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dimanche 17 février 2013

La météorite russe trente fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima


La météorite russe trente fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima

Le Monde.fr avec AP et Reuters |  • Mis à jour le Au sol, les équipes de recherche ont retrouvé de petits fragments d'un centimètre de large, qui pourraient être ceux de la météorite. | AP
Alors que plusieurs milliers de personnes poursuivaient dimanche 17 février dans l'Oural les travaux pour déblayer les débris causés par l'explosion vendredi d'une météorite, la communauté scientifique du monde entier cherche à en savoir davantage sur la nature de ce phénomène exceptionnel.
La NASA s'est ainsi exprimé longuement samedi pour donner un compte-rendu de ses recherches sur le sujet. Selon l'agence spatiale américaine, la météorite mesurait dans les 17 mètres de large lorsqu'elle a fait son entrée dans l'atmosphère, et pesait dans les 10 000 tonnes. Elle aurait explosé au-dessus de la Terre en libérant près de 500 kilotonnes d'énergie, soit trente fois la bombe atomique larguée au-dessus de Hiroshima en 1945. "Un événement de cette ampleur intervient en moyenne une fois par siècle", a déclaré Paul Chodas, chargé des météorites au Laboratoire de propulsion à réaction (JPL) à Pasadena en Californie.
Au sol, les équipes de recherche ont retrouvé de petits fragments d'un centimètre de large, qui pourraient être ceux de la météorite. Des plongeurs ont également fouillé le fond d'un lac proche de la grande ville de Tcheliabinsk, à la surface gelée duquel une brèche de plusieurs mètres de large avait été repérée, mais ils n'ont pas retrouvé pour l'instant de roche d'origine météorique, ont rapporté les autorités....
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Comment Nicolas Sarkozy entretient l'idée de son retour


Comment Nicolas Sarkozy entretient l'idée de son retour

Le Monde.fr  • Mis à jour le 

Nicolas Sarkozy, le 23 novembre à Paris. 

Chacune de ses paroles est traquée, rapportée, interprétée, déformée. Depuis qu'il a annoncé son retrait de la vie politique au soir de sa défaite au second tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy est scruté, dans ses moindres faits et gestes. Il a fallu ces quelques mots, "on se reverra bientôt", prononcés lors d'un dîner entre amis le lundi 4 février, à l'occasion de son 58e anniversaire, pour que la France entière bruisse à nouveau de son possible retour. Quelques jours plus tard, c'est une réponse d'Alain Juppé qui devient la source de toutes les spéculations. Lors d'une émission LCP-Le Monde, le maire de Bordeaux dit"sentir" que Nicolas Sarkozy a "envie" de se présenter en 2017.
Pour un homme supposé être en sevrage, l'ancien chef de l'Etat reste totalement"accro" à la vie publique du pays qu'il a dirigé pendant cinq ans. Pour cela, il reçoit, beaucoup. Des personnalités étrangères, des sportifs, des chefs d'entreprise, de nombreux politiques, pas de journalistes.
Autocondamné au silence public – il n'est sorti de sa réserve qu'une seule fois, en août 2012, pour appeler à une action internationale afin d'arrêter la répression en Syrie –, M. Sarkozy se sert également de ses interlocuteurs pour faire passer des messages. Brice Hortefeux, bien qu'il se défende d'être son "porte-parole", et Claude Guéant, les deux en lesquels il a le plus confiance, se chargent régulièrement de monter au créneau, par exemple sur le Mali ou sur la libération de Florence Cassez, pour défendre les positions de l'ex....
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Le G20 Finances ne parvient pas à trancher entre rigueur et croissance


