus disséminés.

Et face à ces plaies, nous connaissons les clefs d'une société durable :
- les circuits agricoles courts, du champ à l'assiette ou, comme on dit ici en Poitou-Charentes, de la fourche à la fourchette ;
- c'est la sécurité alimentaire devant laquelle il y a tant d'inégalités à corriger ;
- la sécurité énergétique avec la révolution des énergies renouvelables ;
- les transports soutenables ;
- la ville à repenser ;
- consommer moins tout en améliorant le bien-être et en mettant la qualité à porté de tous, une façon nouvelle de repenser le pouvoir d'achat pour que la consommation ne soit pas seulement une façon matérielle de remplir un vide.
En un mot, il y a dans cette formidable mutation une extraordinaire opportunité : produire mieux pour détruire moins.
Cela suppose de la création, de l'innovation, de la mobilisation des PME, de l'adhésion des citoyens.

C'est l'utopie réaliste d'un nouveau plein-emploi.
Ici, nous y croyons depuis notre élection.
Permettez-moi d'en citer quelques exemples concrets :
- Plan énergie solaire cofinancé par la Banque Européenne d'Investissement ;
- Plan méthanisation pour produire de l'énergie à partir des déchets agricoles ;
- objectif Zéro pesticide avec l'opération Terre saine ;
- le plan massif d'isolation des logements qui fait gagner du pouvoir d'achat aux habitants et le conditionnement des aides de la Région à l'obligation de construire avec des éco-matériaux des bâtiments à énergie positive ;
- les circuits-courts en agriculture et comment ne pas citer la première parcelle de soixante hectares de soja sans OGM que j'ai inaugurée cette semaine.

3) Pour réaliser l'objectif d'une croissance forte en emplois, nous avons des forces et des atouts :

- des domaines d'excellence reconnus au plan mondial comme :
- l'aéronautique et l'espace, comme en témoigne le dynamisme des commandes pour nos champions français et européens ;
- l'agroalimentaire, malgré les crises que traverse actuellement l'agriculture ;
- les biotechnologies et les industries de santé ;
- les industries culturelles, touristiques et l'artisanat d'art au sens large ;

- un fort tissu de PME et un esprit d'entreprise de tous ceux qui y contribuent, entreprises et salariés ;

- une capacité de créativité et d'innovation forte,
- avec notre recherche publique (qui reçoit les plus hautes distinctions mondiales),
- avec une maîtrise des technologies qui s'illustre dans les logiciels, les nouveaux matériaux, la génomique,
- avec aussi un système de formation des ingénieurs français recherchés dans le monde. Ce sont par exemple deux ingénieurs français qui conduisent le projet américain de la voiture électrique TESLA, qui vient d'être valorisé à plus de 13 milliards de dollars, plus que la société FIAT ;

- une démographie dynamique enviée par tous les pays européens qui se demandent comme la France peut concilier le taux le plus élevé d'activité féminine et de natalité ;

- des infrastructures et des équipements de qualité, à la fois dans les transports et dans nos services publics ;
Mais aussi, bien sûr, les réformes réalisées depuis 1 an et dont nous accélérons l’application sur le terrain.
- la création de la Banque publique d'investissement qui a été réalisée en six mois, qui a déjà accompagné et financé plus de 50 000 entreprises en 2013 ;
- les mesures de corrections des inégalités : renforcement des moyens de l'éducation nationale, encadrement des loyers, ...;
- la loi de sécurisation de l'emploi et les nouvelles actions pour emploi (emplois d'avenir : le millième signé dans la Région et contrats de génération) ;
- la maîtrise des finances publiques, renégociée avec la Commission européenne début 2013, pour desserrer la contrainte et ne pas étouffer la croissance.
- le maintien des moyens de la politique agricole commune que nous avons obtenue, alors qu'elle était menacée de baisse, avec désormais une contribution à la transition écologique ;
- un effort de transparence qui tranche avec les dérives des années passées ;

- le nouvel agenda européen qu'il va falloir écrire à partir de juin prochain. Car, malgré toutes ses difficultés, l'Union européenne peut et doit constituer un atout. Nous devons nous en saisir, avancer pour améliorer sa gouvernance et lancer de nouveaux grands chantiers comme la Communauté européenne de l'Energie, car c'est bien dans un cadre européen que les actions de la transition écologique et énergétique devront être décidées et soutenues, pour se déployer sur nos territoires.