Le G20 Finances ne parvient pas à trancher entre rigueur et croissance

Le Monde.fr |  • Mis à jour le Les Etats-Unis ont rejoint l'Union européenne qui veut désormais ralentir les restrictions budgétaires et la réduction de la dette pour éviter d'étouffer la croissance. | AFP/YURI KADOBNOV
On savait que les débats des ministres des finances et des gouverneurs de banques centrales du G20 réunis à Moscou le 15 et le 16 février porteraient sur les moyens de faire repartir une croissance pour l'heure anémique et qu'ils opposeraient les tenants d'un assouplissement des politiques de rigueur aux partisans d'un assainissement rapide des déficits et des dettes. Les déclarations rituelles contenues dans le communiqué publié samedi 16 février montrent que les deux camps ne sont pas parvenus à se départager.
Les Etats-Unis ont rejoint l'Union européenne qui veut désormais ralentir les restrictions budgétaires et la réduction de la dette pour éviter d'étouffer la croissance. Ils demandent la modification des objectifs fixés au G20 de Toronto en 2010 qui prévoyaient la réduction de moitié des déficits publics d'ici 2013 et le début du dégonflement de la dette à partir de 2016. Mais l'Allemagne persiste malgré son isolement à refuser ces assouplissements qu'elle considère comme du laxisme. Conséquence : le communiqué a enfoncé une porte ouverte en appelant les économies avancées à mettre en œuvre "des stratégies budgétaires de moyen terme crédibles".
La plus grande partie des pays du G20 sont-ils exaspérés par les excédents commerciaux de l'Allemagne et de la Chine qui déséquilibrent les économies de leurs partenaires ? Le communiqué propose seulement de chercher à "minimiser les conséquences négatives sur les autres pays de politiques menées à des fins domestiques". Certes, la "guerre des monnaies" est un terme "très exagéré"comme l'a souligné Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Mais le Japon et les Etats-Unis ne font-ils pas tourner leur planche à billets pour abaisser le cours du dollar et du yen, augmenter leurs exportations et créer de l'emploi au grand dam de la zone euro par exemple ?
CONSENSUS OBLIGE
Conformément au vœu exprimé le 12 février par le G7, les vingt ministres des finances ont proclamé la bouche en cœur qu'ils "s'abstiendront de pratiquer la dévaluation compétitive", qu'ils ne manipuleront pas leur taux de change "pour améliorer leur compétitivité" et qu'ils "résisteront à toutes formes de protectionnisme". Le G20 fonctionnant par consensus, tout blocage politique débouche sur de tels rappels de grands principes macro-économiques qui ne fâchent personne....
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Le G20 admet la dévaluation au Japon mais prétend l’interdire en Europe


Le G20 admet la dévaluation au Japon mais prétend

 l’interdire en Europe

G20 Yen et euro
s'informerGroupe informel de discussion qui rassemble les représentants des vingt plus grandes puissances mondiales, le G20 a conclu sa réunion, hier à Moscou, en semblant relâcher la rigueur budgétaire, accusée d’être un frein à la reprise mondiale, et en écartant toute stratégie monétaire agressive.
Le communiqué final ménage cependant la politique de relance du Japon, basée sur une chute du yen de 20 %. Ce pays rejoint la Chine et les États Unis, qui dopent leurs exportations par la baisse l’un du yuan, l’autre du dollar. En faisant tourner la planche à billets pour soutenir leurs économies, ils déprécient leur monnaie et défavorisent leurs rivaux commerciaux.
Les pays émergents, qui dénoncent ces pratiques, sont rejoints par certains États d’Europe, dont la compétitivité est plombée par l’euro fort. Pour le quotidien Les Échos, la zone euro est sur la sellette, « la récession ayant été plus grave que l’an dernier », ce qui, juge-t-il, est le « principal frein à la reprise mondiale ».
Le G20, censé coordonner les efforts vers une croissance « forte, durable et équilibrée » s’est élevé contre le repli sur des stratégies nationales. Sans aller jusqu’à critiquer le Japon.
Le ministre français de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici opposé aux « dévaluations agressives » a renchéri « ce sont les marchés qui doivent fixer les taux de change ». L’hebdomadaire du POI, Informations Ouvrières, relève qu’avec l’impossibilité de dévaluer, c’est sur le coût du travail que se fait l’ajustement.

Après la pluie de météorites, la Russie veut un système anti-astéroïde international

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Après la pluie de météorites, la Russie veut un système anti-astéroïde international

Le HuffPost  |  Publication:   |  Mis à jour: 16/02/2013 09:09 CET
MÉTÉORITES - La Russie ne veut pas d'une nouvelle pluie de météorites, après celle qui s'est abattue sur l'Oural vendredi 15 février. Le vice-Premier ministre en charge de la défense et de l'industrie Dmitri Rogozine a ainsi demandé vendredi soir la création d'un système anti-astéroïde international.
Selon International Business Times, Dmitri Rogozine a appelé les grandes puissancesà travailler ensemble sur un système permettant d'intercepter les objets tombant du ciel, tel les météorites. "Ni nous, ni les Américains ne possédons une telle technologie", précise-t-il. Une remarque qui fait écho à celle du Premier ministre Dmitri Medvedev, qui a déclaré que la pluie de météorites "prouve que la planète entière est vulnérable".
Près d'un millier de blessés
Une météorite a explosé vendredi au-dessus de la métropole russe de Tcheliabinsk, projetant des éclairs incandescents dans le ciel et blessant près d'un millier de personnes, un événement rarissime qui a semé la panique dans cette région de l'Oural.
Ce phénomène, inédit par l'ampleur de son bilan humain, a été suivi par le passage d'un astéroïde, surveillé de près par les astronomes, qui a frôlé la Terre vendredi sans faire de dégâts. Mais plusieurs experts interrogés par l'AFP ont assuré que les deux événements n'étaient pas liés....
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PHOTOS. VIDÉOS. Les islamistes d'Ennahda manifestent à Tunis pour défendre le droit de leur parti à diriger le pays

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PHOTOS. VIDÉOS. Les islamistes d'Ennahda manifestent à Tunis pour défendre le droit de leur parti à diriger le pays

Le HuffPost/AFP  |  Publication:   |  Mis à jour: 16/02/2013 15:49 CET

   

INTERNATIONAL - Quelques jours après
 l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, la Tunisie est toujours en pleine crise politique, la pire depuis la révoltuion de janvier 2011. Plus de 15.000 partisans du parti islamiste Ennahda, au pouvoir, manifestaient samedi 16 février dans le centre de Tunis pour défendre le droit du mouvement à diriger le pays.
Découvrez les images de la manifestation à la fin de l'article
"Dieu est le plus grand", "Avec la légitimité et pour l'unité nationale", "le peuple veut Ennahda de nouveau", "le peuple veut un Ennahda en acier", a scandé la foule sur l'avenue centrale Habib Bourguiba, haut lieu de la révolution. Ils ont aussi repris des slogans pour dénoncer les médias, le dirigeant d'opposition et ex-Premier ministre post-révolutionnaire Beji Caïd Essebsi, et la France, accusée d'ingérence depuis des propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls la semaine dernière parlant "de fascisme islamiste".
   
Les manifestants brandissent des dizaines d'étandards du parti islamiste,...

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Après la CFDT, la carrière est juteuse


http://blogs.mediapart.fr/blog/robertmascarell3gmailcom/020213/apres-la-cfdt-la-carriere-est-juteuse