4) Saisissons nous aussi en quatrième lieu d'une nouvelle force que nous avons depuis un an: agir ensemble à tous les échelons de la puissance publique
En effet, avant la fin de l’année nous allons devoir redéfinir les contrats qui engagent l’avenir de tous nos territoires et de nos terroirs, et donc l’avenir du pays tout entier, comme je l'ai expliqué mercredi devant le séminaire de travail des élus de la FNSER.



- les contrats de Plan Etat-Région : Nous serons réunis, tous les Présidents de Région, très prochainement à Matignon ;

- les contrats concernant les Fonds Européens : à partir du 1er janvier, les Régions vont devenir autorité de gestion pour un certain nombre de fonds européens ;

- les contrats de territoire entre les Régions et les autres collectivités notamment les communes, les Pays, les Communautés de Communes et les Agglomérations : en Région Poitou-Charentes, ce sont 160 millions d’euros que nous utilisons comme effet levier pour déployer nos priorités.

C’est un travail considérable dans lequel nous sommes engagés depuis plusieurs mois sur l’ensemble de notre territoire pour mener à bien ces trois chantiers. Trois chantiers majeurs qui, avec la victoire de 2012 il y a un an, nous permettent de nous mettre en synergie avec l’Etat. Et cette synergie, nous la sentons dans bien des domaines. Donc, c’est à nous d’accélérer grâce, à cette dynamique de contrats, la reprise de la croissance économique et la relance de l’emploi.

En travaillant sur ces contrats de territoires, j’y vois tous les jours une formidable opportunité pour obtenir des résultats dans trois directions : clarifier, déclencher et accélérer.

- Clarifier nos objectifs et nos priorités et donc donner de la visibilité à nos actions et à nos résultats au cours des prochaines campagnes électorales ;

- Déclencher des synergies d’investissements efficaces, créatrices d’emplois, puisque nous avons à la fois l’Etat, le Gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Sénat, la quasi totalité des Régions, la majorité des Départements, une majorité d’Agglomérations et aussi une majorité de Communautés de Communes. Nous avons donc une opportunité extraordinaire pour accompagner et accélérer les mutations.

- Accélérer le retour de la croissance et consolider, en les amplifiant, les premiers signes de reprise.

Nous sommes, nous, les collectivités territoriales (Régions, Départements, Communes et Communautés d’agglomeration), avec 215 Milliards d’Euros d’engagements, les premiers investisseurs publics français.


C'est dire à quel point nous devons saisir puissamment la chance de la nouvelle cohérence avec l’Etat pour créer des activités et des emplois.

L’Éducation est à mettre aussi au cœur de nos efforts et je tiens à le rappeler les efforts considérables faits par les collectivités territoriales (les Régions pour les Lycées, les Départements pour les Collèges et les communes pour les Écoles primaires) auxquels s’ajoute l’immense enjeu de la Formation Professionnelle qui est aussi un levier majeur de la croissance économique.
Et enfin la Culture par laquelle s’engagent toutes les collectivités, et notamment les élus de Gauche, qui accomplissent des prouesses pour préserver ce secteur saigné à blanc par la Droite pendant 10 ans. Et dans ce secteur comme dans d’autres, comme celui des services publics, si les collectivités locales socialistes et républicaines n'avaient pas été là, on aurait eu un délitement encore plus grave que celui qu’on a subi.
Lors des prochaines échéances électorales, il faudra mettre en valeur la façon dont les territoires ont protégé les Français contre le démantèlement d’acquis sociaux fondamentaux.