Après la CFDT, la carrière est juteuse

Depuis quelques semaines, la CFDT se signale à l’attention de l’opinion publique, par :
-       le départ de son secrétaire général François Chérèque et sa transformation immédiate en agent prébendé de l’Etat,
-       sa signature d’un accord national minoritaire, dit de sécurisation de l’emploi, avec le MEDEF,
-       la déclaration de son nouveau secrétaire général, Laurent Berger, accusant la CGT d’être coresponsable, avec l’employeur, du projet de fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens.
Tant d’actualité aussi négative pour les salariés, à mes yeux, m’a incité à aller voir ce qui pouvait expliquer que cette centrale syndicale signe régulièrement des accords dans le dos des salariés et se livre de plus en plus à des attaques frontales contre la CGT.
Pour ce faire, j’ai cherché à savoir quel avait été le parcours des secrétaires généraux des organisations syndicales représentatives (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO) depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui, après qu’ils aient quitté leurs fonctions à la tête de leur centrale syndicale.
Là, je suis allé de stupeur en stupeur.
Hormis ceux de la CFDT, tous les ex-secrétaires généraux ou présidents des autres confédérations syndicales sont restés dans leur organisation ou dans des associations qui leur sont proches. Bref, ils n’ont pas fait carrière.
A l’inverse, tous les ex-dirigeants de la CFDT, à l’exception d’Eugène Descamps, qui fut secrétaire général de la CFDT jusqu’en 1971, se sont retrouvés à la tête d’entreprises privées ou ont été nommés à des postes de hautes responsabilités dans des organismes publics.
A noter qu’Eugène Descamps a été, et de loin, le secrétaire général de la CFDT le plus unitaire. Il n’y a donc pas de hasard à ce que cet homme soit demeuré fidèle à ses engagements syndicaux, une fois déchargé de responsabilité.
Mais, voyons quel fut le parcours de ses successeurs, dans les mêmes circonstances.
Commençons par le premier, Edmond Maire. Il fut secrétaire général de la CFDT de 1971 à 1988. Par la suite, il a été président de Villages Vacances Familles, devenu Belambra Clubs après avoir été privatisé en juillet 2006, puis président de la société d’investissement solidaire France Active (association d’insertion et d’aide à la création d’entreprise).
Edmond Maire a été remplacé, de 1988 jusqu’en 1992, par Jean Kaspar.
De 1993 à 1996, celui-ci a été conseiller social à l'ambassade de France à Washington. Il est, depuis 10 ans, consultant en stratégies sociales et gérant de « J.K consultant » à Paris. Il est par ailleurs vice-président de l'Observatoire social international et lié à Entreprise et Personnel, un club RH (ressources humaines) regroupant plusieurs grandes entreprises françaises. Il est aussi intervenant expert pour Entreprise & Personnel, APM (Association Progrès du Management) et GERME (Groupes d'Entraînement et de Réflexion au Management des Entreprises). Il est conseiller de la Fondation pour l’innovation politique. La Fondapol est un cercle de réflexion libéral, fondé par l’UMP, dirigé par Dominique Reynié (un des habitués de l’émission de la 5 « C dans l’air »). Jean Kaspar a aussi été membre de la Commission Attali mise en place par Nicolas Sarkozy. Le 19 mars 2012, il a été nommé président de la Commission du Grand Dialogue de La Poste par Jean-Paul Bailly, le P D-G.
J’en arrive maintenant à Nicole Notat. Elle fut secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002.
Dès 2002, elle a été portée à la tête de Vigeo, société européenne d'évaluation des performances sociales et environnementales des entreprises. Parmi les actionnaires on y trouve toutes les grandes banques françaises, de grandes sociétés, des fonds de pension.
Depuis le 1er janvier 2011, elle préside le célèbre club Le Siècle, dont font partie tous les dirigeants des grandes sociétés françaises. Elle est membre du groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe, nommée par le Conseil européen. Elle est membre du conseil d’administration de la Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur) et du conseil de surveillance du Monde SA. Bref, tout va bien pour elle. Et, il ne s’agit-là que d’un résumé de ses fonctions.
Passons maintenant au petit dernier, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT jusqu’en décembre 2012.
Rassurez-vous, ça commence bien pour lui. Le 3 janvier 2013, il a été nommé inspecteur général des Affaires sociales. Il est également président du think-tank social-libéral Terra Nova. N’en doutons pas, ce n’est qu’un début. Le jeune homme ira bien plus haut et plus loin. Comme ses prédécesseurs, il a bien préparé le terrain, du temps où il était secrétaire général de la CFDT......

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samedi 16 février 2013

Le scandale du « cheval-bœuf » remet au centre le rôle des États dans la répression des fraudes


Le scandale du « cheval-bœuf » remet au centre le rôle des États dans la répression des fraudes