l’Économie sociale et solidaire :
qui n’existerait pas sans les investissements locaux et qui devient aujourd’hui partie prenante intégrale des politiques gouvernementales. Dans cette région, qui est une région de tradition coopérative, nous avons permis à des ouvrières de reprendre leur usine de confection avec l’aide de la Région. Et je voudrais ici rendre hommage aux ouvrières de Bocage Avenir Couture qui est partie avec 40 salariées et compte aujourd’hui une centaine de salariées, cherche à recruter des ouvrières qualifiées, exporte vers les Pays asiatiques et a été invitée à la Biennale de Venise. Vous voyez qu’à partir des nouvelles formes d’économie sociale et solidaire, il y a aussi des nouvelles raisons d'espérer et d'entreprendre.

Bien d’autres domaines concrets pourraient illustrer ce que la politique a de plus enthousiasmant lorsqu’elle améliore concrètement la vie quotidienne tout en nourrissant des valeurs communes et l’espoir d’un avenir meilleur !

Alors vous le voyez, mes chers amis, nous avons tout pour réussir le changement voulu par les Français en 2012.

Nous avons tout sur nos territoires pour soutenir un Gouvernement et sa volonté d’inverser la courbe du chômage.

Et quand on voit les uns et les autres dans l’exercice quotidien de nos responsabilités d’élus, à la fois les difficultés et les souffrances, mais aussi les énergies, les créativités, les solidarités, l´envie d'avancer, l’esprit d’entreprise et d’innovation, quand on mesure le courage des Français, alors soyons certains qu'en mettant en commun nos intelligences, notre volonté d’action, nos imaginations et en généralisant aussi tout ce qui marche ici ou là pour donner à tous et à chacun une vie meilleure,
en écoutant ceux qui travaillent et ceux qui se battent,
nous avons les moyens de redonner à la politique ses lettres de noblesse tellement mises à mal par les scandales et les corruptions à répétition qui nous écœurent.
Oui redonner à la politique ses lettres de noblesse, c'est faire reculer le chômage, les injustices et reconstruire des repères et des valeurs morales.
Quand on entend la Droite dénigrer cet objectif, que nous recherchons tous et que les Français attendent,
d’inversion de la courbe du chômage, on se souvient de cette belle leçon :
Seuls sont perdus d’avance les combats qu’on ne mène
pas.


Comme l'a dit François Gabart, vainqueur du Vendée Globe, né en Charente, en parlant de sa victoire :
« J’en rêvais. Je l’ai fait. Je ne pensais pas que j’avais cette énergie là. J’ai découvert qu’en fait on utilise que 20 % de son potentiel ».
Laissez moi vous dire que ce qui est vrai pour un grand champion sportif est vrai aussi pour un pays. Allons chercher toutes ces énergies inemployées ou entravées pour faire réussir la France.

Alors, menons les combats à venir par notre travail acharné au quotidien sur les territoires où nous avons le bonheur d’être élus, menons-les pour le bien-être des Français, c’est pour eux que nous devons les gagner.

vendredi 23 août 2013

Lettre de Bradley Manning à Obama: “Je suis prêt à payer le prix pour vivre dans une société libre”

                                                                Actualité culturelle par Les Inrocks

Lettre de Bradley Manning à Obama: “Je suis prêt à payer le prix pour vivre dans une société libre”

22/08/2013 | 11h59

Bradley Manning, le 21 août 2013 (Kevin Lamarque/Reuters)       