Lasagne UE1
s'informerPlus d’un mois après l’éclatement du scandale en Grande Bretagne, les vingt-sept États membres de l’Union Européenne se sont mis d’accord vendredi pour soumettre à quelque 2 250 tests des plats censés être préparés à base de bœuf. Il s’agit « détecter les fraudes dans la commercialisation de denrées alimentaires ».
La veille, la Commission européenne a annoncé que les farines de porc et de volailles seront autorisées pour nourrir les poissons d’élevage à compter du 1er juin. « Oui, ça tombe mal », a réagi le ministre français de l’Agroalimentaire Guillaume Garot.
En France, l’État a procédé à plus de 40 000 contrôles par an qui n’ont révélé que 4 % d’irrégularités, selon le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon. « Mais il est aussi de la responsabilité des professionnels, inscrite dans la loi, de s’auto-contrôler », insiste-t-il. Alain Bazot, de l’UFC-Que Choisir doute des industriels : « quand on les laisse en autorégulation : ce sont bien eux qui pilotent les yeux fermés ».
Le ministre a précisé que le gouvernement allait « durcir les pénalités liées à ce type de tromperies économiques ».
Un document du Sénat a révélé en décembre 2010 que « les effectifs de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont connu une baisse constante depuis plusieurs années à tous les niveaux pour passer de 3 873 agents en 2007 à 3 149 en 2011, soit une baisse de 18,7 %. » En outre, il note « une plus grande marge de négociation laissée entre fournisseurs et distributeurs dans le cadre des relations commerciales ».

Le non-cumul des mandats politiques promis par Hollande attendra encore

Parti Ouvrier Indépendant
  http://parti-ouvrier-independant.fr


Le non-cumul des mandats politiques promis par

 Hollande attendra encore

Cumul mandats PS Harlem désir
s'informerLe ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé hier que la loi sur le non-cumul des mandats serait reportée à la fin du quinquennat. « Pour 2014, a-t-il expliqué dans une interview au journal Le Parisien, c’est très difficile parce que cela provoquerait plusieurs dizaines de démissions de députés qui choisiraient de garder leur mandat local. Ce serait une mini dissolution. Ce serait une faute ».
Il s’agissait d’interdire l’exercice simultané d’une fonction parlementaire et d’un mandat municipal, départemental ou régional. Cette promesse de campagne de François Hollande  devait être exécutée pour les échéances électorales de 2014 et de 2015. Elle avait déjà suscité des positions divergentes au sein du parti socialiste et mis le Sénat en ébullition.
Les partisans de cette mesure ont argué que la fonction parlementaire comme les exécutifs locaux   exigeaient  chacun qu’on s’y consacre à plein temps. Les adversaires ont répliqué que le travail d’un élu local, sa connaissance du terrain étaient nécessaires à l’accomplissement du mandat national.
Le report du calendrier aggrave la crise au Parti Socialiste. Harlem Désir, premier secrétaire, est pour le maintien du calendrier initial et en appelle au respect des décisions du Congrès de Toulouse (2012).
Claude Bartolone, le président de l’Assemblée Nationale se prononce pour le maintien en 2014 à condition qu’on ait la certitude que le suppléant remplace le député, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Sans le vote d’une loi organique, la démission entraînerait des élections partielles avec le risque que comporte toute élection.

Mali : gauche proguerre et recolonisation (Réponse à Samir Amin)

                              

Mali : gauche proguerre et recolonisation (Réponse à Samir Amin)