Mercredi, Bradley Manning a été condamné à 35 ans de prison pour

espionnage au détriment des Etats-Unis. Alors que son avocat a annoncé qu’il

 allait déposer un recours en grâce, le soldat a rédigé une lettre à Barack

 Obama. “Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait

par amour pour mon pays”, écrit-il. Voici la traduction intégrale de son texte

La décision que j’ai prise en 2010 est le fruit d’une inquiétude pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 Septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui a fait le choix de ne pas nous affronter sur un champ de bataille classique. A cause de cela, nous avons dû adapter nos méthodes pour combattre ces menaces faites à notre mode de vie et à nous-mêmes.
Au début, j’étais en accord avec ces méthodes et j’ai choisi d’aider mon pays à se défendre. Ce n’est qu’une fois en Irak, lorsqu’au j’ai eu accès quotidiennement à des rapports militaires secrets, que j’ai commencé à m’interroger sur la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que dans notre effort pour contrer la menace ennemie, nous avions mis de côté notre humanité. En toute conscience, nous avons choisi de dévaluer le coût de la vie humaine en Irak et en Afghanistan. En combattant ceux que nous percevions comme nos ennemis, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’en assumer la responsabilité, nous avons décidé de nous retrancher derrière le voile de la sécurité nationale et des informations classifiées afin de ne pas avoir à rendre de comptes publiquement.
Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons eu des débats en interne sur la définition du mot “torture”. Pendant des années, nous avons détenu des individus à Guantanamo sans respecter aucun procédure régulière. Nous avons fermé les yeux sur la torture et les exécutions perpétrées par le gouvernement irakien. Et nous avons laissé passer nombre d’autres actes au nom de notre guerre contre la terreur.
Le patriotisme est souvent invoqué quand des actes moralement douteux sont préconisés par des dirigeants. Quand ces appels au patriotisme prennent le dessus sur les interrogations légitimes, c’est généralement au soldat américain que revient la charge de mener à bien des missions immorales.
Notre nation a déjà traversé ce genre de troubles au nom de la démocratie : la Piste des larmes, l’affaire Dred Scott, le Maccarthysme, Internement des Japonais-américains pour n’en citer que quelques-uns. Je suis convaincu que la plupart des actions menées depuis le 11 Septembre seront un jour perçues de la même manière.
Comme le disait feu Howard Zinn, “Aucun drapeau n’est assez large pour couvrir la honte d’avoir tué des innocents.”
Je sais que j’ai violé la loi. Si mes actions ont nui à quelqu’un ou aux Etats-Unis, je le regrette. Il n’a jamais été dans mes intentions de nuire à qui que ce soit. Je voulais seulement aider. Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays, avec un sens du devoir envers autrui.
Si vous refusez ma demande de grâce, je purgerai ma peine en sachant qu’il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux d’en payer le prix si, en échange, nous pouvons vivre dans un pays basé sur la liberté et qui défend l’idée que tous les hommes et les femmes naissent égaux.
Bradley Manning, le 21 août 2013
le 22 août 2013 à 11h59

à lire sur le Nouvel Obs , vendredi 23 août 2013

                                       Le Nouvel Observateur
Vendredi 23 août 2013

La Rochelle : l’université d’été du PS pour les nuls

Ségolène Royal, Pierre Moscovici et Benoit Hamon Connaissez-vous les "mosco-hamonistes" ou les  "ayrault-vallsistes" ? Voici de quoi combler quelques lacunes...

"Contrairement à Moubarak, Morsi n'avait pas l'Etat avec lui"

Hosni Moubarak La libération provisoire et peut-être définitive d'Hosni Moubarak suscite des réactions contrastées, recueillies par notre correspondant au Caire Marwan Chahine.

Contribution climat-énergie : "Trop tôt pour parler de taxe carbone"

marie noelle lienemann contribution climat énergie taxe carboneLe ministre de l'Ecologie a annoncé hier la création d'une "contribution", à laquelle réagit Marie-Noëlle Lienemann (PS), qui se dit favorable mais vigilante. Interview.

A La Rochelle, quand la croisière des journalistes s'amuse

Karine Berger et Arnaud MontebourgDepuis 5 ans, l'université d'été du PS est l'occasion pour la presse de décerner des prix aux différents ténors socialistes. Voici le palmarès des vacheries 2013.

SYRIE. Enquêter sur les armes chimiques, mission impossible ?

SyrieWashington et Moscou appellent le régime à faciliter la tâche des enquêteurs de l'ONU, bloqués à quelques kilomètres du lieu du massacre présumé.

Le mot de passe va-t-il mourir ?

Illustration des mots de passeEmpreintes digitales, pilule à avaler ou même tatouage... Sera-t-il bientôt supplanté par les innovations technologiques ?

LIBAN. Au moins 29 morts dans deux attentats à Tripoli

A l'extérieur de la mosquée au nord de Tripoli (Liban), vendredi 23 aoûtLes deux explosions ont eu lieu en fin de matinée, presque simultanément. Le bilan fait état d'au moins 500 blessés, dont plusieurs enfants.

Malgré ses millions, le foot qatari ne vaut toujours pas un kopek

Qatar footFootballeurs recrutés en Afrique, chantage à la naturalisation et championnat artificiel : comme les stades, l’équipe du Qatar se construit à marche forcée.

Ben Affleck devient Batman : "Encore un coup du Joker"

Parodie de Ben Affleck en Batman. Alors que l'acteur a été choisi pour être Batman dans "Man of Steel 2", les utilisateurs de Twitter manifestent leur mécontentement.

Takieddine sera jugé pour avoir menti au juge Trévidic

Ziad TakkieddineL'homme d'affaires est renvoyé en correctionnelle pour faux témoignage. Il risque 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Retraites, élections européennes : le Front de gauche s'échauffe

Mélenchon en juin 2013 à PerpignanLe Front de gauche veut faire de son université d'été samedi et dimanche le point de départ de la mobilisation contre la réforme des retraites. Et rêve d'un succès aux européennes.

EGYPTE. "L'anti-américanisme atteint des sommets"

Barack ObamaPour la chercheuse Hadjar Aouardji-Gahmi, la cote de popularité de l'administration américaine en Egypte est aussi basse qu'en 2003, date de l'intervention en Irak.

WikiLeaks : les 7 leçons de l'affaire Manning

Bradley ManningLe soldat écope de 35 ans de prison pour avoir transmis des milliers de documents. Et pour le renseignement ou le journalisme, pour Snowden ou Obama, les répercussions sont nombreuses.

Les 10 concerts qu'il ne faut pas manquer à Rock en Seine

Franz FerdinandVIDEOS. Du rap, de l'électro, de la soul et bien sûr du rock au menu du dernier grand festival de l'été.

Ligue 1 : la troisième journée en questions

CavaniParis à la recherche de sa première victoire, Monaco veut poursuivre une entame parfaite et l'attente du 0-0 : les enjeux de cette troisième journée.

"L'Amérique est dans la merde"

Richard FordA 15 ans, il volait des voitures. A presque 70, il publie un roman somptueux. Richard Ford parle à BibliObs de son quotidien d'écrivain, d'Obama et de son frigo. 

Ou se loger quand on est étudiant ? 14 villes au crible

EtudiantsLa rentrée approche à grands pas. Pour les étudiants qui ont quitté le nid familial, Location-etudiant.fr propose un tour d'horizon des prix des loyers.

Athlétisme : une étude qui révèle l’ampleur du dopage censurée

Mondiaux d'athlétisme 2013 à MoscouInterrogés anonymement aux championnats du monde en 2011, près d'un tiers des athlètes ont avoué s'être dopé dans l'année écoulée.

Taubira, voile à l’université, Roms… la méthode Valls décryptée en 5 points

                                                               Actualité culturelle par Les Inrocks

Taubira, voile à l’université, Roms… la méthode Valls décryptée en 5 points

Manuel Valls le 24 juillet 2013 (Philippe Wojazer/Reuters)

Devant les caméras ou dans les travées du pouvoir, Valls singe les deux mamelles du sarkozysme des premières années : conservatisme décomplexé et hyperactivité médiatique. Le cocktail a déjà permis une première fois de scintiller dans l’ombre d’un président “corrézien”. Décryptage.