La gauche anti-guerre dans le camp de la guerre ?
Alors que le monde capitaliste s’enfonce dans une crise systémique sans précédent et que le monde arabe est traversé par des tentatives de déstabilisation qui sont dues aux décennies de pillage et de dictature mais qui ne sont pas toutes, loin de là, le résultat de facteurs locaux, que l’Afrique vit à l’heure du pillage et de conflits non réglés, du Congo à la Cote d’Ivoire, du Sud-Soudan à la Libye, la France s’est engagée de nouveau dans un conflit armé dans une de ses anciennes colonies, le Mali. La "gauche antiguerre" est globalement passée entretemps de la condamnation du bout des lèvres des bombardements en Yougoslavie et en Afghanistan au soutien déclaré à l’ingérence en Libye, en Syrie et au Mali. On doit essayer de comprendre pourquoi ? Et pourquoi il peut être difficile de naviguer entre les réseaux occidentaux de la gauche ex-antiguerre à la gauche anti-impérialiste des pays du Sud ?
L’inaction coupable, voire l’aquiescement aux thèses dominantes, de beaucoup de « progressistes » occidentaux sur les questions de la guerre et de la paix au cours des derniers événements de Libye, de Syrie ou du Mali tranchent radicalement avec le « guerre à la guerre » de Henri Barbusse, slogan qui fut fondateur, en France, de la gauche anti-impérialiste, anticolonialiste et anticapitaliste. Et dans ce contexte, on peut ressentir la position prise par Samir Amin en particulier sur les événements du Mali (1), comme une rupture avec les principes qui fondent l’internationalisme : souveraineté, indépendance, non ingérence mais également une rupture avec, par exemple, la gauche latino-américaine et plus largement celle des pays du Sud.
Comment peut-on présenter Hollande et le gouvernement « socialiste » comme étant désintéressé et quasimment représentant l’honneur d’une Europe incapable de position commune face aux crises arabe et africaine et face au grand méchant loup US – Américain, avec également un flou sur la question de l’attitude à avoir à l’égard de la Chine et de la Russie ? Alors que nous avons affaire en France à un gouvernement qui incarne l’ingérence, l’interventionnisme, dans le droit fil de ce que furent historiquement en France les « socialistes » : un instrument du colonialisme et d’une répression féroce contre le mouvement de libération nationale (voir en particulier : Mitterand et l’Algérie). Un passif qui n’a jamais été analysé, dénoncé, et donc dépassé par les intéressés.
Nous attendons du Président du Forum des alternatives (Samir Amin) qu’il présente une alternative à la prolongation des errements de la gauche socialiste depuis la période coloniale qui s’est en fait poursuivie tout au long des gouvernements de gauche depuis 1981. L’interventionisme militaire des États riches, qui plus est ex-pays colonisateurs, a tout pour lui, sauf de constituer une référence morale et philantropique de la part de ceux-là même qui ont mis en place et entretenu après les indépendances des régimes fantoches comme celui existant encore aujourd’hui au Mali ! Après le renversement par la force et la manipulation des services néocoloniaux du gouvernement progressiste du grand patriote malien Modibo Keita (2).
Comportement grotesque donc que ne peuvent accepter les authentiques soutiens aux pays du Tiers-monde qui réclament toujours sans succès depuis les années 1960 un véritable nouvel ordre économique mondial égalitaire, et donc un nouvel ordre politique qui soit, lui aussi, égalitaire, à l’opposé donc du « nouvel-ancien ordre mondial » prôné désormais par les centres impérialistes, dans la foulée des politiques réactionnaires menées tambour battant au cours des derniers trente ans.
Comment peut-on imaginer dès lors que ce soit la France, avec son passé, qui pourrait assurer les négociations au Mali ? Au nom de quoi, de qui, pourrait-elle le faire de façon équilibrée ? Au fond, n’est-ce pas là nous renvoyer encore une fois à la fameuse « responsability to protect » concoctée par les droidelomistes d’outre-Atlantique en justifiant, ou en légitimant ici, l’ingérence militaire française au Mali, à partir du même concept à la mode du « droit à protéger ». Ce qui sera vécu, lorsque la poussière des chars sera retombée, par les peuples intéressés comme une arrogance, un mépris vis à vis des peuples d’Afrique qui doivent adorer voir dans les rues de Tombouctou les drapeaux français qu’on a distribué aux enfants, et où il ne manque en fait plus qu’on nous dise "merci bwana !"
Ces reportages de propagande sont de véritables insultes pour ceux qu’on présente comme « les bons nègres » qui applaudissent les piou piou français, comme voici plus d’un siècle, ceux qui « amenaient la civilisation aux peuplades déshéritées et incultes ». Au fond, après avoir raillé le discours de Dakar de Sarkozy et sa façon de présenter l’Afrique, et en particulier celle « sur l’incapacité de l’homme africain à entrer dans l’histoire » (3), c’est exactement en fait le même discours dont nous abreuvent les médias.
Enfin, un économiste « de gauche », si ce terme veut encore dire quoique ce soit, et « antiguerre », au moment où la France et l’Europe s’enfoncent dans la crise, le chômage de masse et la misère doit prendre position également sur le coût de cette guerre, les estimations variant entre 30 millions d’euros à ce jour (selon le ministre français de la guerre) jusqu’à un million d’euros par jour ! (4). Et de demander : et si ces sommes considérables étaient affectées au développement et à la coopération réelle du Mali avec la France, que resterait-il aux fameux « islamistes », ou aux séparatistes touaregs, ou à leurs alliés du Qatar et d’ailleurs, comme espace politique pour intervenir ?
Comment analyser la crise du Mali...
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