En politique, les plus revanchards lâchent souvent tout haut ce que le microcosme a pris l’habitude de murmurer. A la question d’un journaliste du JDD : “Avez-vous le sentiment que Manuel Valls en fait trop cet été ?“, le sénateur François Rebsamen, ex-concurrent de Valls à l’Intérieur, a rétorqué : “Disons qu’il sait être au service de sa popularité. C’est sa méthode et visiblement elle lui réussit plutôt bien.“ Voile à l’université, révoltes en banlieue, camps de Roms, SDF et désormais sabotage de la réforme judiciaire de sa collègue Christiane Taubira, décryptage de cette fameuse “méthode” Valls.
1. Rapporter au président 
Mardi, Le Monde a révélé une note rédigée par Manuel Valls, le 25 juillet dernier, à l’attention de François Hollande. L’objet : saper la réforme de la procédure pénale impulsée par Christiane Taubira.
La garde des Sceaux s’est dite “surprise” par le fond autant que par la forme. Elle a eu le ministre de l’Intérieur au téléphone le 29 juillet, a “bu un verre” avec lui à Matignon le 31 juillet pourtant : “A aucun moment, le ministre de l’Intérieur n’a saisi ces deux occasions pour m’informer de la teneur de cette lettre“, relève la ministre.
Outre la demande d’arbitrage réclamée auprès du président de la République sans informer sa propre collègue, il y a une divergence de fond. Deux visions s’affrontent – notamment – sur la façon de réguler la surpopulation des prisons (au 1er juillet 2013 : on comptait 68 569 détenus pour 57 320 places). Du côté du ministère de la Justice, on souhaite repenser la peine en évitant l’enfermement systématique induit par les peines planchers. Du côté du ministère de l’Intérieur, on propose de bâtir plus de prisons.
Dans une interview à Libération, Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature (classé à gauche) a dénoncé “les dangers d’une stratégie qui faisait de la loi pénale un vecteur de communication politique, au risque de provoquer un débat passionnel et irrationnel“. Et d’insister : “il reproduit en cela les méthodes de l’ancien gouvernement, alors même que nous les dénonçons“.
2. Se positionner avant la sortie des rapports
Le 5 août, douze proposition du Haut conseil à l’intégration (HCI) fuitent dans Le Monde. L’une d’elles préconise l’interdiction des “signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse” à l’université – comprendre le hijab, précise l’historien de la laïcité Jean Beaubérot dans un coup de gueule sur son blog.
Manuels Valls juge im-médiatiquement ces propositions “dignes d’intérêt“. Peu importe que le HCI n’ait plus de fonction officielle depuis qu’il a été remplacé par l’Observatoire de la laïcité cette année, que son président Alain Seksig semble engagé dans une croisade personnelle et que des universitaires dénoncent sur les Inrocks.com des travaux à connotation islamophobe basés sur une “disqualification des sciences sociales“. La méthode Valls n’attend pas. Faisant fi du rapport en cours de rédaction que l’Observatoire doit lui remettre en tant que ministre des Cultes, il prend position. En 2004 déjà, Valls fut le seul député socialiste à voter pour la loi interdisant les signes religieux ostensibles dans les écoles publiques.
Cette énième sortie a énervé jusqu’à Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, qui a précisé que le voile à l’université “ne pose pas de problème“. “Ne nous précipitons pas, ne faisons pas une polémique d’un sujet qui n’en est pas un“, a-t-elle glissé à qui de droit.
3. Une com’ à l’épreuve du réel
Trappes, 18 juillet dernier, le contrôle d’une femme voilée dérape. Les policiers disent avoir été agressés par le mari, le mari dénonce les provocations des policiers. S’en suit une semaine d’affrontements entre des jeunes et la police. Plus de 48 heures après le début des échauffourées, Valls débarque sur place entouré d’appareils photos et de caméras. Assurant que le calme était de retour, il déclare “inacceptable” et “intolérable” la violence à l’égard des policiers dont feraient preuve “une minorité de voyous“.
Le coup de com’ tourne court. Alors qu’il est filmé en direct par I-Télé lors de son déplacement, une habitante du quartier l’interpelle. Calmement mais avec insistance, elle pointe le fait que le maire de Trappes présent aujourd’hui ne répond pas aux courriers. Valls s’énerve et ose : “Ça ne sert à rien de mettre en cause au milieu des caméras“…
Chère madame je vais vous dire quelque chose : la mise en cause d’un élu, la mise en cause d’un ministre, la mise en cause des forces de l’ordre y compris dans vos mots montre bien qu’il y a un problème.
L’habitante le coupe. “Acceptez aussi que vous ayez affaire à une population qui est en détresse.
Un article du Monde intitulé Les limites de la méthode Valls reviendra en détail sur ce bref échange qui en dit long. Le lendemain, Valls suggère que cet épisode pourrait être “fabriqué“…
4. Sortir la phrase choc 
“[L'expérience des villages d'insertion] ne peut concerner qu’une minorité (de Roms) car, hélas, les occupants des campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution”, a déclaré jeudi 14 mars Manuel Valls au Figaro.
Autre punchline savamment distillée par le ministre : “Les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner“. L’association la Voix des Roms a estimé que les propos du ministre étaient “un concentré de mensonges et de messages jetant l’opprobre sur les Roms” :
“Des références à la délinquance, aux trafics, à la prétendue non-acceptation des Roms par les habitants des quartiers populaires touchés par la crise, comme si les Roms en étaient à l’origine…” s’est indigné l’association.
Derrière ces phrases lui permettant d’incarner l’intransigeance sécuritaire du “Premier flic de France”, se dessine une politique identique à ses prédécesseurs de droite. Dans un entretien au Monde.fr, Grégoire Cousin, chercheur à l’Observatoire européen Urba-Rom, estimait qu’il n’y avait “ni diminution ni augmentation des expulsions forcées des camps de Roms depuis l’élection de François Hollande en mai. Elles se poursuivent sur le même rythme que pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.”
5. SDF : “not in my backyard”
Selon une enquête du Canard enchainé d’octobre 2012, les policiers du XIe arrondissement de Paris se sont échinés à chasser les sans-abris et les Roms de la rue de la Roquette sur les ordres de Manuel Valls. La raison de cette politique hyper locale ? L’un des déplacés aurait importuné sa compagne Anne Gravoin qui habite dans les parages…
Le journal satirique racontait que les policiers chargés de déloger les SDF “finissent parfois par ce terrible aveu: ‘C’est une décision du ministère de l’Intérieur’.” Interrogé, le cabinet du ministre “jure que le ministre n’a fait aucune demande privative, qu’il n’y a aucune consigne“.
Bilan : un ministre de l’Intérieur qui n’échappe pas à la tentation du messianisme
Entre omniprésence médiatique et surenchère sécuritaire, la méthode Valls se dessine petit à petit : surprendre sur des sujets clivants en assumant des positions traditionnellement classées à droite. Pourtant, à sa prise de fonction une analyse du Monde croyait déceler une évolution :
“Manuel Valls est aussi parvenu – ou presque – à échapper à la multiplication des annonces. L’exercice est difficile tant, depuis 2002, le poste de ministre de l’Intérieur a pris un caractère “quasi-messianique” intégré par tous, des élus aux syndicats de policiers.”
Valls flirte de plus en plus avec sa propre image. Comme Narcisse, il y prend goût. La photo de son “baiser calculé” à sa compagne publié en double page dans Paris Match semble annoncer la tentation d’une autre facette : la pipolisation.
L’ambition grandissante – comprendre présidentielle – du ministre de l’Intérieur lui donne des ailes, mais attention aux envols précipités.“Manuel pense déjà trop au coup d’après : Matignon et pourquoi pas la présidentielle de 2022 !”, prévenait dans Le Monde un élu souhaitant rester anonyme. Mais il part beaucoup trop tôt, il s’expose plus qu’il ne le devrait et il va finir par le payer”.
le 14 août 2013 à 12h31